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 Do it like a brother, do it like a dude ~ [DELEY]

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MessageSujet: Do it like a brother, do it like a dude ~ [DELEY]   Sam 16 Juil - 21:50

    Nicotine…
    Addiction…
    Clope…
    UNE CLOPPE BORDEL.
    Mes doigts continuent de s’agiter sur les cordes épaisses de mon violoncelle produisant une mélodie grave et sourde qui porte de ses octaves si bas les litanies des autres instruments.

    Bien que mon visage affiche cet air serein et transporté qui se peignent sur les trait d’un musicien, un émoi interne me torture toute entière. JE VEUX MA CLOPPE. Voilà bien cinq heures que nous répétons sans la moindre interruption. Est-ce que mon corps, crevant d’envie de nicotine, doit si sévèrement payer du fait qu’un grand ponte pété de thune débarque au japon et que le conservatoire de musique pour lequel je joue ai été réquisitionné pour l’occasion ? NON !

    Je peste, je me révolte contre le monde, j’insulte et j’anarchise cette terre…le tout intérieurement. Je fais pitié vraiment, pas courageuse pour deux ronds. Deley, elle, aurait gentiment posé son instrument, mis ses mains dans les poches de son slim en cuir et se serait dirigée vers la sortie. Sous les imprécations du maitre d’orchestre, elle ne se serait pas fatiguée à tourner ne serait-ce le bout de son nez vers lui, elle aurait levé sa main et aurait gratifié le meneur des instrumentalistes d’un doigt d’honneur magistrale pourvu de la plus grande des classes.

    Ah Deley…

    Sa pensée me fit temporairement oublier mon envie d’un clope. Apres tout une addiction en remplace une autre, non ?

    Mes talents de violoncelliste rôdée me permirent de continuer de jouer la mélodie que je connaissais par cœur sans vraiment me concentrer sur les notes alors que je pouvais m’adonner à penser à celle qui m’avait emprisonné d’un regard. Je ne cessais de repenser a cette nuit il n’y pas si longtemps. Nos soupirs échangés, nos baisers volés, nos mains ensevelies dans nos corps respectifs, nos lev…

    Mon Fa eut la résonnance la plus fausse que j’eusse jamais produite et entendue de ma vie. Il était si faux qu’un silence de mort s’installa et qu’une nuée de regards surpris étaient posés sur ma frêle silhouette rouge de honte. Merde. Je m’étais gourée et violemment.

    Mon chef d’orchestre me fusilla du regard et sa voix sec et glacial claqua et raisonna dans la pièce à l’acoustique fabuleuse dans laquelle nous répétions :

    - « Puisque que notre diva Parker n’est pas capable de se concentrer l’espace d’un instant sur notre musique et qu’elle ne nous gratifie que de sa présence physique et non mentale, je vous disperse pour la journée. Si nous ne sommes pas prêts pour l’ambassadeur et que nous nous trouvons totalement ridicule devant lui, remerciez votre comparse. »

    PAM ! Mange toi cela Parker. Le rouge qui me monta aux joues aurait pu rendre jaloux un homard bien cuit. Je baissais les yeux et admirait le sol si…si…bah c’est un sol quoi alors que mon expression penaude n’osait croiser le regard de mes collègues.

    Je faisais vraiment pitié… Deley, dans ce cas-là,…En fait, ne melons pas Deley a cela vu que l’infime pensée d’elle a eu comme conséquence sur ma répétions. J’en avais pour trois semaines à me manger les doigts. Au moins ! Et cela c’était si on ne se plantait pas méchamment devant l’ambassadeur.

    Bref, je rangeais mon instrument proéminent (HS : à ne pas sortir du contexte e__e) dans mon casier, attrapait mon sac et sortait du conservatoire d’un pas rapide. Bon d’accord, je courrais, mais chut.

    Une fois l’imposant portail dépassé, je me laissais couler le long du mur, une clope déjà allumée coincée entre mes lèvres.

    Inspiration…

    La nicotine infiltre mon système.

    Soupire béat.
    Je ferme les yeux alors que le petit démon de mon addiction s’apaise. Je ne peux m’empêcher de sourire malgré la situation. Moi aussi, à ma manière, j’avais réussi à échapper a encore deux ou trois heures de répétions. Bon ma méthode avait eu beaucoup moins de classe que celle de Deley aurait utilisé mais c'était justement ça qui nous différenciaient Deley et moi. La classe.

    J’étais tellement éprise dans mes pensées, dans mon besoin de nicotine que je ne remarquais pas l'arrivée un groupe de six jeune femmes. Elles se postèrent tout autour de moi de toute leur stature et il me fit quelques secondes pour sortir de ma bulle mentale et de lever mes yeux vers leur visage. Oh. Oh.

    Etait-ce mon instinct de survie ou une intuition peu développée qui me criait de fuir au vue du visage VRAIMENT pas content de ces gentes dames ?

    Un creux inconfortable apparut au niveau de mon ventre alors que je callais ma cigarette entre deux doigts, recrachais lentement la fumée entre mes lèvres entrouvertes. Je me relevais prudemment, me sachant bien plus vulnérable assise.

    Six regards emplis de colère me transpercèrent. C’est marrant, je ne me rappelais pas avoir mis en rogne un groupe d’espèce de punk croisées avec des pompom girls récemment. Sauf que les regards de ces dames me disait le contraire.

    J’esquissais un sourire courtois, et ne négligeais nullement la politesse que m’avais si ardument inculquée ma mère :

    - « Bien le bonjour Mesdemoiselles, quelque chose me dit que je peux vous aider et je le ferais de tout cœur si les moyens et l’envie m’en sont données. »

    Bien Parker. Utilisez cette voix ironique et pompeuse pour les foutres en rogne encore plus alors que leurs visages se font un peu plus menaçant. Je soupire. Je n’y peux rien, je DETESTE les tentatives d’intimidation. Cela m’horripile et j’y réponds insolemment que je me trouve ou non en face d’une demi-douzaine de fille a la tête de bulldogs enragées.

    La chef de bande, enfin je devinais qu’elle l’était car elle était de hein plus imposante que les autres et se tenait en plus dangereusement en avant vers moi que les autres eurent un rictus mauvais alors que sa voix chantante…de vulgarité vint titiller mes oreilles de sa mélodie …grinçante :

    - « Fais pas ta maligne grognasse. On a un message à faire passer à ta gouine de copine, Deley » mon cœur rata un battement a la mention de ma guitariste, c’était bien le moment d’avoir une réaction éperdue Parker, CONCENTRE TOI BORDEL. Ne semblant pas remarquer mon combat interne, le bouledogue,…ou pitbull, vu qu’elle paraissait encore plus teigneuse que ses comparses, continua son flot d’alexandrin digne d’un poème de Baudelaire « Tu diras bien à ta salope de petite bouffeuse de chatte que la prochaine fois qu’elle me pete la tronche avec ses mains de gouine, je lui ferais regretter le jour où elle est sorti du vagin de sa pute de mère. »

    Oh que c’était beau, digne des plus grands auteurs. Non sérieusement, j’étais impressionnée par le talent exquis qu’avait cette jeune érudite à utiliser des mots si complexes. Je lui fis part de mon émoi littéraire de cette même voix ironique qui me couta sans doute la vie :

    - « Que de joli paroles prononcées par si belle bouche. Aurais-tu récemment reçu ton doctorat en littérature française pour être si éloquente ? Je suis si impressionnée par tant de beauté que je refuse de faire parvenir ce message délicieux aux esgourdes, devrais-je dire « oreilles » pour que tu aies une chance de comprendre ? de « la bouffeuse de chatte » comme tu l’appelles. Non, je ne serais capable de reproduire l’éloquence avec laquelle tu exprimes ton message. Non je suis désolée, je me vois dans l’obligation de refuser ma douce. »

    Étais-je suicidaire ? Masochiste ? Non pas vraiment. Dans tout autre situation je serais partis en m’inclinant mais le pitbull en chef avait effleuré un sujet qui a mes oreilles NE pouvait être bafouée : Deley. Le fait que des mots autres que « Magnifique », « talentueuse » « parfaite » soit associé à sa personne éveillaient en moi une soif anarchiste de clouer le caquet de cette chienne.

    Un coup de poing magistral m’accueillît au ventre si puissant que tout air fut expiré de mes poumons. NON ! MA NICOTINE SI DUREMENT ACQUISE !! J’en lâchais ma clope avec un gout amère dans la bouche. Je me pliais en deux, des larmes de douleur parant mes yeux d’humidité alors que mes pupilles se dilataient de peine. Elle retira son poing de mon corps prostré qui s’effondra à genoux sur le sol dur du sol. Des formes noires papillonnaient au-devant de mes yeux.

    - « TU TE PRENDS POUR QUI CONNACE !! TU FAIS TA MALIGNE PARCEQUE TU DOIGTES TA SALOPE DE DELEY ??!» chantonna a haute fréquence la douce voix du pitbull.

    Je soufflais, tentant d’évacuer la douleur, de reprendre ma respiration et je me relevais en tremblant. Tout doucement une main posée sur mon ventre, je reprenais peu à peu une stature verticale. Je vacillais. J’esquissais un geste en direction du pitbull qui regarda avec un sourire narquois ma main se poser faiblement sur son épaule. Sans force. Je soufflais bruyamment, j'avais mal et elle pouvait le voir. Ses sous fifre ricanaient en voyant ma pauvre stature. Mes yeux se relevaient vers elle, emplit de douleur et ma voix tremblante entrecoupée par mon souffle lourd s’éleva

    - « La gouine t’emmerde salope. Tu es tellement nulle et sans force comparée a Deley que tu t’acharne sur une faiblarde comme moi. C’est toi qui fais pitié. Et dis-moi, ça te rend jalouse que Deley et moi nous nous amusions alors que toi la seule nana potable que tu arrives à te taper avec ta gueule c’est ta cousine qui a tellement pitié de toi qu’elle accepte de te peloter une fois tous les trois mois. En tout cas tu sais ce qu’elle te dit la gouine ? »

    Ma main se resserra sur son épaule formant un étau puissant. Je reculais ma tête en arrière et la balançais en direction du pitbull, mon front heurta avec violence le visage du pitbull alors qu’un craquement lourd, une fontaine de sang et un hurlement ignoble envahissait la rue. Je venais de lui peter le nez. Joli Parker, vraiment joli.

    Le pitbull qui avait les deux mains plaquées à son nez dégoulinant de sang ordonnait. Avec une voix rendu pâteuse par la douleur, a ses acolytes de, je cite « ME BOUSSILLER LA GUEULE DE MA RACE ». Je regardais les cinq bulldogs se jeter sur moi avec l’esquisse d’un sourire. Ça voulait rien dire « Bousiller la gueule de ma race ».

    Je m’effondrais au sol, les coups se mirent à pleuvoir, la douleur à irradier, j’en avais rien à foutre, cette salope avait payé pour avoir insulté ma Rockstar.

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MessageSujet: Re: Do it like a brother, do it like a dude ~ [DELEY]   Dim 17 Juil - 9:21


"Deley, tu t'y connais vraiment bien dans ton rayon, tu nous fais réaliser de superbes ventes, mais s'il te plait, souris un peu plus."

Je soupirais, et lui marmonnais un "Ouais ouais" dans ma barbe. Bien évidement, simple expression, je n'ai pas de barbe. Juste une peau féminine et douce, pâle, mais sans la moindre trace de virilité. Je m'éloigne ? Ah, oui. Enfin, toujours est-il que cette remarque ne me plaisait guêre. Oui oui, aucune remarque ne me plaisait, c'est vrai. Mais celle-ci encore moins. Je travaillais dans ce petit magasin -peu glorieux- depuis quelques mois déjà. Il était certes ce qu'il y avait de mieux pour moi, vu qu'il correspondait à mon domaine, mais... Je ne devais vraiment pas être faite pour du relationnel. Voir des gens à longueur de journée, sentir leur parfum trop fort, désagréable, surchargé, ou bien leur haleine putride, à l'équivalence de celle d'un chameau -qui en plus aurait été charognard et cannibale-, c'en était trop pour moi. Bien évidement, de temps en temps, une personne sortait du lot. C'était agréable, je lui parlais en toute tranquillité, parfois même un peu trop longtemps, mais c'était si agréable. Certains avaient même le droit à un sourire. Un sourire franc, pas un semblant de mimique exagérée et au summum de l'hypocrisie.
Je crois bien que c'était ça le problème. Cette mimique désagréable, ou même, l'absence totale de mimique. L'air neutre que prenait mon visage, l'indifférence qui se peignait dans mes paroles, ou même la désinvolture de mes gestes. Je n'aimait pas vraiment les gens, était-ce de ma faute ? Enfin, pour en revenir au-dit problème de ce sourire... Je ne pouvais que fournir l'illusion d'une amélioration à mon supérieur. Dieu, comme je n'aimais pas ce mot "supérieur"... Et oui, "Dieu" est aussi une expression, vu que je n'y crois pas non plus.

"Aller, je sais que tu peux le faire. On se revoit demain matin pour l'ouverture !"

Ah oui ? Moi je savais très bien que je ne pouvais PAS le faire. Car pour le faire, il fallait déjà en avoir envie. Et je n'en avais pas envie, justement. Je lui adressais un signe de main qui se voulait agréable pour le saluer. Je n'aimais pas vraiment son optique des choses, mais je le respectais, comme toute autre personne qui ne m'aurait pas nuit ou insupportée.
J'avais gagné mon après-midi, et... Je n'avais plus rien à faire. Je jetais un regard à mon portable pour consulter l'heure, tout en me dirigeant vers la sortie. Il était bien plus tôt que prévu. J'haussais les épaules et sortait une cigarette de mon paquet, glissé dans ma poche. J'en avais toujours au moins un sur moi. Question de survie.
J'allumais donc ma barette de nicotine tout en marchant dans la rue. Je ne voulais pas avoir affaire à l'ennui. Et c'est donc pour ça que je décidais de me diriger vers le conservatoire de musique. Avec un peu de chance, Parker s'y trouverait, et je n'aurais que peu de temps à l'attendre. Pourquoi j'allais vers elle ? La réponse était simple : Elle faisait partie du peu de gens que j'appréciais vraiment. Elle m'interressait, me faisait rire, et surtout, elle n'était pas chiante.

Je dérivais donc de rue en rue. J'avais tellement traîné dehors qu'en peu de temps, je les connaissais déjà presque toutes. Je marchais, droite, fière, comme toujours. J'ignorais totalement les gens que je croisais, même si certains se retournaient pour me regarder. Sûrement ma façon d'être et ma tenue vestimentaire qui leur tapait dans l'oeil. Pourtant, aujourd'hui, je me trouvais assez sobre. J'avais enfilé à la va-vite un simple slim noir, mes rangers, et un t-shirt beige qui se trouvait dissimulé sous ma veste de cuir. Très sobre.
Après un petit quart d'heure de marche, j'arrivais enfin en vue de l'imposant bâtiment du conservatoire. Eux, ils ne faisaient pas dans le discret. Mais d'un autre côté, il devait en falloir de la place pour faire entrer l'égo surdimensionné de la plupart des élèves gosses de riches dont le trou de balle devait se trouver bien plus haut que la moyenne.
Et comme pour aller avec le désagréable que m'inspirait le bâtiment, j'entendais bientôt des éclats de voix. Une langue si mélodieuse, si agréable, ponctuée de "Dans ta gueule pauvre conne." "Ca t'apprendra, salope." et autres. Rien qu'en les entendant, on aurait pu les interpretter comme du langage sms.
Par simple curiosité -et par fuite de l'ennui-, je m'approchais, jusqu'à rencontrer un groupe de jeunes femmes. Les ricanements sadiques et les grossieretés qui s'élevaient de se groupe m'apportèrent la confirmation que c'était bien elles, le langage sms parlé. Mais un détail attira davantage mon attention : La personne qui était au milieu de ce groupe de femelles enragées. J'entendis même mon prénom.

Je m'approchais donc, en saisissait une par le col et la dégageais de mon passage. Je connaissais deux des jeunes femmes, personnellement. Evidemment, l'une était Parker. L'autre, j'avais oublié son nom, mais je la connaissais. Mon arrivée sembla les surprendre, puisqu'elles se reculèrent toutes d'un même mouvement. Je les saluais :

-Aller les chiennes, on dégage la queue entre les jambes et on se couche. C'est pas comme si vous n'en aviez pas l'habitude. Pas vrai ?

Des insultes fusèrent. Quel langage ignoble. Il me semblait qu'on m'avait salué.

-Quand on parle de la gouine. On l'a démonté, ta pote. A cause de toi sale pute !

Je me tournais. J'avais certes un mauvais penchant pour la débauche et la luxure, mais de là à me califier de prostituée... Je me mettais à rire en appercevant le nez rougis et enflé de celle qui avait parlé. Décidemment, Parker était pleine de surprise. Je m'avançais et la conçait entre le mur et moi. Je me penchais vers son visage. Plus personne ne bougeait, absorbé dans cette nouvelle scène. Mes lèvres s'entrouvrirent.

-Oh, je suis très fière de toi. Tu te sens puissante je suppose ? Le nez rouge te va bien, je féliciterais Parker de ta part, elle a fait du beau boulot. Maintenant, il serait bon que tu apprennes à t'en prendre à la bonne personne. C'est le rateau de la dernière fois qui a brisé ton petit coeur au point de faire éclater tant de haine ?

Je ricannais et me reculais. L'une s'avança vers moi. De vrais chiens de garde. Je me contentais de l'esquiver et l'envoyais contre le mur avec violence. Dommage que je fus de dos, j'aurais payé cher pour voir son visage heurter le mur en béton. J'en dégageais une autre de mon chemin, en la poussant simplement. J'en poussais une, le groupe reculait. Je m'arrêtais devant Parker et me tournais vers elles.

-Bon, vous vous cassez oui ou merde ? D'autres volontaires pour une chirurgie du visage ?

Elles me craignaient, ça se voyait. Mais il faut toujours se méfier d'un chien appeuré. En général, il attaque. La Sans Nom était arrivée derrière moi. Je reçus son coup dans les côtes. Je me penchais, le souffle coupé, une douleur vive sous mon coude. Il fallait se redresser, et c'est ce que je fis, après une grande inspiration. Mon poing vola à son tour, rapide, et en pleine face. Décidemment, ce nez prenait cher. Elle trébucha et tomba au sol. Je venais m'accroupir à ses côtés pour lui adresser quelques paroles.

-Ne t'avises plus de toucher à un seul de ses cheveux, sinon, c'est tout le visage que tu devras te faire refaire. Ensuite, apprend le courage, se déplacer en meute.. Il n'y a aucune fierté là-dedans. Et pour terminer...

Je l'attrapais par le tissu de son haut pour la redresser vers moi. Mes lèvres frôlèrent les siennes, ensanglantées.

-Oses parler à nouveau de ma mère ainsi, et là, je te bute.

Un espèce de murmure, suivit d'un gloussement guttural (:D) me répondit : "Vas te faire foutre, salope." Je la laissais tomber et me redressais. Je replaçais l'une de mes mèches de cheveux et adressais un signe à la meute, leur signalant de débarasser ce déchet de la route. Elles ne se firent pas prier. Trouillardes.
Je me rapprochais de Parker et lui tendit une main pour la redresser, lui offrant mon bras comme appui.

-Salut Parker, la forme à c'que j'vois.

Je la gratifiais d'un sourire franc. Elle était l'une des seules personnes à le mériter.

-Bon, on va faire un tour à l'hôpital histoire de se promener un peu ?
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MessageSujet: Re: Do it like a brother, do it like a dude ~ [DELEY]   Dim 17 Juil - 13:27

Un
Deux
Trois
Coup…de poings.

Uppercuts, coups de bottes. Trois cotes cassées. Sans doute un œil au beurre. Un liquide visqueux coulait de mon arcade. Du sang. J’allais mourir, sans doute si elles continuaient de s’acharner. Les assauts pleuvaient, je n’avais pas le temps d’y répondre alors je ne quittais pas mes assaillantes des yeux, mon regard empreint de douleur continuant pourtant de les toiser, un rictus douloureux et pourtant arrogant étirant mes lèvres. Elles semblaient déstabilisées par mon visage qui malgré les coups et la douleur apparente qui affichait gardait une impertinence impétueuse.

Ahah ces chiennes me bousillaient la gueule et je parvenais tout de même à les déstabiliser. Une belle victoire. Alors que les coups me brisaient peu à peu, irradiant mon corps tout entier de douleur, je me mis à penser à Deley. Elle était si forte, si indépendante et impétueuse. Jamais elle n’aurait terminé en pâture comme moi.

- "Aller les chiennes, on dégage la queue entre les jambes et on se couche. C'est pas comme si vous n'en aviez pas l'habitude. Pas vrai ? "

Mes yeux s’ouvrirent. Cette voix, puissante, ces mots prononcés avec tant de mélodie. Deley. Je souriais au travers du sang, réprimant un petit rictus de douleur et je mis à penser avec joie :

*Vous êtes cuites sales chiennes. On se rejoint en enfers*

En fait, je n’allais sans doute pas mourir. L’intervention de Deley qui soit en dit-tant passant était magnifique du haut de ses bottes, de son slim et de sa veste en cuir, semblait avoir effrayé mes assaillantes qui avaient cessé tout assaut sur mon pauvre corps déjà joliment meurtri. Je me sentis revivre, et je ne la quittais pas des yeux. Quelle prestance, quel porté si fier digne d’une reine. Bon Parker…tu t’égares la…Normalement la douleur est sensée être telle que tu ne devrais même pas pouvoir te concentrer sur quoi que ce soit. Ah bon ?

