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 Arrival, the beginning of a new life. [ft. Uffie McCord]

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MessageSujet: Arrival, the beginning of a new life. [ft. Uffie McCord]   Ven 22 Oct - 19:59

  • What's the fuck?

    Je me trouvais dans le Hall d'entrée de la pension et tournais sur moi-même
    pour inspecter les lieux. Cet endroit est vraiment énorme. Et avec toute la
    populace qui s'y trouve en plus... Avec les peu de bagages que j'avais on
    aurait eu du mal à croire que je venais ici volontairement. Je passais plutôt
    pour une paumée qui avait perdu sont chemin. Ce qui n'était pas faux, apr-
    ès tout. C'était le seul endroit où j'aurais pu aller, et me planquer. Au lieu
    de rester dehors, au froid à dormir sous les ponts comme une clodo. Ma
    réputation allait prendre un sacré coup si je restais comme ça. Enfin ma
    réputation, depuis quand je l'ai toujours cette réput'? Je suis partie, alors
    j'ai plus rien. Ni amies, ni parents, ni larbins. C'est une sorte de libertée.
    Je regardais sur mon portable quelle heure il était: 18h34. La nuit arriverait
    bientôt. Je cherchais quelqu'un qui pourrait m'aider où tout simplement
    m'indiquer où je devrais remplir la paperasse habituelle pour se loger.

  • S'il-vous-plaît. Heu, excusez-moi! Please, help me!
    Ils aiment pas les nouvelles où quoi? Faut dire, vu la tronche que j'ai:
    cheveux décoiffés et ébouriffés, mon mascara qui a coulé, grosses cernes. Le
    portrait parfait d'une folle qui sort de l'asile. C'était la première fois que je me
    voyais comme ça. D'habitude, je suis parfaite, avec mes cheveux bien lissés,
    mon mascara et mon crayon bien appliqués sur mon visage et ma peau nette
    et soyeuse, qui là était surtout pâle et toute froissée. Même moi j'avais peur de
    moi, alors qui voudrait venir me parler? Personne. Bah, au pire je me débroui-
    llerais bien toute seule. Je m'assis par terre et m'allumais la dernière clope qui me
    restait. Je ne sais pas si j'ai le droit de fumer dans ce bâtiment, mais bon vu que
    personne ne veut m'aider, il faut bien que je réfléchisse. Et oui, la clope, ça me
    fait réfléchir. C'est peut-être con, mais c'est comme ça. Je suis comme je suis.
    Je me sens un peu seule assise par terre. D'habitude, j'avais tout le monde à
    mes basques, à vouloir être mon ami juste pour se faire une réputation. Alors
    qu'ils ne me connaissaient même pas. Les gens jugent même avant de conn-
    aître. Je reçu un message sur mon portable. C'était une de mes anciennes
    larbines qui me demandait où j'étais et pourquoi je n'étais pas venue au
    lycée aujourd'hui. Je supprimais le message. À quoi ça lui servirait de savoir
    où j'étais, elle qui ne s'était jamais inquiétée pour moi. Avant de fermer mon
    portable je regardais une dernière fois mon fond. Une photo de moi, petite,
    avec Niels, mon frère. Il me manque, terriblement. Lui avec sa bonne humeur
    et sa joie de vivre. Il me faisais rire, tellement rire. C'était l'époque où j'étais
    encore heureuse. Mais tout est révolu maintenant. Est-ce qu'un jour je
    pourrais rire et sourire comme avant? Je fermais mon portable. Une larme
    glissa sur tout le long de ma joue.
  • Nini...
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MessageSujet: Re: Arrival, the beginning of a new life. [ft. Uffie McCord]   Sam 23 Oct - 22:37

Ready to Uff.
I got my man, my sound, my glass, and I'm ready to f*ck.

    T’as déjà vécu ça, les putains de matins après une soirée bien arrosée. Tu sais comment c’est. Tu sais comme c’est chiant d’avoir la gueule de bois. Et ta tête, t’as l’impression qu’elle va exploser. Dans une soirée, y’a plusieurs parties. La première consiste à commencer doucement, histoire de pas être le seul idiot à être bourré. La deuxième partie, c’est déjà plus intéressant. Il se fait tard, tu rigoles, tu bois. C’est une fois que t’es bien pris par l’alcool que la troisième partie démarre. Là, t’as plus vraiment conscience de c’que tu fais, ton corps ne t’appartient plus autant que lorsque t’es normal. Et, la plupart du temps, c’est là qu’ils attaquent. Ils ? Les mecs, évidemment. Ils t’accostent, il te touchent, et toi tu te laisses faire, comme un vulgaire pantin. Bah, tu peux faire quoi, de toute façon ? T’es bourrée, ils sont bourrés, fin de l’histoire. C’est comme si c’était programmé comme ça. Quatrième partie, la tension monte, et t’oublies un peu si t’es en couple ou pas. Je dis « t’oublies » pour pas dire « t’en a rien à foutre ». Et dans ces cas là, t’es un peu en mode « soirée porte ouverte ». Tu sais plus ce qui t’arrive, alors tu laisses faire, attendant que tu te réveilles d’un mauvais cauchemar.

    Cinquième partie. Si t’as de la chance, tu te réveilles dans ton lit. Ou dans celui d’un beau gosse magnifique à la musculature de rêve et aux courbes parfai- Arrête de rêver, Uffie. Ou alors, manque de bol, tu t’réveilles aux côtés d’un King Kong poilu qui fait cinq fois ton poid. J’ai de l’expérience, mais je n’ai jamais su éviter cette situation. Si je pouvais résumer les soirées comme celles-là, je dirais que c’est un peu comparable au jeu Colin Machin, là. T’as un bandeau sur les yeux, et t’avances, entrainé par les autres. Et tout à coup, tu tombes sur quelqu’un. Un moche, un beau, un vieux, ou… une fille. Sérieusement, combien de personnes ont découvert leur homosexualité durant une soirée trop arrosée ? J’en connais plusieurs. Enfin, moi, j’suis casée : Bi. Juste Bi. C’est bien Bi.

