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 Rencontre au coeur de la pension~ [ Chambre 3 ]

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MessageSujet: Rencontre au coeur de la pension~ [ Chambre 3 ]   Lun 21 Sep - 19:40

Il était près de 23 heures, et la pension baignait dans une douce quiétude. La plupart des jeunes gens étaient couchés, peut-être certains s’en étaient allés en ville, se divertir ou rencontrer leurs amis ... Moi, je n’avais pas vraiment eu le choix. Il était près de 23 heures, vous dis-je, et ... je travaillais encore. La chambre que je partageais avec quelques uns des pensionnaires de Kohime, dont deux que je ne connaissais pas encore car ils n’étaient pas encore arrivés, était faiblement éclairée. Chikane dormait profondément, dans un coin obscur ; elle m’avait assuré qu’une petite lampe ne la dérangerait pas, et c’était à l’aide de cette seule lumière tamisée que je m’échinais sur mes cahiers.

Depuis près de deux semaines que j’avais intégré l’université de lettres de la ville, mon travail avait été bien simple ; je passais presque toutes mes soirées à dévorer des livres plus ou moins intéressants, puis j’en faisais une analyse orale pendant les cours du lendemain. À vrai dire, mes matières n’étaient pas tellement diversifiées ... français, français, français, et ... parfois, histoire du français xD. Bon, d’accord, j’avais aussi d’autres cours, mais ceux-là attiraient si peu mon attention que les éventuels devoirs qui s’y attachaient disparaissaient comme par hasard de ma mémoire. Les enseignants s’en plaignaient rarement ; ils étaient habitués à ce que les élèves de ma section tiennent tout ce qui était autre que le français en très basse estime.


Je me levais lentement, pour ne pas réveiller Chii’ ; la soif me tenaillait, et un petit tour à la cuisine ne me ferait pas perdre trop de temps de travail. Je portais une robe bleue marine plutôt détendue, légèrement ouverte sur le devant, et qui m’arrivait aux genoux ; le pan du tissu s’accrocha à l’un des coins de la table basse sur laquelle je travaillais. D’un geste habile, je libérais mon vêtement. L’un de mes livres s’ouvrit presque avec langueur, laissant apparaître une petite feuille de carnet presque couverte de chiffres. J’ouvris de grands yeux surpris ; qu’est-ce que ceci faisait là ? Des ... des maths !


Mon cœur s’accéléra imperceptiblement, et je saisis le papier entre mes mains pour l’approcher de mes yeux ; la fatigue et l’obscurité ambiante m’empêchait de comprendre les annotations, sans parler de ma vision, qui était toujours aussi mauvaise. Je compris vaguement qu’il s’agissait d’équations et ma soif s’effaça immédiatement de mes préoccupations directes. Au bout de quelques lignes, je reconnus l’écriture légèrement bancale de mon voisin de classe ... Grand dieu, cet idiot avait été assez maladroit pour laisser tomber une de ses « prises de notes » de mathématiques dans mon livre ! Ou alors il l’avait fait exprès, pour se venger de je-ne-sais-quoi, et il allait le payer dès le lendemain xD. Bon, j’avoue, je suis une camarade de classe qui prend pas mal de place ... Mais le coup des maths, pour une littéraire ! C’était pire que le coup du lapin. Un peu plus et j’étais morte et enterrée.

Un petit sourire naquit sur mes lèvres. Peut-être aurais-je eus la même réaction en plein jour, au beau milieu d’une foule, mais le fait que je sois d’humeur aussi légère en plein milieu de la nuit, dans une chambre où il faisait presque noir, avait quelque chose de tout à fait charmant à mes yeux. Là était la raison de ma gaieté ; mon imagination avait une fois de plus fait son travail, me donnant les idées les plus farfelues qui soient, j’en avais même oublié de m’hydrater. Je songeais soudain qu’il était possible que je m’évanouisse à tout moment, et j’en fus d’autant plus réjouie. Quelle grande gamine je faisais ! Et cela me faisait sourire.

Dans un geste plein de légèreté, j’envoyais la feuille d’équations voltiger à quelques mètres de là ; son sort m’importait bien peu. Je rassemblais le peu d’énergie qui me restait pour rassembler mes cheveux dans mon cou et les repoussais soudainement. Mes joues perdirent de leur rougeur ; on m’avait souvent conseillé de couper ma crinière un peu plus court, car elle m’étouffait, mais il était rare que j’écoute autrui lorsqu’il s’agissait d’une affaire personnelle. Et puis, mes cheveux, je les kiffais comme ils étaient, alors le premier qui y touchait, gare à ses fesses ! ... Non, je ne suis pas mal polie, j’aurais pus utiliser un terme bien plus grossier.