Je grimaçais et me reconcentrais sur la scène. Les insultes pleuvaient mais elles étaient bien trop basses pour toucher Deley qui continuait de briller au milieu de cette chienne. Elle répondît à leurs injures avec encore une fois la plus grande des classes. Me féliciter pour le coup de boule ? Ah, si tu savais Deley, j’aurais pu lui faire bien plus j’avais été plus forte.

Ma guitariste se mit en marche, une vraie machine à tuer alors qu’elle en envoyait une voler contre le mur a cote de moi. Ouch. Son cri laissait deviner qu’elle l’avait senti passer ce coup. Je n’étais nullement inquiète en contemplant Deley contre ces chiennes. Elle était bien plus forte qu’elles. C’est pourquoi quand l’autre CONNACE DE PITBULL lui porta un coup bas, je me révoltais, je m’insurgeais, je m’énervais du bas de mon sol sur lequel j’étais prostrée. Oui oui, je sais, je faisais pitié. Non mais sérieusement qu’elle salope cette nana, surprendre Deley par derrière. Si j’avais pu, je me serais relever et je lui aurais à nouveau défoncé le nez au risque de me briser le crane. Si j’avais pu. Mais je ne pouvais pas. Et c’est pour cela que lorsque Deley le fit pour moi, j’étais prête à la demander en mariage et à lui faire pleins d’enfant s’il le fallait. Ne me demandez pas comment, je n’en ai pas la moindre idée. Une lueur d’intense satisfaction peigna mon visage quand le pitbull s’effondra lourdement au sol. TIENS MANGE AHAHAHAHAHA SALOPE.

Elles finirent toute par partir et Deley s’approcha de moi. Peut-être m’avait-on frappé la tête tellement fort que Deley me sembla encore plus belle que d’habitude quand elle s’approcha de moi et me tendis son bras.

-"Salut Parker, la forme à c'que j'vois."

Je plongeais mes yeux dans les siens et souriait en grimaçant de douleur. Ces connasses avaient aussi défoncé mes lèvres mes jolies levres qui maintenant étaient parées d'une vilaine coupure en leur centre. Eh merde.

- "Oui. Tout a fait. En parfaite santé. Deux, trois cotes cassées, une tronche a la Roocky mais tout va pour la mieux et toi toujours aussi belle. Vraiment."

Elle me sourit et je me sentit fondre. Deley...Mon coeur se serra et je fus heureuse qu'elle n'ai rien.

-"Bon, on va faire un tour à l'hôpital histoire de se promener un peu ?"

Je souriais à ces mots, puis poussais un grognement douloureux.

- « Putain… »

J’attrapais son bras avec un crissement déplaisant et me relevais en réprimant un petit cri quand mes cotes me rappelèrent que « AH QUE COUCOU ON EST TOUTE FELEE ALORS TU NOUS EXCUSES SI ON A DU MAL A SUIVRE TES MOUVEMENTS ». Je titubais, vacillais comme une alcoolique et me retenais a Deley mon souffle saccadé. Ma voix s’éleva, pâteuse.

- « Hôpital…ça a l’air sympas las bas. Pourquoi pas. Après tout je pensais leur payer une visite à ces braves médecins qui sauvent nos vies chaque jour. Oui, c’était sur mon planning juste en dessous de « me faire défoncer la tronche par une meute de chiennes enragées ». Oh on est pile dans les temps en plus. Mais je dois te dire que j’avais prévu d’aller voir les docteurs beaucoup plus amochée et sans doute inconsciente ou dans le coma. Je te remercie de m’avoir épargné cela. »

Mes yeux bien qu’emplis de douleur lui lancèrent un regard pétillant et laconique alors qu’un sourire étirait mes lèvres ouvrant à nouveau la coupure qui décorait leur centre et me faisait soupirer de peine. Je lui serrais doucement le poignet et prenait une expression plus sérieuse ce qui était certainement comique au vue de mon visage ressemblant sans doute a une réplique de Frankenstein.

- « Merci Deley d’être intervenue. Je sais qu’elles t’on insulte toi et ta mère et je suis désolée de ne pas avoir pu faire plus pour les faire payer. »

Je soupirais puis murmurait :

- « En fait les gens ne deconnent pas quand ils disent que la cigarette est dangereuse. Si j’avais su. Je vais peut-être arrêter de fumer moi. »

Mon envie de clope avait fait qu’une horde de chiennes enragées étaient venues me refaire le portrait. Les cigarettes sont perfides mes amie !
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MessageSujet: Re: Do it like a brother, do it like a dude ~ [DELEY]   Dim 17 Juil - 21:23


Je m'accroupissais et j'observais son visage quelques instants. La pauvre, elle n'avait pas été loupée non plus. Ces chiennes n'y était pas allées de main morte. Garces. Mais bon, malgré ses blessures, elle conservait son charme. Je passais une main sur sa joue avec douceur en esquissant un sourire. Un sourire qui se voulait bienveillant, mais aussi amusé. Elle conservait également son humour. Je laissais échapper un rire, avant de poser une main sur le dessus de sa tête.

-Je sais bien, j'ai regardé ton agenda en douce. C'est pour ça que je suis arrivée si vite.

Je me redressais un peu et j'utilisais le bas de mon t-shirt pour lui essuyer la lèvre. Il se teinta rapidement de la couleur de son sang. Rien de grave, de nos jours, on pouvait laver n'importe quoi. Et puis, pour un t-shirt, je n'allais pas en faire tout un drame. Ceci fait, je posais doucement mes lèvres sur les siennes. Elles avaient encore le goût du sang, mais peu m'importais, j'avais vu pire. Et puis, il fallait bien lui donner un peu de courage. Après un second sourire, je passais son bras autour de mes épaules pour la soutenir et me relevais. Ses côtes allaient sûrement la faire souffrir, mais nous n'avions pas vraiment le choix. Et puis, elle était courageuse, ça, je le savais. Par contre, je ne savais pas si c'était les coups qui la faisaient divaguer à ce point, mais ça n'en restait pas moins drôle.

-Aller, je t'emmène avant que tu ne délires trop.

Elle me parlait alors de ma mère. Et elle avait bien raison. S'il y avait bien une chose que je ne supportais pas, c'était bien qu'on s'en prenne à ma mère. A moi, je m'en foutais, mais pas à ma mère. Et ça, Parker l'avait bien compris. La façon dont elle se préoccupait de moi et voulait me protéger était vraiment mignonne. Certes, je n'aimais pas vraiment ce qui était mignon, mais de sa part, c'en devenait touchant. J'étais plutôt fière d'elle. Elle qui était en général timide, voir discrète, elle m'avait fait une belle surprise en se défendant ainsi.

-Tu en as fais largement assez tu sais. Je suis fière de toi, Parker. Mais la prochaine fois, évite de te faire taper dessus comme ça. C'est bien dommage de t'abîmer ainsi.

Je commençais à marcher, la faisant avancer pas à pas. J'avais connu de tels coups, et je savais donc à quel point il en devenait douloureux de se mouvoir. Respirer pouvait même devenir un calvaire. Mais malgré ça, elle continuait avec ses pointes d'humour. Touchante.
Nous tournions au coin de la rue. Plus nous avançions, plus je la trouvais mal en point. Je l'avais sûrement regardée trop vite. Je la lâchais et m'avancer d'un pas devant elle, posant un genoux à terre, dos à elle. Je lui désignais mes épaules.

-Aller, monte. On ira plus vite, et tu souffriras moins.

Je lui adressais un énième sourire pour lui certifier que cela ne me dérangeais pas, mais aussi pour la prévenir que je ne lui laissais pas le choix.
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MessageSujet: Re: Do it like a brother, do it like a dude ~ [DELEY]   Lun 18 Juil - 12:10

C’est drôle mais quand on s’est vu tabasser par une horde de femmes enragées, on se met à voir les choses différemment. Je me sentais si légère et tout semblait danser autour de moi. Et Deley…Etais-ce la montée d’endorphine du a la douleur qui la rendait si belle, si rayonnante comme mon propre petit soleil. Ou était-ce tout simplement que j’étais éperdument amoureuse d’elle. Chut Parker, tu divagues ma vieille.

Je la regardais essuyer mes lèvres de son t-shirt, fronçant les sourcils en la voyant ainsi se salir. Elle ne permit pas de lui en faire le reproche quand ses lèvres effleurèrent les miennes. Vous savez ce que me fit la sensation de ses lippes si douce contre les miennes quand mon corps irradiait d’une douleur incommensurable ? Un picotement frais et merveilleux inonda mon visage semblant faire renflouée la douleur. Un doux frisson remonta le long de mon échine me faisait grimacer lorsque mes cotes meurtries protestèrent. Ces chiennes savaient cogner.

Elle glissa son bras autour de moi et je me sentis pleinement en sécurité à cet instant même. Ma douleur sembla se dissiper. J’humais les effluves de son parfum délicieux qui titilla mes narines. Et si je réprimais ma douleur pour me mettre à genoux pour la demander en mariage ?

-Aller, je t'emmène avant que tu ne délires trop.

+ 1 Deley. Je crois que je délirais, la. Il était temps d’aller voir messieurs les apothicaires avant que je me mette à lui chanter une sérénade. Je me maintenais contre elle tentant de ne pas me faire trop lourde en ne m’appuyant pas entière contre son corps a l’apparence si frêle. Je sentais ses os saillants contre moi et bien qu’elle soit très mince, je trouvais son corps magnifique…Oups. Je m’égarais encore une fois.

J’écoutais ses mots qui me firent rougir. Elle était fière de moi. Cette phrase fit bondir mon cœur de joie. Devrais-je lui dire que moi j’étais fière de la connaitre, de la compter parmi mes amies, de recevoir ses sourires magnifique ? Je lui décrochai un sourire heureux, heureusement mes dents n’avaient pas décidé de se faire la mal sous les assauts de ces chiennes. Mes yeux pétillaient malgré la trace noirâtre qui entourait l’un d’eux :

- « Me faire abimer comme cela ? Tu rigoles ? Si c’était à refaire, je le ferais, Deley. Je ne supporte pas…que l’on dise du mal de toi et surtout de ta mère que tu sembles adorer. Ces chiennes n’avaient certes pas à salir le nom de quelqu’un qu’elle ne connaisse même pas. Et puis tu sais, j’étais un peu lasse de mon apparence, je voulais pimenter un peu les choses, me faire refaire le portrait. Donc je ne me suis pas fait vraiment abimer. Appelons cela un changement d’apparence. Comment tu me trouves ? »

Un nouveau sourire étira mes lèvres meurtries. Mes yeux brillants ne se lassaient pas de caresser son visage. Que j’aurais aimé que cette douleur lancinante quitte mon corps. Nous marchions, un pas après l’autre, Deley me soutenait plus que je ne pouvais marcher. Je tentais de masquer cette peine qui me tiraillait, de marcher plus vite, d’être plus forte que je ne le montrais. Je ne voulais pas qu’elle me voit si faible. Et pourtant…elle s’abaissa devant moi pour me porter. Je me mis à rougir violemment et écarquillais les yeux. Non pas cela. J’allais refuser de vive voix puis je me rappelais à qui j’avais à faire : Deley Hope Vanwyk, guitariste hors pair, anarchiste rebelle et belle qui bien qu’elle se montrait froide et distante et parfois arrogante possédais un des cœurs les plus doux au monde quand on parvenait à apprivoiser le feu incandescent qui brulait en elle. Si je refusais, ça aurait voulu dire que je ne comprenais pas qui elle était. Et ça je le refusais ! De plus, j’étais de plus en plus faible. Ma tête me tournait, et la douleur était quasi insoutenable. Deley le savait, elle l’avait vécu et elle me connaissait. Avec une extrême douceur je grimpais sur son dos veillant à ne pas lui faire mal. J’encadrais sa gorge de mes bras. Je murmurais d’une voix timide :

- « M-Merci Deley…Je sais pas trop ce que je ferais sans toi. »

Je n’osais surtout pas l’imaginer. Mais je gardais ces pensées éperdues pour moi. La guitariste était la représentation humaine de la liberté. Rien ne l’entravait alors je n’allais surement pas prendre le risque de la rendre captive en lui avouant mes sentiments pour elle. Un oiseau perdait sa beauté si on l’enfermait dans une cage même si cette cage représente l’amour. Pff…Oui je sais. Une vraie mauviette.

Alors qu’elle se redressait et se mettait à marcher, je murmurais contre son oreille :

- « Alors puis-je savoir ce que l’illustre guitariste que tu es a fait pour mettre en colère une meute de chiennes enragées ? Ou c’est secret défense ? »

La douleur s’était estompée quelque peu alors que Deley me gratifiait de son dos. Je me sentais bien, la. Même avec mon œil au beurre noir et quelques cotes cassées. Ça valait le coup.
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MessageSujet: Re: Do it like a brother, do it like a dude ~ [DELEY]   Mar 19 Juil - 0:02


Là, elle commençait vraiment à délirer. C'était Parker. Toujours le mot pour rire. Ou du moins, pour me faire sourire. Je me redressais lentement, histoire de ne pas trop la secouer sur mon dos, et j'essayais de ne pas la serrer trop fort pour ne pas lui faire davantage mal. Elle adopta directement la position parfaite. Je n'avais pas trop à la tenir, et elle ne m'étranglait pas pour autant. Je recommençais donc à marcher d'un pas plus rapide, continuant de lui tenir la discussion.

-Je te trouve toujours aussi belle.

C'était spontané. Je n'aurais pas pu lui répondre autre chose. C'était la première réponse qui avait traversé mes pensées. Elle était vraie, bien évidemment. Mais pas maquillée, pas tournée en discrétion, pas niée, juste la simple vérité, d'un bloc. De toute façon, je ne lui avais jamais vraiment caché le fait que je la trouvais belle. Elle l'était, pourquoi le nier ?
Je marchais donc à un rythme assez tranquille, me dirigeant vers l'hopital le plus proche. Je n'aimais pas vraiment ces endroits, mais cette fois-ci, il fallait vraiment y aller. Parker avait besoin de soins, de contrôles. Je savais pertinemment ce qu'ils allaient lui dire : Du repos, le moins de mouvement possible, repos, pas bouger. J'avais bien du mal à imaginer Parker clouée dans son lit sans bouger... La grosse blague. C'était une pile. Toujours en action, toujours la pêche, le sourire. Comment pouvait-elle se contenter de rester allongée ?

-Sans moi tu ne serais certainement pas dans cet état, et tu aurais aussi certainement moins d'ennuis.

On aurait pu croire que je m'en voulais. En fait, c'était bel et bien le cas. Je m'en voulais de l'avoir entraîné dans mes ennuis -qui n'étaient pas supposés en être- et de constater à quel point je l'avais enfoncée avec moi. Mais ce qui m'écoeurait le plus dans cette histoire, c'était la lâcheté humaine. Cette chienne avait ramené toute sa meute. Des lâches. Une contre six, vraiment aucune fierté, aucune gloire. Elles ne m'inspiraient que de la pitié, du mépris. Si elles m'en voulaient tant, pourquoi ne pas venir me chercher tout simplement ? Pourquoi s'en prendre à l'une des personnes des plus agréables, des plus gentilles ? Si l'état de Parker n'avait pas été si avancé, j'aurais bien sur passé plus de temps à rabaisser ces chiennes, plus bas que terre, les enterrant à la fois verbalement et physiquement. Je ne supportais pas une telle lâcheté. Cela me mettait hors de moi.
La voix de Parker me tira de son énervement solitaire. Je sortais de mes pensées, retrouvant mon calme habituel. Décidemment. Elle voulait savoir ce que j'avais fais pour m'attirer de telles foudres. C'était légèrement flou dans ma mémoire, mais je me rappelais de certaines choses. Vu l'état de ma bassiste, je pouvais bien lui dire pour quelles raisons elle s'était faite tabasser. Je lui devais bien ça.

-Si ma mémoire est bonne. J'étais en soirée et cette... Le... Ce bulldog est venu me voir. Je devais avoir bu, et elle ne devait pas être totalement nette non plus. Apparemment, elle était à l'un de nos concerts, et c'est pour cela qu'elle t'a reconnue je pense. Enfin toujours est-il que j'ai du lui coller un rateau un peu trop violent dans le nez, et qu'elle n'a pas du apprécier. Refoulée de merde. Elle parle de gouines alors qu'elle en fait partie.

Je tournais au coin de la rue. L'hopital n'était plus bien loin. Cinq minutes de marche plus tard, je m'arrêtais devant la porte l'espace de quelques secondes. Une inspiration plus tard, j'entrais. Une fois à l'intérieur, j'interpellais le premier infirmier qui passait, lui demandant -certes peu aimablement- d'appeler quelqu'un pour mon amie. Il me répondait de faire la queue, et je déposait doucement Parker sur ses pieds pour pouvoir m'avancer vers lui plus librement. Je posais une main sur son épaule et lui désignait Parker.

-Ecoute moi bien... -Je jetais un oeil à son badge- Kevin. Tu dois sûrement avoir une bonne vue non ? Alors tu la regardes bien, et tu vas lui chercher un médecin au plus vite, sinon, c'est pour toi qu'on ira le chercher, pigé ?

Je le relâchais et tendait une main à Parker pour qu'elle me suive jusqu'a un siège où elle pourrait s'asseoir. Un médecin ne devrait pas trop tarder...
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MessageSujet: Re: Do it like a brother, do it like a dude ~ [DELEY]   Mar 19 Juil - 13:18

Je me sentais bien sur le dos de Deley. Tout me paraissait si loin et distant hormis la chaleur qui se dégageait de son corps si gracile. Le balancement gracieux de sa démarche me berçait, m’enfonçant peu à peu dans cette langueur bienveillante et pourtant si dangereuse pour quelqu’un qui avait reçu de tels coups. Je me rappelais qu’il ne fallait jamais s’assoupir après un tel choc. Mais j’étais tellement bien comme cela que je décidais de m’en foutre. Logique non ? Deley sans même le savoir, me sauva, encore. Décidément, j’allai prendre un abondement ! Plongée dans ma langueur, sa voix me parvint aux oreilles et ses mots me firent l’effet d’un gifle magistrale tant je ne m’y attendais pas.

-Je te trouve toujours aussi belle

O_O

Voilà un peu sommairement l’expression qui vint se peigner sur mon visage. L’un de mes yeux étant plus foncé de par mon œil au beurre noir à la Roocky ! Je m’apprêtais à demander « IL Y A-T-IL UN MEDECIN DANS LA SALLE MON AMIE ICI PRESENTE A PRIS UN COUP ! ». Sauf que, de un, il n’y avait pas de salle vu que nous étions en plein air et de deux…eh bien…je sais que j’utilise souvent cet argument mais c’était Deley et Deley était une femme de peu de mots mais lorsque le Dieu de l’élocution faisait mouvoir ces lèvres et bien c’était pour dire des choses vraies, qu’elle pensait vraiment. Alors ton docteur Parker, tu peux te le mettre dans le HUM.

Décidément je me trouvais bien philosophique et réfléchie aujourd’hui. Le rouge me monta cependant aux joues en l’entendant parler. Que devais-je répondre. Qu’elle était si belle que je suis sure que même la lune jalousait sa brillance. Que je voulais rendre le monde entier aveugle pour ne pas qu’on la regarde avec tant d’admiration ? Que même le plus doué des peintres de ce monde n’arriverait à reproduire le millième de sa beauté grandiloquente ? Il fallait que je réponde quelque que chose qui est la classe. Et c’est avec cette pensée que je murmurais près de son oreille.

- « Ah… »

JE DEMANDE UN TONNERRE D’APPLAUDISSEMENT POUR MADEMOISELLE PARKER LENA SKILLET UNE RATE DE LA LIFE QUI N’ARRIVE MEME PAS A ALLIGNER DEUX MOTS. Non bravo-là, je m’auto-félicite, je ne crois pas avoir pu faire pire. Si peut-être en sortant un truc encore plus profond du genre « Oh ? ». Non mais sérieusement, j’étais capable d’insulter et de défoncer à coups de front une femme croisée avec un pitbull mais répondre un truc simple et classe à la fille dont j’étais amoureuse, non ? Je n’avais plus qu’à mourir. Dommage qu’on ne m’est pas frappé plus fort.

Sa voix s’éleva à nouveau, si chantante, si mélodique alors que je m’automutilais intérieurement pour la connerie dont je pouvais faire preuve quelques fois…bon souvent…BON TOUT LE TEMPS CA VA J’AI COMPRIS ;_ ;. Mes yeux s’écarquillèrent à nouveau à ces mots, et je ressentis un pincement au cœur. Elle se sentait coupable qu’on se soit ainsi attaquée à moi ? Mais…Mais…enfin ce n’était pas vrai ! Bon d’accord ces chiennes étaient venu vers moi parce qu’elle m’avait sans doute vu trainer avec Deley mais après elle n’avait sans doute pas l’intention de m’attaquer sinon je n’avais pas ouvert ma grande bouche qui ne semblait fonctionner que dans les MAUVAISES situations, a sortir des « Ah » d’attardé mentale quand il fallait un dire quelque chose de bien et des « Tu sais ce qu’elle te dit la gouine » devant une meute de chiennes violente. Décidément, il allait falloir que je me plaigne un jour auprès de mes géniteurs de m’avoir dotée d’un pareil appareil.