    Hm. Ce matin, j’entamais la cinquième partie. Il faisait beau, je me réveillais dans des draps blancs, en sous-vêtements. Etrangement, j’étais seule dans le lit. Lit inconnu, chambre inconnue. Dans ces cas là, il fallait agir. Je m’habillai, passai rapidement dans la salle de bain afin de me faire un minimum présentable, et sans bruit, je sortais de la maison. Maison ? Aie aie aie. Sur quoi j’étais tombée. C’était un château. Nom d’un chien, si j’étais plus âgée, je serais restée pour me marier avec ce gars là. Mais me marier à 17 ans, non merci. Alors j’enfilais mes talons et m’éclipsais.

    Il était encore tôt, et je décidais de m’acheter un petit truc à bouffer. J’allais donc dans une boulangerie. Manque de bol, je n’avais pas un rond sur moi. Je continuais donc de marcher, sans vraiment avoir de destination, et finis par m’asseoir sur un banc. Je sortis mon briquet, et m’allumais une clope. Ma tête cognait encore de la soirée passée. Peu à peu, depuis mon réveil, je me rappelais de petites bribes. Mais cela restait encore flou, et tout me reviendrait durant la journée. En baillant, je me levai et marchai en direction de la Pension, afin de me reposer un peu.

    Il était environs 18h lorsque mon réveil sonna. Encore dans les choux, j’attrapais mon portable. Un message. C’était le mec de hier soir, celui qui habite dans le château, qui me demandait si on pouvait se revoir ce soir. En essuyant mes yeux, je tapais un petit « oui », et envoyait. Et nonchalamment, je me levais et allais dans ma salle de bain pour me préparer. Une fois maquillée et habillée d’un t-shirt, chemise, jean slim et chaussures à talon, je sortais de ma chambre, attrapant mon sac à main au passage. En même temps, ce mec était un bon coup. Si mes souvenirs étaient bons, il n’était pas trop mal. Son prénom ne me revenait pas, mais j’avais pu le noter dans mon téléphone. Et il avait 19 ans. Il était riche. Rawrr. Ca sentait bon tout ça.


    Et puis, je la remarque. Cette fille, seule, assise comme une SDF par terre, clope au bec. Elle avait l’air d’être nouvelle, je ne l’avais jamais vue auparavant. Mais aussi, elle avait quelques bagages. Certes, pas beaucoup, mais elle en avait. Honnêtement, je la connais pas, donc je m’en bat de ce qu’elle fait. Sauf que là, elle pleure. Et ça, mon instinct humain, mais surtout féminin, m’oblige à me poser quelques questions. Son petit ami la lâchée ? Ses parents lui manquent ? Ca, je connais pas vraiment. Mes petits amis m’ont jamais lâchés ; C’est moi qui les lâchais. Mes parents ne m’ont jamais manqués, simplement car ils ne faisaient pas partie de ma vie. Mais peut-être que je me trompais, et que ça n’était pas du tout cela. Encore une fois, mon instinct me joua des tours, et je m’avançais vers elle.

    - Reste pas assise, comme ça. Tu vas finir par attraper froid.

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MessageSujet: Re: Arrival, the beginning of a new life. [ft. Uffie McCord]   Dim 24 Oct - 16:28

  • Reste pas assise, comme ça. Tu vas finir par attraper froid.

    Je relevais la tête et essuyais mes larmes, étonnée qu'une personne me parle enfin. C'était une fille. Je cherchais dans ma mémoire, si je l'avais déjà vu quelque part ou encore je lui avait déjà adressée la parole. Je ne pense pas, non. Elle était plutôt belle, mais la gueule de bois ça gâchait un peu. Elle revenait sans doute d'une soirée bien arrosée. Elle au moins elle s'amuse dans sa vie, elle profite. Moi je patauge dans la merde. J'ai fugué et j'ai pas une tune sur moi. Alors comment je pourrais m'inscrire dans cette pension? À moins de trouver un job. Bref, je penserais à ça plus tard. Revenons à cette fille, qui finalement me serait d'une aide précieuse.

  • Ouais t'as raison... Tu sais pas où se trouve l'accueil? Je suis nouvelle ici, faut
    que remplisse la paperasse. J'm'appelle Emy.

    Je me demande si elle m'aidera ou si elle fera comme tous les autres. Au pire, je me démerderais toute seule. Mais franchement elle, elle à l'air sympa. Je peux lui faire confiance à mon avis. Et puis, c'est la seule qui m'a adressée la parole. À vrai dire je me demande comment et pourquoi elle a atterri ici. Au pire, tout ça ne me regarde pas. C'est pas mes oignons. Toutes ces questions qui fusent dans ma tête. Ça me fais peur. Et puis pourquoi je me pose autant de question à son sujet? Je ne sais pas, peut-être parce que je suis trop curieuse. Elle a du se rendre compte que je me posait pleins de questions vu ma tête. Bref, au pire je m'en fou. Tout ce que je veux pour l'instant c'est trouver cette foutu accueil pour pouvoir me loger ici. Et après si je la recroise, je la remercierais et peut-être je l'inviterais à boire un verre si on deviens amies. Une amie... Je rêve éveillée là. Même si je l'avoues, je serais plutôt heureuse. Elle serait ma première et vraie amie. «Oulà, Emy réveille toi. Tu crois déjà que cette fille va devenir ton amie alors que tu ne la connais même pas. » Ouais, faut que j'arrête de rêver. Je me relevais pour me trouver face à face avec cette fille.
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MessageSujet: Re: Arrival, the beginning of a new life. [ft. Uffie McCord]   Mer 27 Oct - 21:51

What do you want from me ?


    J’avais dit oui. Je lui avais dit qu’on pourrait se revoir ce soir. Mais là, d’un coup, je doutais. Pourquoi ? D’habitude, je laisse pas une chance pareille me passer sous le nez. Je ferais tout pour un mec, surtout s’il est pêté de tune et qu’il habite dans un château. Oui, d’habitude j’aurais même pas fait attention à ce qu’il se passait autour de moi, et j’aurais continué ma route. Mais bizarrement, je m’étais arrêté. J’étais allé voir cette fille qui pleurait. Je ne l’avais jamais rencontrée auparavant, mais j’étais allé voir pourquoi elle pleurait. Parce que quelque chose en moi m’avait dit qu’il fallait que j’y aille. Et je sentais que si je n’étais pas allé la voir, j’aurais regretté par la suite. Et là, maintenant, je n’y croyais pas vraiment. J’avais vraiment annulé un rendez-vous prometteur juste pour rester avec cette fille que je n’avais jamais vu ? Sérieusement, qu’est-ce qu’il m’arrivait ?

