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 Ooh-ooh-woo-woo-ooh. [PV : Chris]

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MessageSujet: Ooh-ooh-woo-woo-ooh. [PV : Chris]   Sam 25 Juin - 12:48

J’ai toujours cru que le bonheur était une chose inaccessible que seul les sots pouvaient imaginer et peut être même ressentir faussement. Encore aujourd’hui, je soutiens cette thèse. Etre heureux, qu’est-ce ? Une sensation de bien-être si forte que rien ne peut la perturber ? Foutaises. L’être humain n’a pas été créé pour prendre son pied chaque instant de sa vie, il doit se battre pour survivre, pour évoluer. Jamais il n’a été question de son propre plaisir, ça serait bien trop fou de croire en de telles choses… Voilà pourquoi le monde est fou. Il cherche à se dénaturer, à devenir une autre race. A se différencier. A se marginaliser. Comment ? En restant dans la norme socio-culturelle. Quelle bande d’idiots. Ils veulent faire la révolution en restant devant leur télévision, ils veulent changer le monde sans réfléchir une seule seconde. L’être humain n’est plus qu’une crasse sur cette planète, il tue, il massacre, jusqu’à exterminer sa propre race. Aucune autre espèce. Aucune autre n’est assez arriérée pour agir de la sorte. Malheureusement, nous, humains, nous sommes voués à un échec cuisant à cause d’une seule et unique chose. Tant qu’aucune majorité n’aura l’idée de penser à une évolution plutôt qu’à une mutation, rien n’avancera.

Tout ceci m’exaspère, cet être tout entier m’horripile. Je pourrai le détester mais non, j’ai mieux à faire. Je préfère en tirer avantage pour en ressortir gagnant, supérieur à eux. A leurs côtés, je représente une sorte de modèle. Contrairement à eux, j’ai compris pourquoi je suis là, sur cette planète. Je ne me confronte pas avec les autres pour savoir qui est le plus riche, ou quoi que ce soit. Ce sont des jeux de sots. Faire quelque chose sans aucun but, aucun sens du pragmatisme, m’est chose impossible. Pourquoi ferais-je quelque chose qui ne m’apporte rien ? Je veux dire, c’est du temps de perdu. Au lieu de jouer au base-ball, je préfère écrire un article qui me rapportera de l’argent ou me rendre dans une soirée où je rencontrerai des gens importants, il n’y a pas de petits contacts dans une vie de journaliste. C’est sans doute pour ça que je me retrouvais de manière hasardeuse dans une villa d’un quartier chic dont les propriétaires m’étaient quasiment inconnus.

Les gens m’étaient indifférents, je leur écoutais sans les entendre. Ce qu’ils disaient, ce n’était rien, je leur répondais vaguement sans aucune profondeur dans mes propos. Ils pensaient être intéressants, pouvoir discuter avec moi durant toute la soirée mais je n’étais pas avec eux, je restais aux fins fonds de mes pensées. Physiquement, mon corps les frôlait mais mentalement, je m’envolais tandis qu’eux restaient. Un monde nous séparait. Un monde si vaste et désert qu’il en devenait effrayant. Je ne m’y serai jamais aventuré, ça aurait été me rabaisser, chose impossible pour moi. Si leur médiocrité n’atteint pas la hauteur de mes songes, qu’ils tracent leur route bien loin de moi et que plus jamais ils ne viennent m’importuner.

Je croisais leurs regards, ils m’observaient, tous. Je me sentais épié, un malaise s’installa en moi, c’était une raison de plus d’être le plus mielleux possible et de relever le sourire au plus haut. J’avais ce don d’acteur qui me permettait de me faufiler où bon me semblait. Rien ne me résistait, j’étais le caméléon. L’homme passe partout. J’étais invisible et flamboyant dans le même instant. Les mailles du filet ne suffisaient pas à m’enfermer. J’étais l’électron libre de cette soirée, seulement, est arrivé le moment où ma simili-liberté m’a été volé. Par qui ? Ou plutôt par quoi ? Par moi-même. Mes ailes se sont brisées. Je sentis comme un poids me trainant vers le bas, mon cœur se mit à battre vide et mon estomac s’amusait à me donner des maux foudroyant.

De suite, j’entrepris de sortir de cet endroit nauséabond. Le dédale de couloirs fut bien heureusement rapidement traversé et j’atteignais cette gigantesque porte que je poussais d’une demi-force. Je me propulsais hors de cette ambiance, je m’en extirpais et inspirais un air de renouveau, la douleur ne partit pas pour autant. Bien au contraire, je me retrouvais bientôt, quelques pavillons plus loin, assis sur le trottoir, la tête chancelante et les yeux à demi clos. Il y a certaines soirées comme celle-ci où tout fini mal. Le comble dans tout ça ? Je n’ai pas bu une seule goutte d’alcool. Je ne bois jamais. Malgré ça, je parviens à tomber malade. C’est sans doute un comble des plus ridicules si ce n’est pathétique mais c’est ainsi. Quelques vagabonds passaient dans la rue, sans se soucier une seule seconde de ce que je pouvais avoir : comme je l’aurais fait. On ne force pas les gens. C’est dans la nature d’être individualiste. Rien ne changera ça, pas même moi.
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Ooh-ooh-woo-woo-ooh. [PV : Chris]

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