Ses mots me firent mal, je ne voulais pas qu’elle se sente coupable à cause de moi, c’était moi qui avait bien voulu me faire défoncer la tronche en voulant jouer les cakoos alors que le karaté et moi on avait jamais été vraiment potes. Timidement, j’inclinais ma tête en sa direction en effleurais sa joue de mes lippes endolories puis d’une voix douce, emplis de cette habituelle teinte de rigolade, je lui murmurais :

- « Tu sais avant de te rencontrer, je me disais que ma vie était bien ennuyeuse. Maintenant si je ne me tape pas au moins deux montées d’adrénaline par jour c’est qu’il y a un problème. Et j’adore cela. Mes cotes moins certes mais elles s’habitueront va. Et puis je pourrais me venter d’avoir brisé le nez d’une fille qui faisait sans doute le double de mon poids. Si ce n’est pas la classe ça !! Tu viens de me rendre encore plus classe que je ne le suis déjà ! Ca s’trouve un jour on me craindra autant que toi, Deley ! »

AHAHAH DANS TES REVES PARKER. Oh ta gueule toi e__e. J’ajoutais d’une voix plus sérieuse, plus douce, emplie d’une vérité qui semblait absolue :

- Tu en vaux le coup, Deley, chaque minute avec toi en vaut la peine. »

Ah bah voilà Parker quand tu veux !! Bon un petit peu trop romantique éperdu mais bon on n’allait pas en demander trop non plus, si ? Je rougissais à mes propres mots et maudissait mon esprit a la con qui semblait avoir pour seul but de me descendre. J’écoutais avidement les explications de pourquoi on avait décidé en ce beau matin ensoleillé de me priver de ma tendre nicotine et je ne pouvais m’empêcher un sourire satisfait d'étirer mes lèvres alors que mon esprit s’écriait joyeusement : AHAHAH PREND TOI CELA SALE CHIENNE !!TOI ELLE T’A FOUTU UN RATEAU PAS MOI !!! (a). Bah quoi ? Je devais bien trouver un peu de satisfaction dans le fait qu’on m’est si vilainement amochée.

- « Tu sais Deley en la refoulant tu étais dans ton droit, dans ton devoir même ! La zoophilie est punie par la loi ! Même pour les bulldogs. J’aurais dû lui expliquer cela entre deux coups de poings peut-être aurait-elle cessé de s’acharner sur moi en réalisant que tu aurais fini en prison en faisant des choses avec une chienne. Enfin bref, les jeunes de nos jours ils ne réfléchissent plus. » Soupire exagéré et dramatique. Je suis con, oui je sais mais si je pouvais la faire rire alors je voulais bien être la plus débile de ce monde. Pour elle. Mon esprit me susurra que je faisais vraiment pitié mais je décidais de l’ignorer pour me concentrer sur son odeur, la chaleur de sa peau, sa chevelure soyeuse qui me chatouillait la joue.

L’hôpital arriva trop vite et trop lentement à mon gout. Trop vite parce que je me sentais si bien contre elle et trop lentement parce que je me souvenais que Deley aussi avait pris un coup et mon corps si léger soit-il devait la faire souffrir. Je contemplais l’infirmier qu’elle venait d’interpeller et je fus surprise quand elle me posa au sol pour s’avancer vers le jeune homme. Oh. Oh pauvre Kevin. Repose en paix l’ami. Je ne pouvais empêcher un sentiment de satisfaction d’emplir mon cœur de la voir si ardent rien que pour moi. Mon cœur se mit à battre plus vite en réalisant que je comptais pour elle. Si mes cotes ne me faisait pas autant souffrir et si je ne m’étais pas trouver au milieu d’un hôpital, entourée de médecins qui risquaient en me voyant de me faire interner dans leur service psychiatrique, j’aurais sans doute dansé la macarena. Mais aussi sagement que je pouvais l’être, je me saisissais de la main de ma rockstar et la suivait en allant m’assoir gracieusement, m’affaler comme une mémé serait le mot plus juste, sur un siège a ses cotes.

Je me tournais vers Deley les yeux brillants en murmurant :

- « Tu sais on n’est pas obligées d’attendre un médecin, on assomme un infirmier, Kevin tiens ! On lui vole sa blouse et son badge et on va voler de la morphine puis on vole une ambulance parce que courir dans mon état, pas top et on s’injecte de la morphine ! Je suis sure que j’irais mieux après ! Et pas de méchants docteurs pour me planter des grosses aiguilles dans les bras et me prescrire des suppositoires que j’aurais du mal à enfiler avec mes cotes toutes pourries. «

Je lui lançais un regard dévolu, espérant qu’elle entendrait la peur dans ma voix que je tentais courageusement de cacher par ce plan débile et un humour d’attardé. Je n’aimais pas les médecins, ils étaient moches, pas beau et pas gentille et il ne me donnait plus de sucette. Bravo Parker. Très mature. Comme d’habitude. J’allais renforcer mes arguments avec quelques escapades à la McGiver et des cascades en hélicoptère et en hydravion quand une voix froide et pompeuse me fit crisser :

- « Bonjour mesdemoiselles, seriez-vous les deux jeunes femmes qui auraient terrorisé mon pauvre interne lors de son premier jour de travail ? »

Je me détournais du magnifique visage de Deley pour poser mes yeux sur une vie GRANDEMENT MOINS attirante. OH MON DIEU ! ce médecin avait-il déjà entendu parler du rasoir ? De la pince à épiler ? De bandes de cire ? Apparemment non quand on voyait les longs poils grisâtres qui semblait se faire la male de ses narines et de ses oreilles. Je réprimais une mimique de dégout en espérant que ce médecin était si dévolu par son travail qu’il n’avait pas le temps de s’occuper de son hygiène capillaire. Si ma théorie était bonne, j’étais entre de bonnes mains. Je devais juste fermer les yeux si je ne voulais pas le crever. Je déglutissais bruyamment et murmurait d’une voix penaude :

- « E-euh bah euh…C’était son baptême du premier jour…Mon..Docteur. Il faut bien les endurcir ces petits. Ce qui ne tue pas…nous rend plus fort ? »

Le vieux docteur poilu esquissa un semblant de sourire. C’était bon cela. SI je le faisais sourire peut-être qu’il ne me prescrirait pas de suppositoires. Continue Parker.

- « Veuillez me suivre. C’est à moi qu’il incombe de m’occuper des patients terroristes. »

OKAY DELEY ! ON SE BARRE ! IL VA NOUS INJECTER DES TRUCS BIZARES DANS LES VEINES ET VA NOUS DISEQUER ET ON VA IL VA VENDRE NOS ORGANES SUR LE MARCHE NOIR. On l’a foutu en rogne, je ne veux pas mourir ;__ ;. J’espérais que les coups que j’avais pris m’avaient rendu télépathe mais lorsque je vis le manque de réaction de ma comparse, je réalisai que je n’avais pas eu cette chance. J’agrippais doucement sa main en me levant le tirant avec moi. Docteur Poilu ne sembla pas dérangé par le fait que ma Rock Star m’accompagnait. Fort heureusement parce que sinon j'étais prête à attraper un fauteuil roulant et à me faire la malle.

Il nous fit entrer dans la salle de torture osculation et je souriais en voyant Kevin dans un coin tressaillir en posant ses yeux sur Deley. Docteur Poilu me fit asseoir sur la table d’examen, indiquant un siège à Deley. Il me demanda de me déshabiller et esquissa un sourire moqueur en me voyant me tortiller douloureusement pour tenter de me dévêtir. Kevin prit la relève et je réprimais une moue de dégout en sentant ses mains sur mon corps.

- « Cela ne vous dérange pas que votre amie vous voir dénudée mademoiselle ? » me demanda Docteur Poilu.

Je répondais machinalement :

- « Non, elle m’a déjà vu encore plus toute nue. »

Je plaquais alors ma main contre la bouche, me contrefichant de mes lèvres qui protestèrent. Un rouge cramoisie à en faire pâlir de jalousie une tomate espagnole recouvrit ma peau d’habitude si pale. NON MAIS PARKER CA NE VA PAS ? Qu’on me trucide, m’assassine, me fasse taire, par pitiiiiee Docteur, ôtez moi cette bouche qui ne m’apportait que des ennuis. Je tournais un regard contrit à Deley espérant qu’elle pouvait y lire tout le regret pour ma connerie profonde et sans limite.
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MessageSujet: Re: Do it like a brother, do it like a dude ~ [DELEY]   Ven 22 Juil - 23:33



-"Ah."

Ah. Encore du grand Parker. Cette réaction m'arrachait un sourire. La prendre au dépourvu, j'adorais ça. Vraiment. Voir son air de surprise, sa confusion, c'était vraiment touchant. Certes, cette fois-ci, je n'avais pas pu voir son visage, mais ce simple mot. Cette simple expression valait toutes les images. J'imaginais très bien son visage marqué par la surprise, par l'envie non satisfaite de répondre avec franchise et classe.

Elle me répondait ensuite par une longue tirade. Certes, son discours pouvait passer pour quelques paroles de masochiste, mais connaissant les faits et la demoiselle... Elle semblait tout de même fière de s'être battue. D'un côté, tant mieux, elle ne m'en voudrait de ce fait pas vraiment. Mais d'un autre côté, je préférais la préserver, éviter qu'elle ne prenne des coups, et encore moins de les prendre à ma place. Parker était brave, courageuse, et toujours de mon côté, je le savais bien. J'avais aussi connaissance d'une partie de ses sentiments. Mais ce n'était pas une raison pour l'utiliser comme bouclier, ou comme apât. Hors de question.

-Ce n'est plus une question de classe Parker... Ces filles auraient bien pu te tuer, même sans le vouloir. Taper au hasard dans tous les sens, c'est ce qu'il y a de plus dangereux.. Tu aurais pu t'en sortir dans un état bien plus lamentable... Je suis d'accord pour animer ta vie et te fournir tes montées d'adrénalines.. Mais il y a des moyens bien moins dangereux que celui-ci.

A sa phrase suivante, je manquais de m'arrêter. N'en ayant pas vraiment le temps, je me contentais de lever une main pour lui caresser la joue avec douceur, tout en continuant mon chemin. Si seulement elle savait ce que moi j'en pensais... Si seulement elle s'imaginait à quel point je n'en valais PAS le coup. Que je n'étais qu'un nid à emmerdes, un danger public, comme une bombe dont le minuteur ne serait pas munit d'écran pour indiquer le temps restant... Je pouvais attirer des ennuis n'importe où, n'importe quand. Il en devenait parfois bien dangereux de me fréquenter. Et la preuve en était là.

-Si tu le dis.

Je ne voulais pas la vexer, ni lui montrer à quel point je me dénigrais. Elle en avait déjà eu un bref apperçu une fois. C'avait été la première, ainsi que la dernière.
Je savais que l'explication au pourquoi du comment cette chienne enragée avait put m'en vouloir plairait à Parker. Je ne fus pas déçue de sa réaction, vraiment propre à notre phénomène.

-J'aurais juste dû y aller un peu moins fort... Je l'ai peut-être un peu trop cherchée, et elle n'a pas su faire le tri entre le sérieux et le flirt... Et puis.. Rha ne me parle pas de ces choses atroces.. Avec un chien, écoeurant !

Dans l'hôpital, après avoir demandé aimablement à l'infirmier de nous appeler un médecin, j'essayais de faire asseoir ma boule d'énergie qui ne semblait plus arrêter son flot de sotises. Voler de la morphine ? C'était tentant certes, mais pas dans son état. Je gardais l'idée pour plus tard, pour un petit jeu avec elle, lorsqu'elle irait mieux. Quelle andouille.

-J'ai la flemme de courir, nous ferons ça une prochaine fois, je te le promet ! T'auras même le droit de te déguiser en infirmière.

Je lui adressais un clin d'oeil taquin, lui renvoyant sa balle de l'humour dans le nez. Pauvre nez. Heureusement qu'il ne s'agissait que d'une image. Peur des grosses piqûres... Phobbie des Suppositoires.. Je ne pouvais m'empêcher de ricaner faiblement. Je me penchais à son oreille et y déttachais quelques mots emplis d'ironie :

-Je pourrais m'occuper des suppositoires si tu veux...

Je me reculais, souriante, guêtant le teint rosé qui ne devais pas mettre bien longtemps à envahir ses pomettes. Amusée et fière de moi, je me levais, ayant aperçus un médecin. Par chance, celui-ci venait droit vers nous. Après l'avoir détaillé rapidement, je me tournais vers Parker et esquissais une grimace de dégout. Sur le point du physique de cet homme, nous étions totalement d'accord apparemment.
Quand il nous demanda si nous étions bien les personnes qu'il cherchais, je hochais positivement la tête. Bien mon gars, tu peux le faire. Maintenant, on se bouge le cul, on est pas là pour taper la discut'.
J'aidais Parker à se lever et marchais derrière elle, une main sur son épaule, prête à la rattraper en cas de défaillance motrice, ou même de tentative de fuite improvisée. C'est qu'il restait une part de surprise chez la demoiselle.
Une fois dans la salle d'oscultation, et une fois Parker assise sur le brancard, je prenais place sur une chaise dans le coin. Je m'attendais à ce qu'il nous demande ce qu'il avait bien pu se passer, mais au lieu de celà, il demanda à Parker si elle n'était pas dérangée par ma présence alors qu'elle allait être dénudée. Je riais intérieurement. Ta présence la dérangera avant la mienne, pauvre con.
La remarque de Parker, pleine de spontanéité, me fit éclater de rire tout aussi spontanemment. Je me levais alors et m'approchais, ayant discerné l'une des grimaces de dégout de ma bassiste. Je m'imposais au médecin, ne lui laissant pas d'autre choix que de se décaler.

-Je crois bien qu'on ne pouvait pas faire plus, d'ailleurs.


J'adressais un autre clin d'oeil à Parker, ponctué d'un sourire en coin. Elle avait de la chance d'être blessée, et que le moche soit là. Parce que seule à seule dans une chambre d'hôpital.. Il aurait pu s'en passer, des choses. Je lâchais à l'adresse du médecin qui me semblait un peu trop observateur, pour des choses qui ne relevaient pas vraiment des blessures de mon amie :

-Laissez, je vais le faire.

Je prenais sa suite, ôtant moi-même les vêtements de la brune. Tant qu'à faire, autant lui éviter un maximum d'être en contact avec ces grosses mains poilues et répugnantes. Une fois la demoiselle pratiquement nue, je la regardais rapidement de haut en bas en me pinçant doucement la lèvre inférieur, avant de lui adresser un regard équivoque qu'elle connaissait bien. Je retournais ensuite m'asseoir, confiant quelques mots au médecin.

-Faites votre boulot de médecin, uniquement de médecin. Je sais où elle souffre. Egarez-vous et je vous aiderais à vous retrouver. A ma manière. Et je ne suis ni médecin, ni quoi que ce soit d'autre d'assez doux pour vous en donner envie.
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MessageSujet: Re: Do it like a brother, do it like a dude ~ [DELEY]   Jeu 28 Juil - 20:27

Aaaaaah….Deley. Deley. Ma muse. Ma lubie. Mon narcotique. Mon égérie. Mon addition. Ma propre clope. Mon illumination. Mon soupir éperdu. Mon rêve. Mon….Ouais bon je pense qu’on a compris Parker, je sais bien que tu as pris un coup sur la tête mais tu ne vas pas nous saouler toute la journée avec ton amourette de gamine. u_u’

Parfois. Je ne sais pas vous. Mais je détestais ma conscience qui cassait mes trips. ;_ ;

Donc oui en étais-je ? Ah oui Deley, mon amour, ma muse, enfin tout le tralala quoi. Pourquoi cette poussée de sentiment tout à coup ? Eh bien simplement qu’au cours de ces dernières minutes elle venait de me faire ressentir une kyrielle d’émotions plus contradictoires les unes que les autres.

D’ abord, elle m’avait fait vibrer de tendresse dans l’inquiétude qui avait vibré dans ses mots quand elle parla du fait que ces CHIENNES QUI M’AVAIT DEFIGURER auraient pu me tuer. Tiens ! Si elle avait réussi à me faire trépasser, je me serais vengée sous la forme d’un poltergeist et j’aurais fait de leur misérable existence un véritable enfer ! MOUAHAHAHAHAHAHA.


Erm…encore une fois…tu t’égares Parker. Je pense qu’il va te falloir un scanner de la tête…

Bref, j’avais aimé entendre l’inquiétude dans ses mots, le fait de savoir que je comptais pour Deley me remplissait de la joie la plus immense. Je ne demandais rien d’autre. Juste une petite place dans son cœur…Bon si possible, la place de NUMBER ONE genre elle kiffe que moi et elle n’a d’yeux que pour moi mais on ne va pas chipoter hein. !

Parker u_u…Sérieux….CONCENTRE TOI.


Et après la tendresse, ma rockstar me remplit de douleur. Un douloureux pincement vint m’éprendre le cœur.

- « Si tu le dis. »

Je sentais en ces mots le poids d’un dénigrement de sa personne totale. Elle ne voyait pas à quel point elle irradiait, oh combien elle était unique et merveilleuse et cela me faisait mal. Vraiment. J’aurais aimé lui montrer qu’un monde sans elle, serait une vie si fade et dénudée de sens. Certes pas pour tout le monde mais pour beaucoup de gens, oui. Sa voix puissante était porteuse d’un espoir indicible lorsqu’elle chantait et son jeu de guitare était sans équivoque. Quand elle deviendrait une rockstar connut, elle allait redonner gout à la vie à bien des gens. Si seulement elle pouvait apercevoir la puissance de son âme.

Elle me fit ensuite sourire en reprenant ma blague sur la zoophilie. Bon d’accord ce n’était pas bien de deconner avec cela parce que Deley avait raison c’était plus qu’écœurant mais j’avais des excuses. Premièrement, j’avais pris des coups donc bien que je passe ma vie à raconter des conneries, cette fois-ci j’avais une excuse. Deuxièmement, j’étais prête à tout pour faire sourire Deley et lui faire oublier sa culpabilité. Et troisièmement, je l’aimais. OUI JE SAIS C’EST PAS UNE EXCUSE MAIS POUR UN FOIS ESPRIT DE MERDE QUI ME CASSE TOUJOURS ! TA GUEULE JE SUIS UNE GRANDE BLESSEE !

…Pauvre chou….

OH J’DIS TA GUEULE e_e ...Non non je suis pas Schizo. Je le jure. SUR LA TÊTE A MA MÈRE
!

Passons. Elle me fit rougir et instilla les idées les plus lubriques dans mon esprit quand, arrivées à l’hôpital, elle réfuta mon plan super génial en me promettant une séance déguisement sexy. Bon d’accord elle n’avait pas dit à haute voix « Sexy » mais pour ma défense, le clin d’œil voulait TOUT dire.

Perverse.
MEME PAS VRAI D’ABORD ;_ ;.


Elle me proposa ensuite de me mettre elle-même les suppositoires et la une vision d’horreur m’envahit. Je me retenais vivement de gigoter comme une folle sur mon siège en attendant le médecin. Ma Deley, ma muse, mon égérie, mon enfin tout le tralala quoi me mettre des suppositoires ? MAIS PLUTOT MOURIR ! JAMAIS JE NE LA LAISSERAI S’ABAISSER A UNE TACHE AUSSI ….BASSE…C’est le cas de le dire…

Enfin bref. Voilà chacune des émotions que me fit ressentir ma rockstar et ce en l’espace de quelques minutes seulement. Elle est forte, n’est-ce pas ? Et belle. Et douée. Et magnifique. Et elle embrasse bien. Et elle a la classe. OUI C’EST BON JE SAIS JE M’EGARE e_e.

Bon, la suite nous la connaissons, Docteur Poilu est venu, a empêcher toute tentative d’échappatoire et après…MA MAGISTRALE GAFFE …Oh oui je dois admette qu’elle était belle la connerie que j’ai sorti. Un pur chef d’œuvre même pour la gaffeuse professionnelle que je suis. J’aurais pu gagner un césar, une médaille, un tonnerre d’applaudissements. J’aurais même pu entrer dans le livres des records, donner des interviews, écrire un livre. Oh ?

Je m’égare encore. Oups.

Mais Deley dans sa classitude habituelle, ne m’en voulue pas. Elle éclata de rire, me faisait ouvrir des yeux ronds comme des soucoupes. Enfin un œil, l’autre étant un tantinet TROP amoché pour prendre toute apparence et surtout celle d’une soucoupe. Elle Répondit par cette phrase qui me fit rougir et fuir le regard du médecin. Je me mordais la lèvre, gênée mais tout de même un peu fière que ce docteur, si poilu soit-il, sache que la pauvre maladroite que j’étais ait eu quelque chose d’intime avec Deley. J’aimais le fait qu’elle ne cache pas ce que nous avions fait, que le fait qu’elle m’ait fait l’amour avec tant de….dextérité ne soit pas un tabou pour elle.