    Elle m’avait regardé comme si j’étais une extraterrestre. Ou plutôt, comme si elle ne s’attendait pas à ce que quelqu’un lui parle. Des petites perles brillaient sur sa joue, comparable à des diamants. Diamants qu’elle fit disparaitre rapidement du revers de la main. Elle était mignonne, bien qu’ayant l’air légèrement paumée. « Ouais t'as raison... Tu sais pas où se trouve l'accueil ? Je suis nouvelle ici, faut que remplisse la paperasse. J'm'appelle Emy » . Sa voix était un peu tendue, sûrement du au fait qu’elle avait pleuré. Emy. Elle s’appelait Emy. Joli, comme prénom. Emy, ça pourrait être un raccourci d’un autre prénom. Emily ? Ou bien s’appelait-elle simplement Emy. Peu importe. Elle s’était relevée, à présent. Elle était un peu plus petite que moi, mais j’avais des talons. Sans les dix centimètres de mes chaussures, elle devait faire à peu près ma taille. Et mon âge aussi, bien que je ne pouvais être vraiment sûre. Elle avait des cheveux châtains qui lui retombaient mollement sur les épaules. Elle avait du charme. Elle me plaisait. Elle était bonne, ouais.

    - Moi c’est Uffie.

    De l’index, je lui montrais l’entrée du bâtiment. Elle était cachée derrière un mur, certes, mais la pancarte posée à côté laissait apparaître une écriture grasse et moche, mais quand même voyante. Elle n’avait pas dû bien chercher, mais bon. N’allons pas râler pour ceci. Je laissais retomber mon bras et jeta un coup d’œil vers ses bagages. Elle comptait vraiment venir habiter ici ? Si nous avions l’occasion de faire plus ample connaissance, je l’emmènerais direct faire du shopping. Ah, et je lui montrerais le café du coin, aussi. Ils y font les meilleurs beignets du monde. Et le cinéma ! Je lui expliquerais comment choper du pop-corn sans payer.

    … Attend, Uffie. T’emballes pas trop. Tu parles comme si c’était ta meilleure amie. J’avais jamais eu de vraies meilleures amies. Celles que j’avais déjà considérées comme tel n’étaient devenues que des pouffiasses. Emy avait le profil parfait, en fait. Elle était belle, bien foutu. Bonne. Mais le caractère comptait pour beaucoup, et j’espérais en apprendre plus sur elle par la suite. Mais en attendant, je lui fis signe de me suivre, pour l’amener à l’accueil.

    - Viens, j’te montre.
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MessageSujet: Re: Arrival, the beginning of a new life. [ft. Uffie McCord]   Sam 30 Oct - 13:14

    • Viens, j’te montre.

    Elle s'appelait Uffie. C'est stylé Uffie. J'aime bien. Elle me montra l’entrée du bâtiment. Elle était cachée derrière un mur mais une pancarte posée à côté laissait apparaître une écriture grasse et moche, mais quand même voyante. Je n’avais pas dû bien chercher, mais bon. Je la suivi vers l'entrée de ce bâtiment. Peut-être aurais-je une chambre ou non. En attendant croisons les doigts. Plus que trois pas et j'y suis. Arrivée à l'accueil, une bonne femme arriva vers moi. Petites lunettes rondes, cheveux relevés en chignon et un peu trop de maquillage. Si elle n'avait pas ses lunettes et sa tenue de secrétaire, ont aurait pu la prendre pour une prostituée, faute de son maquillage vraiment raté. Enfin bon, là elle ressemble plus à un rat de bibliothèque.
    • C'est pour quoi?

    • Se loger à la pension.

    • Ah, suivez-moi. Uffie, tu restes ici, vu ce que tu as fait la dernière fois. Ma pauvre petite, tu n'as pas de chance d'être tombée sur elle.

    Hein? Qu'est-ce qu'elle radotait la vieille mégère? Uffie, elle a fait quoi la dernière fois? Et pourquoi j'aurais pas le droit de traîner avec elle, hein? Je fais ce que je veux. Moi Uffie, elle me plaît bien. Et puis elle fait ce qu'elle veut elle aussi. Je m'en fou. C'est sa vie. Enfin après j'ai pas envie que ça devienne grave aussi. Bref, je suivis la secrétaire qui me fit rentrer dans l'accueil. On me demanda si j'avais assez d'argent pour venir ici, je leurs répondis non, mais que j'étais prête à payer moi même en ayant un travail. Ils acquiescèrent et me laissèrent ma chance. Ils ne me demandèrent même pas pourquoi et comment j'étais venue ici. Dois avoir pleins de cas comme moi dans cette pension. Après 30 minutes à remplir des papiers ils me laissèrent enfin sortir. Je retrouvais Uffie, qui m'attendais encore.

    • Merci pour l'attende. Je suis désolée, j'ai dû remplir au moins 30,000 papiers. Ils me laissent squatter ici, si je trouves un travail et que je paye. En tout cas merci pour ton aide. Tu veux qu'on aille quelque part?


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MessageSujet: Re: Arrival, the beginning of a new life. [ft. Uffie McCord]   Mer 10 Nov - 13:46

Do you want coffee ? ~


    Après l’avoir conduite vers l’accueil, la secrétaire de la pension l’accueillit d’elle-même. C’était étrange, d’habitude elle se foutait plutôt de la gueule des petites nouvelles. Peut-être parce que j’étais avec elle ? J’étouffais un ricanement. Cette femme était vraiment pathétique, je la détestais. Preuve, elle s’avança vers nous, ses talons trop hauts claquant sur le parquet –elle ne sait pas marcher avec, elle les met, tous les jours, simplement pour paraitre plus grande, parce que, sans exagérer, elle fait un mètre vingt les bras levés–, et regarda Emy. Pas un bonjour. J’aurais pu lui foutre une claque si je ne m’étais pas retenue. Sa voix de souris me fit frémir. « Ah, suivez-moi. Uffie, tu restes ici, vu ce que tu as fait la dernière fois. Ma pauvre petite, tu n'as pas de chance d'être tombée sur elle »… Pardon ? J’avais mal entendu ? Elle incitait Emy à ne plus me voir, là. Mais qu’elle aille se faire foutre, cette salope. Je lui fis un doigt bien voyant lorsqu’elle se mit dos à moi pour emmener Emy à l’accueil. Et pendant ce temps, je m’asseyais sur un des canapés du hall, sortant mon paquet de clope pour fumer, et attendais.

