T'as besoin d'un logement pour tes études ou ton travail ? Tu t'es fait virer de chez toi ? T'as juste envie de changer d'air et de te relaxer ? Kohime Pension °w° ! Dans le même genre que la Pension Hinata, on t'attend !
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 4 7 2 3 9 8 5, I gotta breathe to stay alive.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar &&. News' Crazy
||Bienvenue à Kohime

Messages : 13
Date d'inscription : 01/01/2012
Camp dans la Bataille : Haha.

Carte de pensionnaires
Orientation Sexuelle : Bisexuel(le) à préférence Garçons.
Pseudo Internet:
Mes Relations :
MessageSujet: 4 7 2 3 9 8 5, I gotta breathe to stay alive.   Dim 1 Jan - 4:28

    ••• Dossier d'inscription
    ••• à la Pension Kohime

    © Aru Akise - Mirai Nikki
      • Nom : Nishimura.
      • Prénoms : Komaro.
      • Âge & Date de Naissance : 18 ans - 16 septembre.
      • Nationalité : Né en Amérique, parents japonais.
      • Orientation sexuelle : On s'en fout, viens verifier, hrm.
      • Profession : Etudiant

• Raisons pour lesquelles vous venez habiter à la pension :
« C'est mon père. Mais je sais qu'il a raison.»