Elle me fit un clin d’œil et je lui adressais le sourire le plus reconnaissant du monde. Etait-il possible de tomber encore plus amoureuse parce que là je commençai à approcher le noyau terrestre niveau amour. Enfin comme disait mon papa : « Ca tombera pas plus bas ! »… En fait, cette expression est VRAIMENT hors-sujet avec le contexte quand j’y pense…OUI BON JE SAIS JE FAIS PITIEE !

Totalement inconsciente des pensées lubriques de ma rock star, je continuais d’être dégoutée par les mains du médecin qui enlevait mes habits, ne l’aidant aucunement à la tâche. Et puis quoi en corps ? e_e. Puis Deley se leva et après avoir repoussé le médecin, elle se mit à me dévêtir.

Alors la…je dois dire que mes pensées, que je ne vais pas vous dire, aurait du être interdit à toute personne mineure. Le fait que ses mains glissent sur mon corps me rappela les merveilleux moments de notre nuit d’amour et je frissonnais, fermant brièvement les yeux. Je me mordais la lèvre, la laissant faire, tout sentiment de dégout oublié. Non la…J’étais a des MILLIARDS DE MILLIONS DE MILLIERS D’ANNEES LUMIERE D’ETRE DÉGOÛTÉE…

Elle caressa de ses yeux mon corps frêle et nu pour enfin poser ses iris brulants sur les miens. Et là...Brr…J’avais envie de la deshabiller, de virer les medecins, de fermer la porte a clef et de m’offrir a elle, a sa bouche, a ses mains si habiles, a son etre tout entier…Bah quoi ? Tout cela aurait été PUREMENT MEDICALE. Il fallait bien trouver ou j’avais mal ? Deley devait faire une exploration TRES poussée. Et puis, il fallait bien me faire oublier toute cette douleur et quoi de mieux que ma rockstar me donnant du plaisir. C’était plus naturel que toute cette morphine et médocs très risqués. Comment cela perverse ?

Le médecin s’approcha et je secouais la tête tentant d’éloigner les images très peu catholiques qui envahissaient mon esprit. Concentre-toi sur ses poils, Parker, ses poils te refroidiront.

Cela marcha même si je ne pouvais m’empêcher de ressentir de la reconnaissance quand Deley menaça ouvertement Mister Poilu. Je lui souriais à nouveau, y mêlant tendresse et amour.

Le docteur contempla Deley, une lueur effarée et effrayée dans le regard et attrapa un gant dont il se servit pour recouvrir sa main. Je fus soulagée de sentir le latex entre ma peau et la sienne quand il me palpa. Il se recula après quelques instants et dit de sa voix froide et posée :

- « Trois cotes cassées, je ne peux rien y faire hormis ordonner un repose de deux semaines et complet et prescrire des antidouleurs. Elle a perdu beaucoup de sang, je pense qu’une transfusion sera nécessaire. Ou encore une fois du repos, c’est à vous de décider, sachant que son groupe sanguin est… »

Il se retourna vers son ordinateur et se tourna vers moi :

- « Pourriez-vous me donnez vos noms mesdemoiselles, je vais consulter vos dossiers d’assurance pour savoir vos groupes sanguins, vu que vous êtes des étrangères, il est obligatoire pour tout hôpitaux de posséder vos dossier. »

Je le regardais, étonnée d'une telle information puis énonçait nos deux noms d’une voix encore un peu pâteuse.
Il pianota sur son clavier et sourit :

- « Vous êtes du même groupe sanguin. Ceci est parfait. Mademoiselle Vanviqueuh accepteriez-vous de donner du sang a Mademoiselle Skillet. »

Dans toute situation normal avec toute personne normale, j’aurais dû m’offusquer que ce médecin veulent voler du sang a MA DELEY même si c’était pour me le donner à moi. Mais non. Je n’étais pas normale…j’en étais même bien loin de cette normalité. Et c’est avec cette triste pensée que mes sourcils se froncèrent et que je tapais du poing sur la table de métal pour lancer d’une voix clair, autoritaire et fâchée :

- « SON NOM EST VANWYK ! JE VOUS L’AI DIT, EPELLER ET C’EST ECRIT SUR VOTRE ECRAN ! VOUS ETES ATTARDE OU QUOI ? »

Et voilà. Bravo Parker. Nouvelle gaffe. Tu faisais fort aujourd’hui, insulter un médecin d’attardé. Du grand spectacle…


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MessageSujet: Re: Do it like a brother, do it like a dude ~ [DELEY]   Dim 7 Aoû - 10:03


Ce médecin était vraiment du genre… écœurant. Et pourtant, il en fallait pas mal pour m’écœurer. Je ne comprenais pas que la direction de cet hôpital ne fasse rien par rapport à son apparence physique. Il faisait sale, répugnant, trouvé dans la rue. Rien de bien engageant. Si j’avais eu le choix, j’aurais préféré changer d’hôpital. Mais nous étions là, nous n’avions pas vraiment le choix, et je devais donner mon sang à Parker. Pardon ?! Donner mon sang ?! Je tiquais. Certes, dans mes heures perdues, je pouvais me montrer un peu généreuse envers autrui, mais de là à donner mon sang… Je croisais les bras. Parker avait certes perdu du sang, mais au point de nécessiter une transfusion ? Je la laissais donner mon nom au médecin. Le résultat fut pour moi sans grande surprise, puisque je savais très bien que j’étais donatrice universelle.

La réaction de Parker fut assez surprenante. Encore un peu et j’aurais sursauté. Enfin non, il ne faut pas exagérer quand même. Je me décalais vers elle, passais un bras autour de ses épaules et en profitais pour poser ma main sur sa bouche pour la faire taire. Le médecin qui n’avait pas tout saisit du début de son énervement se tourna vers nous.

-Vous disiez ?

Je secouais négativement la tête.

-Rien.

Je la relâchais doucement, m’assurant qu’elle avait terminé de crier sa rage à ce pauvre médecin. Je glissais ensuite une main dans la poche de mon slim noir et en sortait mon portable. Je numérotais sur le clavier et levais les yeux vers le médecin.

-Vous permettez, j’aimerais passer un coup de fil avant.

Sans vraiment attendre de réponse, je m’éloignais de quelques pas et collais le téléphone à mon oreille. Après deux ou trois bips sonores, une voix que je connaissais mieux que quiconque me répondit. J’esquissais un sourire malgré moi et lâchais, une pointe de soulagement dans la voix :

-Bonjour, Mam’.

C’était toujours un soulagement d’entendre sa voix à l’appareil. C’était un peu le seul moyen pour moi de savoir qu’elle allait bien. Et l’intonation de son « Allo ? » m’en disait déjà long. Elle allait bien. La suite de notre dialogue se fit dans ma langue natale, l’ukrainien, ce qui me permettait donc de lui dire ce que je souhaitais, sans que le médecin, ou même Parker, ne sachent de quoi je parlais. Après quelques minutes à débattre, et la promesse que je la rappellerais au plus vite, je raccrochais. Après avoir rangé mon téléphone portable dans ma poche, je m’asseyais près de Parker, sur le lit brancard.

-Bon, si vous ne me faites pas enfiler l’une de vos tuniques poisseuses et hideuses, et que vous me promettez que dans moins d’une heure, nous sommes dehors, alors c’est okay.

J’adressais un sourire à Parker. Décidemment, elle était pleine de surprises. En espérant que les prochaines soient un peu plus… saines. J’ôtais ma veste et la posais à côté, en profitant pour regarder Parker de haut en bas, lui rappelant qu’elle était à demi nue. Je trouvais ça drôle de la taquiner de temps à autres. Et vu que le médecin venait de s’éclipser pour aller chercher le matériel et l’assistance nécessaire, je pouvais bien me permettre de rire un peu.

-Tu vas sortir dans cette tenue aussi ? Ça te va bien je trouve.

Je ricanais légèrement, imaginant déjà sa mine déconfite, rouge tomate.
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MessageSujet: Re: Do it like a brother, do it like a dude ~ [DELEY]   Mer 10 Aoû - 17:16

Bon il fallait que je l’admette. Tout ce qui touchait à Deley prenait des proportions un peu démesurées avec moi. Mais, je n’y pouvais rien. Depuis que je l’avais vu si vulnérable dans cette salle de bain j’étais éperdument tombée amoureuse d’elle. Je ne me fais pas d’illusion, Deley n’allait pas rester bien longtemps avec quelqu’un d’aussi timide, maladroite et naïve que moi mais tant qu’elle était la alors je souhaitais la protéger, prendre soin d’elle du mieux que je pouvais. Voilà pourquoi je m’étais excitée sur ce médecin et que j’allais encore le faire, lui criant ma rage, insultant ses diplômes, maudissant ses descendants, jurant sur les dieux du Rock que j’allais lui faire payer. Un peu….extrême vous ne trouvez pas ? Mais Deley me sauva (encore) de l’institution psychiatrique en me faisant taire automatiquement d’une main sur ma bouche. Je reprenais mon calme immédiatement. Et me rendait compte de ma connerie. Ce qui me fit maudire ma propre personne et mes alleux de m’avoir muni d’une personnalité aussi….Désespérante.

Je la vis s’en aller avec son portable et l’observait alors. Je la vis tout d’abord tendu et nerveuse, sur ses gardes, comme elle l’était toujours. Puis après quelque seconde, un changement radical s’opéra en elle. Ses épaules cessèrent d’être contractées et son visage se couvrit de soulagement, de joie. Sa voix pourtant si belle le devint encore plus quand elle murmura un « Bonjour Mam’ ! » empli d’une affection sans limite. Et ces yeux, de véritables perles ébènes insondables se remplir d’une brillance exposante de vie. Deley avait toujours été belle mais là, elle était radiante et lumineuse et je ne puis m’empêcher de m’émouvoir devant cet amour incroyable qu’elle portait à sa mère. Quelle femme extraordinaire elle devait être. Apres tout, au fond de moi je le savais qu’elle l’était vu le coup de tête que j’avais mis à la dernière qui avait osé insulter sa maman. Je me promettais de lui demander comment elle allait, cette musicienne qui avait fait de Deley sans doute l’amour de ma vie.

Je me tournais vers le médecin qui ne quittait pas des yeux mon corps presque anorexique et tentais de me couvrir de mes mains en lui adressant un regard mauvais.

- « Je vais vous mettre sous morphine. Quand l’adrénaline se sera estompée de votre sang vous peinerai même a vous tenir debout.»

Je souriais. On n’avait même pas besoin d’en voler. Puis mon sourire disparu. Mais je ne verrais pas Deley en tenue d’infirmière. Le médecin haussa un sourcil en voyant ma mine déconfite.

- « Tiens, d’habitude mes patients sont heureux de savoir qu’il leur sera administré de la drogue. »

Je me mis à rougir et passa une main dans ma chevelure, un peu gênée. Deley revint et j‘écoutais religieusement ses mots. Elle était redevenue la Deley fière, droite et impétueuse et je me mordillais la lèvre. Comme j’aurais aimée qu’elle soit tout le temps heureuse comme lorsqu’elle parlait a sa maman.

Puis ses mots montèrent en mon esprit et j’ouvris de grands yeux. Je m’avançais et secouais mon doigt devant le médecin, dans une parfaite imitation de Queen Latifah (lesbienne /PAN/) qui s’excite sur quelque chose qu’elle ne veut pas.

- « Non ! Non et Non ! Il ne faut pas deconner Doc, Je n’ai pas perdu autant de sang. Juste un petit peu quand je l’ai recraché après le cou dans les cotes puis le coup à l’arcade et un peu la, sur mes cotes mais c’est tout. »

Le médecin soupira et je voyais ses poils de nez vibre sous son expulsion d’air. NAN MAIS SERIEUX BERK DOC ! COMMENT VOULEZ-VOUS QUE JE VOUS PRENNE AU SÉRIEUX?!

Il avança son index vers l’une de mes cotes et j’eus un moment de recule. Quoi ? Et si ses phalanges dégarnis avaient trainé dans sa touffe nasale, hein ?

- « Vous voyez Mademoiselle Skillet cette tache sombre sous votre peau ? C’est un hématome. Votre cote en se cassant a perforé un vaisseau sanguin qui n’a pas encore réussit à coaguler alors vous saigner toujours. Depuis tout à l’heure, j’observe cet hématome, non je ne reluquais pas votre corps et il a déjà pris deux centimètres. Alors si vous ne voulez pas que je vous opère pour refermer cet hématome car vous ne possédez pas assez de sang pour le faire seule, sans problèmes. Mais il vous faudra rester au moins deux semaines en hôpital. De plus votre sang a trop d’adrénaline et vous êtes un peu trop maigre pour arriver à coaguler cette hématome seule, donc le sang de mademoiselle Va…de votre amie vous aidera sans doute. »

Opère ? Deux semaines en hôpital ? TROP MAIGRE ? COMMENT CELA TROP MAIGRE ? JE SUIS PAS TROP MAIGRE, JE MANQUE JUSTE DE FORMES PLANTUREUSE C’EST TOUT. Enfin bref, pour être honnête, Docteur poilu m’avait irrémédiablement convaincue que la transfusion de sang était ce qu’il me fallait. Hors de question que je passe DEUX SEMAINE à voir sa tête poilue tous les jours pendant deux semaines. Plutôt crever. Prendre le sang de Deley me gênait un peu, elle en avait déjà tant fait pour moi. Je me résignais en haussant les épaules et commençais à sortir de la salle avec une motivation très proche de Zéro quand Deley me rappela à l’ordre sur ma tenue vestimentaire…quasi inexistante. Et paf. Je me transformais en tomate bien mure ayant pris de surcroît un violent coup de soleil.

Je baissais les yeux pour cacher le cramoisie de mes joues. Ça m’allait bien ? Deley me trouvais belle a demi-nue ? Oh…Et elle s’était vue nue. Elle était la plus belle chose que j’eusse jamais vue. Sa peau pale, son corps si fin et élancée, la naissance de ses seins…BREF ARRETONS LA. J’avais déjà un hématome je n’allais pas rajouter une HEMORAGIE NASALE à mon cas, hein !

Le médecin revint et me tendit une blouse et je me rappelais des commentaires de Deley sur cet habit. Je grimaçais. Si jusque-là elle me trouvait sexy et bien elle allait perdre toute attrait pour moi et s’en était sans doute finis de nos moments charnels ensemble.

- « Je suis vraiment obligée ? » murmurais-je d’une voix maniaque-o dépressive a la limite du suicide.
- « Oui mademoiselle Skillet. Vos vêtements sont tachés de sang et vous serre trop. De plus on va vous brancher toute sorte d’appareils sur le corps pendant la transfusion. »

En maudissant intérieurement tout ce qui avait contribué à la conception de ce médecin touffu j’enfilais l’habit maudit qui venait de sceller toute vie sexuelle avec Deley et c’est complètement au bord de la dépression que je suivais Deley et le médecin dans une salle adjacente pourvu d’une table et de deux chaises se faisant face.

Docteur Poilu nous fit asseoir et il se mit à brancher toute sorte d’électrodes sur mon corps. Puis vint le moment du cathéter et je faillis défaillir en regardant l’aiguille percer ma peau. Mais ce fut encore pire quand elle pénétra la veine de Deley. Je grimaçais en voyant son sang couler de son bras au mien. Timidement, je lui attrapais la main et la serrait doucement, relevant mes yeux vers elle. J’admirais son visage et soupirais devant sa beauté sans limite.

- « Merci Deley. Et désolée…Moi aussi je te fais subir des trucs pas très sympas. »

Une infirmière entra alors dans la salle quand le médecin partait pour nous apporter de l’eau et des carrés de sucres pour Deley. Elle resta coite quelques instant en posant ses yeux et je vis le même regard qui se lisait aussi dans les yeux de Syriane ou Lal ou Jennelle ou Cameron. OH CON ! L’INFIRMIERE SUPER SEXY QUI VENAIT D’ENTRER ETAIT LESBIENNE ! Je la regardais s’avancer vers Deley. Tiens, sa démarche qui auparavant avait été droite et assurée était maintenant sensuelle et le déhanché de ses hanches était bien plus prononcé. Et merde ! Infirmière Sexy en mode drague devant Deley. MAIS SORTEZ MOI DE CET HOPITAL DE OUF OU LES MEDECINS ONT L’AIR DEGUEULASSE ET OU LES INFIRMIERES SONT DES NYMPHOS !!!

Bien que je ressentais le plus grand des tumultes internes, je parvenais à contrôler mon visage et affichait une expression neutre. La prédatrice s’approcha de Deley et lui posa le plateau de sucre devant elle en lui offrant un sourire de chaudasse de malade et murmurait d’une voix sensuelle :

- « Voilà pour vous mademoiselle, n’oubliez pas de manger car vous risque de vous sentir véritablement faible. C’est vraiment généreux d’offrir votre sang comme cela, vous êtes brave…et jolie. Est-ce que je peux vous aider ? Vous apportez quelque chose ? Dites-moi tout, je suis à votre service. »

Euh MADAME LA CHAUDASSE ? C’est bien gentil de montrer ton décolleté plongeant et une vue imprenable sur ta poitrine plantureuse a Deley en te penchant comme cela mais tu es au courant que c’est moi qui suis malade ?? Moi, jalouse ? Nooooon.
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MessageSujet: Re: Do it like a brother, do it like a dude ~ [DELEY]   Dim 4 Sep - 22:51


Décidement, je trouvais ce bref passage à l'hôpital relativement drôle. Ce pauvre médecin -Qui ne devait pas l'être tant que ça vu la montre assez imposante qu'il portait au poignet gauche- était vraiment mal tombé. J'imaginais très bien ce que Parker pouvait se dire à elle même : "Qu'il est moche." "Ah, tous ces poils, c'est ignobles." Et autres insultes, critiques et malédictions.
Alors que je continuais de me délecter du spectacle assez comique, une infirmière entra, annonçant au médecin que la "salle" était prette. Mon Dieu, on aurait dit qu'ils nous menaient à l'exécution.J'exquissais un sourire en coin, amusée par l'idée. J'attendais que Parker cesse de se plaindre et de débattre en la fixant, sachant pertinemment que ce regard aurait pour effet de calmer son flot de paroles Quand le médecin ramena la blouse pour Parker, mon regard se teinta d'ironie. Je la regardais, les sourcils légèrement haussés, un sourire en coin sur les lèvres. Je me mordillais doucement la lèvre inférieure, m'assurant qu'elle me regardait, et je lui murmurait silencieusement, articulant suffisament bien pour qu'elle puisse lire sur mes lèvres :

-Sexy.

Le médecin nous demanda ensuite de le suivre, pour nous mener jusqu'à une pièce non loin. Je détestais me promener dans un hôpital. C'était si.. glauque. Enfin toujours est-il que ce ne fut pas long, et que rapidement, on nous demanda de nous asseoir sur des chaises, en face à face.Je posais immédiatement mes bras sur la table, déjà lassée d'être ici. Le médecin lui plaça les habituelles électrodes et appareil de contrôle. Un simple regard me suffit à convaincre le médecin de ne pas m'approcher. De toute façon, s'il l'avait fait, il ne serait pas resté bien longtemps à mes côtés. Vint ensuite le tour du cathéter. Je vis Parker blanchir d'un coup, et je ne put m'empêcher de sourire. Elle avait beau faire la dure, son naturel revenait au galop. Le médecin finit par revenir vers moi. Il devait me piquer aussi. Je lui tendit mon bras et l'observais planter l'aiguille. Les aiguilles ne me dérangeaient pas -Comme si je n'y étais pas habituée..-. Et Parker qui s'excusait. J'vous jure que si j'avais pu, je lui aurais sauté dessus juste pour qu'elle arrête. Mais bon, vu son état, il valait mieux éviter.

-Je t'ai déjà dit que ce n'était rien.

J'avais à peine terminé ma phrase que la porte de la pièce s'ouvrit et qu'une infirmière munie d'un plateau entra.
A sa démarche, il était facile de calculer qu'elle n'était pas là que pour son job... Je jetais alors un bref regard à Parker qui semblait la maudire de tout son être.

-« Voilà pour vous mademoiselle, n’oubliez pas de manger car vous risquez de vous sentir véritablement faible. C’est vraiment généreux d’offrir votre sang comme cela, vous êtes brave…et jolie. Est-ce que je peux vous aider ? Vous apportez quelque chose ? Dites-moi tout, je suis à votre service. »

Bien évidement, elle avait posé son plateau devant moi. Putain, mais faillait-il tout leur expliquer dans cet hôpital ? Je regardais plus attentivement l'infirmière qui ne cherchait que ça et ne m'en donnait pas vraiment le choix. Je me demandais aussi si l'ouverture de son décolleté était autorisée dans le réglement... Et sa voix de chaudasse...

-Tu es à mon service Barbie ? Bien, vas me chercher un verre de vodka. Tu te démerde mais tu m'en trouves un. Et arrête de me coller tes seins, je les préfère plus petits de toute façon. Quand tout cela sera réglé, on pourra peut-être discuter. Bon courage, à plus tard.

