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 Do it like a brother, do it like a dude ~ [DELEY]

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MessageSujet: Re: Do it like a brother, do it like a dude ~ [DELEY]   Mar 29 Nov - 19:12





A vrai dire, j’avais un peu répondu sur le coup. Je n’avais pas réfléchis à ma réponse. Je n’avais pas réfléchis à l’impacte que cette simple réponse aurait sur Parker, assise en face de moi. Maintenant, je le voyais, cet impact. Il était sur les joues de Parker. Voir même sur son visage entier. Cette couleur rouge, pratiquement présente à chaque fois que j’ouvrais la bouche pour lui parler. Et encore, elle avait progressé. Mais là… J’eu le droit à un défilé du filtre rouge. Toutes les sortes de rouges y étaient.
J’esquissais un sourire, la regardant avec calme, et patience.
Quand je répondais à ses questions, je remarquais qu’elle buvait littéralement mes paroles. Elle le faisait toujours, de toute façon. Mais là, je pouvais lire l’intérêt dans ses yeux. Elle enregistrait tout. Aussi bien qu’elle réfléchissait probablement sur chacune de mes réponses, j’imaginais ce qu’elle pouvait bien se dire. Je la connaissais assez bien pour être quasi sûre du genre de question qu’elle pouvait se poser.

Par exemple, pourquoi aurais-je eu plusieurs copines, sans jamais en garder une ? Comment pouvaient-elles m’avoir laissé partir ? C’était du Parker tout craché.
Ce qui m’étonnait également était qu’elle me connaissait. Elle aurait donc pu savoir que c’était sûrement moi qui choisissait de partir, et que quand je choisissais quelque chose, je m’y tenais. Mais en y réfléchissant… Cette pensée aurait sûrement inquiété ma bassiste.

Je la vis ouvrir la bouche. Elle avait quelque chose à dire, c’était certain. Elle allait laisser sa curiosité quand notre chère amie l’infirmière revint dans la pièce. Je plissais les yeux en la regardant, remarquant son air contrarié. Décidemment, les gens changent bien vite d’attitude.
J’observais un instant le petit manège entre elle et Parker, sans bouger d’un cil.

- « On va t’enlever les perfusions. Il faudra que tu crées le reste de ton sang toute seule, sauf si tu souhaites tuer ton amie ? »

Je laissais échapper un ricanement. Tellement bidon. Me tuer, moi ? C’était bien mal me connaitre. Et le pire, c’est que Parker semblait vraiment la croire, vu le regard qu’elle lui jetait. Allons Parker, ouvres les yeux, ai-je vraiment l’air d’aller mal ?

- « Alors faites votre travail mademoiselle et dépêchez-vous de m’ôter cette perfusion au lieu de perdre votre temps et le miens dans ce genre d’impolitesse inutile. Par ailleurs, devrais-je signaler au Médecin en chef que vous vous adressez au client de manière si familière ? Ou alors vous n’avez jamais appris les bonnes manières…ou séchez vos cours d’éthiques. »

Je soupirais. Quand est-ce que cette joute verbale allait se terminer ? Je laissais cependant Parker se débrouiller avec elle, en tendant simplement mon bras pour qu’on me défasse de cette perfusion tout de même assez contraignante.
Etape qui se passa relativement bien, vu les circonstances. L’infirmière quitta la pièce avec la raideur d’un bâton de réglisse –Ben ouais, si on croque dedans, ça ramollit un peu en surface..-.

Le médecin revint enfin. Il était temps. Nous allions enfin pouvoir sortir de ce trou à rat(e)s . Il donna à Parker le nécessaire en médicament et nous donna les consignes basiques d’un « après prise de sang ». Pas fumer. Pas faire d’effort. Bla bla bla.
Puis la voix de Parker revint.

- « Merci ENORMEMENT pour ce que tu as fais, Deley. J’espère que ta mère ne va pas me traiter de voleuse d’hémoglobine sans cœur… »

-Oh ne t’inquiète pas pour ça, elle n’est pas du genre rancunière.


Je la laissais me prendre la main et la suivais vers la sortie. J’aimais avoir ce contact avec elle, lui tenir la main, le plus simplement du monde. Parker était bien pressée, et d’un autre côté, je la comprenais.
Alors que nous passions la porte, la voix de l’infirmière parvint jusqu’à mes oreilles. Parker continua sa route, ignorant pupute et ses railleries. Pour ma part, je faisais prestement demi-tour et m’approchais d’elle avec légèreté. M’apercevant, elle recula légèrement, mais pas assez vite. Je la coinçais contre le mur, pressant tout mon corps contre le sien. Je glissais sans gêne l’une de mes mains entre ses cuisses, lui murmurant à l’oreille, d’une façon plus provocante que provocante :

-Oses dire que ce n’est pas ce que tu voulais…


Je soufflais lentement sur son oreille, avant de me reculer et de rejoindre Parker, la démarche droite, fière, arrogante.

-J’ignorais que cet hôpital faisait aussi bordel.


Je passais la porte et rejoignais Parker, sortant en même temps mon paquet de cigarettes et mon briquet. « Interdiction de fumer dans les deux prochaines heures. » Cause toujours Doc’.
J’allumais ma cigarette avant de poser mon regard sur Parker. Je la fixais un instant avant de déclarer, ma clope entre mes lèvres :

-Enfin terminé… Au fait, en parlant de ma mère… Si je suis venue te chercher tout à l’heure, c’était pour t’annoncer quelque chose.

Je glissais ma main à l’intérieur de ma veste, ouvrant la poche dissimulée dans la doublure du cuir. J’en sortis un billet d’avion pour l’Ukraine. C’était marqué dessus en gros. Départ à 18h30. Dans une heure et demie quoi.

-Ma mère a eu quelques soucis… Je dois rentrer. Et je ne sais pas si je reviens dans deux jours, ou bien dans une semaine, voir plus…

Je continuais de la fixer, laissant un silence s’installer, lui laissant le temps de répondre, de se révolter, ou de me haïr –qui sait ?-.
Puis mes doigts glissèrent, et un deuxième billet se détacha du premier. J’esquissais un sourire en coin, charmeur, comme toujours.

-Je pensais que tu aurais pu m’accompagne.

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MessageSujet: Re: Do it like a brother, do it like a dude ~ [DELEY]   Mer 30 Nov - 17:37




-Oh ne t’inquiète pas pour ça, elle n’est pas du genre rancunière

Je poussais un soupir soulagé après cette simple phrase. Je ne vais pas mentir. J’avais eu peur d’avoir la mère de Deley sur le dos pour avoir voler l’hémoglobine de sa fille. Quand on voyait la fille, on ne pouvait que craindre celle qui avait engendré tel caractère et puissance. Elle m’intriguait cette maman, cette personne sans visage qui allumait cette flemme d’affection dans les yeux si fiers et puissants de Deley. Je dois avouer que je l’imaginais souvent. Elle était musicienne aussi. C’était souvent ma Rock Star qui incarnait sa propre mère avec peut-être un visage plus marquée par la vie. En tous les cas, cette femme m’impressionnait quand je voyais Deley. Même sans l’avoir vue, je l’admirais. C’est alors, qu’après ce commentaire méchant et jaloux de la put…l’infirmière, je sentis la main de Deley glisser hors de la mienne. Oh-Oh. Je me retournais avec lenteur. Bah oui n’oublions pas que j’avais quelques côtes….Hors-Service. J’apercevais le dos de ma guitariste, si fière, si droit qui s’éloignait de moi de cette démarche sensuelle et impétueuse. Je plaignais d’hors et déjà l’infirmière qui allait en prendre cher pour son grade. Je ne fus pas déçue quand son visage devint aussi rouge que le mien lorsque Deley l’accula de telle façon…devant tous ses collègues. Je ne sais pas ce qu’elle lui dit mais elle devint livide. Tout le monde la regardait. La pauvre….AHAHAHAH JE RIGOLE ! BIEN FAIT POUR TA GUEULE ESPÈCE DE CHAUDASSE.
Deley s’éloigna et je regardais avec satisfaction cet état si confus qui se peignais sur son visage. Déjà ma guitariste revenait vers moi et je ne la quittais pas des yeux. Elle était magnifique, intouchable, comme si rien dans le monde n’aurait put la faire défaillir. Et rien dans le monde n’aurait pu. Je posais mes yeux sur l’infirmière qui me lança un regard…des plus dark-vadorien, sous son masque bien sur et je me contentais de lui sourire et d’hausser les épaules.

La dernière remarque de Deley fit sourire quelques patients et horrifièrent les médecins alentours. J’allais exploser de rire quand mes côtes me rappelèrent à l’ordre. COUCHEZ LES OS ! OH ! Enfin nous sortîmes. ALLELUYAAAAA ! C’était peut-être à cause des médocs ou de la séquestration dans un lieu que je haïssais mais tout me semblait plus beau, plus vivide, plus mieux quoi. J’inspirais profondément pour me sortir cette horrible odeur d’hôpital et je souriais en voyant Deley s’allumer une cigarette, en contradiction totale avec Dr Poilu. J’adorais son côté rebelle et impétueux, comme si rien ne pouvait la mater. En fait,…rien ne pouvait l’amadouer. Sauvage, libre, elle le restera à jamais.

Sa voix vint chatouiller mes oreilles, quel timbre chantant. OUAIS ON A COMPRIS T’ES AMOUREUSE PARKER. Je la regardais sortir un billet de sa veste et lorsque mes yeux se posèrent sur « UKRAINE, 18h30 », je dois dire que mon ventre commença à s’enrouler sur lui même, avant qu’elle ne parle. Puis elle parla et là, j’eus VRAIMENT mal. La douleur physique de mes coups à côté n’était qu’un simple picotement. Je sentis le sang se vider de mon visage. Pour une fois que je ne rougissais mais devenait livide à la place… Elle partait…pour une durée indéterminée. Elle me laissait alors que je ne savais plus comment respirer quand je ne la voyait pas après une journée. Elle s’en allait, ma muse, ma lubie, mon narcotique alors que c’était elle qui retenait mon monde tout ensemble. Prenez moi pour une extrémiste mais…j’étais VRAIMENT amoureuse d’elle et lorsqu’elle m’annonça que mes jours seraient dénudés de sa présence, j’avais envie de re-rentrer dans l’hôpital pour me faire euthanasier. J’avais envie de me laisser tomber à genoux, mes jambes tremblaient. Elle ne savait pas quand elle rentait. Je sentis mes yeux picoter…elle partait dans une heure et demi….j’avais envie de crier, de me révolter, de pleurer mais je ne pouvais pas. J’avais toujours promis à Deley de ne JAMAIS obstruer sa liberté, et surtout qu’elle allait voir sa mère….SA MÈRE ! La personne a qui elle tenait le plus au monde. SA MÈRE qui avait des soucis !! Qui étais-je pour l’empêcher quoi que ce soit ? Personne. Je me forçais a prendre ce que Lady Gaga appelle une « Poker Face ». Quelle référence. Oui je sais. Et soudain Deley entreprit d’accomplir le geste le plus JOUISSIF du monde. UN PUR ORGASME VISUEL, sur la tête à ma mère /PAN/. Ses doigts glissèrent et un deuxième billet apparut suivit des mots les plus merveilleux de l’univers :

-Je pensais que tu aurais pu m’accompagner.

OK PARKER. RESPIRE. PENSE À TES CÔTES! NE TE METS PAS À SAUTER DANS TOUS LES SENS ! ET PUIS T’ÉTAIS SENSÉ TE MONTRER FORTE ET IMPASSIBLE DEVANT L’ANNONCE DE SON DÉPART ALORS SI TU TE METS À DANSER LA JAVA ÇA VA PAS LE FAIRE !

Trop tard…Je sautais littéralement sur Deley pour la serrer dans mes bras alors que des larmes de joies et surtout de soulagement s’écoulait le long du velours de mes joues. Mes côtés m’hurlaient leur haine mais j’en avais rien à foutre. Je me serrais contre Deley et murmurait :

- « merci.merci.Merci…et oui ! »

J’faisais pitié. RIEN A FOUTRE!! J’étais tellement contente puis quelque chose fit mouche en moi. Départ 18h30. OH FUCK! Pas de fringues, pas de valise, rien !!! À cause d’une putain de baston avec ces chiennes. ARGH JE LES HAISSAIS. Je posais mes yeux sur ma montre et là…PANIQUE TOTALE! Pas le temps d’attraper des fringues, j’espérais que Deley ai une garde robe de rechange dans son pays natale. AAAAH J’ALLAIS ALLER EN UKRAINE TROP BIEN! On s’concentre Parker et on s’excite…après.

- « Il faut y aller ! On est sensé être deux heures en avance! Tu vas rater l’avion à cause de moi !! Je ne le permettrais pas. »

Pwouah cette réplique à la James Bond! Sans attendre j’arrêtais un taxi en levant la main et grimpait dedans avec Deley en demandant d’une voix d’agent 007.