Je m’élançais hors de la chambre, cette fois bien plus sérieusement que précédemment, et avec la ferme intention de m’éviter la déshydratation. Après quelques foulées dans le couloir qui longeait les chambres, j’eus une soudaine faiblesse. C’était tout à fait normal, après près de quatre heures d’étude sans boire une goutte d’eau, les yeux rivés sur les lignes d’encre ... mais voilà, il était près de 23 heures, et si je faisais un malaise là, je doutais de pouvoir appeler Chikane sans réveiller tout le reste de la pension. J’appuyais donc mon épaule contre le mur dans l’espoir de résister à mes vertiges, mais la fatigue se mit soudain en œuvre d’attaquer mon cerveau, et mes oreilles se mirent à bourdonner ; un mal de tête affreux me tortura pendant quelques secondes, avant de se retirer aussi brusquement. J’en fus comme assommée. Le souffle court, je me laissais glisser jusqu’au sol, le dos contre le bois glacé.

Pour tout vous dire, je n’étais pas encore tellement paniquée, l’angoisse ne me tenaillait qu’à peine ... le pire étant la douleur, qui revint à la charge, comme si mon organisme criait au scandale pour tout ce surmenage, tout le travail que j’avais injustement fournis pendant ces deux petites semaines, ces longues heures de concentration, jamais rendues à mon corps. J’en aurais presque culpabilisé. Mais voilà, au même moment, un bruit de pas se fit entendre dans le couloir ; le son, incongru dans cet instant, résonna du plafond jusqu’au plus profond de mon être. Aussitôt, mon imagination pila nette et je revins à la réalité, le cœur douloureux.


- « Quelqu’un est là ? »

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MessageSujet: Re: Rencontre au coeur de la pension~ [ Chambre 3 ]   Mer 23 Sep - 16:55

Vingt trois heures. Je me promenais allègrement dans les couloirs de la pension. Clope au bec, ipod aux oreilles, et portable à la main, j'étais paré. Tout était parfait pour profiter du moment. La musique me broyait les oreilles, Summer Son de Texas, une pure merveille, dont je ne me gênais pas de chantonner les paroles avec mon accent anglais foireux. « I wake again, I'm over you ... ». Évidemment que je bravais le règlement. J'en avais l'habitude, maintenant. Donc cette fois, c'était partie double voire triple : Je n'étais pas couché, je me promenais dans les couloirs alors que je n'en avais pas le droit, et le pire, c'est que je fumais. Et je faisais tout cela sans regret. Vous savez, moi, les règlements, le boulot, les couvre-feu, les devoirs, les interdictions, tout ça, ça ne m'a jamais plu. On m'a bien donné une vie, et même si elle est d'un ennui vraiment misérable, je peux bien en profiter au moins un minimum, non … ? Donc vos histoires de « Interdit de fumer, interdit de veiller » etc, très peu pour moi. Point.

Et puis, aussi, je n'ai jamais été le seul, je croise toujours quelqu'un. Justement, dans quelques minutes, j'allais croiser quelqu'un. Pas vraiment dans les conditions que j'imaginais, mais bon.

Je me mis à trottiner, sautillant comme une puce, j'étais prit tout d'un coup d'une énergie inimaginable, en cette douce nuit d'automne. Mes longues mèches de cheveux virevoltaient dans mon dos, et mes fines jambes s'élançaient dans de grandes et larges foulées aériennes. C'était une belle image, telle que je l'imaginais dans ma tête. Bon, autant vous le dire tout de suite, aujourd'hui, c'était mon jour modestie. Depuis ce matin, je ne m'étais pas fait UN SEUL compliment. Je n'avais pas ressentit le besoin spécial d'auto-satisfaire mon égo. Par contre, j'en avais fait aux autres. Il était vrai que la professeur d'anglais était rayonnante, et que la groupie qui m'avait acheté un pain à la viande ce midi n'était pas si moche que ça, au contraire. Mon voisin en mathématiques, lui, avait l'air d'être un type plutôt intéressant. Bon, quand même, je dis ça, je ne dis rien, ils ne sont strictement rien à mes yeux. Bon, c'est vrai, la groupie était vraiment mignonne, avec ses couettes rousses, mais c'est tout.
Perdu dans mes pensées, je ne senti mon téléphone vibrer qu'au dernier moment, et le portai à mon oreille. Papa était à l'appareil. Je lui répondis clash dans un français totalement parfait.