Je lui avais balancé ça en regardant Parker, sans la regarder elle. Je soupirais, annonçant à tous mon ennui grandissant. Mon pouce joua avec la main de Parker, la retournant, la caressant, la poussant... Il fallait faire passer le temps comme on peut. L'infirmière quitta la pièce. Je me laissais alors aller au fond de mon siège, basculant la tête en arrière.

-Ca va être long encore ?!


[Désolée c'est court mais j'voulais absolument te répondre ce soir. Et en plus, j'suis malade..<3]
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MessageSujet: Re: Do it like a brother, do it like a dude ~ [DELEY]   Lun 19 Sep - 1:31


Sexy.
Elle avait dit « sexy » alors que j’étais vêtus d’une robe de chambre bleue délavée qui me donnait l’apparence d’une ancêtre desséchée aux formes vraiment PEU attrayantes. Et moi comme une gamine timide je rougissais violemment, à en faire frémir un homard trop cuit. Et laissez moi vous dire que le cramoisie de ma peau et le bleu de ma blouse NE ME RENDAIT PAS A MON AVANTAGE !!

Je relevais mes yeux vers elle, et souriant timidement. Elle me connaissait trop. Elle savait que j’allais virer pourpre à ses mots. Elle me comprenait mieux que quiconque. Heureusement que je n’étais pas un agent TOP secret sinon j’aurais du tuer l’amour de ma vie….comme dans les films. Enfin…ça m’étonnerai que les agents TOPS SECRETS se dévoilent autant que moi dans la vie courante. Bref je m’égare. Revenons-en a nous moutons, enfin dans le cas de Deley et moi, revenons-en a nos Nichons qui était bien trop visible sous le décolleté bien trop….Plantureux de cette put…infirmière aux allures de dame de luxure pour être polie.

Non mais quelle voix de chaudasse elle avait, et d’accord elle avait de jolies formes mais là elle faisait vraiment salope en chaleur qui se retient pour violer Deley. Non mais quelle pétasse je vous jure.

Dis Parker et si tu arrêtais avec ta jalousie maladive, ça te donne une langue de pute… Esprit…je te hais.

Bref, je continuais de pester et de maugréer intérieurement comme une adolescente pré-pubère jalouse quand Deley se mit à parler avec cette même voix que j’aimais tant mais si impétueuse avec cette pointe d’arrogance qui semblait la rendre intouchable. J’écoutais sa tirade en ne lâchant surtout pas les orbes magnifiques qu’était son regard si noir. J’avais l’impression que j’étais mis a nue par ces yeux qui semblaient me percer au plus profond de mon âme. Et je la laisser faire, je voulais qu’elle sache a quelle point je l’aimais et je lui faisait confiance, alors je ne détournais pas mon regard et la contemplait avec toute la tendresse et la passion que je ressentais pour la merveilleuse Rock Star qu’elle était. Bien entendu quand Deley posait ses yeux sur moi, le reflex automatique était de me transformer en tomate trop mûre ce qui devait me dégrader au plus au point physiquement. MAUVAIS TIMING PARKER !! TU PEUX PAS ROUGIR QUAND ELLE NE TE REGARDE PAS ?! Euh…Non.

Puis alors que j’essayais a coups de « SÉSAME OUVRE TOI » de percer les secrets des abysses qu’étaient les yeux de Deley, ses mots pour l’infirmière me parvinrent au cerveau. OUI BON JE SAIS QUE JE SUIS LENTE A LA DETENTE MAIS QUAND ON A UN CANON COMME DELEY DEVANT LES YEUX ET QU’ON S’EST FAITE FRACASSÉE PAR UNE HORDE DE PITPULL HEIN !! Bref, les palabres de ma RockStar firent mouche en mon esprit et je ne pouvais m’empêcher d’esquisser un fin sourire victorieux et de tourner mon regard vers la pu…la dame de luxure médicalement et plantureusement formée en lui criant :

- « AHAHAHAHAH DANS LES DENTS !! RETOURNE CHEZ TA MÈRE VIEILLE MOCHE » de mes yeux. Oui. J’avais crié tout cela de mes yeux. Ah. Ah. Et heureusement parce que vu le niveau de mes insultes… « Vieille moche » je n’allais pas briller comme une étoiles. Et puis zut, heureusement que c’était mes yeux qui avait parlés sinon je me serais sans doute faite étouffée par les nichons de cette put…de cette geisha occidentale physicienne.

La put…euh l’infirmière –Oui je commence a manquer de façon original d’interpeller l’énergumène en question- s’en alla et je retournais mon visage vers Deley tentant d’effacer le sourire narquois et triomphant et mes yeux brillants de contentement de mon visage. Mais, je n’y parvins pas. J’allais baisser les yeux quand elle se mit à jouer avec ma main, me faisant frémir. Chaque toucher, chaque caresse, chaque regard de ma RockStar me rendait un peu plus éperdue d’elle. Je lui avais promis, il y a longtemps lors de notre première rencontre de ne jamais tomber amoureuse d’elle. Mais dès notre premier baiser, je m’étais perdue dans ses bras et j’avais succombé. Je m’étais violemment éprise d’elle et elle était sans doute la seule personne qui soit jamais entrée dans mon cœur.

Je la laissais donc jouer de mes doigts en souriant ne pouvait m’empêcher de penser que si l’infirmière parvenait à donner à Deley son verre de vodka, il passera de son sang au mien et j’allais sans doute finir totalement soûle et là….ça allait être la fin des haricots. Déjà que je n’étais pas sortable dans mon état actuel, qu’allais-je devenir avec de la vodka obscurcissant mon esprit ? Enfin. Je cessais de me préoccuper de cela et attrapait sa main l’espace d’un instant pour la porter a mes lèvres et embrasser tendrement sa peau en murmurant « Je t’aime Deley » avant de la libéré de ma main. Ça peut paraître con mais Deley était si libre et belle comme cela que j’avais peur que le moindre de mes gestes et attention l’emprisonne alors je veillais à ne jamais obstruer à sa liberté.

Je me penchais vers elle et souriait.

- « Et si on jouait aux jeux des questions réponses ? Je commence ! »

Je penchais la tête pour réfléchir puis souriait a nouveau, mutinement, comme une gamine prise la main dans le sac. Mais tu es une gamine Parker. OH TAGGLE ESPRIT !

- « Alors… Comment fut ta première fois avec une fille ? Quel fut l’endroit le plus impromptue ou tu es couché avec une fille ? Si tu pouvais réaliser l’un de tes rêves, lequel serait-il ? et Es-tu déjà tombée amoureuse ? »

Oui bon je vous l’accorde, ces question n’étaient pas des plus originales mais peut-être divertirait-elle Deley qui à chaque seconde se déversait un peu plus en moi. J’en frissonnais de savoir que le sang de l’amour de ma vie, mon centre de gravité, le pilier de mon monde, ma lubie, ma muse, mon narcotique, celle pour qui je vivais me soignait.


Voilà. =) J'espère que ça va te plaire. Je suis avec toi...=)
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MessageSujet: Re: Do it like a brother, do it like a dude ~ [DELEY]   Mar 27 Sep - 22:16


Décidement, Parker et le rouge, c'était une grande histoire d'amour. Un rien suffisait à la camouffler pour entrer dans un potager sans soucis. La teinte rouge tomate dont se teintaient sans arrêt ses joues était suffisamment réaliste pour qu'elle même puisse passer pour ce fruit. Et c'était un jeu d'enfant de faire apparaitre cette couleur vive. Un simple regard, ou une petite réflexion bien placée, un compliment... Ou même sans rien faire. Parker avait le don pour se mettre dans l'embarras toute seule. J'avoue qu'il fallait être douée pour ça. Parker est douée.

Après ma légère -Oui, légère.- discussion avec l'infirmière bien trop provocante pour moi -Quelle blague.-, je remarquais bien vite le regarde de Parker. Je l'avais imaginé arriver avec la même surprise qu'un cadeau d'anniversaire, le jour d'un anniversaire. Je savais que ce regard si aimable et triomphant allait arrivé. Et c'est bien pour cela que j'esquissais lentement un sourire en coin. Parker, toujours là où on l'attend. Enfin toujours est-il que l'infirmière sembla le remarquer, et qu'elle s'eclipsa par la porte avec un regard contrarié. Désolée ma poule, trop d'airbags. Je n'aime pas la sécurité qu'apporte la facilité.

La tête finalement basculée en arrière, mon dos bien décalé du dossier, j'attendais une réponse du médecin quand à la longueur de leur petite "transaction". Ce n'est pas que rester à moisir ici me dérangeais, mais il y avait forcemment mieux à faire. ON aurait pu mieux faire, Parker et moi. C'est pourquoi il fallait vraiment qu'on sorte de cet endroit lugubre.

Je posais mon regard sur ma main, qui jouait avec les doigts de Parker, comme s'ils s'attendaient à en faire sortir de la musique. Quand elle porta ma main à ses lèvres, j'esquissais un vague sourire, ayant entendu son murmure. Quand elle me relâcha, ce fut moi qui récupéra sa main. Je la tournais et retournais dans la mienne, observant les légères marques qui courraient sur ses doigts, n'enlevant rien à la douceur de sa peau.

-Moi aussi...

Je détournais ensuite la tête et me reculais dans mon siège. Le temps était bien long. Et ce fut Parker qui brisa le silence pesant qui semblait sans cesse vouloir revenir s'installer dans la pièce. Je la regardais, un sourcil haussé, n'ayant pas pu en placer une entre ses dires. Je fis ensuite la moue, avant de réfléchir à ses questions assez... Etranges. Un nouveau sourire naquis sur mes lèvres à la pensée des souvenirs qui me revenaient en mémoire. Ma première fois avec une fille ? C'était il y a bien longtemps ça...L'endroit le plus impromptu ? Si seulement je le savais...

-Ma première fois avec une fille ? C'était assez spécial. Dans une salle de cours en pleine nuit.

Je soupirais légèrement, nostalgique de cette époque assez chaotique et bordelique de ma vie. Quoi, ma vie est toujours bordelique et chaotique ? Peut-être bien...

-Sinon, il y a eu un van, le bord d'une rivière, une piscine, une forêt, une cabine d'essayage, un toit.. Des trucs basiques quoi.

Je lâchais doucement sa main pour m'étirer le bras, sentant l'aiguille de la perfusion bouger dans ma veine, pas spécialement agréable. Je fis craquer mes doigts avant de continuer :

-Mon rêve ? Je ne sais pas vraiment.. Je crois bien que je n'en ai pas. Bizarre hein ?

La dernière question tiqua dans mon esprit. En fait, je m'y attendais presque, à celle là. Je soupirais à nouveau, en attendant de trouver une réponse adéquate. Je crois bien que je cherchais même la vraie réponse. Je finis par hausser les épaules le plus naturellement du monde, avant de lui répondre avec un sourire en coin sur les lèvres :

-Peut-être bien. Peut-être pas. Secret.

Je lui adressais un clin d'oeil se mariant parfaitement avec la situation.
Ah Parker, si tu savais.
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MessageSujet: Re: Do it like a brother, do it like a dude ~ [DELEY]   Sam 26 Nov - 3:16

J'ai écris ça après une engueulade avec la madre, j'éspère que ça ne se sent pas dans ce que j'écris. Ça m'a fait du bien :)


…”Moi aussi…”

Comment cela « moi aussi » ? Qué ? Hein ? DE ? QUOI ? DELEY AVAIT-ELLE VRAIMENT DIT « MOI AUSSI » APRÈS MON JE T’AIME ?! Non ce n’était pas possible. J’avais du imaginer. Où le manque de sang me faisait halluciner. Ou alors j’étais tellement désespérée qu’elle m’aime que mon esprit me jouait des tours….SALOP VA !
Elle me rattrapa la main, cette main que j’avais rendu libre revient s’éprendre de moi, me faisant réaliser que certes, je manquais de sang, j’avais l’esprit le plus mal foutu qui soit et j’étais désespérée. Mais Deley avait bel et bien prononcé ces trois mots qui me faisait pulser mon pauvre petit cœur en proie au plus grand désarroi.

Et devinez comment Parker eut la gracieuse idée de réagir ? ELLE ROUGÎT BIEN ENTENDU.

Rouge.
Cramoisi.
Pourpre.
Tomate.
Homard.
Menstrua….Oh il y a des limites là !

Enfin vous voyez l’image de la gracieuse protagoniste que je suis au visage se parant coup de soleil des plus…disgracieux.
Deley enchaina sur mon jeu stupide, ne se rendant pas compte du tourbillon émotionnel qu’elle avait créée en mon être. Enfin c’est vrai quoi ! J’étais complètement amoureuse de cette fille. C’était sans doute elle qui faisait battre mon cœur et qui rendait mon monde beau et la dite fille de mes rêves en question…M’AIMAIT EN RETOUR ! AHAHAHAHAHAHAHAH !
Parker. Réveille toi là. Ça suffit.

Discrètement, j’enfonçais mes dents sur ma langue et quand je grimaçais sous la douleur, je me rendit compte que NON je ne rêvais pas. Je ne savais pas comment réagir. Ça me rendait heureuse, heureuse à saute sur la table et à me mettre à danser dessus comme une folle…mais bon…avec des côtes cassées, une grosse aiguille dans la veine et l’amour de ma vie devant moi…peut-être pas. Où on allait vraiment finir par m’interner.

J’écoutais les réponses de Deley, je les gobais. Je voulais en apprendre le plus possible sur elle. Je fus encore une fois impressionnée. Elle l’avait fait pleins de fois…pas étonnant qu’elle soit si…douée,… tellement habiles qu’à chaque fois qu’elle m’effleure…je perds TOTALEMENT pied. ENFIN BREF.

C’était étrange, je ne pouvais pas m’empêcher chacune des filles qui avait partagé sa vie et une question incessante revenait en continu dans mon esprit : Comment les filles qui avaient connu Deley, avaient pu la laisser partir ? Je n’arrivais pas à le concevoir, sans doute parce que je ne pouvais envisager une vie sans elle. Tout me paressait si fade avant ce jour fameux où mes yeux se posèrent sur cette fille magnifique une guitare entre ses mains expertes. Et cette voix…cette voix empli de puissance, de force qui me fit succomber sans la moindre difficulté. Non. Un monde sans Deley n’était qu’un endroit fade, froid et sans le moindre intérêt. Je sortis de mes pensées, juste a temps pour entendre sa réponse à la dernière question. Réponse qui par ailleurs…me déplu car j’était rongée par la curiosité. Je voulais savoir si Deley avait déjà connu l’amour ! Je voulais percer un peu plus de ses secrets. Elle était si mystérieuse, si énigmatique que plus je m’en approchais, plus je sombrais dans ce merveilleux maelstrom de secrets qu’elle était. Aussi inexplicable que le vent. Aussi attirante que le halo rassurant d’une bougie pour un papillon de nuit. Qui sait, je voulais sans doute me bruler les ailes…?

QUELLE POÊTE PARKER ! JE NE TE SAVAIS PAS SI PROFONDE !!
Oh ta gueule toi !

J’allais lui répondre quand l’infirmière revint avec une mine…en colère. C’est marrant, elle était moins jolie comme ça. Elle s’approcha de moi et braqua son regard perçant dans mes yeux. Quel regard de Cerbère. Je tentais la même tactique et lui lançait mon regard de killer des rues Genre-moi-aussi-je-suis-une-grosse-méchante-pas-belle-qui-tient-tête-à-une-horde-de-pitbulls-pas-contents ! Il faut croire que ça ne marchait pas vu le petit rire qu’elle laissa échapper. OH LA CONNACE ! Elle sourit alors, mais c’était loin de la gentillesse. Oh contraire c’était un sourire de Sado…ou de psychopathe. OUI PARCE QUE MOI JE SAIS CE QUE C’EST UN REGARD DE SADO OU DE PYSCHOPATHES ! J’EN RENCONTRE TOUS LES JOURS NAN MAIS ! …Genre.
Sa voix perçante vint alors me chatouiller les oreilles de manière désagréable. Il était parti où le miel de sa voir mielleuse ? La transformation de l’infirmière était époustouflante. De top modèle aux nénés retoucher, elle était passée en mode Méduse-TU-BOUGES-TU-CRÈVES ! Enfin, bref je disais…qu’elle me disait :

- « On va t’enlever les perfusions. Il faudra que tu crées le reste de ton sang toute seule, sauf si tu souhaites tuer ton amie ? »

OH le serpent. Oh la grognasse. La mécréante. SALIIIIGOTTE VA ! Déjà. Premièrement…de où elle me tutoyait ? Deuxièmement, avait-elle eut besoin de me rappeler que je volais le sang de l’AMOUR DE MA VIE, L’AFFAIBLISSANT EN ME DISANT QUE JE LA TUAIS ?! Je serrais la mâchoire et remplissait mon regard d’une haine méprisable que je posais sur l’infirmière. Mais je ne fis rien de plus. J’étais fatiguée de me battre verbalement ou physiquement avec les gens. Je voulais juste rentrer, poser mes yeux sur Deley et oublier. Sans un mot, je lui tendait un bras et murmurait d’une voix que je tentais de ne pas faire trembler :

- « Alors faites votre travail mademoiselle et dépêchez-vous de m’ôter cette perfusion au lieu de perdre votre temps et le miens dans ce genre d’impolitesse inutile. Par ailleurs, devrais-je signaler au Médecin en chef que vous vous adressez au client de manière si familière ? Ou alors vous n’avez jamais appris les bonnes manières…ou séchez vos cours d’éthiques. »

Et toc. J’avais pas voulu me battre verbalement…tu PARLES PARKER ! MAINTENANT TU AURAS DE LA CHANCE SI ELLE NE T’ARRACHE PAS LE BRAS EN RETIRANT L’AIGUILLE !!

Je vis le visage de l’infirmière devenir livide et je sus que j’avais signé mon arrêt de mort. Si je survivais cela, il faudrait VRAIMENT que je songe à m’offrir une nouvelle langue.

Etonnamment, elle me retira l’aiguille sans violence et cercla mon bras d’un pansement. Elle en fit de même avec Deley et sortit sans un mot, le corps et la démarche raidit par la colère. Ok. Elle n’avait pas le droit de me tuer ici, mais FAITES QU’ELLE NE SACHE PAS OU J’HABITE BORDEL !

Docteur Poilu vint enfin nous voir avec une pochette de médicament, m’ordonnant du repos, de la morphine et…PAS DE SUPPOSITOIRES ! OH YEAH !
Il sortit de la chambre après m’avoir indiqué que nous pouvions partir. Je me dépêchais d’enfiler mes vêtements. Oh joie ! Je retrouvais un peu de mon sex apeal…Et je me tournais vers Deley. Il me fallut comme d’habitude quelques secondes pour m’habituer à la vague déferlantes de sentiments qui me ravageaient dès que je posais mes yeux sur elle et enfin je pus parler :
- « Merci ENORMEMENT pour ce que tu as fais, Deley. J’espère que ta mère ne va pas me traiter de voleuse d’hémoglobine sans cœur… »

Je laissais échapper un petit rire nerveux. Je grimaçais. Rire=bobo côtes. PAS RIRE PARKER !
Un peu pressée, je lui attrapais timidement la main et ouvrait la porte pour sortir d’ici !!! VITEUH ! AVANT QU’ILS NE SE RENDENT COMPTE QU’ILS DOIVENT EN FAITE M’INTERNER. Juste avant que je ne sorte, j’entendis l’infirmière et l’infirmier qui s’était occupée de nous murmurer : « Sales lesbiennes. »
Je soupirais en pensant qu’il y avait des cons de partout. Deley m’avait apprit a ne plus me préoccuper de ce que pensaient les gens. Je leur lançais un regard noir et sortait enfin à l’air libre. Enfin. Avec Deley. Tout allait mieux.
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MessageSujet: Re: Do it like a brother, do it like a dude ~ [DELEY]   Mar 29 Nov - 18:12




A vrai dire, j’avais un peu répondu sur le coup. Je n’avais pas réfléchis à ma réponse. Je n’avais pas réfléchis à l’impacte que cette simple réponse aurait sur Parker, assise en face de moi. Maintenant, je le voyais, cet impact. Il était sur les joues de Parker. Voir même sur son visage entier. Cette couleur rouge, pratiquement présente à chaque fois que j’ouvrais la bouche pour lui parler. Et encore, elle avait progressé. Mais là… J’eu le droit à un défilé du filtre rouge. Toutes les sortes de rouges y étaient.
J’esquissais un sourire, la regardant avec calme, et patience.
Quand je répondais à ses questions, je remarquais qu’elle buvait littéralement mes paroles. Elle le faisait toujours, de toute façon. Mais là, je pouvais lire l’intérêt dans ses yeux. Elle enregistrait tout. Aussi bien qu’elle réfléchissait probablement sur chacune de mes réponses, j’imaginais ce qu’elle pouvait bien se dire. Je la connaissais assez bien pour être quasi sûre du genre de question qu’elle pouvait se poser.