• Description Physique :
Un mec banal, sans grande originalité. Un gars qui se fond dans la masse et qui cherche pas spécialement à se faire remarquer, presque trop discret. Visage d'ange pour certains, agréable à regarder, beau même et moins pour d'autres; invisible pour les derniers.
Des cheveux blancs de prime, et des yeux virant au gris, une peau claire et des traits relativement fins pour compléter ta dite "gueule d'ange". Quelles conneries t'as pu entendre. Ni moche, ni beau, tout dépend des points de vue. Mais ça, c'est encore une chose dont t'as pas grand chose à foutre et que ta fierté rattrape sans problèmes. Que t'as attirant, on te l'aura fait remarquer plusieurs fois, et sûrement aussi le contraire, mais ça t'as oublié. Pas besoin de se rappeller des choses qui t'ont pas marqué. Fieté encombrante que t'arrives à trainer derrière toi sans trop de mal. Pour compléter ce trait qui règne assez, une démarche complètement désintéressé. Des pas lents qu'on pourrait presque qualifier d'arrogants mais c'est pas spécialement ce que tu veux faire remarquer. Tu cherches pas à te démarquer, à faire mouton noir dans la masse blanche même si tu veux pas leur ressembler; tu préfères rester différent pour toi-même sans te fondre dans la masse.
Tu plais ou tu plais pas, tu te fringues sans vraiment faire gaffe à c'que tu tires de ton placard; le banal ensemble tee-shirt et jean te vas très bien. En fonction du temps, tu rajoutes un sweat ou une veste sans grande originalité. Une main dans ta poche, l'autre toujours prête à tirer sur ta clope, et tu marches sans destination bien intéressante. Tu regardes l'herbe, la cendre qui tombe pour s'envoler, les cailloux sur lesquels t'aurais pu trébucher, devant toi infligeant ton regard vide au paysage que t'admires sans le montrer, le menton qui pointe le ciel pour observer les formes que tu pourrais donner aux nuages, évitant de poser un regard sur les autres. Ecouteurs enfoncés dans les oreilles, tu préfères ne rien entendre qu'apprendre quelque chose d'intéressant qui de toutes façons ne le sera pas pour toi.
Un regard de glace, arrongant, froid et attirant en même temps. Regard qui toise chaque possible défaut des autres, se plantant dans le leur pour ensuite mettre quelques secondes à les détailler sans grand intérêt; manège inévitable parfois suivi d'un ricanement ou d'une expression railleuse. Une moue toute aussi indifférente, un visage trop vide d'expressions pour qu'on arrive à en décrire ce qu'il cache. Mais comment tu t'y prends ? T'as vraiment des talents inutiles. Attirer la curiosité des moutons avec ton regard sans même t'en rendre compte, fallait l'inventer ça.
Mais finalement, t'es pas plus mal qu'un autre, perché sur ton mètre soixante quinze, limite albinos, négligemment fringué. Tout dépend du point de vue; les gens aiment ou détestent souvent trop vite. Toi t'as choisi l'indifférence, passant pour invisible au milieu des troupeaux.
• Description Morale :
Komaro, c'est le genre de mec qui est invisible aux yeux de tout le monde. À première vue, un garçon comme les autres auquel on n'fait pas spécialement attention. Le genre de gars qu'il faut connaitre pour l'apprécier; et aussi le genre qui s'laisse pas apprécier tout premièrement. Facilement, il repousse les gens, ou reste indifférent avec eux. Et, comme tout le monde, il faut bien un classement. On dira sûrement qu'il a un faible pour les mecs qui prennent soin d'eux, et de leur physique. Ensuite, vous savez, y'a ces personnes marrantes à taquiner, qui ont toujours une réaction à laquelle on s'attend pas du tout; seulement des garçons bien sûr. On pourrait faire une immense liste, Komaro est trop compliqué pour qu'on puisse décrire c'qu'il aime et ce à quoi il s'intéresse; et c'est encore pire pour décrire sa personnalité qui change en fonction de chaque être -autant qu'il soit- avec qui il est. Les filles, il les repousse facilement. Non pas qu'il ait un jugement prêt à l'avance sur la généralité qu'est « les filles », mais jusque là, il n'a croisé que ce qu'il n'aime pas. Vous savez, le genre de fille qui ressent le besoin absolu d'avoir dix parfums différents sur le corps et les vêtements les plus chers et populaires possibles pour se sentir belle. N'oublions pas la tonne de maquillage, en passant, fait à la va-vite et négligemment. Celles qui se sentent victimes de tout et qui n'osent rien, se plaignant ainsi d'être prises pour des connes et délaissés par leur groupe d'amis qui, ne l'oublions pas, en sont toutes au même stade. Bref, Komaro a ce genre de méfiance envers les filles qui l'empêche de rester complètement calme en compagnie de l'une d'elles. Mais pas toutes; il est bien conscient que les exceptions ne sont peut-être pas si rares, qu'il peut trouver des filles bien sympathiques et qu'il n'hésitera pas à faire exception sur son comportement s'il en trouve une qui s'avère être autre chose que ce qu'il a l'habitude de rejeter. Mais il restera aux hommes. D'ailleurs, en ce qui concerne les hommes, Komaro est bien plus ouvert. Ça l'amuse de les taquiner, peu importe la façon, tant que cela reste un jeu pour les deux personnes, ou que ça en deviendra un. Très provocateur aussi. Malgré le fait qu'il préfère blesser par les mots; quand la violence devient presque indispensable, son poing saura régler pratiquement n'importe quel problème. Enfin, il y a des limites, quand même, mais vous savez, la colère et la haine peuvent bien nous faire faire n'importe quoi sans même qu'on le regrette. Komaro se sert beaucoup du mensonge, en arrivant parfois à la manipulation pour arriver à ses fins. Et cela inclue les filles comme les garçons. Il ne lâche jamais l'affaire quand il veut obtenir une vérité quelconque, et n'h?ésitera pas à forcer les gens à lui faire obtenir ce qu'il cherche; il peut très bien se servir du harcèlement. Bien sûr, doutez-vous qu'il ne sera comme ça qu'avec les personnes sur qui il avait promit une vengeance, ou simplement celles qu'il n'aime pas pour telle ou telle raison. Même s'il semble compliqué, tout ça n'est appris qu'après avoir passé beaucoup de temps avec lui. Komaro n'est pas du genre à aller se confier à n'importe qui; même à ses amis. Si personne ne le lui demande, il ne dira rien. Finalement, c'est assez dur d'apprendre quelque chose sur lui; il pourrait parler de tout sauf de lui pendant une journée entière sans que personne ne s'en rende compte. C'est à peine si parfois, il n'évite pas les réponses aux questions du genre : Comment tu vas ? Mais il ne s'est jamais attardé sur un petit problème; même s'il pourrait être important pour certains, il y a des choses que Komaro se laisse oublier très vite, que ça soit une personne ou tout autre chose. Comme s'il ne voulait pas perdre de temps. En fait, il vit sans vraiment se soucier de ce qui l'entoure; entendons par-là qu'il se fiche de tous jugements, empêchements ou quoi que ce soit; il vivra comme il le sent; sans trop penser aux conséquences non plus. J'veux dire par là qu'il s'en fout complètement, il profite juste du moment présent. De longues années vécues comme ça lui ont appris comment ne jamais être stressé. Vous verrez souvent des gens se mordiller une lèvre, triturer un vêtement ou un bijoux, se passer la main dans les cheveux, sur le visage, se gratter à un endroit precis; bref tout signe de stress que vous ne verrez jamais sur Komaro. Avec ça va le fait qu'il n'hésite pas souvent sur les choses et prend les décisions très vite; ce qui a tendance à étonner les gens autour de lui. Passons au dessus de sa psychologie. Komaro est un humain, il a aussi quelques traits de caractère fixes, même si ça n'est pas ce qui le définit le mieux. Par exemple, il est très curieux. S'il veut savoir quelque chose, il le demande. Enfin, si la personne ne lui donne pas de réponse, Koma' ne va pas pas la harceler pour ça. Sauf bien sûr, si il veut absolument le savoir et que ça en est important pour lui. Aussi, c'est quelqu'un d'assez froid naturellement. On a souvent dit de lui qu'il semble méchant à lui parler; mais c'est vraiment pas ce qu'il recherche. Oh, et un conseil; si vous le cherchez, allez voir dans sa chambre en premier. Il sera sûrement allongé sur son lit, en train de jouer à la console. Les cours, c'est vraiment pas ce qui l'intéresse le plus, même si, il faut se l'avouer, certains trucs sont vachement bien, ou même utiles. Enfin, ça n'empêche pas qu'il joue à a console ou sur son portable pendant les cours qui l'ennuient. Il n'est pas tellement solitaire, mais il a du mal à apprécier les gens. Certains peuvent l'intéresser, et faire agir sa curiosité; mais Komaro, c'est pas le genre de personne qui s'attache facilement aux gens. C'est pas jusqu'à la misanthropie, mais simplement de la méfiance. Alors vous pouvez toujours essayer d'aller le voir, et vous saurez s'il vous rejette ou pas.