- « Quoi, un 16/100 ? Ben voyons, Dar', tu sais très bien que les maths sont mes pires ennemis. Non mais, tes histoires de comptabilité truc ou machin, j'en ai royalement rien à foutre. Sur ce, M'sieur le PDG ou je-ne-sais-quoi-d'autre, on m'appelle, à la revoyure. Passe le bonjour à Mom. »

J'avais entendu un bruit. Lentement, les sourcils froncés, je détournai ma tête vers sa provenance. Une voix de femme, enfin, de jeune femme. Elle était presque devant moi, enfin, à quelques mètres quoi. Je pouvais déjà reconnaître ses cheveux d'une clarté étonnante. Une teinture ? Décoloration ? Peu importe, c'était l'une des deux, et elle était réussie. Sa peau était aussi blanche que ses cheveux, et contrastait joliment avec une robe d'un bleu royale. Elle m'avait tout l'air d'une aristocrate. Enfin, je veux dire, sa silhouette m'inspirait quelque chose. Mais qui sait ? D'un air plutôt dédaigneux, je posai une main sur ma hanche, et levai la tête, la regardant de haut.

- « Ah ah, parce que maintenant, moi, Mion Lodestar, je suis considéré comme quelqu'un ? Vachement vexant. »

Il fallait encore que je fasse mon show. Comme toujours, ça ne changeait jamais. Je tirai une nouvelle fois sur ma cigarette, qui commençait franchement à se consumer. Il ne restait … Quoi ? Un ou deux centimètres de tabac ? Autant la jeter de suite, ce que je fis immédiatement, avant de l'écraser du talon. Oh, et puis, ces cigarettes, c'était de la pure merde. Achetées 1200 yens au tabac du coin, et pourtant, j'avais bien demandé les plus chères … Bref, laissant mon spectacle habituel de côté, je haussai un sourcil. Cette fille, elle n'avait franchement pas l'air bien. Je m'approchai d'elle, légèrement sur mes gardes et portai ma main à son crâne.

- « Euh … Ça ne va pas ? »

Je suis un faible.
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MessageSujet: Re: Rencontre au coeur de la pension~ [ Chambre 3 ]   Mer 23 Sep - 17:53

Le silence se fit dans le couloir. Mon cœur manqua un battement, tant j’en fus surprise. Plus de bruits de pas, ni même ce petit froissement de vêtements que j’avais perçu quelques secondes plus tôt. Rien, silence complet, « arrêt sur image ». Je bougeais faiblement et tentais de me relever, mais mes jambes avaient perdu toute énergie ; autant pédaler dans la semoule, comme disait mon père. Comme ma robe glissait dans mon dos, je dus me relaisser tomber contre le mur. Mes oreilles bourdonnèrent et mon mal de tête ne fit qu’empirer. Cependant, je n’avais pas dis mon dernier mot. D’ailleurs, le jour où je laisserai l’abattement m’envahir n’est pas près d’arriver.

Je m’apprêtais à repasser l’action quand une voix perça soudain l’air. C’était une voix assurée, dont le timbre contenait une pointe de dédain mais qui attira immédiatement mon attention. Les bras serrés autour de mes genoux, je fermais à demi les yeux pour tenter d’en voir le propriétaire. Mais ma vue me fit de nouveau défaut, et je dus abandonner mes tentatives. Je retins cependant que ce « Mion » devait avoir de longs cheveux ; j’en percevais le balancement, à quelques mètres à peine de mon visage. Mion ? Mais ... n’était-ce pas un prénom féminin ? Alors que la voix qui me parvenait était indéniablement masculine ?

Il y’eut un léger crépitement, et quelques choses tomba non loin de mes pieds. Je fronçais les sourcils ; à quoi jouait-il ? Je n’eus pas le temps de le lui demander, ni même de lui adresser la parole, car il s’approcha soudain plus encore de moi. Je pus enfin voir son visage ; à environ un mètre au dessus de moi, il avait une expression inquiète. Cette proximité me rappela soudain la situation peu avantageuse dans laquelle je me trouvais. Je devinais que quelques secondes ce beau visage avait été habité par le mépris, et me félicitait que celui-ci en était disparu. Rencontrer un nouveau pensionnaire dans un tel état n’avait jamais été dans mes priorités, mais si en plus cela en était un qui prenait les gens de haut, j’étais indéniablement tombée sur un jour de malchance.