- « A l’aéroport. Le plus vite possible. »

Croyez le ou non, le petit m’sieur du Taxi s’amusa à nous slalomer entre les voitures pour nous amener à l’aéroport en un temps records. Je me tournais vers Deley une fois au terminal et soudain l’impact de la chose me cogna de plein fouet. Un sourire immense étira mes lèvres et mes yeux se mirent à briller de joie.

- « On part en Ukraine…voir ta maman. »


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MessageSujet: Re: Do it like a brother, do it like a dude ~ [DELEY]   Jeu 1 Déc - 18:48







Je dois avouer que j’eus un instant peur de sa réaction. Je vis son visage perdre peu à peu sa couleur pour approcher du blanc. A vrai dire, je ne pensais pas qu’elle aurait cette réaction. Je pus voir ses yeux devenir brillants, humides. Oh non Parker, ne pleures pas …
L’expression de son visage se décomposait à vue d’œil, c’est pourquoi je m’étais empressée de lui dévoiler le second billet. Là, ce fut le contraire. Je pus reconnaitre la Parker que je connaissais, débordante d’énergie, de bonne humeur.
Elle me sauta au cou, bien que je pensais qu’elle ne le ferais pas en raison de ses blessures, et je passais délicatement mes bras à sa taille pour ne pas lui faire mal. Je la serrais avec douceur, posant au passage un baiser sur sa chevelure. Je savais bien qu’elle pleurait, sûrement le contre-coup de l’émotion. C’est pourquoi je ne fis pas la moindre réflexion, lui laissant le temps de se calmer toute seule. Elle me remerciait, par répétition, ce qui fit naître sur mes lèvres un léger sourire.
Quand elle s’agita à nouveau après avoir consulté l’heure, je l’empêchais de s’écarter de moi. Elle avait tendance à s’emballer bien vite, à se stresser toute seule –ce qui était loin d’être mon cas- et à devenir une vraie pile électrique.

-Commences par te calmer… On a le temps.

Je replaçais l’une de ses mèches de cheveux et posais mes lèvres sur son front. Elle commençait sûrement à s’angoisser de rater l’avion. Mais tout était déjà prévu. Mes bagages étaient déjà à l’aéroport –simple précaution, et mieux pour l’effet de surprise- et tous les papiers devaient avoir été réglés par une amie. J’vais tout prévu à l’avance, sauf peut-être le coup de l’hôpital… Mais l’improvisation était dans mes cordes.
J’avais prévu un peu large pour mes vêtements, sachant pertinemment que Parker ne se baladait pas avec une garde-robe complète dans sa poche. Et puis au pire, il était toujours possible de faire quelques achats en Ukraine, mon pays natal n’était pas un pays primitif et sans boutiques… Il y avait d’ailleurs de très bonnes boutiques où j’avais bien envie d’emmener Parker. Sans son portefeuille, évidemment. J’avais tant de choses à lui montrer. Oui, vous avez bien entendu, moi, Deley Hope Vanwyk, j’avais envie de partager certaines choses qui constituaient ma vie avec quelqu’un. Qui l’aurait cru ? Certainement pas moi.

Parker arrêta le premier taxi qui passa. Quelle détermination. J’entrais avec elle à l’intérieur, la laissant annoncer au chauffeur notre destination. En entendant l’intonation de sa phrase, je laissais échapper un léger rire, tout en m’appuyant contre la vitre de la portière. A croire que Parker avait beaucoup d’autorité, le chauffeur démarra presque aussitôt, se la jouant légèrement à la « Taxi ».
Quelques minutes plus tard, nous étions à l’aéroport. Je sortais du véhicule et m’étirais longuement. Mon regard se posa sur Parker qui semblait émerveillée à l’idée de rencontrer ma mère.

-Effectivement. Tu es un peu longue à la détente non ?

Je lui tirais mesquinement la langue avant de passer un bras autour de ses épaules.

-Mes valises doivent déjà être dans l’avion, et les papiers réglés. On n’a plus qu’à monter.

Je payais le chauffeur et commençais à marcher, la tenant contre moi. J’allumais une cigarette avant d’entrer dans l’aéroport, sûrement la dernière avant un bon moment…
La cigarette terminée, nous nous dirigions enfin vers l’embarquement. Cette fois-ci on y était, sur le départ…
Quelques minutes plus tard, une hôtesse de l’air nous désignait nos places. Je laissais le choix à Parker de choisir l’allée ou le hublot. A vrai dire, moi, ça m’était totalement égal. Je prenais place à côté d’elle et étendais mes jambes avec lenteur. Ceci fait, je posais mon regard sur Parker et passais une main sur sa joue.

-Comment tu te sens ? J’trouve que ton visage s’en sort plutôt bien..
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MessageSujet: Re: Do it like a brother, do it like a dude ~ [DELEY]   Mer 4 Jan - 4:23




-Effectivement. Tu es un peu longue à la détente non ?

PAF Et toc dans les dents. Vous n’allez jamais deviner qu’elle était ma réaction devant ce petit commentaire de ma rockstar. J’ai rougis ! Ehhh oui…SURPRISE HEIN ?! Je sentais mes joues se couvrirent de rouge et détournais le regard en lui envoyant un petit coup dans l’épaule devant sa moqueries. Je souriais bêtement quand elle grimaça et enfin elle enroula ses bras autours de moi. Je me sentais en sécurité là tout contre elle, son odeur entêtante chatouillant mes narines, la douceur de sa peau contre la mienne. Je frissonnais. Elle me révéla alors que Ô Miracle, je n’allais pas être toute nue pendant quelques jours grâce a des valises remplis de fringues qui étaient déjà dans l’avion. Heureusement Deley et moi aimions les mêmes genres d’habits, je me penchais vers elle et murmurais d’une voix taquine.

- « Oh-oh ! Moi humble Parker vais-je dormir dans les pyjamas de l’illustre Deley. Je pourrais m’en vanter quand tu seras célèbre. Je peux déjà m’en venter auprès de l’incroyable liste de personnes qui te veulent. »

JALOUSE ? MOI ?! JAMAIIIIS. Enfin si un petit peu. MAIS COMMENT N’AURAIS-JE PUS NE PAS L’ÊTRE QUAND DELEY POUVAIT AVOIR UN HAREM DE FEMMES A ELLE SEULE PLUS GRAND QUE CELUI D’UN GRAND ROI ARABE.

Hum…je me reprends.

Nous nous dirigions vers la salle d’embarquement et mon cœur battait à tout rompre quand nous montions dans l’avion. Je ne pouvais pas le croire. Deley et moi…dans son pays, à voir sa mère. Elle voulait de moi ! Elle voulait que je découvre sa vie, elle souhaitait partager son passé avec moi. A combien de ses compagnes cela était-elle arrivé ?

Je m’installais près du hublot pour être la première à voir la vue du pays natale de ma guitariste. Elle s’installa contre moi et immédiatement je remontais le bras du fauteuil qui nous séparait. Je lui attrapais la main et entremêlais mes doigts aux siens. Ma main libre vint se poser sur sa joue pour tourner son visage magnifique et impétueux vers le mien. Mes yeux se plongèrent dans les siens et comme d’habitude je me noyais dans les puits intensément sombres de ses orbes. Encore une fois. PAF. TRANSFORMATION TOMATO. Un vrai pouvoir j’vous jure. Je murmurais alors, d’une voix rendue tremblante par l’émotion :

- « Je…suis vraiment heureuse que tu m’emmènes avec toi Deley. J…Je ne sais pas comment te montrer à quel point…ça me fait plaisir…j’ai l’impression que mon cœur va imploser. Je regrette encore moins de m’être prise des coups avec ces chiennes. Tu en vaux tellement la peine. Je sais que tu ne le penses pas…mais tu n’es pas un rebu tu es…parfaite. Je t’aime. »

Je me penchais alors et inclinais mon visage vers le sien pour laisser mes lèvres s’accoler aux siennes et s’y sceller. Mon pouce sur sa joue se mit à caresser sa peau avec douceur. J’avais envie de lui prouver à quel point je l’aimais, l’intensité avec laquelle j’étais reconnaissante. Je me forçais à oublier les gens autour de nous. Elle savait à quel point c’était dur pour moi. Mes lèvres se firent plus pressantes contre les siennes. Je l’embrassais avec une passion incandescente, un besoin presque désespéré, une envie fiévreuse. J’étais accro a tout ce qu’elle incarnait. Je me reculais enfin, horrifiée de m’être laissée ainsi emporter. Mes lèvres restaient près des siennes et mon souffle un peu plus soutenu caressait sa peau. Je laissais échapper un petit rire gêné… J’espérais que Deley ne pouvait pas lire l’envie qui régnait dans mon regard et c’est pour cela que bien vite, je détournais mes yeux dilatés des siens insondables. Quelle pucelle je faisais parfois, même pas foutu de lui montrer que je la voulais…MAIS QUI VOULAIS QUELQU’UN DANS UN AVION APRES UN BAISER AUSSI, HEIN PARKER ?! SALE CHAUDASSE VA !

Je me reculais et posais ma tête honteuse contre le dossier de mon siège. Ma main serrait toujours celle de Deley mais je dessinais sur la vitre du hublot de mon autre dextre. Genre…OH C’EST JOLI DEHORS…NUAGE…WOAH…

Je me raclais la gorge, me demandant quand on allait décoller. Puis soudain, une idée glaçante me traversa l’esprit. Je me raidissait tout entière alors que mon visage redevenait livide. Je tournais des yeux terrorisés vers Deley et entrouvraient mes lèvres encore rougies par notre baiser. Ma voix, similaire a celle d’un automate s’éleva entre nous deux :

- « Dis…Deley…rassure-moi…ta mère, elle sait que…tu…aimes les femmes ? »

C’était une question tout à fait légitime. JE NE TENAIS PAS À SIGNER MON ARRÊT DE MORT surtout si le bourreau en question était la mère de la femme la plus extraordinaire certes mais violente que je connaisse. Mes lèvres restaient entrouvertes, ma question en suspens entre nous deux alors que je sentais l’avion qui m’amenait peut-être à mon décès se mouvoir pour décoller. AMEN PARKER. DE PROFUNDIS.



HS: Désolée c'est un peu court mais on est dans un avion ! xD

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MessageSujet: Re: Do it like a brother, do it like a dude ~ [DELEY]   Jeu 5 Jan - 0:15






Je lui jetais un regard en coin, me pinçant légèrement le coin des lèvres. Je ne lui laissait aucune prise dans mon regard, de manière à ce qu’elle ne puisse pas lire quoi que ce soit de mes pensées. Mes lèvres s’approchèrent de son oreille à leur tour pour lui répondre d’une voix très basse, que seule elle pouvait entendre :

-Tu penses vraiment que je suis du genre à mettre un pyjama… ?

Je laissais échapper un ricanement, limite fière de l’effet que j’arrivais toujours à avoir sur Parker, et continuais mon chemin vers l’embarquement.
Une fois dans l’avion, je m’installais côté allée, m’amusant de voir la joie qui dégageait de ma chère bassiste. Pour moi, ce n’était rien de spécial, je rentrais juste voir ma mère dans mon pays natal, en emmenant la personne qui comptait le plus pour moi. Quand elle remonta l’accoudoir qui nous séparait, je repliais mes jambes vers moi pour les étendre sur ses genoux. Sa main glissa dans la mienne, et je la serrais avec douceur. Je tournais ensuite mon visage vers le sien, comme le demandait sa main sur ma joue. J’esquissais un sourire.

-Quand vas-tu enfin te détendre avec moi ? Je ne vais pas te manger ou quoi que ce soit, tu n’as pas à rougir, détends-toi…

Je fixais un instant ses lèvres, brisée dans leur unité par une coupure encore fraiche. Malgré cette blessure, elles restaient très attrayantes. Je l’attendis. J’attendais qu’elle prenne son courage à deux mains. Je savais très bien que ce genre de situation en publique la gênait. Mais je savais aussi qu’elle était capable de passer outre. Et elle m’en donna la preuve.
Quand ses lèvres touchèrent enfin les miennes, je tirais doucement sur sa main pour l’attirer contre moi. J’entrouvrais légèrement les lèvres, donnant plus de profondeur à ce baiser courageux. Je pouvais sentir son doux parfum, sa présence.
Puis elle se recula.
Je la regardais, droit dans les yeux, l’ombre d’un sourire flottant sur mes lèvres, encore toute proches des siennes. Qu’est-ce qu’elle était belle quand elle était gênée. Je levais à mon tour une main vers sa joue, la touchant avec douceur. Elle était brûlante. Mon regard se fit plus insistant, et je lui adressais un sourire plus parlant, puis, désireux.

-C’est bien parce que j’en avais envie que je t’ai emmenée avec moi… Je t’aime aussi.

Je me penchais ensuite à son oreille, posant un baiser sur son lobe avant d’y murmurer, très bas, en un souffle :

-Tu sais que là, tout de suite, dans cet avion, j’ai très, très envie de toi… ?