• Votre histoire :
Personne ne sait rien de Komaro. Il ne parle jamais de lui et ne laisse personne répandre des rumeurs quelles qu'elles soient à propos de lui. Doutez-vous que c'est assez compliqué d'en apprendre ne serait-ce qu'un tout petit peu à son propos. Et en plus de ça, on n'a aucune idée de la raison pour laquelle il ne dit rien. Mais si on connait son histoire, pourtant, le doute s'efface.

September, 3rd 1994 - September, 27th 1994 - birth
Pas envahi par le travail, le père de Komaro obtenait des vacances assez souvent et en avait profité pour partir et se détendre en Amérique avec sa femme. Elle était enceinte et tous deux avaient décidé de garder l'enfant. Une chose de plus pour les lier. C'était le genre de couple où les deux se correspondent exactement et trouvent chacun l'autre parfait; qui n'a jamais eu aucune dispute. Un couple où chacun dit ''amen'' aux désirs de l'autre sans jamais faire trop ni pas assez. Takeshi, le père de Komaro avait pris un mois de congé pendant lequel il resterait uniquement en Amérique avec sa femme; malgré tous ses problèmes respiratoires pour lesquels elle devait souvent passer des examens. Tout passa vite et elle y accoucha, donnant naissance à un enfant qu'ils baptisèrent Komaro sans grande reflexion. C'était une chose de plus sur laquelle ils étaient d'accord sans problèmes. La mère devenait de plus en plus malade et fit avaler à Takeshi que ça n'était qu'une grippe et qu'avec quelques médicaments, en une semaine, tout serait parti. Elle lui cachait bien des choses. Elle lui avait toujours fait croire ça quand son organisme allait au plus mal. Il ne savait pas non plus que tous les médecins qu'elle avait pu rencontrer lui avaient toujours dit qu'en cas d'accouchement, ses chances de mourir seraient bien grandes. De tout ça, Aiko s'en fichait complètement. Pour elle, avoir une descendance et rendre heureux son mari étaient les choses les plus importantes. De toutes façons, ses problèmes maladifs lui gâchaient bien la vie, et la perdre ne tenait pas la mère à coeur. C'était bien romantique, tout ça. Ils restaient heureux malgré les difficultés de la mère de Komaro. Pourtant, tous deux se débrouillaient pour prendre soin de l'enfant et aller le calmer à tour de rôle la nuit, quand il criait. Jusqu'au jour où Aiko sentait ses problèmes s'aggraver de plus en plus. En réalité, elle sentait ça depuis l'accouchement, mais elle s'y attendait bien. Elle le savait. C'était de toutes façons prévu à l'avance. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle elle n'a pas prévenu Takeshi de l'arrivée du nouveau-né et qu'elle a préféré accoucher sur place. Comme tous deux s'y attendaient, elle mourut une semaine après l'accouchement. Son corps découvert au matin resta reposé sur le lit, les médicaments n'avaient pas changé de place sur la table de nuit, et tout éteit pareil. Seule la respiration de la mère avait disparu. « Elle est bien mieux là-où elle est. » Voilà la phrase que le père se répétait constamment après avoir appelé les secours et appris que rien ne pouvait sauver sa femme. La phrase que tout le monde se dit pour tenter d'oublier quelqu'un résonnait à présent chaque seconde dans sa tête.