Dans un état quelque peu confus, je le dévisageais un moment ; j’eus du mal à estimer la couleur de ses cheveux. Ils étaient longs, comme je l’avais pensé, mais paraissait aussi sombres que le plafond ou les murs autour de nous. Il me parut toutefois que leur teinte approchait du ... violet ? Bref, il était vraiment étonnant, comme garçon. Il devait faire quelques centimètres de plus que moi, mais, je ne sus pourquoi, il me parut être plus jeune. Plus jeune que moi ? Ce n’était pas la première fois à Kohime, que je tombais sur ce genre de cas. Mais celui-ci me paraissait fort étrange. Mion n’avait pas l’expression ironique qui était peinte sur les visages des garçons de son âge. Il paraissait bien plus détendu, peut-être plus hautain ?

Il ne s’était écoulé que quelques secondes depuis que le jeune homme s’était approché, quand il posa une main contre mon front. J’eus un mouvement de surprise, et faillis le repousser aussi sec. Ses doigts n’étaient pas vraiment froids, ni même moites, mais ce contact brusque m’avait pris au dépourvu. Voyant que son expression n’avait pas changé d’un millimètre, mes joues s’enflammèrent. Comment pouvait-il garder son calme aussi facilement ?


- « Euh … Ça ne va pas ? »

J’avoue qu’il aurait fallu être aveugle pour ne pas se rendre compte de mon état, mais bien évidemment j’avais espéré un sursis, un miracle pour qu’il ne se rende pas compte que j’étais au supplice. Mes yeux glissèrent sur sa main qui n’avait pas bougé. Je n’aurais su dire si mon front était en train de lui brûler la peau. C’aurait été une aubaine, car ainsi je n’aurais pas été obligée de m’exprimer ... Cependant, je ne suis pas une carpe. Donc, disons que pour une fois je fis un effort de volonté pour répondre à mon jeune interlocuteur. Je lui adressais mon sourire le plus persuasif, espérant que la douleur ne le transforme pas en une demi-grimace : « Ça se voit tant que ça ? »

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MessageSujet: Re: Rencontre au coeur de la pension~ [ Chambre 3 ]   Lun 5 Oct - 16:25

Oui, bon, avouons-le, c'était évident que cela se voyait. C'était évident qu'elle n'allait pas bien. Cela crevait les yeux, même. Mais pourtant, quelque chose d'inconnu m'empêchait d'aider cette pauvre jeune fille. Mais quoi ? Ma dignité d'homme ? Peut-être bien que oui, peut-être bien que non. En tout cas, c'était quelque chose du genre. J'effectuai une légère pression sur le front de cette jeune fille. Enfin, jeune, je dis ça, je dis rien, car rien qu'en voyant les traits de son visage, je cernais déjà qu'elle était plus vieille que moi. Un ou deux ans, ni plus, ni moins. Elle était mignonne. Même si son expression semblait faire croire qu'elle était constipée, elle n'était pas si moche. Complètement blasé, je m'agenouillai devant elle, me mettant à sa hauteur. Alors, que devais-je faire ? Pour essayer de faire diversion pendant que je cherchais, je sortis mon briquet de ma poche et l'allumai juste devant ses yeux.

- « Bon, cocotte, vu comment t'as pas l'air bien, désolé de te l'informer, mais je pense qu'il vaut mieux t'achever de suite. »

Autant vous dire que c'était franchement mal joué.
Mais bon, on peut bien tuer avec un briquet, non ? Quoiqu'il en soit, je profitais du probable effroi de l'inconnue pour me creuser les méninges.

Donc, si je décidais d'aider cette fille, je ferais quoi, hein ? Je l'emmènerais sûrement à sa chambre, ou à la mienne, du moins. Mais si je faisais ça, si je perdais ma dignité de noble, ma dignité de milliardaire, ma dignité d'homme, ma dignité de Lodestar, je ... Enfin, si je devenais aussi faible que n'importe qui, si je m'abaissais au misérable niveau de prolétaire condamné à aider son prochain (même si je m'y abaisse un peu en achetant et en fumant ces clopes de clochard mendiant du pognon), je serais bon pour la potence, ou plutôt l'exil interminable en Alaska, à faire copain-copain avec les phoques et les ouaf-ouaf. Ah ... Je me mis à frissonner rien qu'en y pensant. Ma vie se jouait donc sur cette femme ?! ...