    Ce dont voulait parler la secrétaire, le « ce que tu as fait la dernière fois », c’était pas grand-chose. A mes yeux. Mais c’est toujours une montagne pour elle. Déjà dès mon arrivée, j’ai su qu’entre nous ce serait jamais rose. Elle s’était énervée parce que je l’avais traitée de pute. Enfin, j’avais plutôt dit « Retourne dans ton putain de trou faire le trottoir, sale pute ». Elle me saoulait trop ! Et puis j’ai tendance à dire tout haut ce que je pense. Donc c’est sorti. Mais ça, ce n’était qu’à mon arrivée. Non, ce dont elle à parlé à Emy c’était pire qu’une simple insulte. En fait, j’étais convoquée dans son bureau pour qu’elle me rabâche encore et encore qu’il était interdit de fumer dans l’établissement (ce que je fais toujours encore), et ça a mal finit. On s’engueulait, on criait, ça n’en finissait pas. Et puis c’est arrivé. Elle m’a giflée, elle a abattu sur ma joue ce dont elle retenait depuis tellement de temps. Et j’ai pas supporté. Elle avait pas à me toucher, cette pouffe. Alors moi, au lieu d’une gifle, je lui ai foutu un bon poing dans sa gueule.

    On peut pas vraiment se faire renvoyer de la pension, même après avoir frappé la secrétaire. Alors, j’étais privée de toutes les activités, de toutes les sorties, de tous les évènements organisés par la pension. Et je devais aider les employés à faire leur boulot. Tout ça pour avoir frappé une personne qui le méritait. Mais ça m’avait fait bien rire. Quand elle m’a crié dessus tandis que son nez saignait. Après, je m’en suis plus occupée. J’me suis cassé de son bureau en shootant dans la porte, et basta. Qu’elle aille se faire foutre. Et donc voilà, depuis elle m’évite. Et elle dit ce genre de choses aux personnes que j’fréquente. Si c’est pas salaud. Mais je m’en fous, maintenant. Si elle veut me dire un truc, qu’elle vienne en face de moi, et on verra. J’en étais à ma troisième clope. Qu’est-ce qu’elle foutait ? Mon arrivée n’avait pas été aussi longue, mais ça devait être normal vu que j’avais été envoyée dans ma chambre illico. Et là, Emy sortait. Je lui souris, jetant ma clope par la fenêtre.

    - Aucun problème. T’as pas douze ans, j’imagine, donc t’es ok pour boire un truc dans un bar pas loin ? C’est pas un truc de vieux. Ils passent de la bonne musique, et j’connais le barman.

    Je me levai pour me placer face à elle, mon sourire toujours à sa place. Et, tiens tiens. Je vis la secrétaire revenir à son poste, droite comme un i. Mon sourire s’agrandit et je laissai échapper un petit rire lorsqu’elle tourna la tête pour ne plus me regarder. Allez allez, j’ai bien vu que tes jambes ont tremblées quand tu as croisé mon regard.
    Je revenai sur Emy et l’entrainai à l’extérieur.
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MessageSujet: Re: Arrival, the beginning of a new life. [ft. Uffie McCord]   Jeu 11 Nov - 11:43

The bar, the caffeine, the alcohol,
the drug and all the others.

    « Aucun problème. T’as pas douze ans, j’imagine, donc t’es ok pour boire un truc dans un bar pas loin ? C’est pas un truc de vieux. Ils passent de la bonne musique, et j’connais le barman. »

    Elle se levait pour se placer face devant moi, son sourire toujours à sa place. Et m'entraîna vers l'extérieur. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé, mais quand je me suis retournée vers le bureau de la secrétaire, je la vis, revenir à son poste, droite comme un i. Il me semblait qu'elle regardait Uffie. Et lorsque je la regarda, elle, je la vis rire un grand sourire sur ses lèvres. C'était flippant. Je me demandes bien ce qu'il a pu se passer entre la secrétaire et elle, parce que la secrétaire avait les jambes qui tremblait comme je ne sais quoi. À mon avis entre ces deux-là, c'est pas la joie. Et puis à vrai dire, ça ne me regarde pas.

    « D'accord, je te suis. »

    Uffie m'emmena vers un bar, qui avait l'air plutôt sympa, enfin si vous ne regardiez pas l'extérieur. Parce que l'extérieur je te dis pas. Enseigne toute rafistolée avec la moitié des lampes qui ne marchaient plus, un truc suspect sur le mur (sans doute un qu'a dû trop picoler), et puis l'odeur qui sort quand quelqu'un ouvre la porte qui d'ailleurs à mon avis, n'a jamais été huilée. Vu le grincement strident qu'y s'en échappe. Enfin bref, j'avais pas trop le choix. Et puis j'étais avec Uffie, qui connaissait le barman, donc, en sécurité. « Purée, Emy, tu vas arrêter de tout critiquer sans cesse? Je te rappelle, que toi dans l'état où t'es, t'as rien à dire. » Ouais, faut que j'arrête de critiquer. Parce que moi là, j'ai plus rien. Plus de famille -enfin si, mais on va dire que plutôt je l'ai abandonné ma "famille"-, plus d'argent et plus de larbins à mes pieds. J'avançais dans le bar, avec Uffie. Le barman -celui qu'elle connaît évidemment- la reconnu de suite.

    « Hey, Uffie! Ça va? Toujours aussi bonne à ce que je vois? À et la meuf à côté de toi c'est une de tes bombes de copine, je présume? Elle est plutôt pas mal, tu me la présente? »

    Y'a vraiment des gens sans gêne. L'autre il me cause comme si j'étais un objet. Je supportes pas ça, les gens qui me cause comme ça. Même si il l'avait sans doute dit pour rigoler. Oh, et puis merde. Je le regardais de travers et lui répondit sur un des ces ton pour lui faire comprendre que j'étais pas n'importe qui, et qu'à moi, on la fait pas celle là.