October, 4th 1994 - November 22nd 2004 - reborn
Takeshi avait décidé de vivre en Amérique, un peu comme en souvenir de sa femme. Il loua un appartement, trouva un métier, et tout se passait comme s'il commencait une nouvelle vie. Bien sûr, il faut bien se douter que l'oubli n'était pas d'une grande facilité, autant que d'élever Komaro seul. Lui qui n'avait jamais vraiment cotoyé d'enfants, il apprit au fur et à mesure qu'il vivait avec le sien. Takeshi rencontra de gens, se fit des amis, des ennemis, fit connaissance avec des collègues et aggrandit son répertoire téléphonique. D'ailleurs, un contact l'attirait bien plus que les autres. Cheryl Browstone. Une femme qui travaillait avec lui, aux mêmes horaires et qui ne voyait Takeshi que comme un simple collègue. Ils parlaient parfois ensemble; en tous cas bien plus rarement que ce que l'homme aurait souhaité. Doutez-vous que si ce contact l'attirait plus que les autres, on entend par là un attachement qui va au delà de l'amitié. De l'amour ? Peut-être. Takeshi se disait la même chose, constamment; et cette dernière question lui trottait dans la tête, dérangeant tout sur son passage. Cheryl, une petite femme aux cheveux rouges, penchant vers du bordeaux, aux yeux marrons clairs, toujours habillée avec un jean qui lui serrait la taille et un petit haut classique, son paquet de cigarettes à la main, un sac violet pendant sur son épaule et des ongles soignés, elle semblait banale aux yeux de tout le monde. Takeshi en tomba finalement amoureux. Les péripéties qui suivirent la déclaration sont trop floues dans la mémoire de chacun, mais ce qu'on sait, c'est qu'il habitèrent finalement ensemble; Cheryl aidant sans le savoir son nouvel homme à oublier quelqu'un qui lui était très cher. Ils élevèrent ensemble Komaro jusqu'à ses dix ans. Cheryl était décédée d'un cancer des poumons.

