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 Oh darling, darling, stand by me, oh, stand by me... [Mary J. Suarez]

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MessageSujet: Oh darling, darling, stand by me, oh, stand by me... [Mary J. Suarez]   Mer 20 Juil - 10:04

Tu vois, je suis là, allongé dans ce lit spacieux où seule ma solitude m’accompagne. Tout autour de moi, ces gens mielleux et péteux qui me bouffent le peu d’oxygène que j’ai. Ce monde que l’on construit de la manière la plus utopiste possible n’est au fond qu’une belle crasse. On cherche à atteindre la société parfaite, l’apothéose humaine. Imbéciles, ils n’ont pas compris que ça ne pouvait exister. L’homme à lui seul gâche ce schéma, notre espèce elle-même empêche tout ceci, pourquoi ? Car nous sommes tous égoïstes et nous cherchons tous à survivre, quitte à marcher sur les autres pour y parvenir. Il faudrait changer l’être humain de manière intégrale, l’optimiser, pour pouvoir espérer un jour vivre dans la paix et la bonne humeur. Au diable toutes ces choses futiles et idiotes. Ils me rendent malades. Je les vois, ensemble ou seuls, ils sont lamentables, j’ai envie de leur cracher au visage toutes la haine que j’ai pour eux. Voir leur sourire, leur pseudo-bonheur, ça m’exaspère, le malheur c’est tellement plus vrai et honnête. Qui peut se dire heureux de nos jours ? Est-ce que ça existe encore ? Que dalle. On se laisse tous crever de faim ou de froid, peu nous importe. Le jour où on aidera les autres, il est pas encore arrivé.

Je n’ai aucune envie de me lever, pourquoi faire ? Aller travailler ? Parler à ces gens que je déteste tant ? Autant rester ici. Au moins, je n’ai que moi à haïr. Il y a de quoi faire mais au moins, ça limite le champ de tir. Je suis qu’un connard doublé d’un misanthrope. Le pire dans tout ça, c’est que ça me convient. Ça ne me pose aucuns soucis. Je suis une pourriture, une vermine de la pire espèce. Partout où il y a moyen de semer la zizanie, je saisis l’opportunité. Si tu es le roi, je suis ton bouffon et de nous deux, c’est moi qui tient le poignard qui viendra trancher ton cœur. Je suis le gars qu’on ne calcule même pas, celui qu’on oublie mais aussi celui qu’on n’attend pas. Leur oubli est mon arme. Rappeler ma présence est devenu mon seul art. Art, oui, car pouvoir être détesté à long terme est l’une des choses les plus dures à faire. Surtout que je ne pars pas avec des gros avantages. Certains partent avec des addictions malsaines : drogues, alcool et même cigarettes, bien que le dernier cas soit moins détestable car plus habituel. D’autres gagnent de leur état : fils de riche pistonné par son père, ancien mafieux, homme louche, politique, tout y passe.

Mais moi, qui suis-je dans tout ça ? Je me refuse à toutes les choses néfastes pour mon corps. Je mène un chemin de vie droit. Je ne m’alcoolise pas, je ne me suis jamais piqué, je n’ai jamais fumé quoique ce soit et pour ce qui est du sexe, n’en parlons même pas. Je suis inferieur à eux, fatalement. Quoique je fasse, je ne pourrai jamais atteindre leurs apogées. Je joue dans la cour des petits mais peut être est ce au contraire un avantage. Je pourris la vie des gens de façon plus sélective. Je touche un plus petit public, ainsi, je peux attaquer plus fort. Je suis un réel fumier à y réfléchir. Pourquoi je fais tout ça ? Sans doute pour que tout le monde me porte de l’attention et aussi pour être seul, sans doute. Qui voudrait d’un salaud comme ami, si ce n’est plus ? Je me protège de ce peuple hostile qu’est la société humaine.

Mon travail serait comparable à du sadomasochisme. Je leur fais du mal, ils me laissent seuls et m’en font, néanmoins, ça me procure un minimum de plaisir malgré la douleur. La comparaison est douteuse, il est vrai mais c’est la première qui m’est venu à l’esprit. Bon, il faut que je sorte, définitivement. Je commence à étouffer ici. Ne pas oublier d’ouvrir les fenêtres avant de partir pour aérer un peu tout ça. Comme souvent, je commence la journée par une belle migraine. J’enchaine la prise de deux cachets censés m’apaiser, bien qu’au final, ça ne m’ait jamais fait réellement d’effets. Je ne sais pas même où me diriger. Tant pis, je verrai bien sur place. Je verrouille la porte. Merde, les fenêtres. On verra ça plus tard. Mes pieds avancent instinctivement, je suis perdu dans mes pensées, ça a le don de m’agacer. Les gens me frôlent, ce contact m’horripile. Sensation plus que désagréable. Parfois, je me dis que ma supériorité intellectuelle me joue des tours. Que si j’étais aussi sot qu’eux, ça se passerait beaucoup plus aisément, je ne me poserai pas toutes ces questions, trop nombreuses sont-elles d’ailleurs. Si je pouvais tout effacer, ça serait tellement plus simple. Malheureusement, c’est impossible comme chacun le sait. Quoique…

Je la heurte. Collision plutôt contrôlée tout de même mais premier contact assez rebutant. Je ne la regarde même pas. Ma migraine me lance subitement, comme un pic. Je ferme les yeux et me masse les tempes tout en parlant à cette potentielle jeune fille. J’ouvre la bouche, je sais déjà quoi lui dire. En fait, non. Je n’en ai aucune idée et comme souvent, je vais improviser. Je déclamerai sans doute quelques phrases ce qui suffira à faire passer tout ça pour des excuses, après tout, c’est déjà une bonne action de ma part de chercher à calmer cette personne. Allez, aucun besoin d’ouvrir les yeux, ça m’agresserait l’œil plus qu’autre chose et au moins, je suis plus concentré sur mes mots. J’entre-ouvre la bouche lentement et commence à sortir ses phrases pleines de miellerie.