Je me mordillais légèrement la lèvre inférieure, m’amusant un peu à jouer avec sa sensibilité. Car oui, je savais pertinemment qu’elle était très sensible à ce genre de chose. -Quoi, moi, une salope ?- Je posais finalement mes lèvres sur son front, avec lenteur, avant de m’enfoncer un peu plus dans mon siège. Je fermais un instant les yeux, histoire de faire le point. J’étais entrain de m’envoler vers mon pays avec la fille qui partageait désormais ma vie.
Je sentis alors un mouvement à côté de moi. J’ouvrais les yeux et regardait Parker qui semblait relativement tendue. Je me redressais un peu pour lui montrer que je l’écoutais.

- « Dis…Deley…rassure-moi…ta mère, elle sait que…tu…aimes les femmes ? »

Je me retins à grand peine d’éclater de rire, dissimulant mon hilarité interne derrière mon habituel masque d’arrogance et de fierté. Je me recalais dans mon siège, avant de déclarer avec un naturel déconcertant :

-Mh… Tu verras bien une fois là-bas…

Je m’étirais le dos et lui fit signe de se rapprocher de moi pour s’installer confortablement. Mon regard se posa sur le hublot. On décollait. Je glissais une main sur le ventre de Parker, le caressant machinalement. Je faisais attention de ne pas trop appuyer, histoire de ne pas lui infliger plus de douleur que ne devait le faire ses côtes. J’étais fière d’elle, même si je n’avais pas l’intention de le lui dire. Elle avait été courageuse sur ce coup-ci. Courageuse pour moi.

-Tu devrais te reposer, le trajet va être long.

Je posais un baiser dans ses cheveux et fermais les yeux. Avec le décalage horaire, la journée risquait d’être bien longue… Et en dormant, le trajet passerait bien plus vite.

----
Un bon paquet d’heures plus tard, j’ouvrais les yeux, réveillée par l’annonce de l’atterrissage. Je me redressais lentement, engourdie d’avoir dormi en position assise. Je m’étirais et entreprenais de réveiller Parker, l’appelant doucement et lui caressant les cheveux. Ca y est, on y était. Retour à la maison.
L’avion se posa, et une fois tout sécurisé, nous pûmes enfin sortir. Un passage au tapis pour récupérer les deux valises que j’avais envoyé à l’aéroport et nous pouvions enfin sortir du terminal. J’inspirais profondément l’air frais qui me glaça les poumons. Malgré cela, mon premier reflexe fut de m’allumer une cigarette. J’en proposais une à Parker.

-Bienvenue « chez moi ».

Je lui passais également mon briquet, quand une voix s’éleva devant nous, m’appelant par mon deuxième prénom. « Hope ? » Je levais les yeux. J’aurais pu la reconnaitre entre milles. Ce timbre de voix, cet accent, cette intonation. Qu’il était bon de l’entendre de vive voix sans l’intermédiaire d’un téléphone… Je lâchais ma valise et faisait un pas en avant, vers cette femme aux longs cheveux noirs et aux yeux sombres, qui me ressemblait comme deux gouttes d’eau, quelques marques du temps en plus.

-Maman.

Je l’enlaçais avec tendresse. Elle devait être –hormis Parker-, la seule personne pour qui j’avais ce genre de geste. Je reculais rapidement et attrapais la main de Parker pour l’attirer près de nous.

-Mam’, je te présente Parker.

Je vis dans le regard de ma mère que celle-ci détaillait rapidement ma bassiste. Elle en avait déjà entendu parler, mais ne l’avais jamais vue, pas même en photo.

-La fameuse... Enchantée, je suis Jeen Vanwyk. Ravie de faire ta connaissance, Parker.
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MessageSujet: Re: Do it like a brother, do it like a dude ~ [DELEY]   Jeu 5 Jan - 3:59




- Tu penses vraiment que je suis du genre à mettre un pyjama… ?

Elle m’avait murmurer cela directement dans mon oreille avec cette voix suave et rauque qui me faisait frissonner tout entière. Son souffle caressa mon lobe et je me sentis partir. Mes paupières papillonnèrent quelques instants avec que ses mots ne fassent mouche dans mon esprit à la dérive. Pas de pyjama…mais…enfin…Deley ne dort tout de même pas dans ses jeans et slims, à moins que…oh…OH MON DIEU . Je piquais le plus odieux des fars en pensant à ce que ma rock star venait de m’avouer. CONCENTRE TOI PARKER….NE PENSE PAS À DELEY TOUTE NUE. Mais malheureusement pour moi mon cerveau m’obéissait si peu la plupart du temps et bien vite, mon mental se remplit des images les plus aphrodisiaques qui soit impliquant Deley…ses tatouages et la majeur partie de son épiderme. Je me reprenais bien vite en me forçant à penser a ma vieille chef d’orchestre rabougri en petite tenue. EFFET ACCOMPLI. Bien plus efficace qu’une douche froide croyez moi.

Après sa petit blague cruellement accomplie, elle ricana et s’en alla et je soupirais, ne pouvant cacher un sourire affectif. Ah Deley…

OUI OUI ON SAIT ! TU EN ES AMOUREUSE PATATIPATA CONTINUE AVEC L’HISTOIRE BORDEL.

Donc on s’installait dans l’avion, moi côté bâbord pour reprendre le jargon…nautique. Merde. Mauvais véhicule. Donc du côté du hublot et je laissais ma rock star se mettre à son aise. Et vous connaissez la suite, cependant ses mots une fois encore me troublèrent. Elle me reprochait de ne pas être à mon aise avec elle. Je lui rétorquais alors d’une voix douce :

- « Je suis désolée, c’est pas que je suis mal à l’aise avec toi…c’est juste que tu es tellement intense dans tes gestes, tes expressions et tes regards que je me sens la plupart du temps mis a nue. Et j’en rougis…pas que ça me déplaise hein…Tu me fais me sentir…tellement vivante chaque seconde que je suis avec toi et je dois sans doute être plus rouge qu’une tomate farcie en te disant cela alors je vais gentiment te dire autre chose histoire d’augmenter de plus bel mon coup de soleil. »

Oui. Je parlais sans trop penser. Je le savais, je suivais un traitement pour…avec mon psy mentale….oui oui. Je lui lançais alors ma tirade de romantique ingérable et prenait mon courage a deux mains pour l’embrasser. Ce que je ne regrettais pas. Ses lèvres contre les miennes dansant de manière enfiévrée étaient extatiques. Bien vite, je me laissais emporter par Deley et j’aurais pu continuer. J’aurais voulu me hisser sur elle et m’asseoir sur ses genoux pour approfondir ce baiser, j’aurais voulu ôter ses vêtements et la laisser me dominer comme elle le faisait si bie….BON PARKER ÇA SUFFIT LÀ T’ES DANS UN AVION AVEC PLEINS DE GENS BORDEL. Bref…ma chère et tendre confiance me rappela à l’ordre avec une douceur sans limite et bien vite ces actions voulues ne devinrent que des fantasmes. Je me reculais à mon grand damne et la contemplait fiévreuse et envieuse de bien plus. Je me perdait dans ses yeux et son souffle contre mes lèvres était une véritable tentation. Un appel à la débauche la plus pècheresse. OUAIS BAH VA A L’EGLISE ÇA TE FERA DU BIEN COCHONNE VA.

Ses mots raisonnèrent et restèrent en suspens quelques instants entre nos deux bouches et je m’en abreuvais. J’adorais entendre Deley me dire qu’elle m’aimait parce que je savais que chaque palabre qui s’épanchait des lippes de ma rock star n’étaient que pure vérité.

Je perdis son visage de vue et ses lèvres vinrent taquiner mon oreille, m’hérissant l’échine toute entière.
Fille facile va.
QUOI C’EST UN POINT SENSIBLEUH.

-Tu sais que là, tout de suite, dans cet avion, j’ai très, très envie de toi… ?

PAF. TRANSFORMATION TOMATE-HOMMARD CUIT-ECARLATE-ROUGE-CRAMOISIE-HEMOGLOBINEUX. Enfin bref, vous l’auriez comprit, plus rouge que rouge, cela n’existait pas. Je fermais les yeux un instant tentant de reprendre contenance ce qui s’avéra sans doute plus dur que d’abattre un yéti enragé à l’aide d’une petite cuillère en plastique. Elle posa ses lèvres sur mon front et moi je rentrais rapidement dans mon siège avant de la violer sur place. GENRE COMME SI TU OSERAIS. Roh ta gueule toi, j’suis frustrée.

Puis vint le terrible moment d’angoisse sur le fait de savoir si ma futur-ex-belle-mère me tuerais pour avoir fait des trucs pas très politiquement correct à sa fille. Et comme pour me torturer, cette rock star damnée que j’aimais plus que tout me fit l’honneur de NE PAS AFFICHER LA MOINDRE EMOTION et d’en plus de ne rien me relever avec un réponse totalement…INUTILE. Donc je restais donc là à me stresser toute seule à savoir si moi Parker Lena Skillet vivait mes dernières heures. Limite, vu que j’allais bientôt mourir, pourquoi ne pas demander à Deley d’aller satisfaire une ultime fois ma libido dans les toilettes de l’avion ?

Je me blottissais contre Deley qui me rassura peu a peu de sa main sur mon ventre. Je fermais les yeux pour mieux apprécier cette caresse. Je sombrais peu a peu dans une somnolence rudement mérité après toute ces péripéties. J’écoutais sans rechigner ses ordres et allait rejoindre Morphée qui avait l’étrange apparence de Deley. Obsédée moiiii ?! Pas du tout m’enfin.

Bientôt , enfin ce qui me sembla bientôt après avoir dormi si confortablement sur Deley, je m’éveillais au son de sa douce voix. Je me rappelais alors du lieu où nous étions sensés nous trouver et me redressais brusquement lâchant un gémissement alors que mes côtes me traitaient de tous les noms. Quelques peu aveuglée par la douleur, je regardais en dehors du hublot et découvrais…des avions…pleins d’avions…et une piste d’atterrissage. Woah. Bon d’accord en pionçant comme un loir sur ma rock star j’avais raté la vue du ciel du pays de Deley mais tant pis, nous allions tous découvrir plus tard.

Après toutes les étapes de récupérations de valises, j’humais avec excitation l’air frais de l’Ukraine et je ne pouvais empêcher de sourire, tellement heureuse de là où je me trouvais. Je devais avoir l’air d’une gosse de trois ans qui posait ses yeux sur sa première poupée Barbie. QUELLE RÉFÉRENCE ! Je prenais une cigarette du paquet de Deley et me penchais vers elle pour allumer mon bâton de nicotine grâce au sien. Alors que je prenais une longue taffe qui calma mon addiction, Deley me fit sourire de ses mots et je lui prenais la main et la serrais affectueusement en murmurant :

- « Je m’y sens déjà bien chez toi. »

Ce qui était vrai. L’air était tellement plus frais et pur et les bâtiments de types anciens qui nous entouraient rendait la première vue de l’Ukraine purement magnifique.

- « Hope ? »

La voix chatouilla mon ouïe de part sa familiarité de timbre. Je me retournais en même temps que Deley et découvrait…une Deley un peu plus marquée par la vie. Le même regard, les mêmes yeux impétueux, les cheveux jais mais surtout cette impression sauvage qui la rendait indomptable. J’en avais le souffle coupé. Elles étaient différente tout en étant les mêmes. J’aurais croisé cette femme dans une rue bondée, je l’aurais tout de suite reconnue comme étant la mère de ma rock star…Elle devait être tout aussi meurtrière et…je…TENAIS LA MAIN DE SA FILLE TOUT EN NE SACHANT TOUJOURS PAS SI MAMAN DELEY ÉTAIT CONTRE LE FAIT QU’ELLE N’AURAIT SANS DOUTE PAS DE DESCENDANCE. Je lâchais vivement la dextre de mon aimée aussi pour la laisser serrer sa mère dans ses bras et la vue des deux femmes entrelacée me fit sourire un peu plus. J’étais émue par leur retrouvaille, et tellement heureuse pour Deley dont le regard s’allumait dès qu’elle parlait de cette femme.

Et alors que je tentais de retenir mes larmes d’émotions devant ses retrouvailles, Deley m’accula de nouveau a une sentence de mort en me prenant à nouveau la main. Je m’approchais de cette femme quelque peu intimidée par cette aura puissante qui jaillissait d’elle. Je me sentais minuscule. Deley me présenta et je tentais de ne pas baisser les yeux ce qui s’avéra ardu lorsque maman rock star me détailla de ce regard insondable et impétueux. Je devais avoir l’air belle avec mon œil au beurre noire, mes lèvres fendues et les quelques contusions que l’on pouvait voir sur mon visage et cou. Je priais pour ne pas avoir un bout de salade coincée entre les dents. Pensée futile certes mais quand on rencontre la mère de son aimée on pense aux choses les plus débiles du monde, croyez moi !