(vous savez en quel mois c'est la rentrée des classes en Amérique ? eê) 1997 - humans are bastards
Komaro entra à la maternelle. Maintenant qu'il savait bien parler, se déplacer et comprendre, ses parents comptaient lui en faire profiter au maximum. Komaro Nishimura, un petit garçon aux cheveux si clairs qu'ils en paraissaient blanc, aux yeux d'une couleur se rapprochant du gris et au visage asiatique faisait a présent son entrée dans la classe. Ses camarades le dévisageaient dans des flots de messes-basses, de bruits aspirés et de rires étouffés. Kyo ne s'y attendait pas. Il ne savait pas combien les humains pouvaient être cruels et incompréhensibles. D'abord, il laissa passer, ne se rendant pas compte que tout de ça était en fait adressé à lui. Il ne le comprenait pas. Cela s'avéra être le contraire quand des enfants du même âge que lui vinrent lui dire des moqueries en face. Komaro pleura, jusqu'à ce que se père vienne le chercher. Les enfants étaient venus se moquer de lui, et le petit n'en trouvait pas la raison. Comme ils avaient toujours su le faire, ses parents l'ont consolé.
- Ils ne te connaissent pas. Ce qu'ils disent, ce sont seulement des mensonges.
- Ne les écoute pas; d'accord Kyo ? Reste loin d'eux.
1997 - 1998 - 1999 - life
Les jours passaient et Kyo, même s'il suivait les conseils de ses parents, restait à pleurer seul. Il se cachait, bien sûr. Il avait tout de même compris que si les autres le voyaient, ils allaient s'en moquer de plus belle. Il avait plusieurs fois dénoncé nombreux camarades à ses professeurs, qui disaient simplement à Komaro de les laisser faire, et que cela allait passer. Déjà petit, il apprit à ne pas faire confiance à n'importe qui. Tous ses professeurs lui avaient dit la même chose; chose qui ne s'est jamais averée être exacte. Chaque soir, Komaro disait à ses parents que tout allait bien quand venait la question inévitable : « Comment ça s'est passé à l'école aujourd'hui ? » Pas qu'il se cachait ou qu'il avait honte de quoi que ce soit; mais le petit comprenait le mal que se donnaient ses parents pour offrir de l'amour au point qu'il en soit concret à son enfant. Il ne voulait surtout pas les ennuyer. Quand il voyait qu'un de ses parents n'était pas comme d'habitude et qu'il reçevait « Ne t'inquiètes pas, ce sont des problèmes de grands. » comme réponse, il avait conscience que ses problèmes à lui n'étaient sûrement rien comparésà ceux des adultes. Kyo apprit finalement à laisser couler et à se défendre. Il devenait plus courageux et partait simplement quand les enfants venaient lui poser toutes sortes de questions stupides. De cela, il se fit une réputation de ''garçon mystérieux'' mais il s'en fichait. Au moins il était seul et tranquille.

September, 16th 2001 - birthday
Komaro Nishimura, petit garçon de trois ans assis par terre au fond de la cour de récréation, cachant ses larmes et retenant ses mots, victimes de moqueries, faible et peu courageux était maintenant devenu Kyo, l'enfant qui reconnaissait chaque mensonge, qui ne se laissait jamais abattre par quoi que ce soit, qui prenait part à chaque bagarre qui l'invitait et qui ne reculait devant pratiquement rien, qui n'hésitait pas à dire ce qu'il pensait, ne retenant plus ni ses mots ni ses poings. Il avait maintenant 7 ans, l'âge dit « de raison ». À cet âge, Kyo était déjà bien plus mature que tout ses camarades. Il menait une vie tranquille et simple, des notes ni bonnes ni mauvaises à l'école malgré le mal qu'il se donnait pour travailler et faire plaisir à ses parents. Il avait des amis, ceux qui l'avaient accepté dès le premier regard. Bien plus de garçons que de filles, d'ailleurs. Ces dernières énervaient le garçon; toujours à se vanter de leur dernière acquisition ou à demander aux garçons comment ils les trouvaient. Certaines s'amusaient même à se maquiller dans les toilettes pendant les pauses. À croire que ça les amusait de ressembler à des fausses prostituées. Ses amis lui disaient qu'il était dur avec les filles; eux qui avaient souvent beaucoup de succès. Mais à vrai dire, lui s'en fichait et il n'était jamais tombé amoureux. Komaro n'avait jamais vraiment songé à ce sujet : l'amour. De tous ce que décrivaient ses amis, il n'avait rien ressenti de tel. Il trouvait ça absurde d'être attiré par une personne si facilement; un fille en plus. Il n'y croyait pas. Il était bien plus intéressé par les garçons; mais il ne se rendait pas compte de ce que cela signifiait.
- Allez, viens voir les filles avec nous ! Tu vas voir, elles sont gentilles et on s'amuse bien avec elles !
- Non merci.
- Viens, tu vas voir, tu t'amusera, je te le promets. Pour une fois, allez !
- Je n'aime pas les filles.
Ce fut ce jour-là qui lui rappela tout de son passé. Les moqueries, les messes-basses, les chuchotis autour de lui, les rires, l'éloignement, et par dessus tout, la solitude. Même ses amis l'avaient laissé. À croire que personne n'était de confiance, et que la méfiance devait être le seul seul ressentiment current à avoir. « Sale tapette ! » étaient maintenant les deux mots qu'il entendait le plus souvent. Qu'est-ce que c'était, ça ? Pourquoi serait-il une tapette ? Et puis d'abord, qu'est-ce que c'était qu'une tapette ? Si il le demandait, le genre de réponse qu'il reçevait était « C'est toi, t'es une tapette. » Tapette... Qu'est-ce que cela pouvait bien être ? Cela ne l'intéressait pas tant que ça. Il avait appris à ignorer et n'entendait même plus quand les gens lui parlaient. Enfoncer ses écouteurs dans ses oreilles était la meilleure façon. Ca devint vite un réflexe dont il ne se détacha plus. Et ça ne dérangeait sûrement personne, puisqu'il était seul. Complètement seul. Mais après tout, n'était-ce pas le meilleur pour lui ? Il le pensait. Et ne voulait plus faire confiance à qui que ce soit.