    « Je m'appelle Emy, et les personnes de ton espèce, je ne supportes pas. Alors, si tu veux faire copain-copain avec moi, va falloir me parler autrement, je suis pas ton chien. »

    {hors rp : je test des nouveaux styles d'écriture, alors t'étonne pas si je change souvent. Je suis trop méchante aussi, nihihihi. }
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MessageSujet: Re: Arrival, the beginning of a new life. [ft. Uffie McCord]   Jeu 11 Nov - 15:15

I want the jaw-droppin' , eye popin', head turnin', body shockin' .
    Le bar. En y réfléchissant bien, il n’a jamais eu de nom. Je l’ai toujours appelé Le bar du coin, ou simplement Le bar. Le proprio, je le connais parce que c’est une connaissance à ma nourrice. Enfin, c’était une connaissance à ma nourrice… Bref, Le bar, c’est pas un truc extraordinaire. Loin de là, même. En fait, vu de l’extérieur, ça donne carrément pas envie d’y entrer. Autrefois, c’était juste un truc abandonné, tagué de partout. C’est un peu mieux, maintenant, même si c’est pas encore ça. La première fois que j’y suis allé, j’étais encore une gamine. Le bar venait juste d’ouvrir, tout était neuf. Là, tout c’que tu vois, c’est un truc minable, pourri, avec une enseigne recollée au scotch et pendouillant de sa barre de fer. La porte, c’est un truc en bois, avec une vitre, et qui grince comme le cri d’un cochon qui se fait égorger. Ca remplace la misérable petite sonnette des bars habituels, qu’il disait. Bah, je lui avais déjà dit qu’il faudrait refaire un peu l’extérieur, pour qu’il ait plus de clients. Car il n’y a que des habitués, ici. Et les nouveaux clients sont des connaissances des habitués, comme ce que je faisais avec Emy. L’intérieur était bien, était mieux. Décoré genre façon western, ça reflétait un peu le passé du barman. Ma nourrice m’avait raconté qu’il était chanteur dans un groupe, autrefois. Donc au mur reposaient guitares, disques, tableaux de chanteurs des années 70-80, etc. Et toujours avec une musique de fond, classique ou un peu rock. C’était cool. J’aimais bien cette ambiance. Comme dans tous les bars, l’odeur d’alcool flottait dans l’air. Moi, j’étais habituée, depuis le temps. Mais je me disais qu’Emy n’allait sûrement pas trop apprécier. Mais au bout de quelques minutes, ça ira.

    J’avais deux bars préférés, dans la région. Y’avait donc celui là, ambiance cool, tranquille, et y’avait l’autre, celui de la boite de nuit du coin. Techno, lasers, rien à voir avec le premier bar. Ca restait tout de même une boite de nuit, et c’était le truc le plus branché qui existait. D’après moi. C’était là-bas que j’allais m’amuser, danser, boire, fumer. Tout ça, quoi. J’comptais bien y emmener Emy, une fois. Peut-être ce soir, qui sait. Si elle acceptait. Ce qui est bien, dans cette boite de nuit, c’est que les couples disparaissent, et t’es sûre de repartir avec un mec. Ou une meuf, ça dépend. Après, ça finit dans l’lit, bien évidemment. J’fonctionnais comme ça, moi. C’était ma soirée habituelle. Emy, je sais pas. Peut-être qu’elle fait comme moi, ou alors c’est totalement l’inverse. Peut-être qu’elle est… encore vierge ?! Ca serait bien la première que je rencontre qui l’est encore. J’allais essayer, voir si elle était ok.

    En entrant, je fis un signe au barman. Il me le rendit, un énorme sourire aux lèvres, comme à son habitude. Je m’asseyais sur le siège juste devant le bar, à ma place habituelle, et fis signe à Emy de s’asseoir à côté de moi. « Hey, Uffie ! Ça va ? Toujours aussi bonne à ce que je vois ? À et la meuf à côté de toi c'est une de tes bombes de copine, je présume ? Elle est plutôt pas mal, tu me la présente ? ». Oui. Il avait la fâcheuse tendance de dire des choses vraiment crues. Moi, ça me faisait rire, surtout quand il s’adressait à des jeunes femmes pour les draguer. Soit elles rougissaient et s’en allait en s’excusant, soit il se prenait une tarte dans la gueule. Je riais doucement, m’apprêtant à lui répondre, mais Emy fut plus rapide que moi.

    - Je m'appelle Emy, et les personnes de ton espèce, je ne supporte pas. Alors, si tu veux faire copain-copain avec moi, va falloir me parler autrement, je suis pas ton chien.

    Wow. On peut dire qu’elle l’avait remis en place. Mais était-ce vraiment la peine de s’énerver ainsi ? J’haussais un sourcil en la fixant. L’proprio semblait étonné, aussi, et me regardait. J’allais pas l’engueuler, mais fallait quand même que j’dise quelque chose. Donc, j’ai pris ma voix douce. « Hé, calme-toi Emy. Il rigole, c’est tout ». Je me retournais vers le barman et lui sourit, en haussant les épaules. Il fit de même, et je pointais mon index vers Emy.

    - Voici Emy. Elle vient d’arriver à la Pension. Tiens, amène-nous deux bières. Ca te va, Emy ?
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MessageSujet: Re: Arrival, the beginning of a new life. [ft. Uffie McCord]   Jeu 11 Nov - 16:08

I just want to love somebody again..

    Oui, je reconnais j'y suis allée trop fort. Mais en ce moment aussi, ça ne va pas. Alors les plaisanteries, non merci. Voilà que je passe pour une grosse coincée de la vie. J'aurais dû être plus sympa et dire un truc comme « Salut, je m'appelle Emy. Ravie de te rencontrer. » Enfin non, j'en sais rien. Je ne me contrôle plus. Tout se bouscule dans ma tête que je ne sais plus quoi faire. Et je vais bousiller ma -peut-être- future amitié avec Uffie. Voilà je fais encore n'importe quoi. J'aurais dû fermer ma gueule. « Allez, s'il vous plaît, ne me regardez pas comme ça et oubliez tout. » Ça me faciliterait tellement les choses. Tout ce que j'aimerais, c'est tout oublier pour tout recommencer. Une nouvelle vie, quoi. Ça risque pas d'arriver si je continue comme ça. Uffie pointait son index vers ma direction. Je crains le pire. Un truc du genre « Ça va pas de dire ça à mes amis? Ouais, c'est ça, vas-y casse-toi et me parle plus jamais! ». Autant me barrer de suite. Dire que la porte se situe qu'à trois pas de moi. Je pourrais m'enfuir et tout oublier. Uffie, la Pension, ma fuite. J'attendais juste sa réponse. Je veux savoir ce qu'elle pense de moi avant de partir.