Elle se présenta enfin et sa voix raisonna dans mes oreilles, aussi belle que celle de Deley, impétueuse et puissante. Je souriais un peu plus et décidais de montrer le peu d’Ukrainien que j’avais appris en énonçant d’une voix douce :

- « Я люблю тебе моя гітара

Je plaquais alors une main sur ma bouche regrettant tout de suite mes mots. MERDE. JE VENAIS DE CONFONDRE « Bien le bonjour mademoiselle » avec « Je t’aime ma rock star ». Mes yeux se remplirent d’effroi. Si ma futur-ex belle mère avait raté nos doigts entremêlés, il n’y avait aucune chance qu’elle ne sache pas que sa fille et moi…faisions des truc. BRAVO PARKER.

Je baissais les yeux, mes joues terriblement rouges et murmurait d’une voix légèrement tremblante :

- « Je suis désolée…ce n’est pas ce que j’ai voulu dire…Enfin, je…Deley m’a dit que vous étiez une musicienne aussi donc…je suis sure que vous êtes une rock star aussi mais… » Je décidais d’abandonner mon piètre essai de rattrapage et continuait d’une voix encore plus gênée « Merci de m’accueillir dans votre pays, je ..du peu que j’en vois, j’adore déjà et moi aussi je suis très ravie de faire votre connaissance…bien que…enfin… »

Très ravie? Vraiment Parker…Tu venais d’avouer à la mère de Deley votre idylle tout en lui avouant ton amour et maintenant tu lui montrais que même ta langue natale tu ne la maitrisais pas? Bravo.
Et si je mourrais ?







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MessageSujet: Re: Do it like a brother, do it like a dude ~ [DELEY]   Mer 11 Jan - 22:00





- « Я люблю тебе моя гітара”

J'explosais littéralement de rire. Une hilarité incontrôlable, instoppable. Du grand Parker. Que dis-je, du Parker Lena Skillet tout craché oui ! Ma mère eut la même réaction que moi, mais en plus soutenu, en plus discret et courtois. Ma mère, courtoise… C'était si rare, j'en avais de la chance. Enfin, Parker avait de la chance.

Voyant, présageant et sentant sa gêne, je passais un bras autour de ses épaules, l'attirant légèrement contre moi. Je la laissais tout de même s'exprimer, pensant que cela ferait une épreuve de plus pour elle, pour vaincre peu à peu sa timidité. De toute manière, elle allait bien vite se rendre compte que la timidité ne servait à rien et ne ferait pas long feu avec ma mère.

- « Je suis désolée…ce n’est pas ce que j’ai voulu dire…Enfin, je…Deley m’a dit que vous étiez une musicienne aussi donc…je suis sure que vous êtes une rock star aussi mais… Merci de m’accueillir dans votre pays, je ..du peu que j’en vois, j’adore déjà et moi aussi je suis très ravie de faire votre connaissance…bien que…enfin… »

Ma mère se rapprocha d'elle et passa elle aussi un bras autour de ses épaules, à l'opposé. Elle nous entraîna vers le parking tout en continuant :

-Je suis effectivement musicienne. Et je suis ravie de recevoir autant d'amour de ta part, crois moi ! C'est un plaisir de t'accueillir chez nous Parker. Nous ne vivons pas dans un pays très riche, et nous n'habitons pas un palais, mais j'espère que tu passeras quand même un bon séjour parmi nous.

Nous continuâmes de marcher, traversant le parking, jusqu'à ce que j'aperçoive la voiture de ma mère. Une vieille Fiat Dino cabriolet noire dans laquelle j’avais grandi. Je lâchais Parker et sautais la portière pour m’assoir côté passager. Je passais une main sur le tableau de bord. Cette voiture m’avait vraiment manqué. Elle était vieille et n’avait que deux places, mais elle était si confortable, si classe. Tellement… Nous. Nous avions passé des soirées entières assis dessus, ma mère, son groupe et moi, à chanter, discuter, boire… Je me redressais et faisais signe à Parker d’approcher, tout en m’adressant à ma mère.

-Tu m’avais dis que tu voulais la vendre !

J’ouvrais la porte pour laisser Parker s’installer, me relevant pour m’asseoir sur le coffre, les jambes à l’intérieur du véhicule. Je me relevais un court instant pour que ma mère puisse mettre les valises dans le coffre. Elle s’installa ensuite à la place du conducteur et démarra le moteur. Je fermais les yeux un instant, m’imprégnant du bruit sourd et agréable que produisait l’engin.

-J’ai hésité. Mais je n’arriverais pas à m’en séparer. Je pense qu’elle me claquera entre les mains.

Je posais une main sur l’appuie tête de Parker et tapotait le cuir du siège

-Je pense qu’elle a encore de beaux jours devant elle !

Nous quittâmes le parking pour prendre la voie rapide afin de rejoindre le centre de Mikolaïev. J’en profitais pour observais le paysage que je connaissais déjà par cœur. Après quelques minutes, je posais mon regard sur Parker qui semblait s’émerveiller du décor. Je ne le trouvais pas extraordinaire, mais disons… Familier.
Après une quinzaine de minutes, la voiture s’arrêta enfin devant un grand immeuble de briques rouges. Rien de bien beau et glorieux. Cette façade faisait plutôt miteuse. Je sautais de la voiture, m’étirant et jetant un œil à la rue. Qu’il était bon de revenir chez soi. J’attendais Parker et me tournais vers ma mère. Celle-ci n’était pas descendue de la voiture. Je l’interrogeais d’un regard et elle me répondit qu’elle avait une course à faire, avant de me lancer les clefs. Je regardais la voiture s’éloigner avant de me tourner vers Parker, un sourire sur mes lèvres.

-Bon, j’te fais visiter ?

J’ouvris la porte métallique et peu accueillante qui se dressait devant nous et j’entraînais Parker dans les escaliers à ma suite, prenant mon temps afin qu’elle n’en souffre pas trop. Je finis alors par m’arrêter au troisième étage devant l’unique porte que possédait le pallier. Je récupérais les clefs dans ma poche et la déverrouillais. Je la poussais et entrais, faisant signe à Parker d’entrer sans gêne. Je lui désignais l’ensemble de la pièce, qui débouchait sur plusieurs autres.

-Bienvenue chez moi. L’appartement occupe tout l’étage. Fais donc comme chez toi. Tu es chez toi.

J’ôtais ma veste et la jetais sur le dossier d’une chaise. Je tendais une main pour récupérer celle de Parker et lui infligeais le même sort. Je la prenais ensuite par la main pour lui faire visiter l’appartement. C’était spacieux et très moderne. Ma mère adorait ça. Chaque pièce était d’un goût, d’une couleur différente. J’adorais cet endroit. C’était mon véritable chez moi.
Nous terminions par ma chambre. Elle était exactement comme je l’avais laissée. Ma première guitare reposait sur son socle, de multiples photos de ma mère et moi ornaient les murs, parmi quelques images de chanteurs et chanteuses que j’avais appréciée en étant plus jeune. Je tendais les bras, lui désignant l’espace.

-Malheureusement, je n’ai qu’un lit une place…

Je lui tirais la langue avant de lui adresser un clin d’œil et de me rapprocher d’elle. Je la saisissais à la taille et posais un baiser sur ses lèvres.
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MessageSujet: Re: Do it like a brother, do it like a dude ~ [DELEY]   Dim 15 Jan - 6:59




Bon au moins. Avec ma connerie magistrale, mon don épouvantable pour les langues et ma tendance à gaffer plus que récurrente, j’avais fait rire ma rock star. Woohoo. Go moi.
Rouge de honte, je tentais de m’expliquer avec le nouveau support de Deley sous la forme de son bras autour de moi. Bien vite après mon explication plus que pitoyable, le bras de Jeen vint accompagner celui de Deley. Ses mots me firent plus chaud au cœur. Je souriais en les écoutant et répondait d’une voix que je tentais rassurante et assurée :

- « Je pense que je serais très inconfortable dans un palais et si vous saviez ô combien vous rencontrer m’importe bien plus que toutes les richesses du monde, Deley parle tellement de vous que je me devais de rencontrer le femme qui donna naissance à si merveilleuse personnalité. »

Bravo Parker. Si elle ne savait pas que tu étais folle amoureuse de Deley, maintenant il y avait peu de chance qu’elle ne le sache pas !

Deley me lâcha pour se jeter sur une magnifique voiture que j’appréciais immédiatement. Mon père étant un mécanicien, je m’y connaissais assez en voiture et alors que je contemplais la vieille fiat, je ne pouvais m’empêcher de penser ô combien cette voiture correspondant parfaitement à Deley et à Jeen. Je m’approchais du véhicule alors que Deley s’exultait et caressait rêveusement la carrosserie ébène me demandant toutes les merveilleuses expériences que cette voiture avait vécues en compagnie de ma Rock star et sa mère.

Nous nous installâmes tous dans la voiture, et je souriais en voyant Deley dans le rétroviseur assis avec classe sur le coffre. Tout ce qu’elle faisait ne cessait d’augmenter mon admiration pour elle. Je la trouvais si belle et libre que parfois le souffle m’en manquait. Je croisais alors le regard de Jeen et détournais les yeux de mon amante pour contempler l’environnement, le rouge aux joues. L’Ukraine était tellement différente de tout ce que j’avais vu auparavant. Je ne pouvais détacher mes yeux du paysage en imaginant ma rock star plus jeune traverser ses rues, passer devant tel ou tel bâtiment. Mon cœur se serrait tant tout cela était troublant. J’étais là où Deley avait grandi. Mon sourire s’agrandit alors que j’avais du mal à respirer tant j’étais submergée par le bonheur le plus intense de découvrir le passé de l’amour de ma vie. Enfin je descendais en compagnie de Deley de la voiture et posait mes yeux sur un bâtiment aux allures miteuses qui pourtant avait un charme certain attisant immédiatement ma curiosité. Je contemplais sa façade en me demandant combien de souvenirs et de secrets y gisait. Deley me proposa une visite et mon sourire déjà immense ne cessa de s’agrandir, menaçant de déformer mes lèvres à vie :

- « Je ne demande que ça. »

Je n’arrivais pas à parler tant j’étais choquée et terriblement heureuse de m’infiltrer un peu plus dans le passé de Deley. Elle était tout pour moi. TOUT. Et savoir que je pouvais la connaître un peu mieux était tout ce qu’il me fallait pour être comblée de la joie la plus intense.

Nous gravîmes avec lenteur les escaliers, mes côtes me rappelant sans cesses que le bonheur c’était bien mais qu’il ne fallait pas oublier les vieilles grâces brisées qu’elles étaient. Je pénétrais dans l’appartement et l’odeur qui m’accueillit ne cessa pas de me rassurer car cette senteur me chatouillait les narines à chaque fois que j’entrais dans la chambre de Deley. Immédiatement mes yeux se mirent à scanner les alentours alors que Deley m’accueillait officiellement dans sa demeure. Je souriais en voyant les disc vinyles, les posters et autres bibelots qui me rappelaient mon amante. Je me sentais bien là parce que tout me rappelait Deley. J’enlevais difficilement ma veste et la tendait à ma rock star avant de m’approcher pour découvrir des photos de Deley quand elle était plus jeune. Je souriais et fondais littéralement sous sa bouille de chérubin souriante et tellement innocente. Certes, elle ne possédait pas encore cette attitude impétueuse mais je pouvais voir en ses yeux de gamine cette détermination infaillible qui la caractérisait encore aujourd’hui.

Deley me fit visiter chacune des pièces et je m’émerveillais de tout. Absolument tout. J’aurais voulu m’attarder des heures pour tout découvrir de cette appartement dans lequel elle avait grandit. Mon cœur se serrait à chaque fois un peu plus alors que je me rendais compte à quel point j’étais totalement amoureuse de Deley. Enfin, elle m’amena dans sa chambre et je souriais. La guitare, les images, les posters, les Cds, il n’y avait pas le moindre de doute que Deley avait grandit et vécu ses plus belles années dans cette exacte pièce. Je m’imprégnais de tout alors que ma rock star me sortit de ma contemplation par l’une de ses phrases qui ne rata pas de me faire rougir au plus haut point. Un lit un place. Mon imagination échappa à mon contrôle et déjà je nous voyais enlacées dans les bras l’une de l’autre toute la nuit durant et mon cœur se mit a battre la chamade.

Elle m’approcha d’elle et bientôt je me retrouvais sous son joug, contre ses lèvres, ma drogue personnelle. Mon bas ventre s’éveilla immédiatement, je n’avais pas oublié l’épisode dans l’avion. Je me collais totalement à elle, mes bras venant entourer sa nuque alors que j’entrouvrais mes lèvres pour caresser les siennes de ma langue. Je rougis en pensant que j’étais dans la chambre de Deley, celle de l’autrefois innocente Deley qui avait sans doute jouer aux Barbie ici, qui ne se savait pas encore lesbienne, qui avait fait ses devoirs ici, avait fumer sa première cigarette, avait eu sa première gueule de bois et sans doute…sa première fois. Je me reculais…à regret, le souffle pantelant :

- « Tu as invité beaucoup de filles ici ? » demandais-je d’une voix empli de malice alors qu’a nouveau je revenais chercher ses lèvres et que ma main se glissait dans ses cheveux.