Par exemple, pourquoi aurais-je eu plusieurs copines, sans jamais en garder une ? Comment pouvaient-elles m’avoir laissé partir ? C’était du Parker tout craché.
Ce qui m’étonnait également était qu’elle me connaissait. Elle aurait donc pu savoir que c’était sûrement moi qui choisissait de partir, et que quand je choisissais quelque chose, je m’y tenais. Mais en y réfléchissant… Cette pensée aurait sûrement inquiété ma bassiste.

Je la vis ouvrir la bouche. Elle avait quelque chose à dire, c’était certain. Elle allait laisser sa curiosité quand notre chère amie l’infirmière revint dans la pièce. Je plissais les yeux en la regardant, remarquant son air contrarié. Décidemment, les gens changent bien vite d’attitude.
J’observais un instant le petit manège entre elle et Parker, sans bouger d’un cil.

- « On va t’enlever les perfusions. Il faudra que tu crées le reste de ton sang toute seule, sauf si tu souhaites tuer ton amie ? »

Je laissais échapper un ricanement. Tellement bidon. Me tuer, moi ? C’était bien mal me connaitre. Et le pire, c’est que Parker semblait vraiment la croire, vu le regard qu’elle lui jetait. Allons Parker, ouvres les yeux, ai-je vraiment l’air d’aller mal ?

- « Alors faites votre travail mademoiselle et dépêchez-vous de m’ôter cette perfusion au lieu de perdre votre temps et le miens dans ce genre d’impolitesse inutile. Par ailleurs, devrais-je signaler au Médecin en chef que vous vous adressez au client de manière si familière ? Ou alors vous n’avez jamais appris les bonnes manières…ou séchez vos cours d’éthiques. »

Je soupirais. Quand est-ce que cette joute verbale allait se terminer ? Je laissais cependant Parker se débrouiller avec elle, en tendant simplement mon bras pour qu’on me défasse de cette perfusion tout de même assez contraignante.
Etape qui se passa relativement bien, vu les circonstances. L’infirmière quitta la pièce avec la raideur d’un bâton de réglisse –Ben ouais, si on croque dedans, ça ramollit un peu en surface..-.

Le médecin revint enfin. Il était temps. Nous allions enfin pouvoir sortir de ce trou à rat(e)s . Il donna à Parker le nécessaire en médicament et nous donna les consignes basiques d’un « après prise de sang ». Pas fumer. Pas faire d’effort. Bla bla bla.
Puis la voix de Parker revint.

- « Merci ENORMEMENT pour ce que tu as fais, Deley. J’espère que ta mère ne va pas me traiter de voleuse d’hémoglobine sans cœur… »

-Oh ne t’inquiète pas pour ça, elle n’est pas du genre rancunière.


Je la laissais me prendre la main et la suivais vers la sortie. J’aimais avoir ce contact avec elle, lui tenir la main, le plus simplement du monde. Parker était bien pressée, et d’un autre côté, je la comprenais.
Alors que nous passions la porte, la voix de l’infirmière parvint jusqu’à mes oreilles. Parker continua sa route, ignorant pupute et ses railleries. Pour ma part, je faisais prestement demi-tour et m’approchais d’elle avec légèreté. M’apercevant, elle recula légèrement, mais pas assez vite. Je la coinçais contre le mur, pressant tout mon corps contre le sien. Je glissais sans gêne l’une de mes mains entre ses cuisses, lui murmurant à l’oreille, d’une façon plus provocante que provocante :

-Oses dire que ce n’est pas ce que tu voulais…


Je soufflais lentement sur son oreille, avant de me reculer et de rejoindre Parker, la démarche droite, fière, arrogante.

-J’ignorais que cet hôpital faisait aussi bordel.


Je passais la porte et rejoignais Parker, sortant en même temps mon paquet de cigarettes et mon briquet. « Interdiction de fumer dans les deux prochaines heures. » Cause toujours Doc’.
J’allumais ma cigarette avant de poser mon regard sur Parker. Je la fixais un instant avant de déclarer, ma clope entre mes lèvres :

-Enfin terminé… Au fait, en parlant de ma mère… Si je suis venue te chercher tout à l’heure, c’était pour t’annoncer quelque chose.

Je glissais ma main à l’intérieur de ma veste, ouvrant la poche dissimulée dans la doublure du cuir. J’en sortis un billet d’avion pour l’Ukraine. C’était marqué dessus en gros. Départ à 18h30. Dans une heure et demie quoi.

-Ma mère a eu quelques soucis… Je dois rentrer. Et je ne sais pas si je reviens dans deux jours, ou bien dans une semaine, voir plus…

Je continuais de la fixer, laissant un silence s’installer, lui laissant le temps de répondre, de se révolter, ou de me haïr –qui sait ?-.
Puis mes doigts glissèrent, et un deuxième billet se détacha du premier. J’esquissais un sourire en coin, charmeur, comme toujours.

-Je pensais que tu aurais pu m’accompagne.

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MessageSujet: Re: Do it like a brother, do it like a dude ~ [DELEY]   Mer 30 Nov - 16:37



-Oh ne t’inquiète pas pour ça, elle n’est pas du genre rancunière

Je poussais un soupir soulagé après cette simple phrase. Je ne vais pas mentir. J’avais eu peur d’avoir la mère de Deley sur le dos pour avoir voler l’hémoglobine de sa fille. Quand on voyait la fille, on ne pouvait que craindre celle qui avait engendré tel caractère et puissance. Elle m’intriguait cette maman, cette personne sans visage qui allumait cette flemme d’affection dans les yeux si fiers et puissants de Deley. Je dois avouer que je l’imaginais souvent. Elle était musicienne aussi. C’était souvent ma Rock Star qui incarnait sa propre mère avec peut-être un visage plus marquée par la vie. En tous les cas, cette femme m’impressionnait quand je voyais Deley. Même sans l’avoir vue, je l’admirais. C’est alors, qu’après ce commentaire méchant et jaloux de la put…l’infirmière, je sentis la main de Deley glisser hors de la mienne. Oh-Oh. Je me retournais avec lenteur. Bah oui n’oublions pas que j’avais quelques côtes….Hors-Service. J’apercevais le dos de ma guitariste, si fière, si droit qui s’éloignait de moi de cette démarche sensuelle et impétueuse. Je plaignais d’hors et déjà l’infirmière qui allait en prendre cher pour son grade. Je ne fus pas déçue quand son visage devint aussi rouge que le mien lorsque Deley l’accula de telle façon…devant tous ses collègues. Je ne sais pas ce qu’elle lui dit mais elle devint livide. Tout le monde la regardait. La pauvre….AHAHAHAH JE RIGOLE ! BIEN FAIT POUR TA GUEULE ESPÈCE DE CHAUDASSE.
Deley s’éloigna et je regardais avec satisfaction cet état si confus qui se peignais sur son visage. Déjà ma guitariste revenait vers moi et je ne la quittais pas des yeux. Elle était magnifique, intouchable, comme si rien dans le monde n’aurait put la faire défaillir. Et rien dans le monde n’aurait pu. Je posais mes yeux sur l’infirmière qui me lança un regard…des plus dark-vadorien, sous son masque bien sur et je me contentais de lui sourire et d’hausser les épaules.

La dernière remarque de Deley fit sourire quelques patients et horrifièrent les médecins alentours. J’allais exploser de rire quand mes côtes me rappelèrent à l’ordre. COUCHEZ LES OS ! OH ! Enfin nous sortîmes. ALLELUYAAAAA ! C’était peut-être à cause des médocs ou de la séquestration dans un lieu que je haïssais mais tout me semblait plus beau, plus vivide, plus mieux quoi. J’inspirais profondément pour me sortir cette horrible odeur d’hôpital et je souriais en voyant Deley s’allumer une cigarette, en contradiction totale avec Dr Poilu. J’adorais son côté rebelle et impétueux, comme si rien ne pouvait la mater. En fait,…rien ne pouvait l’amadouer. Sauvage, libre, elle le restera à jamais.

Sa voix vint chatouiller mes oreilles, quel timbre chantant. OUAIS ON A COMPRIS T’ES AMOUREUSE PARKER. Je la regardais sortir un billet de sa veste et lorsque mes yeux se posèrent sur « UKRAINE, 18h30 », je dois dire que mon ventre commença à s’enrouler sur lui même, avant qu’elle ne parle. Puis elle parla et là, j’eus VRAIMENT mal. La douleur physique de mes coups à côté n’était qu’un simple picotement. Je sentis le sang se vider de mon visage. Pour une fois que je ne rougissais mais devenait livide à la place… Elle partait…pour une durée indéterminée. Elle me laissait alors que je ne savais plus comment respirer quand je ne la voyait pas après une journée. Elle s’en allait, ma muse, ma lubie, mon narcotique alors que c’était elle qui retenait mon monde tout ensemble. Prenez moi pour une extrémiste mais…j’étais VRAIMENT amoureuse d’elle et lorsqu’elle m’annonça que mes jours seraient dénudés de sa présence, j’avais envie de re-rentrer dans l’hôpital pour me faire euthanasier. J’avais envie de me laisser tomber à genoux, mes jambes tremblaient. Elle ne savait pas quand elle rentait. Je sentis mes yeux picoter…elle partait dans une heure et demi….j’avais envie de crier, de me révolter, de pleurer mais je ne pouvais pas. J’avais toujours promis à Deley de ne JAMAIS obstruer sa liberté, et surtout qu’elle allait voir sa mère….SA MÈRE ! La personne a qui elle tenait le plus au monde. SA MÈRE qui avait des soucis !! Qui étais-je pour l’empêcher quoi que ce soit ? Personne. Je me forçais a prendre ce que Lady Gaga appelle une « Poker Face ». Quelle référence. Oui je sais. Et soudain Deley entreprit d’accomplir le geste le plus JOUISSIF du monde. UN PUR ORGASME VISUEL, sur la tête à ma mère /PAN/. Ses doigts glissèrent et un deuxième billet apparut suivit des mots les plus merveilleux de l’univers :

-Je pensais que tu aurais pu m’accompagner.

OK PARKER. RESPIRE. PENSE À TES CÔTES! NE TE METS PAS À SAUTER DANS TOUS LES SENS ! ET PUIS T’ÉTAIS SENSÉ TE MONTRER FORTE ET IMPASSIBLE DEVANT L’ANNONCE DE SON DÉPART ALORS SI TU TE METS À DANSER LA JAVA ÇA VA PAS LE FAIRE !

Trop tard…Je sautais littéralement sur Deley pour la serrer dans mes bras alors que des larmes de joies et surtout de soulagement s’écoulait le long du velours de mes joues. Mes côtés m’hurlaient leur haine mais j’en avais rien à foutre. Je me serrais contre Deley et murmurait :

- « merci.merci.Merci…et oui ! »

J’faisais pitié. RIEN A FOUTRE!! J’étais tellement contente puis quelque chose fit mouche en moi. Départ 18h30. OH FUCK! Pas de fringues, pas de valise, rien !!! À cause d’une putain de baston avec ces chiennes. ARGH JE LES HAISSAIS. Je posais mes yeux sur ma montre et là…PANIQUE TOTALE! Pas le temps d’attraper des fringues, j’espérais que Deley ai une garde robe de rechange dans son pays natale. AAAAH J’ALLAIS ALLER EN UKRAINE TROP BIEN! On s’concentre Parker et on s’excite…après.

- « Il faut y aller ! On est sensé être deux heures en avance! Tu vas rater l’avion à cause de moi !! Je ne le permettrais pas. »

Pwouah cette réplique à la James Bond! Sans attendre j’arrêtais un taxi en levant la main et grimpait dedans avec Deley en demandant d’une voix d’agent 007.

- « A l’aéroport. Le plus vite possible. »

Croyez le ou non, le petit m’sieur du Taxi s’amusa à nous slalomer entre les voitures pour nous amener à l’aéroport en un temps records. Je me tournais vers Deley une fois au terminal et soudain l’impact de la chose me cogna de plein fouet. Un sourire immense étira mes lèvres et mes yeux se mirent à briller de joie.

- « On part en Ukraine…voir ta maman. »

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MessageSujet: Re: Do it like a brother, do it like a dude ~ [DELEY]   Jeu 1 Déc - 17:48






Je dois avouer que j’eus un instant peur de sa réaction. Je vis son visage perdre peu à peu sa couleur pour approcher du blanc. A vrai dire, je ne pensais pas qu’elle aurait cette réaction. Je pus voir ses yeux devenir brillants, humides. Oh non Parker, ne pleures pas …
L’expression de son visage se décomposait à vue d’œil, c’est pourquoi je m’étais empressée de lui dévoiler le second billet. Là, ce fut le contraire. Je pus reconnaitre la Parker que je connaissais, débordante d’énergie, de bonne humeur.
Elle me sauta au cou, bien que je pensais qu’elle ne le ferais pas en raison de ses blessures, et je passais délicatement mes bras à sa taille pour ne pas lui faire mal. Je la serrais avec douceur, posant au passage un baiser sur sa chevelure. Je savais bien qu’elle pleurait, sûrement le contre-coup de l’émotion. C’est pourquoi je ne fis pas la moindre réflexion, lui laissant le temps de se calmer toute seule. Elle me remerciait, par répétition, ce qui fit naître sur mes lèvres un léger sourire.
Quand elle s’agita à nouveau après avoir consulté l’heure, je l’empêchais de s’écarter de moi. Elle avait tendance à s’emballer bien vite, à se stresser toute seule –ce qui était loin d’être mon cas- et à devenir une vraie pile électrique.

-Commences par te calmer… On a le temps.

Je replaçais l’une de ses mèches de cheveux et posais mes lèvres sur son front. Elle commençait sûrement à s’angoisser de rater l’avion. Mais tout était déjà prévu. Mes bagages étaient déjà à l’aéroport –simple précaution, et mieux pour l’effet de surprise- et tous les papiers devaient avoir été réglés par une amie. J’vais tout prévu à l’avance, sauf peut-être le coup de l’hôpital… Mais l’improvisation était dans mes cordes.
J’avais prévu un peu large pour mes vêtements, sachant pertinemment que Parker ne se baladait pas avec une garde-robe complète dans sa poche. Et puis au pire, il était toujours possible de faire quelques achats en Ukraine, mon pays natal n’était pas un pays primitif et sans boutiques… Il y avait d’ailleurs de très bonnes boutiques où j’avais bien envie d’emmener Parker. Sans son portefeuille, évidemment. J’avais tant de choses à lui montrer. Oui, vous avez bien entendu, moi, Deley Hope Vanwyk, j’avais envie de partager certaines choses qui constituaient ma vie avec quelqu’un. Qui l’aurait cru ? Certainement pas moi.

Parker arrêta le premier taxi qui passa. Quelle détermination. J’entrais avec elle à l’intérieur, la laissant annoncer au chauffeur notre destination. En entendant l’intonation de sa phrase, je laissais échapper un léger rire, tout en m’appuyant contre la vitre de la portière. A croire que Parker avait beaucoup d’autorité, le chauffeur démarra presque aussitôt, se la jouant légèrement à la « Taxi ».
Quelques minutes plus tard, nous étions à l’aéroport. Je sortais du véhicule et m’étirais longuement. Mon regard se posa sur Parker qui semblait émerveillée à l’idée de rencontrer ma mère.

-Effectivement. Tu es un peu longue à la détente non ?

Je lui tirais mesquinement la langue avant de passer un bras autour de ses épaules.

-Mes valises doivent déjà être dans l’avion, et les papiers réglés. On n’a plus qu’à monter.

Je payais le chauffeur et commençais à marcher, la tenant contre moi. J’allumais une cigarette avant d’entrer dans l’aéroport, sûrement la dernière avant un bon moment…
La cigarette terminée, nous nous dirigions enfin vers l’embarquement. Cette fois-ci on y était, sur le départ…
Quelques minutes plus tard, une hôtesse de l’air nous désignait nos places. Je laissais le choix à Parker de choisir l’allée ou le hublot. A vrai dire, moi, ça m’était totalement égal. Je prenais place à côté d’elle et étendais mes jambes avec lenteur. Ceci fait, je posais mon regard sur Parker et passais une main sur sa joue.

-Comment tu te sens ? J’trouve que ton visage s’en sort plutôt bien..
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MessageSujet: Re: Do it like a brother, do it like a dude ~ [DELEY]   Mer 4 Jan - 3:23



-Effectivement. Tu es un peu longue à la détente non ?

PAF Et toc dans les dents. Vous n’allez jamais deviner qu’elle était ma réaction devant ce petit commentaire de ma rockstar. J’ai rougis ! Ehhh oui…SURPRISE HEIN ?! Je sentais mes joues se couvrirent de rouge et détournais le regard en lui envoyant un petit coup dans l’épaule devant sa moqueries. Je souriais bêtement quand elle grimaça et enfin elle enroula ses bras autours de moi. Je me sentais en sécurité là tout contre elle, son odeur entêtante chatouillant mes narines, la douceur de sa peau contre la mienne. Je frissonnais. Elle me révéla alors que Ô Miracle, je n’allais pas être toute nue pendant quelques jours grâce a des valises remplis de fringues qui étaient déjà dans l’avion. Heureusement Deley et moi aimions les mêmes genres d’habits, je me penchais vers elle et murmurais d’une voix taquine.

- « Oh-oh ! Moi humble Parker vais-je dormir dans les pyjamas de l’illustre Deley. Je pourrais m’en vanter quand tu seras célèbre. Je peux déjà m’en venter auprès de l’incroyable liste de personnes qui te veulent. »

JALOUSE ? MOI ?! JAMAIIIIS. Enfin si un petit peu. MAIS COMMENT N’AURAIS-JE PUS NE PAS L’ÊTRE QUAND DELEY POUVAIT AVOIR UN HAREM DE FEMMES A ELLE SEULE PLUS GRAND QUE CELUI D’UN GRAND ROI ARABE.

Hum…je me reprends.

Nous nous dirigions vers la salle d’embarquement et mon cœur battait à tout rompre quand nous montions dans l’avion. Je ne pouvais pas le croire. Deley et moi…dans son pays, à voir sa mère. Elle voulait de moi ! Elle voulait que je découvre sa vie, elle souhaitait partager son passé avec moi. A combien de ses compagnes cela était-elle arrivé ?

Je m’installais près du hublot pour être la première à voir la vue du pays natale de ma guitariste. Elle s’installa contre moi et immédiatement je remontais le bras du fauteuil qui nous séparait. Je lui attrapais la main et entremêlais mes doigts aux siens. Ma main libre vint se poser sur sa joue pour tourner son visage magnifique et impétueux vers le mien. Mes yeux se plongèrent dans les siens et comme d’habitude je me noyais dans les puits intensément sombres de ses orbes. Encore une fois. PAF. TRANSFORMATION TOMATO. Un vrai pouvoir j’vous jure. Je murmurais alors, d’une voix rendue tremblante par l’émotion :

- « Je…suis vraiment heureuse que tu m’emmènes avec toi Deley. J…Je ne sais pas comment te montrer à quel point…ça me fait plaisir…j’ai l’impression que mon cœur va imploser. Je regrette encore moins de m’être prise des coups avec ces chiennes. Tu en vaux tellement la peine. Je sais que tu ne le penses pas…mais tu n’es pas un rebu tu es…parfaite. Je t’aime. »

Je me penchais alors et inclinais mon visage vers le sien pour laisser mes lèvres s’accoler aux siennes et s’y sceller. Mon pouce sur sa joue se mit à caresser sa peau avec douceur. J’avais envie de lui prouver à quel point je l’aimais, l’intensité avec laquelle j’étais reconnaissante. Je me forçais à oublier les gens autour de nous. Elle savait à quel point c’était dur pour moi. Mes lèvres se firent plus pressantes contre les siennes. Je l’embrassais avec une passion incandescente, un besoin presque désespéré, une envie fiévreuse. J’étais accro a tout ce qu’elle incarnait. Je me reculais enfin, horrifiée de m’être laissée ainsi emporter. Mes lèvres restaient près des siennes et mon souffle un peu plus soutenu caressait sa peau. Je laissais échapper un petit rire gêné… J’espérais que Deley ne pouvait pas lire l’envie qui régnait dans mon regard et c’est pour cela que bien vite, je détournais mes yeux dilatés des siens insondables. Quelle pucelle je faisais parfois, même pas foutu de lui montrer que je la voulais…MAIS QUI VOULAIS QUELQU’UN DANS UN AVION APRES UN BAISER AUSSI, HEIN PARKER ?! SALE CHAUDASSE VA !

Je me reculais et posais ma tête honteuse contre le dossier de mon siège. Ma main serrait toujours celle de Deley mais je dessinais sur la vitre du hublot de mon autre dextre. Genre…OH C’EST JOLI DEHORS…NUAGE…WOAH…

Je me raclais la gorge, me demandant quand on allait décoller. Puis soudain, une idée glaçante me traversa l’esprit. Je me raidissait tout entière alors que mon visage redevenait livide. Je tournais des yeux terrorisés vers Deley et entrouvraient mes lèvres encore rougies par notre baiser. Ma voix, similaire a celle d’un automate s’éleva entre nous deux :

- « Dis…Deley…rassure-moi…ta mère, elle sait que…tu…aimes les femmes ? »

C’était une question tout à fait légitime. JE NE TENAIS PAS À SIGNER MON ARRÊT DE MORT surtout si le bourreau en question était la mère de la femme la plus extraordinaire certes mais violente que je connaisse. Mes lèvres restaient entrouvertes, ma question en suspens entre nous deux alors que je sentais l’avion qui m’amenait peut-être à mon décès se mouvoir pour décoller. AMEN PARKER. DE PROFUNDIS.