« Visiblement nous avons tous les deux voulu passer au même endroit, au même moment, ce fut une mauvaise idée car nos deux enveloppes charnelles n’ont eu d’autres choix que de s’heurter dans un choc peu violent certes mais bien déconcertant. Toute cette histoire nous apprendra sans doute à regarder plus attentivement la prochaine. Bien qu’au fond, vous comme moi, nous savons que cette simple étourderie se réitèrera sans doute tout au long de notre vie, ainsi cette bien belle rencontre bien que brève semble prendre fin. »

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MessageSujet: Re: Oh darling, darling, stand by me, oh, stand by me... [Mary J. Suarez]   Sam 6 Aoû - 13:22

Journée ensoleillée, oiseaux qui gazouillent, une foule de monde en train de se promener. Oui, ça respirait bien l'été tout ça. Il suffisait d'avancer dans cette grande rue commerçante pour y voir toutes sortes de choses intéressantes car, pour moi, le monde était intéressant. De part les multiples facettes qu'on pouvait y trouver. Je ne vous cache pas qu'il m'arrivait de m'ennuyer dans certains cas, mais bon, si tout était excitant et palpitant, ça ne serait pas amusant.

Enfin, c'était surtout pour le métier que j'exerçais que ce monde m'intéressait. Bien qu'encore novice, je me débrouillais plutôt bien pour récolter des informations, par tout les moyens possibles et imaginables. Étudier une personne, en connaître les moindres détails, débusquer ces secrets les plus enfouis et les plus inavouables. Ce que j'adorais ça. C'était amusant, plonger quelqu'un dans une abysse de honte, de peur ou de colère. Il est sûre que de nos jours, les journalistes ne sont plus aussi bien perçues par autrui. Haha. M'enfin regardez, cette simple rue regorgeait déjà de petits cas intéressants. Tenez, prenez cette fleuriste. Le visage souriant, bien coiffée, aimable, tout ce que l'on peut espérer d'une commerçante, un self service performant. Mais derrière tout ça, vous seriez vous doutez que cette femme venait de perdre son fils, qui c'était suicidé par strangulation, dans leurs salon ? Personne ne s'en douterait, car on peut dissimuler bien des choses derrière un visage, enfin, si l'on sait s'y prendre.

Assise sur cette térasse de café, sirotant mon café, je continuais de regarder le monde et leur manière plus ou moins flagrantes de dissimuler leurs vies, leurs secrets. J'en esquissais un sourire narquois, tout en reposant ma tasse sur la table. Les jambes croisées, les yeux dissimulés par mes grosses lunettes de soleil noir, je continuais de prendre des notes sur mon calepin, observant ce qui m'entourait. Si je devais publier ce que j'avais découvert jusqu'à présent, sur les gens de cette ville, je me serais sans doute fais lyncher ou même censuré, car personne n'aime que l'on dévoile ces petits mystères au grand jour. M'enfin, ça ne me disait rien de toutes façons. Il était dix fois plus intéressant de jouer avec ces personnes et faire en sorte qu'ils les dévoilent d'eux mêmes. Sadique ? Non. Je ne cherche qu'à faire éclater la vérité au grand jour, comme tout bon journaliste. Après si vous avez des remords, il ne tient qu'à vous de les corriger.

Je commençais néanmoins, peu à peu, à sentir la fatigue m'envahir, un bâillement provenant de ma bouche confirmant cela. J'avais passé la nuit à rédiger des articles et un essai pour la faculté. On se doutera donc que les lunettes de soleil n'étaient pas là que pour empêcher le soleil de m'aveugler, mais également pour masquer ces vilaines cernes qui me faisaient prendre 10 ans d'un coup. Mierda. Je rangeais alors mon calepin dans mon sac, levant avec plus ou moins de difficulté, mon postérieur de ma chaise. Un craquement de vertèbres par ci, de cervicales par là, et j'étais disons "prête" à repartir au travail. Je réglais ma note au serveur qui passait par là, et je m'en allais aussitôt après.

Je trainais alors ma carcasse pas fraiche de femme le long de cette rue, un bâillement de nouveau sortant de ma bouche, me faisant alors fermer les yeux que pour quelques infimes secondes qui suffirent à me faire percuter un parfait inconnu.

« Merde. »

Je sortis ce mot automatiquement, à croire que ma fatigue révélait ma vulgarité au grand jour. Enfin qu'importe. Alors que j'allais m'excuser d'avoir percuté cette personne, je fus pris de cours par un long monologue assez... inatendu.

« Visiblement nous avons tous les deux voulu passer au même endroit, au même moment, ce fut une mauvaise idée car nos deux enveloppes charnelles n’ont eu d’autres choix que de s’heurter dans un choc peu violent certes mais bien déconcertant. Toute cette histoire nous apprendra sans doute à regarder plus attentivement la prochaine. Bien qu’au fond, vous comme moi, nous savons que cette simple étourderie se réitèrera sans doute tout au long de notre vie, ainsi cette bien belle rencontre bien que brève semble prendre fin. »

Malgré ma fatigue apparente, je laissais échapper un petit rire, amusé par la réaction surprenante de la personne devant moi. J'enchainais alors, par une simple phrase :

« L'humain n'est pas parfait malheureusement, ça ne serait pas amusant outre mesure, d'être tous semblable. »
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