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MessageSujet: Re: Do it like a brother, do it like a dude ~ [DELEY]   Mer 25 Jan - 14:37


-Au fait Parker. Cesse de me vouvoyer, ça me vieillis pas mal.

Un clin d'oeil plus tard, ma mère disparaissait au coin de la rue, nous laissant avec le simple écho du moteur. La maison, enfin. Cette haute paroi de briques abîmées par le temps contre lesquelles je m'étais tant de fois appuyée. Cette porte que j'avais tant de fois galéré à ouvrir en rentrant de soirée -Rien à voir avec mon état général dans ces moments, évidemment- au lever du soleil. Ces escaliers que j'avais montés et descendu de toutes les manières possibles, plus ou moins ridicules, plus ou moins rapides. J'étais à nouveau chez moi, et rien n'avait changé. Rien n'avait bougé. J'esquissais un sourire en voyant Parker s'émerveiller devant tout ce qui composait l'appartement. La déco, les photos -assez dossier- que ma mère avait toujours affichées. Aucune de mon père évidemment. Il était sortit bien vite de sa vie, sans même être jamais entré dans la mienne. Et nous le vivions très bien. Il n'y avait rien de masculin chez nous. Je m'approchais derrière elle et me penchait au dessus de son épaule, alors qu'elle regardait une photo de moi, quelques 17 années plus tôt.

-Pas de commentaires, hein.

Je posais un baiser sur sa joue et me reculais, un sourire sur les lèvres. Je lui fis visiter toutes les pièces de la maison, lui précisant qu'elle aurait le loisir de mieux les détailler au cours de la semaine. Elle était chez elle, après tout.
Et pour finir, je la fis entrer dans ma chambre. Rien à voir avec celle que j'occupais -ou que nous occupions- -ou que nous et notre chère squatteuse Syriane occupions- -ou que nous, notre chère squatteuse Syriane et nos autres chères.. BREF- à la pension. Pas de sobriété, c'était vraiment mon univers, et non pas une chambre neutre où trônaient juste quelques guitares et un ampli. Bon. Je dois reconnaitre que certaines choses dans ma chambre marquait une adolescence assez turbulente. Des photos assez trash, des graphs, des posters de groupes... Si j'étais restée, j'aurais sûrement refais ma chambre. Mais le destin en avait voulu autrement, et ce n'était pas plus mal.
Je regardais mon lit, probablement en même temps que Parker. Je pense cependant que nos pensées n'étaient pas totalement les mêmes. Je me disais d'abord qu'il se faisait bien petit, avec le temps, et que le manque de place allait vite se faire ressentir. Ensuite, je regardais Parker et souriais. Ca n'avait pas l'air de la déranger, bien au contraire. Il n'y avait qu'à voir son regard et le rose qui flottait légèrement sur ses joues. Elle était vraiment mignonne lorsqu'elle rougissait ainsi, semblant ne même pas s'en rendre compte.
Je l'attirais donc contre moi, l'embrassant sans gêne, sans retenue. Mes mains glissèrent sur ses hanches, les caressant en un mouvement répétitif, lent, avant de glisser dans le bas de son dos, se calant aux poches arrières de son slim. Cela me permit de la retenir quand elle se recula un peu. Sa question me fit sourire, je l'attendais, aussi évidente qu'un chat noir dans la neige. Je fermais un instant les yeux, faisant la moue, réfléchissant.

-Mh, pas tant que ça. J'étais pas trop fan des réveils aux côtés d'inconnues. Je ne le suis toujours pas, d'ailleurs. J'dirais juste trois ou quatre.

Je tirais la langue, l'attirant contre moi, sentant son bassin contre le mien, sa main dans mes cheveux. Un léger frisson me parcourut discrètement la colonne vertébrale.

-Quatre ou cinq, maintenant...

Je la forçais à reculer en avançant sur elle, fermant d'un coup la porte à l'aide de mon pied, lui appuyant le dos contre le panneau de bois. Tout cela sans la moindre brusquerie, son corps ayant déjà été assez malmené dernièrement. Je retombais sous l'emprise, sous l'addiction de ses lèvres, jouant avec, les embrassant avec douceur, tendresse, envie. Je lui caressais le ventre, sous son t-shirt, l'effleurant simplement, comme si sa peau avait été aussi fragile qu'une plume, aussi fine que la soie. Je n'avais jamais pris autant soin ou offert autant d'attention à quelqu'un, habituellement bien trop désintéressée des gens.
Un frisson me parcourut l'échine. J'étais de retour chez moi, avec Parker. Que demander de plus ?
Je détachais légèrement les lèvres des siennes, posant un baiser sur sa joue. Un baiser qui remonta jusqu'à son oreille, lui murmurant, bien que nous n'ayons été que deux dans l'appartement :

-Tu veux boire quelque chose ?

Tellement drôle de jouer sur la tension sensuelle qui s'installait bien souvent entre nous. C'était un véritable plaisir de jouer au jeu de la provocation avec Parker. Surtout quand elle y répondait de la même manière. C'est l'une des choses que j'aimais le plus chez elle. Son imprévisibilité. Elle pouvait aussi bien me répondre, que se contenter de céder gentiment. Sans prévenir, évidemment.
Je lui caressais doucement les hanches, mon regard posé dans le sien, attendant sa réponse avec patience, profitant de cet instant pour la contempler.

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MessageSujet: Re: Do it like a brother, do it like a dude ~ [DELEY]   Jeu 26 Jan - 4:34





VOUVOYER. VOUVOYER C’ÉTAIT LA CLEF.

J’imprégnais bien les mots de Jeen dans mon cerveau de dégénérée mentale histoire de ne pas m’attirer ses mauvaise grâce après ma déclaration d’amour Ukrainienne. Surtout que Jeen semblait si jeune que jamais je n’aurais pu la considérer comme vieille. Elle dégageait une telle aura et était d’une beauté époustouflante que je peinais à la voir comme autre chose qu’une rock star…comme Deley. Cette pensée me fit sourire alors que je regardais la voiture disparaître de ma vue pour aller visiter la demeure où celle qui avait changé ma vie avait grandit.

Elle me fit visiter, de pièce en pièce, je tombais de plus en plus amoureuse de cette endroit. J’aimais l’atmosphère de l’appartement de Deley et cette sensation de liberté, de rébellion, comme si rien n’aurait pus atteindre ma rock star et sa mère. Je m’y sentais parfaitement bien, je retrouvais un peu de ma muse dans chaque objet, chaque photo qui paraît l’endroit. J’avais l’impression d’infiltrer un jardin secret, celui de celle qui m’avait rendu sienne…à vie.

Je posais mes yeux sur une photo de Deley, plus jeune et souriait en la découvrant si…rebelle. Son regard était semblait fusiller tout ce qu’il touchait. Si fière et impétueuse et pourtant si jeune. Je me souvins quand ma muse me regardait de cette façon, c’était si terrifiant que je ne pouvais soutenir les puits intenses de ses yeux. Maintenant, son regard était toujours aussi insondable et intense mais plus doux…C’était un regard que j’aimais plus que tout. Un regard pour lequel j’aurais pu mourir.

- Pas de commentaires, hein.

Je souriais en accueillant son baiser sur ma joue avec tendresse puis tournais un regard pétillant vers le sien.

- Je ne vois pas du tout de quoi tu parles. Quel genre de commentaires pourrais-je faire de mini Deley, déjà une rock star des bac à sable qui semble pourvoir tuer d’un petit doigt Hulk alors qu’elle ne sait pas encore attacher ses lacets toute seule.

Je lui faisais un clin d’œil, un sourire de connivence dessinant mes lèvres. Elle allait me faire payer pour mes mots. Mais sa façon de le faire avec moi était bien différente qu’avec quiconque d’autre. Imprévisible. Frustrante. Parfaite. Elle m’emmena dans sa chambre et j’humais en ce lieu, avec une délectation certaine, l’odeur de ma rock star, faible mais bel et bien présente. Deley était de partout dans cette pièce. Je faisais le tour de sa chambre, m’imprégnant de l’atmosphère si propre à ma muse que je n’en croyais pas mes yeux. Et de la même manière que j’aimais Deley, j’aimais cette pièce. Parce qu’elle était sienne, tout simplement. Je fermais les yeux quelques instants puis je les ré-ouvrais. Non, je ne rêvais pas. J’étais bel et bien en Ukraine, dans la chambre de ma rock star.

Mes yeux firent une dernière fois le tour de la chambre pour se poser sur son lit. Si petit et étroit. Je rougissais légèrement. Deley et moi allons devoir nous serrer pour dormir dedans. Personnellement ça ne me gênait pas le moins du monde, surtout que lorsque je dormais avec Deley à Kohime j’étais entièrement collée à elle, alors quelle différence hormis que c’était dans le lit dans lequel elle avait grandit que je dormirais.

Soudainement, elle m’attira contre elle pour me faire gouter à ses lèvres, une véritable drogue pour moi et ce depuis la première fois qu’elle m’avait embrassé. Ce baiser là était ouvert, et il me fit frissonner entièrement de la tête au pieu. Comme à chaque fois qu’elle m’embrassait, je me collais à elle, ne laissant aucun air entre nos deux corps. Mes bras s’enroulaient autour de son cou alors que je répondais ardemment à la danse de ses lèvres contre les miennes. Ses mains vinrent caresser mes hanches et je me tendais sous ses doigts, cherchant leur contact qui créait des myriades de frissons sur ma peau. Un soupir court s’échappa de mes lèvres alors que je sentais ses mains se glisser dans les poches de mon slim. J’adorais quand elle faisait ça, je me sentais sienne. J’avais l’impression d’être à elle et à elle seule. C’était merveilleux.

Elle finit par répondre à ma question et sa réponse, du Deley tout craché me fit sourire même si je ne pouvais m’empêcher de secrètement vouloir assassiné ces trois ou quatre personnes qui avait touché à rock star. Non sérieux, comment pouvait-on…Son bassin se frotta contre le mien et un violent frisson me parcouru alors que sa main se perdait dans mes cheveux. J’adorais la moindre de ses caresses. J’entrouvrais les lèvres alors que mes joues se couvraient un peu plus de rouge.


-Quatre ou cinq, maintenant...

Cette réponse me fit trembler de trépidation. Je voulais être cette quatrième ou cinquième fille à dormir dans la chambre de Deley, à être ravagée par tout ce qu’elle représentait, à mordre ses draps pour me faire taire alors qu’elle me faisait succomber sou le plaisir le plus intense comme elle savait si bien le faire. BREF. Je m’égarais.

Elle me fit reculer et je suivais. J’adorais quand elle se montrait dominante. La porte se referma et je me retrouvais entre ma muse et le panneau de bois. Je sentis mon bas-ventre s’échauffer sous ce simple contact. Elle revint à la charge de mes lèvres et cette fois je l’attendais. Je scindais mon corps au sien, posait ma main sur sa joue pour la maintenir contre moi. Je l’embrassais avec la même impétuosité, la même ardeur et je répondais ouvertement à son baiser qui…m’incita à la débauche, je dois dire. Je fermais les yeux pour mieux ressentir ses lèvres s’écraser contre les miennes. J’entrouvrais la bouche et caressait de ma langue ses lippes, allant chercher celle de Deley, tournoyant avec. Ce baiser me rendait brulante, fiévreuse et je tremblais d’envie contre elle. Je sentais sa main sur mon ventre, elle le caressait avec douceur, de manière presque aérienne et je sentis ma peau se hérisser sous ses doigts alors que mon bas ventre devenait brulant. Je soupirais contre ses lèvres, un petit gémissement se perdant entre nos deux bouches. Je me hissais sur la pointe des pieds pour mieux gouter à ses lèvres, pour mieux les choyer de baisers mais elle recula laissant ses lèvres rougies et entrouverte alors que mon souffle s’échappait par saccade de ma bouche. Elle m’embrassa la joue puis l’oreille, me faisait frémir et…

-Tu veux boire quelque chose ?

Et meeeeeeerde. VOILA COMMENT DELEY ME FAISAIT PAYER POUR LE COMMENTAIRE SUR LA PHOTO. N’aurais-je pas put fermer ma gueule aussi ? Non il fallait que je sois conne au point d’ouvrir ma bouche à tout bout de champs et me voilà maintenant chaude comme de la braise à devoir réprimer mes pulsions.

J’allais céder. Prendre sur moi. Avaler mon désir pour elle et lui lancer un gros « pourquoi pas un peu de vodka » que je regretterai amèrement. Mais ses mains continuaient de jouer sur ma peau, me faisait frémir et son regard n’était que braise sur mon corps qui tremblait d’envie pour elle.

Je la contemplait quelques instants et revint à la charge de ses lèvres, attrapant sa lippe inférieure délicatement entre mes dents et tirant doucement dessus. Je lui lançais un regard désireux, fiévreux et provocateur alors que mes mains descendaient le long de ses omoplates, promenant mes ongles sur sa peau et ses habits pour que mes doigts terminent leurs courses dans les poches arrières de son jean. Je relâchais sa lèvre et inclinait mon visage vers le sien, collant mes lèvres aux siennes et murmurant tout contre

- « Je veux bien un cocktail de Deley…s’il vous plait… »

Ma langue glissa sur sa lèvre avec lenteur alors que je me cambrais, mon dos s’arquant contre la porte, ma poitrine se collant contre son buste et mon bassin cherchant le sien. J’avais vraiment envie d’elle. Au diable ma timidité maladive.