HS: Désolée c'est un peu court mais on est dans un avion ! xD
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MessageSujet: Re: Do it like a brother, do it like a dude ~ [DELEY]   Mer 4 Jan - 23:15





Je lui jetais un regard en coin, me pinçant légèrement le coin des lèvres. Je ne lui laissait aucune prise dans mon regard, de manière à ce qu’elle ne puisse pas lire quoi que ce soit de mes pensées. Mes lèvres s’approchèrent de son oreille à leur tour pour lui répondre d’une voix très basse, que seule elle pouvait entendre :

-Tu penses vraiment que je suis du genre à mettre un pyjama… ?

Je laissais échapper un ricanement, limite fière de l’effet que j’arrivais toujours à avoir sur Parker, et continuais mon chemin vers l’embarquement.
Une fois dans l’avion, je m’installais côté allée, m’amusant de voir la joie qui dégageait de ma chère bassiste. Pour moi, ce n’était rien de spécial, je rentrais juste voir ma mère dans mon pays natal, en emmenant la personne qui comptait le plus pour moi. Quand elle remonta l’accoudoir qui nous séparait, je repliais mes jambes vers moi pour les étendre sur ses genoux. Sa main glissa dans la mienne, et je la serrais avec douceur. Je tournais ensuite mon visage vers le sien, comme le demandait sa main sur ma joue. J’esquissais un sourire.

-Quand vas-tu enfin te détendre avec moi ? Je ne vais pas te manger ou quoi que ce soit, tu n’as pas à rougir, détends-toi…

Je fixais un instant ses lèvres, brisée dans leur unité par une coupure encore fraiche. Malgré cette blessure, elles restaient très attrayantes. Je l’attendis. J’attendais qu’elle prenne son courage à deux mains. Je savais très bien que ce genre de situation en publique la gênait. Mais je savais aussi qu’elle était capable de passer outre. Et elle m’en donna la preuve.
Quand ses lèvres touchèrent enfin les miennes, je tirais doucement sur sa main pour l’attirer contre moi. J’entrouvrais légèrement les lèvres, donnant plus de profondeur à ce baiser courageux. Je pouvais sentir son doux parfum, sa présence.
Puis elle se recula.
Je la regardais, droit dans les yeux, l’ombre d’un sourire flottant sur mes lèvres, encore toute proches des siennes. Qu’est-ce qu’elle était belle quand elle était gênée. Je levais à mon tour une main vers sa joue, la touchant avec douceur. Elle était brûlante. Mon regard se fit plus insistant, et je lui adressais un sourire plus parlant, puis, désireux.

-C’est bien parce que j’en avais envie que je t’ai emmenée avec moi… Je t’aime aussi.

Je me penchais ensuite à son oreille, posant un baiser sur son lobe avant d’y murmurer, très bas, en un souffle :

-Tu sais que là, tout de suite, dans cet avion, j’ai très, très envie de toi… ?

Je me mordillais légèrement la lèvre inférieure, m’amusant un peu à jouer avec sa sensibilité. Car oui, je savais pertinemment qu’elle était très sensible à ce genre de chose. -Quoi, moi, une salope ?- Je posais finalement mes lèvres sur son front, avec lenteur, avant de m’enfoncer un peu plus dans mon siège. Je fermais un instant les yeux, histoire de faire le point. J’étais entrain de m’envoler vers mon pays avec la fille qui partageait désormais ma vie.
Je sentis alors un mouvement à côté de moi. J’ouvrais les yeux et regardait Parker qui semblait relativement tendue. Je me redressais un peu pour lui montrer que je l’écoutais.

- « Dis…Deley…rassure-moi…ta mère, elle sait que…tu…aimes les femmes ? »

Je me retins à grand peine d’éclater de rire, dissimulant mon hilarité interne derrière mon habituel masque d’arrogance et de fierté. Je me recalais dans mon siège, avant de déclarer avec un naturel déconcertant :

-Mh… Tu verras bien une fois là-bas…

Je m’étirais le dos et lui fit signe de se rapprocher de moi pour s’installer confortablement. Mon regard se posa sur le hublot. On décollait. Je glissais une main sur le ventre de Parker, le caressant machinalement. Je faisais attention de ne pas trop appuyer, histoire de ne pas lui infliger plus de douleur que ne devait le faire ses côtes. J’étais fière d’elle, même si je n’avais pas l’intention de le lui dire. Elle avait été courageuse sur ce coup-ci. Courageuse pour moi.

-Tu devrais te reposer, le trajet va être long.

Je posais un baiser dans ses cheveux et fermais les yeux. Avec le décalage horaire, la journée risquait d’être bien longue… Et en dormant, le trajet passerait bien plus vite.

----
Un bon paquet d’heures plus tard, j’ouvrais les yeux, réveillée par l’annonce de l’atterrissage. Je me redressais lentement, engourdie d’avoir dormi en position assise. Je m’étirais et entreprenais de réveiller Parker, l’appelant doucement et lui caressant les cheveux. Ca y est, on y était. Retour à la maison.
L’avion se posa, et une fois tout sécurisé, nous pûmes enfin sortir. Un passage au tapis pour récupérer les deux valises que j’avais envoyé à l’aéroport et nous pouvions enfin sortir du terminal. J’inspirais profondément l’air frais qui me glaça les poumons. Malgré cela, mon premier reflexe fut de m’allumer une cigarette. J’en proposais une à Parker.

-Bienvenue « chez moi ».

Je lui passais également mon briquet, quand une voix s’éleva devant nous, m’appelant par mon deuxième prénom. « Hope ? » Je levais les yeux. J’aurais pu la reconnaitre entre milles. Ce timbre de voix, cet accent, cette intonation. Qu’il était bon de l’entendre de vive voix sans l’intermédiaire d’un téléphone… Je lâchais ma valise et faisait un pas en avant, vers cette femme aux longs cheveux noirs et aux yeux sombres, qui me ressemblait comme deux gouttes d’eau, quelques marques du temps en plus.

-Maman.

Je l’enlaçais avec tendresse. Elle devait être –hormis Parker-, la seule personne pour qui j’avais ce genre de geste. Je reculais rapidement et attrapais la main de Parker pour l’attirer près de nous.

-Mam’, je te présente Parker.

Je vis dans le regard de ma mère que celle-ci détaillait rapidement ma bassiste. Elle en avait déjà entendu parler, mais ne l’avais jamais vue, pas même en photo.

-La fameuse... Enchantée, je suis Jeen Vanwyk. Ravie de faire ta connaissance, Parker.
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MessageSujet: Re: Do it like a brother, do it like a dude ~ [DELEY]   Jeu 5 Jan - 2:59



- Tu penses vraiment que je suis du genre à mettre un pyjama… ?

Elle m’avait murmurer cela directement dans mon oreille avec cette voix suave et rauque qui me faisait frissonner tout entière. Son souffle caressa mon lobe et je me sentis partir. Mes paupières papillonnèrent quelques instants avec que ses mots ne fassent mouche dans mon esprit à la dérive. Pas de pyjama…mais…enfin…Deley ne dort tout de même pas dans ses jeans et slims, à moins que…oh…OH MON DIEU . Je piquais le plus odieux des fars en pensant à ce que ma rock star venait de m’avouer. CONCENTRE TOI PARKER….NE PENSE PAS À DELEY TOUTE NUE. Mais malheureusement pour moi mon cerveau m’obéissait si peu la plupart du temps et bien vite, mon mental se remplit des images les plus aphrodisiaques qui soit impliquant Deley…ses tatouages et la majeur partie de son épiderme. Je me reprenais bien vite en me forçant à penser a ma vieille chef d’orchestre rabougri en petite tenue. EFFET ACCOMPLI. Bien plus efficace qu’une douche froide croyez moi.

Après sa petit blague cruellement accomplie, elle ricana et s’en alla et je soupirais, ne pouvant cacher un sourire affectif. Ah Deley…

OUI OUI ON SAIT ! TU EN ES AMOUREUSE PATATIPATA CONTINUE AVEC L’HISTOIRE BORDEL.

Donc on s’installait dans l’avion, moi côté bâbord pour reprendre le jargon…nautique. Merde. Mauvais véhicule. Donc du côté du hublot et je laissais ma rock star se mettre à son aise. Et vous connaissez la suite, cependant ses mots une fois encore me troublèrent. Elle me reprochait de ne pas être à mon aise avec elle. Je lui rétorquais alors d’une voix douce :

- « Je suis désolée, c’est pas que je suis mal à l’aise avec toi…c’est juste que tu es tellement intense dans tes gestes, tes expressions et tes regards que je me sens la plupart du temps mis a nue. Et j’en rougis…pas que ça me déplaise hein…Tu me fais me sentir…tellement vivante chaque seconde que je suis avec toi et je dois sans doute être plus rouge qu’une tomate farcie en te disant cela alors je vais gentiment te dire autre chose histoire d’augmenter de plus bel mon coup de soleil. »

Oui. Je parlais sans trop penser. Je le savais, je suivais un traitement pour…avec mon psy mentale….oui oui. Je lui lançais alors ma tirade de romantique ingérable et prenait mon courage a deux mains pour l’embrasser. Ce que je ne regrettais pas. Ses lèvres contre les miennes dansant de manière enfiévrée étaient extatiques. Bien vite, je me laissais emporter par Deley et j’aurais pu continuer. J’aurais voulu me hisser sur elle et m’asseoir sur ses genoux pour approfondir ce baiser, j’aurais voulu ôter ses vêtements et la laisser me dominer comme elle le faisait si bie….BON PARKER ÇA SUFFIT LÀ T’ES DANS UN AVION AVEC PLEINS DE GENS BORDEL. Bref…ma chère et tendre confiance me rappela à l’ordre avec une douceur sans limite et bien vite ces actions voulues ne devinrent que des fantasmes. Je me reculais à mon grand damne et la contemplait fiévreuse et envieuse de bien plus. Je me perdait dans ses yeux et son souffle contre mes lèvres était une véritable tentation. Un appel à la débauche la plus pècheresse. OUAIS BAH VA A L’EGLISE ÇA TE FERA DU BIEN COCHONNE VA.

Ses mots raisonnèrent et restèrent en suspens quelques instants entre nos deux bouches et je m’en abreuvais. J’adorais entendre Deley me dire qu’elle m’aimait parce que je savais que chaque palabre qui s’épanchait des lippes de ma rock star n’étaient que pure vérité.

Je perdis son visage de vue et ses lèvres vinrent taquiner mon oreille, m’hérissant l’échine toute entière.
Fille facile va.
QUOI C’EST UN POINT SENSIBLEUH.

-Tu sais que là, tout de suite, dans cet avion, j’ai très, très envie de toi… ?

PAF. TRANSFORMATION TOMATE-HOMMARD CUIT-ECARLATE-ROUGE-CRAMOISIE-HEMOGLOBINEUX. Enfin bref, vous l’auriez comprit, plus rouge que rouge, cela n’existait pas. Je fermais les yeux un instant tentant de reprendre contenance ce qui s’avéra sans doute plus dur que d’abattre un yéti enragé à l’aide d’une petite cuillère en plastique. Elle posa ses lèvres sur mon front et moi je rentrais rapidement dans mon siège avant de la violer sur place. GENRE COMME SI TU OSERAIS. Roh ta gueule toi, j’suis frustrée.

Puis vint le terrible moment d’angoisse sur le fait de savoir si ma futur-ex-belle-mère me tuerais pour avoir fait des trucs pas très politiquement correct à sa fille. Et comme pour me torturer, cette rock star damnée que j’aimais plus que tout me fit l’honneur de NE PAS AFFICHER LA MOINDRE EMOTION et d’en plus de ne rien me relever avec un réponse totalement…INUTILE. Donc je restais donc là à me stresser toute seule à savoir si moi Parker Lena Skillet vivait mes dernières heures. Limite, vu que j’allais bientôt mourir, pourquoi ne pas demander à Deley d’aller satisfaire une ultime fois ma libido dans les toilettes de l’avion ?

Je me blottissais contre Deley qui me rassura peu a peu de sa main sur mon ventre. Je fermais les yeux pour mieux apprécier cette caresse. Je sombrais peu a peu dans une somnolence rudement mérité après toute ces péripéties. J’écoutais sans rechigner ses ordres et allait rejoindre Morphée qui avait l’étrange apparence de Deley. Obsédée moiiii ?! Pas du tout m’enfin.

Bientôt , enfin ce qui me sembla bientôt après avoir dormi si confortablement sur Deley, je m’éveillais au son de sa douce voix. Je me rappelais alors du lieu où nous étions sensés nous trouver et me redressais brusquement lâchant un gémissement alors que mes côtes me traitaient de tous les noms. Quelques peu aveuglée par la douleur, je regardais en dehors du hublot et découvrais…des avions…pleins d’avions…et une piste d’atterrissage. Woah. Bon d’accord en pionçant comme un loir sur ma rock star j’avais raté la vue du ciel du pays de Deley mais tant pis, nous allions tous découvrir plus tard.

Après toutes les étapes de récupérations de valises, j’humais avec excitation l’air frais de l’Ukraine et je ne pouvais empêcher de sourire, tellement heureuse de là où je me trouvais. Je devais avoir l’air d’une gosse de trois ans qui posait ses yeux sur sa première poupée Barbie. QUELLE RÉFÉRENCE ! Je prenais une cigarette du paquet de Deley et me penchais vers elle pour allumer mon bâton de nicotine grâce au sien. Alors que je prenais une longue taffe qui calma mon addiction, Deley me fit sourire de ses mots et je lui prenais la main et la serrais affectueusement en murmurant :

- « Je m’y sens déjà bien chez toi. »

Ce qui était vrai. L’air était tellement plus frais et pur et les bâtiments de types anciens qui nous entouraient rendait la première vue de l’Ukraine purement magnifique.

- « Hope ? »

La voix chatouilla mon ouïe de part sa familiarité de timbre. Je me retournais en même temps que Deley et découvrait…une Deley un peu plus marquée par la vie. Le même regard, les mêmes yeux impétueux, les cheveux jais mais surtout cette impression sauvage qui la rendait indomptable. J’en avais le souffle coupé. Elles étaient différente tout en étant les mêmes. J’aurais croisé cette femme dans une rue bondée, je l’aurais tout de suite reconnue comme étant la mère de ma rock star…Elle devait être tout aussi meurtrière et…je…TENAIS LA MAIN DE SA FILLE TOUT EN NE SACHANT TOUJOURS PAS SI MAMAN DELEY ÉTAIT CONTRE LE FAIT QU’ELLE N’AURAIT SANS DOUTE PAS DE DESCENDANCE. Je lâchais vivement la dextre de mon aimée aussi pour la laisser serrer sa mère dans ses bras et la vue des deux femmes entrelacée me fit sourire un peu plus. J’étais émue par leur retrouvaille, et tellement heureuse pour Deley dont le regard s’allumait dès qu’elle parlait de cette femme.

Et alors que je tentais de retenir mes larmes d’émotions devant ses retrouvailles, Deley m’accula de nouveau a une sentence de mort en me prenant à nouveau la main. Je m’approchais de cette femme quelque peu intimidée par cette aura puissante qui jaillissait d’elle. Je me sentais minuscule. Deley me présenta et je tentais de ne pas baisser les yeux ce qui s’avéra ardu lorsque maman rock star me détailla de ce regard insondable et impétueux. Je devais avoir l’air belle avec mon œil au beurre noire, mes lèvres fendues et les quelques contusions que l’on pouvait voir sur mon visage et cou. Je priais pour ne pas avoir un bout de salade coincée entre les dents. Pensée futile certes mais quand on rencontre la mère de son aimée on pense aux choses les plus débiles du monde, croyez moi !

Elle se présenta enfin et sa voix raisonna dans mes oreilles, aussi belle que celle de Deley, impétueuse et puissante. Je souriais un peu plus et décidais de montrer le peu d’Ukrainien que j’avais appris en énonçant d’une voix douce :

- « Я люблю тебе моя гітара

Je plaquais alors une main sur ma bouche regrettant tout de suite mes mots. MERDE. JE VENAIS DE CONFONDRE « Bien le bonjour mademoiselle » avec « Je t’aime ma rock star ». Mes yeux se remplirent d’effroi. Si ma futur-ex belle mère avait raté nos doigts entremêlés, il n’y avait aucune chance qu’elle ne sache pas que sa fille et moi…faisions des truc. BRAVO PARKER.

Je baissais les yeux, mes joues terriblement rouges et murmurait d’une voix légèrement tremblante :

- « Je suis désolée…ce n’est pas ce que j’ai voulu dire…Enfin, je…Deley m’a dit que vous étiez une musicienne aussi donc…je suis sure que vous êtes une rock star aussi mais… » Je décidais d’abandonner mon piètre essai de rattrapage et continuait d’une voix encore plus gênée « Merci de m’accueillir dans votre pays, je ..du peu que j’en vois, j’adore déjà et moi aussi je suis très ravie de faire votre connaissance…bien que…enfin… »

Très ravie? Vraiment Parker…Tu venais d’avouer à la mère de Deley votre idylle tout en lui avouant ton amour et maintenant tu lui montrais que même ta langue natale tu ne la maitrisais pas? Bravo.
Et si je mourrais ?





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MessageSujet: Re: Do it like a brother, do it like a dude ~ [DELEY]   Mer 11 Jan - 21:00




- « Я люблю тебе моя гітара”

J'explosais littéralement de rire. Une hilarité incontrôlable, instoppable. Du grand Parker. Que dis-je, du Parker Lena Skillet tout craché oui ! Ma mère eut la même réaction que moi, mais en plus soutenu, en plus discret et courtois. Ma mère, courtoise… C'était si rare, j'en avais de la chance. Enfin, Parker avait de la chance.

Voyant, présageant et sentant sa gêne, je passais un bras autour de ses épaules, l'attirant légèrement contre moi. Je la laissais tout de même s'exprimer, pensant que cela ferait une épreuve de plus pour elle, pour vaincre peu à peu sa timidité. De toute manière, elle allait bien vite se rendre compte que la timidité ne servait à rien et ne ferait pas long feu avec ma mère.

- « Je suis désolée…ce n’est pas ce que j’ai voulu dire…Enfin, je…Deley m’a dit que vous étiez une musicienne aussi donc…je suis sure que vous êtes une rock star aussi mais… Merci de m’accueillir dans votre pays, je ..du peu que j’en vois, j’adore déjà et moi aussi je suis très ravie de faire votre connaissance…bien que…enfin… »

Ma mère se rapprocha d'elle et passa elle aussi un bras autour de ses épaules, à l'opposé. Elle nous entraîna vers le parking tout en continuant :

-Je suis effectivement musicienne. Et je suis ravie de recevoir autant d'amour de ta part, crois moi ! C'est un plaisir de t'accueillir chez nous Parker. Nous ne vivons pas dans un pays très riche, et nous n'habitons pas un palais, mais j'espère que tu passeras quand même un bon séjour parmi nous.

Nous continuâmes de marcher, traversant le parking, jusqu'à ce que j'aperçoive la voiture de ma mère. Une vieille Fiat Dino cabriolet noire dans laquelle j’avais grandi. Je lâchais Parker et sautais la portière pour m’assoir côté passager. Je passais une main sur le tableau de bord. Cette voiture m’avait vraiment manqué. Elle était vieille et n’avait que deux places, mais elle était si confortable, si classe. Tellement… Nous. Nous avions passé des soirées entières assis dessus, ma mère, son groupe et moi, à chanter, discuter, boire… Je me redressais et faisais signe à Parker d’approcher, tout en m’adressant à ma mère.

-Tu m’avais dis que tu voulais la vendre !

J’ouvrais la porte pour laisser Parker s’installer, me relevant pour m’asseoir sur le coffre, les jambes à l’intérieur du véhicule. Je me relevais un court instant pour que ma mère puisse mettre les valises dans le coffre. Elle s’installa ensuite à la place du conducteur et démarra le moteur. Je fermais les yeux un instant, m’imprégnant du bruit sourd et agréable que produisait l’engin.

-J’ai hésité. Mais je n’arriverais pas à m’en séparer. Je pense qu’elle me claquera entre les mains.

Je posais une main sur l’appuie tête de Parker et tapotait le cuir du siège

-Je pense qu’elle a encore de beaux jours devant elle !

Nous quittâmes le parking pour prendre la voie rapide afin de rejoindre le centre de Mikolaïev. J’en profitais pour observais le paysage que je connaissais déjà par cœur. Après quelques minutes, je posais mon regard sur Parker qui semblait s’émerveiller du décor. Je ne le trouvais pas extraordinaire, mais disons… Familier.
Après une quinzaine de minutes, la voiture s’arrêta enfin devant un grand immeuble de briques rouges. Rien de bien beau et glorieux. Cette façade faisait plutôt miteuse. Je sautais de la voiture, m’étirant et jetant un œil à la rue. Qu’il était bon de revenir chez soi. J’attendais Parker et me tournais vers ma mère. Celle-ci n’était pas descendue de la voiture. Je l’interrogeais d’un regard et elle me répondit qu’elle avait une course à faire, avant de me lancer les clefs. Je regardais la voiture s’éloigner avant de me tourner vers Parker, un sourire sur mes lèvres.