    « Voici Emy. Elle vient d’arriver à la Pension. Tiens, amène-nous deux bières. Ca te va, Emy? »

    Quoi? Elle ne me dis rien? Attendez là, j'ai bien entendu? Oui j'en suis sûre. Mais pourquoi elle ne me dis rien? Je suis sûre qu'intérieurement elle pense autre chose, mais elle ne le dis pas. Je n'arrive pas à y croire. Personne ne m'avait encore jamais fais ça. D'habitude ils auraient dit franchement ce qu'ils pensaient, et moi je les auraient ignorés. Mais là j'accordais beaucoup d'espérance et d'attention à la réponse d'Uffie. Mais pourquoi? J'en sais rien. Ça me perturbe. Tout ce que j'ai réussi à répondre c'était un petit « merci » que personne n'a entendu à mon avis. Mais en tout cas, je la remercie. Je crois que je l'aime beaucoup cette Uffie. Sans raison particulière.

    « Ah euh, ouais. Merci et désolée.. »

    Une bière. Depuis le temps où j'en ai pas bût. Ça me fera du bien. En général, quand je bois des bières, c'est au lycée, ou en boite de nuit. Et après je vous dis pas, si je bois un truc en plus, je me lâche complètement. Et lendemain, je me retrouves dans un lit, dans une chambre que je ne connais pas, avec un mec ou une fille plutôt pas mal. Mais à chaque fois j'arrivais à partir avant qu'il ou qu'elle se réveille. Et puis je les oubliais. Où alors ils m'envoyaient des messages sur mon portable, aux quels je prenais soin de ne jamais répondre. Mais si s'est avec Uffie, là ça sera différent. « Oulà pourquoi je pense à ça moi? ». Allez Emy revient à toi, t'es à une table avec Uffie et tout le monde te regarde de travers. Allez, parle dis quelque chose. Ah, les bières, elles arrivent. Avec le bar de toute à l'heure aussi. Qui à l'air de stresser à un peu, à l'idée de se faire de nouveau remballer, à mon avis.

    « Merci, et désolée pour toute à l'heure, je sais pas ce qu'il m'a prit. Uffie, je sais pas si ça te gêne si je reste avec toi, mais est-ce que je pourrais le rester pour toute l'aprèm'..? »
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MessageSujet: Re: Arrival, the beginning of a new life. [ft. Uffie McCord]   Lun 13 Déc - 15:53

I'm a little tipsy, play along with me.


    Mes amies, je les choisis pas en fonction de leur apparence, comme les salopes qui se croient hautaines. Ca dépend surtout si elles sont faciles à vivre ou pas. Genre, rester avec une meuf qui flippe pour un rien, ou une qui parle trop, ou une qui chiale tout le temps, ou encore une qui se la joue en radotant des remarques inutiles sur chaque personne qui passe à côté de nous pendant qu’on se ballade. Tout ça, non merci. Je suis peut-être difficile, et c’est sûrement pour cela que je n’ai jamais eu un groupe d’amies. Par groupe d’amies, je veux dire un truc bien forgé, un truc où tu dis nous on fait-ci, et pas moi je fais ça. Des amies pour la vie. Des amies qui se connaissent comme si elles étaient sœurs. Tout ça, j’ai pas connu. Y’en avait quelques uns comme ça, au collège où j’étais. Plusieurs genres de groupe. T’as des groupes intellos, des groupes fashions, des groupes putes. Moi j’ai toujours fonctionné en binôme, mais jamais aucune fille n’a réussi à devenir celle que je considère vraiment comme ma meilleure amie. Tôt ou tard, elles me jalousaient, et je finissais par me disputer avec. Toutes ne me jalousaient pas, évidemment, et il est arrivé que ce soit moi qui les renvoie parce qu’elle me faisait chier, m’ennuyait. C’est cruel, mais qui n’a jamais été cruel dans sa vie ? Moi je l’ai été plusieurs fois. Et c’est comme ça que je marche. Tu m’conviens pas, alors casse-toi.

    Pour l’instant, je pouvais pas trop juger Emy. Elle était jolie, mais le physique ne m’intéressait pas. Moi, je voulais voir ses réactions, sa façon de parler, et connaitre un morceau de sa vie pour voir si on a des trucs en commun. Bof, pour le dernier truc, j’y comptais trop. Mais peut-être avait-elle souffert autant que moi j’ai souffert, dans le passé ? Ca m’étonnerait franchement. Ben voyons, faut que j’arrête de croire que je suis unique au monde. Et en fait, ouais, je me rendais compte que j’avais envie de savoir des choses sur Emy. Elle m’intriguait, en quelque sorte. Et ce sentiment m’exaspérait. Simplement parce que, d’habitude, c’était moi qui intriguait les autres. Peut-être que j’intriguais Emy. Mais je ne pouvais pas en être vraiment sûre.

    Une fois la bière bue, j’entrainais Emy à l’extérieur du bar. Rester ici ne servait à rien, et je me lassais vite de la vieille odeur d’alcool qui planait en permanence dans la salle. Et puis il se faisait tard, tout de même. Et il y a parfois des vieux pervers qui trainent au bar, à la recherche d’une petite jeunette à draguer. Ca m’était arrivé une fois, quand je n’étais pas encore une habituée. Un vieux barbu crasseux avait engagé la conversation en me prenant au dépourvu dans un escalier menant aux toilettes. Mais je ne faisais pas vraiment attention à lui, appuyée contre le mur, répondant des oui et non par-ci, par-là. C’est au moment où il a posé sa grosse main sur ma cuisse que son regard pervers m’a interpellé. D’un mouvement, j’ai retiré sa main. Je n’avais pas remarqué, mais il s’était rapproché de bien vingt centimètres. Il a rit. Son haleine puait l’alcool. Je me rappellerais toujours de ça. Ses mains ont commencé à se balader sur mes épaules, mes bras, sans aucune douceur. Je me suis débattu, il m’a attrapé les poignets. Immobilisée, j’ai hurlé de toutes mes forces. J’étais terrifiée.