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MessageSujet: Re: Do it like a brother, do it like a dude ~ [DELEY]   Lun 30 Jan - 14:24




- J’sais toujours pas faire mes lacets…

Dans ma chambre, avec celle qui était sûrement la femme de ma vie. Enfin, je l’espérais.

Ses lèvres étaient devenues une drogue pour moi. Une putain de dépendance comme je n’en avais jamais eu. Pas même la cigarette. Elles étaient si douces, si agréables, si fraîches, si offertes. Dès la premières fois où je les avais embrassées, j’avais senti que Parker n’était pas n’importe quelle fille, rencontrée au hasard d’une rue. Elle était cette fille. Cette fille qui, par sa maladresse, son attention, sa joie de vivre et sa douceur, pouvait me transformer en quelques mots, ou en un regard. Elle était la seule pour qui je pouvais laisser tomber le masque d’arrogance et de mépris qui me couvrait bien souvent le visage. Je pouvais oublier cette violence qui s’était installée dans ma vie tout au long de mon adolescence. Elle était la seule, avec ma mère, à me connaitre vraiment sur le bout des doigts –Si je peux me permettre aha-.
Je ne m’étais jamais vraiment attendue à ce qu’un jour, je puisse m’ouvrir un tant soit peu à quelqu’un. Je n’aurais jamais cru pouvoir m’attacher autant à une personne, conserver l’envie de la voir chaque jour, sans lui briser le cœur et la jeter comme la dernière des trainées. Je gardais certes mon côté joueuse, provocatrice et adepte de la luxure, mais jamais, ô grand jamais, je ne me serais sentie capable de lui faire du mal. On aurait pu me prendre pour la première des « salopes » de notre chère planète à cause de mon infatigable envie de jouer avec les femmes, mais malgré tous mes écarts de conduite, mon cœur restait sien. « Infidèle ! » me direz-vous. Ce n’était pas mon avis. Pour moi, il y avait une grande différence entre Parker et les autres filles. Parker possédait mon cœur entier, mon âme et tout ce qui faisait que j’étais moi. Les autres filles ne se voyaient offrir mon corps qu’un court instant. C’était dans ma nature, j’avais toujours été comme ça. Injuste, hein ? J’entretenais ma réputation de trainée, tout en ayant une copine. Cela me paraissant le plus « normal » du monde, alors que si quelqu’un avait le malheur de poser ne serait-ce que son regard sur Parker, il signait tout bonnement son arrêt de mort –Pire qu’arrêter de vivre, arrêter de mourir. C’est fort.-. J’y pensais parfois. Je m’en voulais même, de faire subir ça à la femme que je prétendais aimer. Je l’aimais. Et je gardais l’espoir que si un jour elle me le demandait, je serais capable de tout arrêter, pour elle.
Ses lèvres me firent sortir de mes pensées, me ramenant encore à elle. J’esquissais un sourire que seule moi pouvait comprendre, et me pressais doucement contre elle.

- « Je veux bien un cocktail de Deley…s’il vous plait… »

Elle prenait sur elle, elle avait enfin attrapé son courage par la peau du…cou. Qu’est-ce que j’aimais cette Parker timide qui, par moment, savait se faire violence pour me provoquer à son tour. Je soufflais doucement contre ses lèvres, avant de les effleurer du bout de ma langue. Mes mains descendirent le long de son corps, glissant sur ses cuisses avant de remonter vers sa ceinture, caressant sa peau juste à la limite de celle-ci. Mes lèvres dévièrent des siennes pour plonger dans son cou, le parsèment de baisers doux, lents.

-Avec plaisir…

Je me penchais légèrement et la saisissais par les cuisses, la soulevant doucement contre le panneau de la porte. Mes lèvres allèrent chercher les siennes pour les inviter à un long baiser langoureux. Le bas de mon ventre rencontra son bassin, taillés comme s’il avaient été faits pour aller ensemble. Mes épaules se tendirent légèrement alors que je la maintenais contre le mur, l’embrassant avec davantage de passion, le menton légèrement levé pour atteindre ses lèvres surélevée de leur niveau habituel. Habituellement, je baissais légèrement la tête.
Alors que nos lèvres, nos langues jouaient ensembles, je reculais de quelques pas, avant de la guider à l’aveuglette vers la commode, sans avoir besoin de séparer mon visage du sien. Même avec le temps de mon absence, je connaissais ma chambre à la perfection. Je l’asseyais sur le meuble avec douceur, mes mains remontant aussitôt vers son ventre, puis sa poitrine que je touchais d’abord du bout des doigts, au travers de son t-shirt, avant de la masser avec précaution. Gênée par ce tissu arrogant, je saisissais le bas de son t-shirt pour le relever avec lenteur, essayant de ne pas lui faire faire de mauvais mouvements pour ses côtes.
Une fois le tissu ôté, je me reculais de quelques centimètres pour admirer son corps si fin. A la limite de l’anorexie, son corps avait un charme imparable, une impression de fragilité extrême, alors que je savais pourtant à quel point il était solide. Après tout, elle avait été tabassée par une bande de chiennes enragées et arrivait encore à se tenir fièrement debout. Elle était juste splendide.
Sans attendre davantage, je me rapprochais d’elle, laissant mes mains redessiner les formes de son corps si parfait. Mes lèvres se posèrent au creux de son épaule, suçotant sa peau avec douceur. Je me plaçais entre ses jambes, pouvant m’appuyer sur la commode plutôt que sur elle. Je revenais à la charge de ses lèvres, le souffle légèrement accéléré par l’envie d’elle qui me prenait le ventre.
Ma mère ne serait sûrement pas de retour avant un bon petit moment… Autant en profiter pour se « reposer ». Détachant mes lèvres des siennes, je la fixais droit dans les yeux avant de plier légèrement l’une de mes jambes, m’abaissant au niveau de son ventre, l’embrassant, l’effleurant du bout de ma langue, de mes mains… J’avais envie de la sentir contre moi, de l’entendre prendre du plaisir, de sentir ses muscles trésaille, ses lèvres sur ma peau, ses mains dans mon dos, sur mes épaules… Je frissonnais en imaginant la suite, me pinçant la lèvre d’envie.

-Parker…

Je laissais un temps de pause avant de me redresser, me plantant devant elle, la dévorant du regard. Brûlant d’envie de la posséder toute entière, de faire partie d’elle.

-J’ai tellement envie de toi…
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MessageSujet: Re: Do it like a brother, do it like a dude ~ [DELEY]   Lun 30 Jan - 21:36




On dit que l’Amour. Le vrai, avec un grand A, n’arrive qu’une fois dans une vie. Je n’en avais plus le moindre doute alors que je me tenais dans ses bras. Je l’aimais. Je l’aimais à en avoir mal. Et ce mal était grisant. Deley était tout ce qu’il me fallait pour vivre. La nourriture, l’eau, l’oxygène, étaient obsolète comparé à ma Rock Star. Extrême je vous l’accorde, mais c’est ce que je ressentais au plus profond de mon âme.

Ses lèvres glissaient contre les miennes, je me sentais happée dans ce baiser qui me faisait vibrer de la tête aux pieds. Dieu que je l’aimais. Je me fichais de son passé de délinquante, de son attrait pour la luxure, de sa connivence avec la violence. C’est ce qui faisait d’elle qui elle était : Deley, la femme de ma vie. Je ne souhaitais que son bonheur.

J’étais sienne, à jamais. Je ne pouvais m’imaginer avec quiconque d’autres que ce soit et ce depuis que j’avais posé mes yeux sur cette magnifique guitariste gagnant sa vie en chantant dans la rue. Sa voix m’avait ressuscitée alors que j’étais laissée pour morte en ce temps là. Les souvenirs revenaient dans ma tête alors que mon souffle se saccadait contre ses lèvres dont je ne pouvais me lasser.

Après notre rencontre, nous avions joué ensemble, dans sa chambre. Elle m’avait montré un sachet de coke, je lui avais attrapé le poignet. Elle s’étais mise en colère et m’avait foudroyé d’un regard qui encore aujourd’hui me faisait frissonner…et après ce n’était plus ses yeux qui m’avaient fait frémir mais son corps, ses lèvres, ses doigts, elle. J’étais tombée amoureuse alors que je lui avais promis que ce n’était qu’une baise sans lendemain. Mais comment cela aurait-il put être possible alors qu’elle m’avait ensorcelé d’un regard ?

Ma langue glissait entre ses lèvres, cherchait la sienne. Elle la trouvait et la caressait fiévreusement. Un long frisson secoua mes épaules au simple contact de Deley. Et je me souvenais, encore... Elle était partie s’isoler dans la salle de bain, Lal et Syriane buvaient, assises sur le sol. Et moi…j’étais amoureuse. Je l’avais suivie, pour la trouver en train de se droguer sur le lavabo de la salle de bain. Elle s’était effondrée au sol et mon cœur avait cessé de battre en la voyant si vulnérable. Elle s’était ouverte, à moi. Et à moi seule. J’avais appris au combien elle se dénigrait et se détestait. Je m’étais rendue compte à quel point elle ne percevait pas la lumière extraordinaire qui s’échappait d’elle. Elle ne savait pas ô combien elle n’était que puissance et merveille, l’une de ces personnes rare que l’on ne rencontre même pas en trente ans. Et j’étais encore plus tombée amoureuse.

Mon bassin vint se coller au sien et mon corps se couvrit de frissons alors que nous bouches ne se quittaient toujours pas. Mon souffle chaotique s’échappait par chapes brulantes d’entre nos lèvres. Elle ne m’avait pas retouchée après notre première rencontre. Chaque soir, je la voyais, dans sa veste en cuir, sa clope à la bouche, magnifique. Chaque soir je l’aimais un peu plus mais je ne pouvais le lui dire. Je lui avais promis. Une baise sans lendemain. Chaque soir je la voyais finir dans les bras de Syriane ou Appolinarya, ou d’autres femmes, tellement plus belles, tellement plus confiantes. Chaque soir mon cœur avait mal. Mal d’elle. Mais je ne disais rien. Et puis…une nuit, elle revint vers moi. J’étais saoule. Et je lui avouais ce que mon cœur cachait. Elle n’a rien dit. Je pleurais. Je lui avais promis et je n’avais pas tenu cette promesse. J’étais folle d’elle.

Un soupire ténu s’échappa de mes lèvres alors que j’exultais contre elle. J’aimais notre histoire. Et m’en souvenir, alors que je sombrais contre Deley et ses lèvres, était grisant.
Elle m’avait laissé entrer dans sa vie, dans ses bras. Nous nous voyions plus souvent, tellement plus souvent et je nageais dans le bonheur quand elle daignait bien m’embrasser ou entourer mes épaules de son bras. Elle ne m’appartenait pas mais je m’en fichais, elle me laissait l’aimer et c’était tout ce qui comptait. Elle ne m’avait pas retouché depuis notre première rencontre et moi je n’avais effleuré que ces lèvres quand elle daignait bien me les offrir. Et puis un soir…merveilleux, nous avions dansé et avions fini enlacé sur mon lit.

Je m’échauffais un peu plus alors que ce souvenir là remontait. Mon corps se scindait au sien et je me faisais plus fiévreuse contre ma Rock Star, me cambrant contre la porte de sa chambre en Ukraine. Ce soir là, elle m’avait laissé prendre les choses en main, elle m’avait offert son corps, elle qui ne baissait jamais sa garde. Elle m’avait confiée son plaisir et avait succombé dans mes bras. Elle avait été magnifique et c’est à ce moment là que je me rendis compte que je ne pouvais plus vivre sans elle.

C’était notre histoire. La notre et je l’aimais cette histoire. Oui nous étions lesbiennes, oui c’était mal pour deux femmes de s’aimer aux yeux des autres mais pour rien au monde, je ne changerais le moindre évènement de notre rencontre. Je vous ai donné les grandes lignes, Deley et moi avons vécu tellement de choses merveilleuses qu’il me faudrait plus de milles pages pour les raconter.

Et à cette histoire, s’ajoutait un nouveau souvenir.

Les lèvres de ma muse glissèrent dans mon cou et je renversais mon visage en arrière pour regarder son plafond et lui offrir plus de ma peau qui ne brulait que pour elle. Ses mains descendirent le long de mon corps qui se tendait sous ses doigts, venant chercher de lui même son contact sans que je ne puisse le contrôler. Je perdais tout autorité sur ma silhouette qui agissait d’elle même dans le seul but de se soumettre à Deley. Mon cœur, mon corps, mon âme, tout ce que j’étais lui appartenait. Ses mains s’arrêtèrent au dessus de ma ceinture et je frissonnais, trépignant d’envie. Je la voulais, terriblement. Mon corps en tremblait.