Bon, quand même, il faut vraiment que j'arrête de me faire des films paranoïaques à la con ... Surtout qu'ils ne s'appliqueraient uniquement si cette fille était une prolétaire ... ...

Soudain, je la fusillai du regard. Je n'avais pas pensé à cette possibilité. Et si cette jouvencelle était de mon espèce ? Et si c'était une noble, comme moi ?! Sans que je m'en rende vraiment compte, un sourire d'espoir grandit sur ma face de démon. La robe bleue marine qu'elle portait était indéniablement une création d'une marque de luxe de renommée mondiale, extrêmement chère, donc.

- « Mais non, je rigole ... Il faut bien que j'aide mes semblables, hein ... »

N'empêche, ça serait tellement beau, que notre putain de monde démocratique se transforme en transforme en régime totalitaire, dont je serais le roi ...

Hum, bref, en tout cas, vous savez, quand je dis semblable, je dis rien, hein. Cette midinette n'était peut-être qu'une simple bourge, ou une pauvre, ou c'était une SDF qui avait trouvé cette robe dans une poubelle. Prions pour que mon hypothèse soit fausse ...

Merci dieu. Hypothèse fausse, évidemment. Sa peau était soignée, douce et imberbe. Et elle sentait bon, aussi, une douce odeur de camomille.

Je lui avais présenté mon dos, en lâchant un simple : « Allez, viens ... Je vais te porter, tu n'as pas l'air très bien. Tu veux que je t'amène quelque part ? Dans ta chambre ? ».
Ma voix était conciliante et gentille, remplie de bons sentiments. C'était très rare, que j'emploie un ton pareil. J'en étais même tout retourné.

Maintenant, je la portais sur mon dos en la maintenant par les cuisses, comme promis, attendant une réponse de sa part.
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MessageSujet: Re: Rencontre au coeur de la pension~ [ Chambre 3 ]   Jeu 22 Oct - 3:52

Pendant une minute ou deux, j’avais tenté d’écouter ce que me racontait Mion, mais à vrai dire j’avais si mal à la tête que les trois quarts de ses phrases perdaient leur sens en arrivant à mon cerveau. Je baissais donc les bras et fit mine de l’écouter, me passant parfois une main contre le front pour vérifier qu’Hiroshima n’était pas prévu pour aujourd’hui.

Bien sûr, le moment vint où il m’aurait fallu répondre. Mais, par chance ou par malchance, le jeune homme se tourna soudain comme s’il s’apprêtait à partir, ce qui me fit me questionner sur ce qu’il m’avait dit précédemment, et soudain il m’attrapa avec aisance et me souleva sur son dos. Ma première réaction fut une surprise sans nom, mais au même moment j’eus le droit à quelques « explications ».


- « Allez, viens ... Je vais te porter, tu n'as pas l'air très bien. Tu veux que je t'amène quelque part ? Dans ta chambre ? »

Que faire ? Lui obéir et lui montrer le chemin pour qu’il me ramène ? Ou chercher à lui faire comprendre par tous les moyens que je n’aimais pas du tout cette situation ? C’était assez dur à choisir, puisque d’un coté ce garçon n’était pas mal du tout, c’était même assez agréable d’être ainsi secourue, mais la façon dont il me tenait sur son dos, et même le simple fait qu’il ait porté ses mains sur moi, provoquaient chez moi un profond rejet. J’avais déjà ressentis ça avec plus d’une personne, ce sentiment de dégoût presque. Avec un petit ami, peut-être aurais-je été moins catégorique ?

Mais là, impossible que je réagisse autrement ; sous mes apparences angéliques, j’étais quelqu’un d’assez dur, quelqu’un qui ne lâchait pas une affaire en cours de route mais qui, surtout, détestait qu’on lui force la main. Ma voix se fit pressante :


- « Hum, Mion ... Merci, je vais me déplacer seule. Je veux bien de ton aide mais je pense pouvoir marcher. »

Difficile de faire plus explicite. « Repose-moi ou tu vas te prendre la baffe de ta vie », peut-être ?

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Rencontre au coeur de la pension~ [ Chambre 3 ]

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