    Le proprio est arrivé, bien évidemment, et tout est rentré dans l’ordre. Depuis, j’évite de venir le soir. Parce que, on ne sait jamais. Et je ne voulais pas qu’il arrive la même chose à Emy. Donc, on avait atterri dans la rue.

    Au début, elle n’avait pas l’air très à l’aise. Mais elle avait l’air de se détendre peu à peu. " Bien sûr, tu peux rester avec moi. Je n’ai rien à faire, de toute façon ". J’avais répondu cela à sa question, suivit d’un sourire. A l’évidence, c’était faux. J’avais un rendez-vous, avec un bon coup. Etrangement, j’avais envie de rester avec Emy, de la connaitre mieux. Le mec super beau gosse attendrait. Pour l’instant, il n’y avait qu’Emy qui comptait.

    - Viens, on va se balader.
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MessageSujet: Re: Arrival, the beginning of a new life. [ft. Uffie McCord]   Lun 20 Déc - 17:27

Whom is she for me? A simple friend or more? I don't know.



    L'odeur du bar commençait à m'étouffer, et je suppliais du regard Uffie de partir. « Bien sûr, tu peux rester avec moi. Je n’ai rien à faire, de toute façon. » Je la remerciais. Sans doute avait-elle autre chose à faire que de me trimbaler partout comme une fillette de cinq ans. Je lui gâchais un peu son après-midi. Elle m'entraîna dehors. Au moins là, je pouvais respirer, bien que l'odeur de l'alcool ne me dérange pas trop. Mais si ça aurait continué, à mon avis, ça aurait mal fini. Enfin bref.

    « Viens, on va se balader. »

    Je ne sais pas trop où on allait, mais à vrai dire, je m'en fichais totalement. Tant que j'étais avec Uffie, j'étais plutôt contente, je ne saurais dire pourquoi. Il faisait toujours très clair, pour l'heure qu'il était. On marchait, cinq minutes, dix minutes. Sans rien dire. Ça me stressais un peu. Peut-être que je la dérangeais? Je ne sais pas. Au bout de quelques minutes on arriva dans un parc publique, dont l'herbe était magnifique. C'était la première fois que je voyais ça, depuis longtemps. Depuis sa mort.. Mais il fallait que je l'oublie, que je tire un trait dessus. Que je pense à autre chose. Alors je ne sais pourquoi, je pris la main d'Uffie, et me mis à courir comme une dingue. Uffie n'a pas tout comprit de suite. En retournant ma tête, je la regardais et explosais de rire, vu ça tête. C'était absolument hilarant. Les gens autour de nous, ne comprenaient pas non plus mon comportement. Ils me regardait comme une folle échappée d'asile, ayant kidnappé une pauvre fille. Pire qu'une gamine. Mais je continuais à courir. Plus vite. Toujours plus vite. J'avais l'impression de m'envoler, et oubliait complètement Uffie, qui elle devait être un peu crevée. Je m'arrêtais avec tant de bien que de mal. Nous tombions et roulions sur le sol. Je me relevais en quatrième vitesse (pour ne pas l'écraser plus) et repris ma respiration.

    « D-désolée de t'avoir entraînée avec moi ! »

    J'attendis qu'elle ait fini de reprendre sa respiration, elle aussi. Puis je lui enlevais de ses cheveux, une petite herbe qui était accrochée. Heureusement, ses habits n'étaient pas sales. Les miens non plus, par la même occasion. Ça me soulagea un peu, vu que j'avais peur de la salir. Moi je m'en fichais un peu, j'avais besoin de m'amuser. Je me laissais tomber sur le sol, m'allongeais, puis plaçait mes bras en-dessous ma tête. Uffie aussi, s'allongea au sol, à côté de moi. Je regardais le ciel. Les nuages qui passaient avaient de drôles de formes. Une sorte de mouton ou quelque chose comme ça. Je me levais brusquement et me retournais vers elle en souriant.

    « C'est beau, hein? »

    Ça faisait longtemps que je n'avais pas autant souris et ris comme ça. Je me retournais et avançais de quelques pas, pour découvrir un magnifique lac. Je fis des gros yeux de merlu. Je me remis à courir plus lentement cette fois si, et arrivais au bord du lac. J'observais mon reflet dans l'eau. C'était moi, ça? J'entendis Uffie arriver. En voulant me retourner, pour lui demander si elle était déjà venue ici, mon pied glissa sur de la boue. Je tombais à la renverse.. Dans l'eau.
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MessageSujet: Re: Arrival, the beginning of a new life. [ft. Uffie McCord]   Mar 25 Jan - 18:35

And you can tell everybody, this is your song.

    Ca vous est déjà arrivé ? De marcher, marcher, mais sans savoir où aller. C’est étrange, d’habitude quand on marche, c’est vers un point précis. Mais on peut marcher en étant indécis, ou en étant bourré. Et dans ces cas-là, nos pieds sont les seuls maitres de notre chemin. Ils nous mènent là où il faut qu’on aille, quitte à finir la face dans un tronc d’arbre. En y réfléchissant bien, ça m’arrive souvent, de devoir écouter seulement mes pieds pour qu’ils me mènent où ils veulent. Les yeux levés vers le ciel, les pensées prises par quelque chose de vague. La tête dans les nuages, quoi. Jusqu’au moment où vous marchez dans une merde de chien ou, si vous avez de la chance, vous vous prenez la racine apparente d’un arbre. Stupide. Maladroite. Idiote. Ou rêveuse ?

    J’étais ainsi, en stase, comme si les nuages me berçaient. Le vent dans mes cheveux. Les yeux clos. Et soudain, l’horrible sensation qu’on me tirait en avant. Hein ? En fait, Emy me tirait. Elle courait, plutôt. C’était bizarre, et sur le coup, j’ai failli me rétamer. Mais qu’est-ce qui lui arrivait ? Elle est malade. Et apparemment, ma surprise se lisait plutôt bien sur mon visage, puisqu’elle éclata littéralement de rire. Elle se moquait de moi ? J’haussais simplement mon sourcil, la regardant courir comme une gamine. D’accord. Ne me regardez pas comme ça. Je ne la connais pas, non.