- Avec plaisir.

Ces mots semblaient être les plus beaux du monde alors qu’elle m’accordait ce que je désirais le plus au monde en cet instant précis : Elle.

Elle me souleva contre la porte et mes bras s’enroulèrent autour de son cou, ma main se perdant dans sa chevelure brune que j’enserrais fiévreusement alors que ses lippes revenait à la rencontre des miennes entrouvertes. Je me jetais dans ce baiser comme une assoiffée en quête d’eau. Je me droguais du gout de ses lèvres, de leurs textures alors que je pressais ma bouche contre la sienne, mes dents venant parfois griffer les ourlets soyeux de sa bouche. Je me cambrais, afin d’accueillir son bassin entre mes cuisses qu’elle maintenait fermement et un frisson remontait le long de mon échine alors que je sentais nos corps s’épouser et s’allier comme deux pièces d’un puzzle parfait. Ma main libre glissa sur sa joue, la caressant de mon pouce puis descendant le long de son cou, pour l’enserrer fiévreusement, mes ongles s’enfonçant légèrement dans sa peau. Je reculais légèrement la tête, posant mon front sur le sien afin de reprendre une goulée d’air. Mon souffle était chaotique et s’échappait par salves tremblantes de ma bouche entrouverte et rougie par l’intensité de nos baisers. Mes yeux se plongèrent dans les siens, ils n’étaient que deux puits dilatés et embrumé par un désir qui ne semblait avoir aucune limite. Je me mordais la lèvre. J’avais tellement envie d’elle. Je reprenais possession de sa bouche, furieusement alors qu’elle me soulevait de la porte pour me poser sur une commode de sa chambre. Je repoussais les quelques objets qui s’y trouvaient écartant les cuisses pour l’accueillir entre ses dernières. Je la voulais tellement plus près.

À nouveau ses mains flânèrent sur mon ventre, m’envoyant de virulentes décharges électriques qui se répercutèrent dans mon bas-ventre, l’échauffant encore plus. J’haletais contre ses lèvres. Ma voix, aiguë, gémissante s’éleva dans notre baiser alors que sa main se refermait sur ma poitrine. C’était si bon que je me cambrais, lui offrant mon buste qui n’exigeait que ses mains et leurs caresses aphrodisiaques. Elle m’enleva mon t-shirt et je levais les bras en l’air pour l’aider, les posant ensuite sur les épaules. Elle me contempla et ma peau sembla me bruler partout ou son regard de braise se posait. Je rougissais quelque peu en sachant qu’elle détaillait les pointes érigées et rosées de mes seins, ainsi que ma cage thoracique qui se soulevait lourdement et mes os qui apparaissaient par intermittence alors que je pantelais d’envie. Je plongeais mes yeux luisant de débauche dans les siens et je me mordais à nouveau la lèvre. Rien que son regard m’excitait. Ma peau brulante était recouverte d’une chair de poule grisante.

Loin, elle était trop loin. Mais bien vite, comme si elle avait entendu les lamentations de mon regard de ne pas l’avoir plus proche, elle se rapprocha de moi. Je l’accueillais de mes bras qui s’enroulèrent autour de ses épaules et de mes jambes qui cerclèrent ses cuisses. Sa bouche sur ma peau m’arracha un soupir de satisfaction ainsi qu’un frisson d’intense béatitude. Je tournais mon visage vers le sien, caressant de la pointe de mes lèvres sa joue puis je remontais vers son oreille, la cajolant de mon souffle saccadé. Un nouveau soupire, plus ténu, plus envieux s’échappa de ma bouche. J’arquais mon corps vers le sien, l’effleurant des pointes excitées de ma poitrine, lui faisant sentir l’effet qu’elle avait sur moi et ce simple contact m’arracha une faible plainte de plaisir, mon corps rendu sensible par ses excitations. Elle descendit doucement le long de mon corps. Je lâchais ses épaules pour poser mes mains a plat derrière moi et incliner en arrière ma carcasse tremblante d’envie. Mes jambes se raidir, mes pieds se terminant en pointe alors que chacun de mes muscles se contractait. Je brulais vivante, sentant mon bas ventre pulser d’envie. A nouveau, mes dents mordirent ma lèvre inférieure alors qu’un gémissement s’échappait de ma bouche. Ses lèvres, ses mains, sa langue avait tant d’effet sur moi que je me sentais sombrer vers un point de non retour. Elle s’inclina et je lui lançais un regard débordant d’amour et de désir. Mes lèvres tremblaient, mon corps était secoué par de violentes vagues de frissons. Plus rien ne comptait. Il n’y avait que Deley.

Elle prononça mon nom de cette voix qui me faisait vibrer tout entière et je sentais mes ongles se frotter contre le bois de la commode tant j’étais emplie de trépidation pour ce qui était à venir. Elle se redressa et cette fois, c’est moi qui vins la chercher. Mes jambes s’enroulèrent à nouveau autour de sa taille, alliant nos bassins l’un à l’autre.

-J’ai tellement envie de toi…

Je me jetais sur ses lèvres, venant boire ses mots, m’en abreuver, lui faire comprendre à quel point mon désir pour elle ne possédait aucune limite. Mes lèvres happaient les siennes follement alors que mes mains descendaient le long de son corps, pour se saisir de son haut et le remonter le long de sa silhouette si fine et pourtant si forte. Je tressaillais à la vue de son buste, de son ventre, elle était la perfection ultime. Je collais ma poitrine nue et excitée contre la sienne, mes lèvres se refermant sur sa clavicule alors que mes ongles griffaient en douceur le tatouage sur son omoplate. Mes lèvres remontèrent le long de sa jugulaire pour que ma langue glisse le long du pourtour de son oreille afin que je puisse murmurer d’une voix rauque :

- « Moi aussi Deley…Je te veux… »




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MessageSujet: Re: Do it like a brother, do it like a dude ~ [DELEY]   Sam 4 Fév - 0:35





Je me souviendrais toujours de notre première rencontre. Elle était venue vers moi, sans que quoi que ce soit ne l’y pousse. Je jouais, comme bien souvent, dans la rue, plus pour le plaisir que pour l’argent. Qui aurait pu prévoir que ce jour là, j’allais avoir le plus grand plaisir de ma vie. Celui de la rencontrer. Contrairement aux gens qui habituellement passaient, ou s’arrêtaient l’espace de quelques secondes pour poser quelques pièces dans la sacoche de ma guitare, elle était restée. Et elle avait osé, osé me parler. Elle n’avait pas eu peur de moi, ni de l’image que je pouvais bien donner. Peut-être m’avait-elle craint au début, mais je restais certaine que ça n’avait pas duré. Parker ne me craignait pas, et c’était vraiment important pour moi. En agissant ainsi, elle me montrait clairement qu’elle avait confiance en moi. Et ça, c’était réconfortant et plaisant.

Et moi aussi, je lui faisais parfaitement confiance.

C’est pourquoi je lui disais tout. Vraiment tout. Elle savait d’ailleurs pour mon problème avec la drogue. Et pourtant, elle ne me faisait aucun reproche, aucune remarque. Elle ne m’avait jamais interdit quoi que ce soit, et au contraire, était toujours là pour me réconforter en cas de bad trip. Je ne le reconnaissais que très rarement, voir jamais, mais elle était vraiment parfaite. J’avais sûrement trop de fierté pour le reconnaitre.

Mes lèvres ne parvenaient pas à se détacher des siennes, de sa peau. Elles glissaient des unes à l’autre sans relâche, embrassant, suçotant, mordillant ou léchant sa peau au goût sucré. Je connaissais chaque centimètre de sa peau, sachant les moindres détails par cœur. Si j’avais eu un quelconque talent pour le dessin, j’aurais pu la dessiner, les yeux fermés. Même sans la voir, des heures ou des jours durant, j’étais capable, en fermant les yeux, de la voir dans le moindre détail. Qui l’aurait cru hein ? Que malgré l’air désintéressé que j’arborais souvent, j’entretenais une grande passion pour elle. Je connaissais toutes ses habitudes, ses tics, même certaines de ses répliques. C’en était à la fois amusant, et effrayant. Me dire que moi, Deley Hope Vanwyk, connaissait à ce point une femme, sur le bout des doigts –c’est l’cas de le dire- et était encore avec… C’était à en avoir des frissons dans le dos. Ou presque.

Ses mots eurent sur moi l’effet de l’une des drogues les plus puissantes. Je voulais entendre sa voix à nouveau. Je voulais qu’elle me dise qu’elle me voulait, me désirait. Et je voulais lui offrir tout ce qu’elle désirait. Vraiment tout.

Doucement, mes mains se glissèrent à sa ceinture, la déliant habillement. Pour être sûre qu’elle ne me dérangerait pas davantage, je tirais dessus, la laissant tomber derrière moi. Mes doigts s’attardèrent ensuite sur le bouton de son jean, le défaisant aisément avant de descendre sa braguette avec lenteur, la regardant droit dans les yeux, le baiser rompu l’espace d’un instant. J’introduisais mes mains dans son jean, les glissant jusque dans son dos, la caressant au creux dessiné. Mes lèvres effleurèrent les siennes, murmurant tout contre, comme si je craignais que quelqu’un d’autre ne l’entende, alors que nous étions seules dans tout l’étage :

-Je suis là Parker. Pour toi. Rien que pour toi.

Mes mains saisirent le pan de son jean pour le tirer sous ses fesses, lui sous ses cuisses, avant de le faire glisser le long de ses fines jambes. Je me penchais légèrement, dégageant au passage ses chaussures, laissant le tout tomber au sol. Je remontais mes mains le long de ses jambes, vers son ventre, mes lèvres les suivant plus lentement, déposant sur sa peau de multiples baisers. Le passage à son ventre se fit d’un baiser sur le tissu de son boxer, avant de remonter vers sa poitrine en la caressant du bout de la langue. Je me redressais enfin, embrassant son sein droit, jouant avec sa pointe de la langue. Je l’enlaçais avec douceur, prenant un malin plaisir à promener mes mains sur son corps. Je remontais ensuite prendre possession de ses lèvres, les torturant avec douceur.

Mon corps collé au sien, comme soudé, tremblait imperceptiblement d’excitation. Je la soulevais de la même manière que précédemment, la conduisant jusqu’à mon lit pour plus de confort. Je la déposais, l’accompagnant en m’allongeant au dessus d’elle, sentant la chaleur de son corps contre le mien. Je m’installais entre ses jambes, pressant mon bassin contre le sien.

Je connaissais cette position. Je la mettais souvent en pratique avec Parker, ne serait-ce que pour un simple câlin. C’était l’une des seules qui offrait un tel contact entre nous deux, une telle proximité. Le tout en ayant la possibilité de se voir, de parler sans mal. La position parfaite quoi.

Je glissais quelques baisers dans son cou, suçotant doucement sa peau à un moment, lui laissant une marque très légère. La chaine se continua ensuite sur sa clavicule, son épaule, l’un de ses seins, son nombril. Je levais les yeux vers elle, la fixant sa rien dire, droit dans les yeux. Je finissais par esquisser un sourire.

-Dire qu’on était sensées être fatiguées…

Le laissais mes dents lui griffer doucement la peau sur quelques centimètres, s’arrêtant sur l’élastique de son boxer. Je tirais légèrement dessus, le descendant avec lenteur et sensualité. Arrivée à mi-cuisse, je continuais avec mes mains, envoyant son dernier sous-vêtement rejoindre le reste de ses affaires. Je posais mon regard sur son corps si fin qu’on aurait pensé à coup sur pouvoir le briser du bout des doigts. Mais Parker était forte.

Tellement forte.

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MessageSujet: Re: Do it like a brother, do it like a dude ~ [DELEY]   Sam 18 Fév - 5:39


I will love you until the End of Time Deley.


Il fut un temps où me mettre à nue devant Deley m’aurait terriblement gênée. Il faut dire que le regard de ma Vie était si intense et brulant que j’avais l’impression qu’elle pouvait avoir un accès direct a mon âme et percer à jour le moindre de mes secrets.

Mais maintenant, alors que je l’aimais d’un amour qui n’avait aucune limite, je ne pouvais rien lui cacher, au contraire ! Qu’elle voit mon âme emplie de passion, de tendresses, de folie, tout pour elle. Qu’elle se rende compte à quel point je l’aimais, je ne respirais que pour elle, j’avais besoin d’elle et d’elle seule pour vivre. Elle était mon Tout, mon Monde, mon Pilier.

Elle vint délier ma ceinture, cessant de m’harceler des drogues qu’étaient ses lippes pour poser un regard incandescent dans mes yeux dilatés par l’envie. Mon bassin se souleva alors que d’un geste vif, elle retirait la sangle autour de ma taille. Je ne lâchais pas ses yeux. Je me contentais de rougir mais jamais je n’aurais pu briser le lien visuel qui s’était engagé entre nous. Tellement de mots silencieux, perceptibles par nous et nous seules. « Je t’aime. » « Moi aussi ». « J’ai envie de toi. » « Fais moi l’amour. » Un dialogue silencieux entre ma muse et moi. Elle se rapprocha, me faisant un peu plus sienne en glissant ses mains sur ma peau qui ne désirait que le contact de Deley. Je frissonnais, mes sourcils se fronçant alors que l’intensité de mon désir pour elle se fracassait contre moi. Elle me murmura alors de cette voix dont j’étais tombée amoureuse depuis la première fois où je l’entendis chanter :

- Je suis là Parker. Pour toi. Rien que pour toi.