-Bon, j’te fais visiter ?

J’ouvris la porte métallique et peu accueillante qui se dressait devant nous et j’entraînais Parker dans les escaliers à ma suite, prenant mon temps afin qu’elle n’en souffre pas trop. Je finis alors par m’arrêter au troisième étage devant l’unique porte que possédait le pallier. Je récupérais les clefs dans ma poche et la déverrouillais. Je la poussais et entrais, faisant signe à Parker d’entrer sans gêne. Je lui désignais l’ensemble de la pièce, qui débouchait sur plusieurs autres.

-Bienvenue chez moi. L’appartement occupe tout l’étage. Fais donc comme chez toi. Tu es chez toi.

J’ôtais ma veste et la jetais sur le dossier d’une chaise. Je tendais une main pour récupérer celle de Parker et lui infligeais le même sort. Je la prenais ensuite par la main pour lui faire visiter l’appartement. C’était spacieux et très moderne. Ma mère adorait ça. Chaque pièce était d’un goût, d’une couleur différente. J’adorais cet endroit. C’était mon véritable chez moi.
Nous terminions par ma chambre. Elle était exactement comme je l’avais laissée. Ma première guitare reposait sur son socle, de multiples photos de ma mère et moi ornaient les murs, parmi quelques images de chanteurs et chanteuses que j’avais appréciée en étant plus jeune. Je tendais les bras, lui désignant l’espace.

-Malheureusement, je n’ai qu’un lit une place…

Je lui tirais la langue avant de lui adresser un clin d’œil et de me rapprocher d’elle. Je la saisissais à la taille et posais un baiser sur ses lèvres.
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MessageSujet: Re: Do it like a brother, do it like a dude ~ [DELEY]   Dim 15 Jan - 5:59



Bon au moins. Avec ma connerie magistrale, mon don épouvantable pour les langues et ma tendance à gaffer plus que récurrente, j’avais fait rire ma rock star. Woohoo. Go moi.
Rouge de honte, je tentais de m’expliquer avec le nouveau support de Deley sous la forme de son bras autour de moi. Bien vite après mon explication plus que pitoyable, le bras de Jeen vint accompagner celui de Deley. Ses mots me firent plus chaud au cœur. Je souriais en les écoutant et répondait d’une voix que je tentais rassurante et assurée :

- « Je pense que je serais très inconfortable dans un palais et si vous saviez ô combien vous rencontrer m’importe bien plus que toutes les richesses du monde, Deley parle tellement de vous que je me devais de rencontrer le femme qui donna naissance à si merveilleuse personnalité. »

Bravo Parker. Si elle ne savait pas que tu étais folle amoureuse de Deley, maintenant il y avait peu de chance qu’elle ne le sache pas !

Deley me lâcha pour se jeter sur une magnifique voiture que j’appréciais immédiatement. Mon père étant un mécanicien, je m’y connaissais assez en voiture et alors que je contemplais la vieille fiat, je ne pouvais m’empêcher de penser ô combien cette voiture correspondant parfaitement à Deley et à Jeen. Je m’approchais du véhicule alors que Deley s’exultait et caressait rêveusement la carrosserie ébène me demandant toutes les merveilleuses expériences que cette voiture avait vécues en compagnie de ma Rock star et sa mère.

Nous nous installâmes tous dans la voiture, et je souriais en voyant Deley dans le rétroviseur assis avec classe sur le coffre. Tout ce qu’elle faisait ne cessait d’augmenter mon admiration pour elle. Je la trouvais si belle et libre que parfois le souffle m’en manquait. Je croisais alors le regard de Jeen et détournais les yeux de mon amante pour contempler l’environnement, le rouge aux joues. L’Ukraine était tellement différente de tout ce que j’avais vu auparavant. Je ne pouvais détacher mes yeux du paysage en imaginant ma rock star plus jeune traverser ses rues, passer devant tel ou tel bâtiment. Mon cœur se serrait tant tout cela était troublant. J’étais là où Deley avait grandi. Mon sourire s’agrandit alors que j’avais du mal à respirer tant j’étais submergée par le bonheur le plus intense de découvrir le passé de l’amour de ma vie. Enfin je descendais en compagnie de Deley de la voiture et posait mes yeux sur un bâtiment aux allures miteuses qui pourtant avait un charme certain attisant immédiatement ma curiosité. Je contemplais sa façade en me demandant combien de souvenirs et de secrets y gisait. Deley me proposa une visite et mon sourire déjà immense ne cessa de s’agrandir, menaçant de déformer mes lèvres à vie :

- « Je ne demande que ça. »

Je n’arrivais pas à parler tant j’étais choquée et terriblement heureuse de m’infiltrer un peu plus dans le passé de Deley. Elle était tout pour moi. TOUT. Et savoir que je pouvais la connaître un peu mieux était tout ce qu’il me fallait pour être comblée de la joie la plus intense.

Nous gravîmes avec lenteur les escaliers, mes côtes me rappelant sans cesses que le bonheur c’était bien mais qu’il ne fallait pas oublier les vieilles grâces brisées qu’elles étaient. Je pénétrais dans l’appartement et l’odeur qui m’accueillit ne cessa pas de me rassurer car cette senteur me chatouillait les narines à chaque fois que j’entrais dans la chambre de Deley. Immédiatement mes yeux se mirent à scanner les alentours alors que Deley m’accueillait officiellement dans sa demeure. Je souriais en voyant les disc vinyles, les posters et autres bibelots qui me rappelaient mon amante. Je me sentais bien là parce que tout me rappelait Deley. J’enlevais difficilement ma veste et la tendait à ma rock star avant de m’approcher pour découvrir des photos de Deley quand elle était plus jeune. Je souriais et fondais littéralement sous sa bouille de chérubin souriante et tellement innocente. Certes, elle ne possédait pas encore cette attitude impétueuse mais je pouvais voir en ses yeux de gamine cette détermination infaillible qui la caractérisait encore aujourd’hui.

Deley me fit visiter chacune des pièces et je m’émerveillais de tout. Absolument tout. J’aurais voulu m’attarder des heures pour tout découvrir de cette appartement dans lequel elle avait grandit. Mon cœur se serrait à chaque fois un peu plus alors que je me rendais compte à quel point j’étais totalement amoureuse de Deley. Enfin, elle m’amena dans sa chambre et je souriais. La guitare, les images, les posters, les Cds, il n’y avait pas le moindre de doute que Deley avait grandit et vécu ses plus belles années dans cette exacte pièce. Je m’imprégnais de tout alors que ma rock star me sortit de ma contemplation par l’une de ses phrases qui ne rata pas de me faire rougir au plus haut point. Un lit un place. Mon imagination échappa à mon contrôle et déjà je nous voyais enlacées dans les bras l’une de l’autre toute la nuit durant et mon cœur se mit a battre la chamade.

Elle m’approcha d’elle et bientôt je me retrouvais sous son joug, contre ses lèvres, ma drogue personnelle. Mon bas ventre s’éveilla immédiatement, je n’avais pas oublié l’épisode dans l’avion. Je me collais totalement à elle, mes bras venant entourer sa nuque alors que j’entrouvrais mes lèvres pour caresser les siennes de ma langue. Je rougis en pensant que j’étais dans la chambre de Deley, celle de l’autrefois innocente Deley qui avait sans doute jouer aux Barbie ici, qui ne se savait pas encore lesbienne, qui avait fait ses devoirs ici, avait fumer sa première cigarette, avait eu sa première gueule de bois et sans doute…sa première fois. Je me reculais…à regret, le souffle pantelant :

- « Tu as invité beaucoup de filles ici ? » demandais-je d’une voix empli de malice alors qu’a nouveau je revenais chercher ses lèvres et que ma main se glissait dans ses cheveux.
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MessageSujet: Re: Do it like a brother, do it like a dude ~ [DELEY]   Mer 25 Jan - 13:37


-Au fait Parker. Cesse de me vouvoyer, ça me vieillis pas mal.

Un clin d'oeil plus tard, ma mère disparaissait au coin de la rue, nous laissant avec le simple écho du moteur. La maison, enfin. Cette haute paroi de briques abîmées par le temps contre lesquelles je m'étais tant de fois appuyée. Cette porte que j'avais tant de fois galéré à ouvrir en rentrant de soirée -Rien à voir avec mon état général dans ces moments, évidemment- au lever du soleil. Ces escaliers que j'avais montés et descendu de toutes les manières possibles, plus ou moins ridicules, plus ou moins rapides. J'étais à nouveau chez moi, et rien n'avait changé. Rien n'avait bougé. J'esquissais un sourire en voyant Parker s'émerveiller devant tout ce qui composait l'appartement. La déco, les photos -assez dossier- que ma mère avait toujours affichées. Aucune de mon père évidemment. Il était sortit bien vite de sa vie, sans même être jamais entré dans la mienne. Et nous le vivions très bien. Il n'y avait rien de masculin chez nous. Je m'approchais derrière elle et me penchait au dessus de son épaule, alors qu'elle regardait une photo de moi, quelques 17 années plus tôt.

-Pas de commentaires, hein.

Je posais un baiser sur sa joue et me reculais, un sourire sur les lèvres. Je lui fis visiter toutes les pièces de la maison, lui précisant qu'elle aurait le loisir de mieux les détailler au cours de la semaine. Elle était chez elle, après tout.
Et pour finir, je la fis entrer dans ma chambre. Rien à voir avec celle que j'occupais -ou que nous occupions- -ou que nous et notre chère squatteuse Syriane occupions- -ou que nous, notre chère squatteuse Syriane et nos autres chères.. BREF- à la pension. Pas de sobriété, c'était vraiment mon univers, et non pas une chambre neutre où trônaient juste quelques guitares et un ampli. Bon. Je dois reconnaitre que certaines choses dans ma chambre marquait une adolescence assez turbulente. Des photos assez trash, des graphs, des posters de groupes... Si j'étais restée, j'aurais sûrement refais ma chambre. Mais le destin en avait voulu autrement, et ce n'était pas plus mal.
Je regardais mon lit, probablement en même temps que Parker. Je pense cependant que nos pensées n'étaient pas totalement les mêmes. Je me disais d'abord qu'il se faisait bien petit, avec le temps, et que le manque de place allait vite se faire ressentir. Ensuite, je regardais Parker et souriais. Ca n'avait pas l'air de la déranger, bien au contraire. Il n'y avait qu'à voir son regard et le rose qui flottait légèrement sur ses joues. Elle était vraiment mignonne lorsqu'elle rougissait ainsi, semblant ne même pas s'en rendre compte.
Je l'attirais donc contre moi, l'embrassant sans gêne, sans retenue. Mes mains glissèrent sur ses hanches, les caressant en un mouvement répétitif, lent, avant de glisser dans le bas de son dos, se calant aux poches arrières de son slim. Cela me permit de la retenir quand elle se recula un peu. Sa question me fit sourire, je l'attendais, aussi évidente qu'un chat noir dans la neige. Je fermais un instant les yeux, faisant la moue, réfléchissant.

-Mh, pas tant que ça. J'étais pas trop fan des réveils aux côtés d'inconnues. Je ne le suis toujours pas, d'ailleurs. J'dirais juste trois ou quatre.

Je tirais la langue, l'attirant contre moi, sentant son bassin contre le mien, sa main dans mes cheveux. Un léger frisson me parcourut discrètement la colonne vertébrale.

-Quatre ou cinq, maintenant...

Je la forçais à reculer en avançant sur elle, fermant d'un coup la porte à l'aide de mon pied, lui appuyant le dos contre le panneau de bois. Tout cela sans la moindre brusquerie, son corps ayant déjà été assez malmené dernièrement. Je retombais sous l'emprise, sous l'addiction de ses lèvres, jouant avec, les embrassant avec douceur, tendresse, envie. Je lui caressais le ventre, sous son t-shirt, l'effleurant simplement, comme si sa peau avait été aussi fragile qu'une plume, aussi fine que la soie. Je n'avais jamais pris autant soin ou offert autant d'attention à quelqu'un, habituellement bien trop désintéressée des gens.
Un frisson me parcourut l'échine. J'étais de retour chez moi, avec Parker. Que demander de plus ?
Je détachais légèrement les lèvres des siennes, posant un baiser sur sa joue. Un baiser qui remonta jusqu'à son oreille, lui murmurant, bien que nous n'ayons été que deux dans l'appartement :

-Tu veux boire quelque chose ?

Tellement drôle de jouer sur la tension sensuelle qui s'installait bien souvent entre nous. C'était un véritable plaisir de jouer au jeu de la provocation avec Parker. Surtout quand elle y répondait de la même manière. C'est l'une des choses que j'aimais le plus chez elle. Son imprévisibilité. Elle pouvait aussi bien me répondre, que se contenter de céder gentiment. Sans prévenir, évidemment.
Je lui caressais doucement les hanches, mon regard posé dans le sien, attendant sa réponse avec patience, profitant de cet instant pour la contempler.

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MessageSujet: Re: Do it like a brother, do it like a dude ~ [DELEY]   Jeu 26 Jan - 3:34




VOUVOYER. VOUVOYER C’ÉTAIT LA CLEF.

J’imprégnais bien les mots de Jeen dans mon cerveau de dégénérée mentale histoire de ne pas m’attirer ses mauvaise grâce après ma déclaration d’amour Ukrainienne. Surtout que Jeen semblait si jeune que jamais je n’aurais pu la considérer comme vieille. Elle dégageait une telle aura et était d’une beauté époustouflante que je peinais à la voir comme autre chose qu’une rock star…comme Deley. Cette pensée me fit sourire alors que je regardais la voiture disparaître de ma vue pour aller visiter la demeure où celle qui avait changé ma vie avait grandit.

Elle me fit visiter, de pièce en pièce, je tombais de plus en plus amoureuse de cette endroit. J’aimais l’atmosphère de l’appartement de Deley et cette sensation de liberté, de rébellion, comme si rien n’aurait pus atteindre ma rock star et sa mère. Je m’y sentais parfaitement bien, je retrouvais un peu de ma muse dans chaque objet, chaque photo qui paraît l’endroit. J’avais l’impression d’infiltrer un jardin secret, celui de celle qui m’avait rendu sienne…à vie.

Je posais mes yeux sur une photo de Deley, plus jeune et souriait en la découvrant si…rebelle. Son regard était semblait fusiller tout ce qu’il touchait. Si fière et impétueuse et pourtant si jeune. Je me souvins quand ma muse me regardait de cette façon, c’était si terrifiant que je ne pouvais soutenir les puits intenses de ses yeux. Maintenant, son regard était toujours aussi insondable et intense mais plus doux…C’était un regard que j’aimais plus que tout. Un regard pour lequel j’aurais pu mourir.

- Pas de commentaires, hein.

Je souriais en accueillant son baiser sur ma joue avec tendresse puis tournais un regard pétillant vers le sien.

- Je ne vois pas du tout de quoi tu parles. Quel genre de commentaires pourrais-je faire de mini Deley, déjà une rock star des bac à sable qui semble pourvoir tuer d’un petit doigt Hulk alors qu’elle ne sait pas encore attacher ses lacets toute seule.

Je lui faisais un clin d’œil, un sourire de connivence dessinant mes lèvres. Elle allait me faire payer pour mes mots. Mais sa façon de le faire avec moi était bien différente qu’avec quiconque d’autre. Imprévisible. Frustrante. Parfaite. Elle m’emmena dans sa chambre et j’humais en ce lieu, avec une délectation certaine, l’odeur de ma rock star, faible mais bel et bien présente. Deley était de partout dans cette pièce. Je faisais le tour de sa chambre, m’imprégnant de l’atmosphère si propre à ma muse que je n’en croyais pas mes yeux. Et de la même manière que j’aimais Deley, j’aimais cette pièce. Parce qu’elle était sienne, tout simplement. Je fermais les yeux quelques instants puis je les ré-ouvrais. Non, je ne rêvais pas. J’étais bel et bien en Ukraine, dans la chambre de ma rock star.

Mes yeux firent une dernière fois le tour de la chambre pour se poser sur son lit. Si petit et étroit. Je rougissais légèrement. Deley et moi allons devoir nous serrer pour dormir dedans. Personnellement ça ne me gênait pas le moins du monde, surtout que lorsque je dormais avec Deley à Kohime j’étais entièrement collée à elle, alors quelle différence hormis que c’était dans le lit dans lequel elle avait grandit que je dormirais.

Soudainement, elle m’attira contre elle pour me faire gouter à ses lèvres, une véritable drogue pour moi et ce depuis la première fois qu’elle m’avait embrassé. Ce baiser là était ouvert, et il me fit frissonner entièrement de la tête au pieu. Comme à chaque fois qu’elle m’embrassait, je me collais à elle, ne laissant aucun air entre nos deux corps. Mes bras s’enroulaient autour de son cou alors que je répondais ardemment à la danse de ses lèvres contre les miennes. Ses mains vinrent caresser mes hanches et je me tendais sous ses doigts, cherchant leur contact qui créait des myriades de frissons sur ma peau. Un soupir court s’échappa de mes lèvres alors que je sentais ses mains se glisser dans les poches de mon slim. J’adorais quand elle faisait ça, je me sentais sienne. J’avais l’impression d’être à elle et à elle seule. C’était merveilleux.

Elle finit par répondre à ma question et sa réponse, du Deley tout craché me fit sourire même si je ne pouvais m’empêcher de secrètement vouloir assassiné ces trois ou quatre personnes qui avait touché à rock star. Non sérieux, comment pouvait-on…Son bassin se frotta contre le mien et un violent frisson me parcouru alors que sa main se perdait dans mes cheveux. J’adorais la moindre de ses caresses. J’entrouvrais les lèvres alors que mes joues se couvraient un peu plus de rouge.


-Quatre ou cinq, maintenant...

Cette réponse me fit trembler de trépidation. Je voulais être cette quatrième ou cinquième fille à dormir dans la chambre de Deley, à être ravagée par tout ce qu’elle représentait, à mordre ses draps pour me faire taire alors qu’elle me faisait succomber sou le plaisir le plus intense comme elle savait si bien le faire. BREF. Je m’égarais.

Elle me fit reculer et je suivais. J’adorais quand elle se montrait dominante. La porte se referma et je me retrouvais entre ma muse et le panneau de bois. Je sentis mon bas-ventre s’échauffer sous ce simple contact. Elle revint à la charge de mes lèvres et cette fois je l’attendais. Je scindais mon corps au sien, posait ma main sur sa joue pour la maintenir contre moi. Je l’embrassais avec la même impétuosité, la même ardeur et je répondais ouvertement à son baiser qui…m’incita à la débauche, je dois dire. Je fermais les yeux pour mieux ressentir ses lèvres s’écraser contre les miennes. J’entrouvrais la bouche et caressait de ma langue ses lippes, allant chercher celle de Deley, tournoyant avec. Ce baiser me rendait brulante, fiévreuse et je tremblais d’envie contre elle. Je sentais sa main sur mon ventre, elle le caressait avec douceur, de manière presque aérienne et je sentis ma peau se hérisser sous ses doigts alors que mon bas ventre devenait brulant. Je soupirais contre ses lèvres, un petit gémissement se perdant entre nos deux bouches. Je me hissais sur la pointe des pieds pour mieux gouter à ses lèvres, pour mieux les choyer de baisers mais elle recula laissant ses lèvres rougies et entrouverte alors que mon souffle s’échappait par saccade de ma bouche. Elle m’embrassa la joue puis l’oreille, me faisait frémir et…

-Tu veux boire quelque chose ?

Et meeeeeeerde. VOILA COMMENT DELEY ME FAISAIT PAYER POUR LE COMMENTAIRE SUR LA PHOTO. N’aurais-je pas put fermer ma gueule aussi ? Non il fallait que je sois conne au point d’ouvrir ma bouche à tout bout de champs et me voilà maintenant chaude comme de la braise à devoir réprimer mes pulsions.

J’allais céder. Prendre sur moi. Avaler mon désir pour elle et lui lancer un gros « pourquoi pas un peu de vodka » que je regretterai amèrement. Mais ses mains continuaient de jouer sur ma peau, me faisait frémir et son regard n’était que braise sur mon corps qui tremblait d’envie pour elle.

Je la contemplait quelques instants et revint à la charge de ses lèvres, attrapant sa lippe inférieure délicatement entre mes dents et tirant doucement dessus. Je lui lançais un regard désireux, fiévreux et provocateur alors que mes mains descendaient le long de ses omoplates, promenant mes ongles sur sa peau et ses habits pour que mes doigts terminent leurs courses dans les poches arrières de son jean. Je relâchais sa lèvre et inclinait mon visage vers le sien, collant mes lèvres aux siennes et murmurant tout contre

- « Je veux bien un cocktail de Deley…s’il vous plait… »

Ma langue glissa sur sa lèvre avec lenteur alors que je me cambrais, mon dos s’arquant contre la porte, ma poitrine se collant contre son buste et mon bassin cherchant le sien. J’avais vraiment envie d’elle. Au diable ma timidité maladive.
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Do it like a brother, do it like a dude ~ [DELEY]

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