    Et puis bon. Ne lui avais-je pas dit qu’elle pouvait rester avec moi ? Ce n’était pas vraiment dans mes habitudes de jouer à ça, mais tant pis. Je me laissais tomber au sol, les yeux levés vers le ciel, tandis qu’un sourire apparut sur mes lèvres. Elle roulait... Et je me pris au jeu. Uffie McCord qui se roule dans l’herbe. Au moins, si un jour quelqu’un me demande si ça m’était déjà arrivé d’avoir des spasmes aussi bizarres, je pourrais dire « Oui, et alors ? », comme dans l’interview d’une star qui paraissait pourtant sérieuse, et qui avait répondu cela. Comme si c'était normal que les gens se roules dans l'herbe.

    Le souffle court. Mes habits qui ─ ô seigneur, merci ─ n’étaient pas tâchés. C’était amusant, je l’accorde. Ca me changeait un peu de mon caractère initial. Et puis, ça faisait du bien. De rire, même si c’était pas l’éclate maximale non plus. Mais je ne vais pas me plaindre. Emy me plaisait bien, même si elle avait des réactions parfois étranges. Et c’est parce qu’elle me plaisait bien que je ne m’étais pas enfuis en courant en la voyant sautiller partout. Et c’est parce qu’elle me plaisait bien que j’avais suivi le mouvement en me roulant (un peu) par terre. Et c’est parce qu’elle me plaisait bien que je me suis allongée près d’elle pour regarder les nuages. Bizarre.
    - C'est beau, hein ?

    Oui, bien sûr que c’est beau. Le ciel bleu, les oiseaux, le soleil. Ca me rappellerait presque mon enfance. Quand, petite, je m’allongeais dans l’herbe fraiche du jardin pour essayer de trouver de quelle forme était tel et tel nuage. Mais c’était des trucs de gamine. Quand j’étais encore une petite fille sage et niaise. Mais Emy m’avait sorti de ces pensées, tandis qu’elle m’appelait pour me montrer quelque chose. Et puis elle se mit à courir, si bien qu’elle disparut de ma vision. Alors je me relevais pour la suivre. Et, à vrai dire, ce qui s’étendait devant moi était magnifique. Un beau lac, avec le reflet du soleil. La jeune brune était déjà au bord du lac, et je me mis lentement en marche afin de la rejoindre. Je pense que c’est en m’entendant arriver qu’elle voulut se retourner mais, manque de bol, son pied glissa en pleins dans une flaque de boue. Good Game, Emy. T’as gagné une douche gratuite. D’un pas rapide, je tendis ma main vers elle en faisant attention d’éviter la flaque.
    - C’est pas malin... Attrape ma main. Tu vas attraper froid si tu restes là dedans.

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MessageSujet: Re: Arrival, the beginning of a new life. [ft. Uffie McCord]   Ven 25 Mar - 20:48

The wind in your hair, twirling in the air.

    Vous m'expliquerez pourquoi j'ai pété un câble comme ça. Enfin je ne pense pas qu'on puisse trouver une bonne raison valable et rationnelle. J'avais besoin de courir, de ma lâcher et de tout foutre en l'air. Tant pis pour mon image. Je voulais vivre, sentir le vent dans mes cheveux, mes mèches virevoltant contre l'air et entendre ce foutu sifflement qui vous défonce les oreilles, mais qu'on aime bien entendre des fois. J'ai dû faire peur à Uffie à courir comme ça d'un coup, sans demander l'avis de personne. Oh, et puis depuis quand on a besoin de l'autorisation de quelqu'un pour courir comme une détraquée? T'es encore plus coincée que ce que je pensais ma pauvre Emy. Woooaw. J'ai pris un coup de vieux, là. Enfin d'un autre côté je devais pas trop avoir tord. Pis voilà que comme une merde je me suis rétamée dans de la boue. Non mais quelle débile je fais, moi. Ahlalala. Une bonne douche serait pas de refus. Mes pauvres vêtements. Moi qui espérais ne pas les tacher aujourd'hui, c'est raté. Uffie me tendait sa main.

    C’est pas malin... Attrape ma main. Tu vas attraper froid si tu restes là dedans.

    J'avoue que là, j'ai fais fort. Je suis sans doute en train de bousiller la journée d'Uffie. Déjà avec mon excès de colère totalement déplacé dans le bar tout à l'heure. La pire chieuse qu'on aurait connu. Elle avait sans doute beaucoup mieux à faire que de rester avec une fille qui cède à des pulsions étranges. Et surtout beaucoup de choses beaucoup plus intéressantes que ça. C'est vrai ça, je me suis même pas demandée si je la gênait. Je lui ai limite tout imposé. Tout pour ma poire, en gros. Quelle égoïste je fais. Mais voilà quoi, j'aime bien être avec elle, elle est sympa et tout. Pas comme les minis-pouffiasses que j'ai connu. C'est sûr que ça change complètement.

    Ah, euh ouais, désolée !

    Je m'agrippe à sa main et me relève doucement. De la boue tombe lamentablement mon short. Allez, un short en moins. Dommage, je l'aimais bien celui-là, en plus. J'époussetais mes vêtements et relevais ma tête vers Uffie qui contemplait tout la scène. Certes, il me fallait une bonne douche, mais euh... Où est-ce que j'allais prendre une douche? Dans la chambre d'Uffie? Non, quand même pas. Ça ne se faisait pas. Après tout ce que je lui avait demandé, non. Il fallait que je retourne à la Pension, j'allais pas rester comme ça indéfiniment. Enfin d'un autre côté j'avais peur de faire chier Uffie. C'est vrai quoi, j'arrêtais pas de la trimbaler partout, je devais la faire chier à la fin. Il faut que je trouve quelque chose à faire et à dire. Mais d'un autre côté j'avais très envie de prendre une bonne douche. Et après on pourrait encore se balader, non?

    Euhm, tu veux faire quoi? Ou on fait quoi...?

    Quelle cruche. Et avec cette question sans queue ni tête, là. La panoplie parfaite de l'imbécile heureuse. Il faut que je me rattrape que je trouve quelque chose. Que j'arrête de me taper la honte à tout bout de champ. Mais comment je vais réparer cette "gaffe débile", moi? Je suis dans la merde. En plus j'arrête pas de m'agiter partout. Quelle niaise. Oooh la,la. Faites qu'on m’assomme ou un truc comme ça.
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Arrival, the beginning of a new life. [ft. Uffie McCord]

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