Je frémissais toute entière, mes mains serrant sa nuque alors que je venais chercher ses lèvres, l’embrasser pour ne plus la lâcher. Plus jamais. Je l’aimais, à en avoir mal.
Elle m’enleva mon slim et je m’aidais de mes bras pour me soulever de la commode et l’aider à enlever le tissu si gênant. Mes yeux ne la quittaient pas, s’attardant sur son dos nu et fin décoré de ce tatouage que j’aimais tant. Ses mains glissèrent le long de ma peau, éveillant une multitude de frissons. Je me mordais la lèvre, sentant ensuite ses lèvres tout contre mon derme incandescent. Ma main pressa fiévreusement sa nuque alors que mes lèvres s’entrouvraient un peu plus afin que je puisse panteler plus librement. Elle déposa un baiser sur mon boxer et je frémis, détournant les yeux, ce simple geste avait suffit à m’inciter un peu plus à la débauche la plus sauvage. Elle continua l’ascension de ses lippes si habiles sur mon corps qui sombrait un peu plus dans l’extase. Sa bouche vint torturer le galbe de ma poitrine et là, je ne pouvait empêcher un soupire ténu d’échapper à mes lèvres. Sa langue jouait sur la pointe de mon sein en abrasion et j’enserrais un peu plus sa nuque me mordant la langue alors qu’elle me comblait de ses coups de langue sur une parcelle de ma peau si sensible à ce genre d’attentions. Je perdais tête, pantelant de plus en plus lourdement alors que je me sentais honteusement me passionner entre mes cuisses. Ses mains caressaient mon corps. Savaient-elle à quel point cela me faisait succomber. Toute ma silhouette bouillait. Je brulais de l’intérieur. Je m’enflammais. Elle vint embrasser mes lèvres et je saisissais passionnément son visage pour la retenir contre ma bouche, désespérée de happer, mordre, danser avec ses lippes. Mon souffle chaotique se libérait entre des baisers toujours plus fiévreux.

Elle revint se saisir de moi, de mon corps qui était secoué par le désir. Elle m’avait si bien excité, m’avait comblée de tellement de concupiscence. Je sombrais, dans ses bras. Elle m’allongea et venait se mettre sur moi. J’écartais immédiatement les jambes pour l’accueillir tout contre moi, sceller nos bassins, tenter de ne faire qu’une avec elle.

J’inclinais mon visage sur le côté pour lui donner accès a ma peau, pour laisser de la place à ses lèvres merveilleuses qui me transportaient, me faisaient ressentir mille et une merveilleuses sensations. Je tournais ma tête pour approcher mes lèvres entrouvertes vers son oreille et la caresser de mon souffle pantelant. Elle descendit le long de mon corps et chaque baiser qu’elle déposait me faisait vibrer laissait une trace brulante sur ma peau en ébullition.

Ses mots mirent du temps à atteindre mon cerveau terriblement endormi et je finissais par sourire en lançant d’une voix rauque et saccadée par mon souffle chaotique :

- « …On…se repose …intensément …c’est tout. »

Mes yeux voilés par le désir se posaient dans les siens alors qu’elle était près de mon nombril. Je soutenais son regard, mes yeux lui suppliant de continuer. Quand ses dents vinrent se frotter à ma peau, je renversais ma tête en arrière pour soupirer plus fortement, ma voix se mêlant à mon inhalation. Ma main se frayait un chemin dans mes cheveux, griffant d’envie mon crane alors que je sentait mon boxer glisser entre mes jambes.

Je me mordis la lèvre, n’osant croiser son regard alors que je savais que Deley verrait bien trop tôt à quel point je la désirais. Elle saurait à quel point elle était parvenue à me faire basculer dans la débauche la plus ultime. Elle se contenta de me regarder et je lui rendais son œillade pour me redresser vivement et la saisir par la nuque, l’approchant à mes lèvres, happant ses dernières avec une fougue nouvelle.

Je me reculais, mon souffle caressant par saccades son visage alors que je murmurais d’une voix suppliante, ma main caressant sa joue :

- « Deley…fais moi l’amour… Je te veux. Je veux te sentir en moi. Je ne veux que faire qu’une avec toi… Je t’aime. »

Je n’avais pas rougit. Je ne pouvais pas rougir alors que je pensais chaque mot que je venais de déclamer avec la plus intime des convictions.

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Parker's song
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MessageSujet: Re: Do it like a brother, do it like a dude ~ [DELEY]   Lun 5 Mar - 13:55

- « Deley…fais moi l’amour… Je te veux. Je veux te sentir en moi. Je ne veux que faire qu’une avec toi… Je t’aime. »

Que pouvais-je répondre à ça. Que pouvais-je lui dire, à part que moi aussi je l'aimais, que moi aussi, je voulais lui faire l'amour, la sentir contre moi, ne faire qu'une avec elle ? Elle savait déjà tout ça. Elle savait qu'elle était tout ce que j'avais de plus cher, que sans elle, toute la montagne d'arrogance et de mépris que j'étais s’écroulait sur elle même. Qu'elle était celle pour qui je vivais, pour qui je me tenais encore debout, pour qui j'étais bien souvent insondable pour le monde entier, alors qu'elle lisait en moi comme dans un livre ouvert. Elle était la seule personne qui pouvait me faire entendre raison contre mon avis, qui pouvait me faire plier au moindre de ses désirs. Bien peu de gens auraient pu le croire, mais elle avait pratiquement un contrôle parfait sur moi. J'avais beau avoir l'allure, l'attitude de quelqu'un n'ayant ni limites, ni règles, elle me les imposait sans le savoir, sans même trop le vouloir. Elle était la limite que je me fixais, et ne jamais la blesser faisait partie de mes plus importantes règles.
Je n'avais rien à lui répondre qu'elle ne sache pas déjà. C'est pourquoi je lui adressais juste un sourire, avant de poser mes lèvres entre ses jambes, la sentant frémir sous mes mains posées sur ses cuisses. J'embrassais un moment les lèvres de son intimité, avec douceur et légèreté. Je sentais son corps se tendre un instant, son dos s'arc-boutant contre le matelas avant qu'elle ne soupire et ne se détende d'un coup. L'une de mes mains remontait le long de son corps, lui caressant le ventre, lui effleurant la poitrine, avant de se poser sur son plexus. J'entendais sa respiration s'accélérer, sa cage thoracique ne se soulevant plus régulièrement. J'introduisais peu à peu ma langue dans ce baiser intime, venant la chatouiller de la pointe, variant les mouvements, appuyant un peu plus ci et là. Je la connaissait par cœur. Chaque détail de son physique était gravé dans mon esprit. Je connaissais ses réactions, ses points sensibles. Et j'adorais en jouer.
De longues minutes passaient, et je ne me lassais pas. Goûtant à son parfum le plus intime, la sentant réagir au moindre de mes mouvements, c'était tout bonnement impossible de se lasser.
Alors que sa respiration devenait des plus anarchique, que ses jambes se mirent doucement à trembler, je me redressais, ôtant mon jean pour venir me rallonger au dessus d'elle. Mon bassin alla tout naturellement à la rencontre du sien, alors que mes lèvres venaient s'emparer des siennes avec envie. Son corps tout entier était brûlant. Une chaleur si agréable à sentir. Mes lèvres jouèrent un instant avec les siennes, tandis que ma main droite glissait lentement le long de sa joue, puis de son cou, de son épaule, de sa poitrine, le long de son ventre, pour venir repousser sa cuisse, se faufilant au plus intime du creux de ses jambes. J'écrasais un sourire narquois contre ses lèvres, alors que l'un de mes doigts se faufilait délicatement en elle, s'agitant peu à peu. Je ne voulais pas la brusquer, n'ayant pas envie de raviver ses blessures. Un deuxième suivit.
Mon corps brûlant de désir pour elle se colla au sien, pressant. Je la gratifiais de gestes doux, précis, ne cherchant pas à prouver quoi que ce soit, juste à lui donner un maximum de plaisir. En douceur.
Alors que mon rythme cardiaque s'emballait peu à peu, époustouflé par l'envie qu'elle provoquait en moi, par le désir qui tiraillait mon esprit, je m'appliquais à lui faire ressentir un tas de choses. A lui faire comprendre que je comptais prendre soin d'elle, la respecter, l'aimer. Le lui prouver un peu plus chaque fois. Même si parfois mon attitude criait mon mépris envers chaque représentant de la race humaine.
Je sentais son corps répondre au moindre de mes gestes, leur répondant, s'y adaptant. Je me délectais de sentir son souffle contre ma peau, d'entendre sa voix au creux de mon oreille. Elle me rendait infatigable. Je continuais donc de la combler, mes lèvres parcourant sa peau, repassant par les siennes, mordillant son oreille, dans une valse lente et sensuelle. Je voulais qu'elle ressente la tension, la pression que j'infligeais à son corps, n'attendant qu'une seule chose : Qu'elle atteigne sa limite.
Ce qu'elle fit. Je passais un bras sous le creux de ses reins, la serrant contre moi, frissonnant toute entière de ce contact. Je la libérais lentement de mon emprise, la laissant souffler, en profitant pour souffler, moi aussi. Je la regardais, fixement, l'admirant, la contemplant. Jusqu'à souffler un "Tu es magnifique.." contre ses lèvres.
Je me laissais glisser à côté d'elle, contre elle, posant une main sur son ventre. Je posais ma tête sur l'oreiller, la laissant libre de ses mouvements, lui proposant même de venir contre moi. Je fermais les yeux. J'étais bien là, avec elle.
Je restais silencieuse quelques longues minutes, la contemplant en souriant. J'en profitais pour me reposer un peu, restant au calme, posée.

Jusqu'à ce que j'entende la porte de l'appartement claquer. Ma mère était là. Et pas de bonne humeur. Je posais un baiser sur la tempe de Parker et passais au dessus d'elle pour descendre du lit. Je passais la couverture sur elle, enfilant un t-shirt en lâchant :

-J'reviens.

Je me dirigeais vers la porte, la déverrouillant pour sortir, jetant un regard à Parker en entendant ma mère jurer en Ukrainien. J'esquissais une légère grimace, redoutant ce qui avait bien pu la mettre dans un tel état. Je la rejoignais rapidement, la trouvant assise dans le canapé, une cigarette entre les lèvres. J'allais me laisser tomber à côté d'elle, m'en allumant une. Je laissais le silence s'installer entre nous, attendant qu'elle parle en premier. Ce qu'elle ne tarda pas à faire, entre deux lattes de sa cigarette.

-Où est Parker ?

J'esquissais un sourire. Elle connaissait très bien la réponse. J'étirais mes jambes et mes bras, observant la télévision éteinte devant nous.

-Elle se repose. Mam', qu'est-ce qu'il y a ?

Comme je m'y attendrais, elle secoua silencieusement la tête, refusant de répondre. Je soupirais, la connaissant à la perfection comme je connaissais Parker. Je lui donnais un léger coup de coude pour qu'elle se tourne vers moi, fronçant les sourcils en découvrant son oeil droit et sa joue rougie. Je me levais brusquement, me plantant en face d'elle. Je posais mon regard noir dans le sien, le soutenant avec colère.

-Qui t'as fait ça ?! Mam' réponds !

-Tu ne le connais pas...

-QUI ? Un nom, maintenant !

Elle détourna les yeux, c'était si rare. Elle ne fuyait jamais du regard, devant qui que ce soit, et encore moins devant moi. Elle se mordit la lèvre, semblant mener un combat intérieur, hésitant entre me répondre et m'expliquer la chose, ou tenter de s'esquiver à l'interrogatoire. Elle finit par tourner à nouveau la tête, son regard revenant soutenir le mien quelques seconde, demandant silencieusement si je comptais lâcher l'affaire. Je pense qu'elle comprit que la réponse était non, car elle finit par lâcher :

-Ton père... Depuis quelques temps il a refait surface et veut savoir où tu es. Il me suit partout et ne me laisse en paix que lorsque Katie est là. Il doit penser qu'elle est là, vu qu'il n'est pas monté.


Elle se leva et alla jusqu'à la fenêtre où elle jeta sa cigarette. Elle se pencha et observa le trottoir en bas où une voiture était garée derrière la sienne. Elle soupira, et je sus alors qu'il était encore là. Je m'approchais d'elle et jetais un oeil au dehors avant de me diriger vers ma porte, ignorant ses appels. J'entrais brusquement et allais ouvrir mon placard, furieuse. Je fouillais à l'intérieur, m'adressant en même temps à Parker.

-Je descend. Tu viens avec moi ?
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Do it like a brother, do it like a dude ~ [DELEY]

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