November 22nd 2004 - goodbye
« Non ! Ca n'est pas possible ! Comment c'est possible ? C'est une blague ? C'est comme dans les films hein ? Papa, promets-moi que c'est un manequin ou quelque chose comme ça, pour nous faire croire que c'est vrai ! On est sûrement le premier avril... Voilà, c'est ça ! Un un poisson d'avril. C'est ça, Papa, hein ? Dis-le moi. S'il-te-plaît. Moi je n'y crois pas. Et je ne veux pas me forcer à y croire. C'est faux, j'en suis sûr ! » Malheureusement, ça n'était pas une blague. La mère de Komaro, celle qui l'avait chérit, élevé au plus haut; la femme qui lui avait appris la vie et la parole; la femme qui lui avait donné naissance était morte. Si soudainement, sans que personne ne s'y attende. Elle était déjà hospitalisée depuis bien longtemps. Depuis le mois d'avril, elle avait été transporté dans un de ces lieux blancs, sans odeur, sans parfum, sans couleurs. Seulement blanc, et trop sobre pour pouvoir être décrit. Komaro en avait développé un dégoût complet. Pour lui, c'était un lieu de mort. Celui qui avait fait mourir sa mère. Un lieu sans pitié, insensible, puant, maladif, à en vomir.
- Alors c'est vraiment fini ? Elle est morte pour de vrai ?
La réponse fut évidemment oui. Un « oui » bref mais qui voulait tout dire. Cheryl n'était plus là, elle avait été effacé, elle n'existait plus et n'existera plus jamais, elle devait être oubliée, prise pour morte et à tout jamais effacée de chaque esprit sur cette Terre. L'oubli était dur. Et il fallait se convaincre qu'elle n'était plus là.
- Mais tu l'aimera encore, hein ? Tu vas vraiment l'oublier et faire comme si elle avait jamais existé ? Je comprends pas l'amour, c'est horrible ! Tout le monde se moque de moi parce que je ne suis jamais tombé amoureux et que je n'aime pas les filles ! Les filles et les garçons me traitent tous de tapette à l'école ! Je ne veux pas ! Et puis, d'abord, c'est quoi une tapette ? Pourquoi ils ne veulent pas me répondre ? Papa, dis-moi ce que c'est une tapette ! Et est-ce que j'en suis vraiment une ? Papa, j'en ai marre, mais je ne veux pas devenir faible, je ne veux pas pleurer, parce que les hommes ne doivent pas pleurer, c'est bien ça ?
Les paroles de l'enfant avaient totalement fait dériver la discussion. Il était en larmes, son visage était trempé et ses yeux rouges; des perles chaudes coulaient partout le long de son visage et de son cou jusqu'au dessous de son tee shirt. Il s'essuyait violemment avec les manches de son sweat, attendant impatiemment la réponse de son père. La réponse à quelque chose qui le hantait depuis des années mais qu'il pensait ridicule. Le genre de réponse à laquelle ont ne s'attend pas du tout. « Une tapette, c'est un mot méchant pour définir un homme qui ne peut tomber amoureux que des hommes, et pas des filles. » Telles furent les paroels de Takeshi. Pas dures, mais simplement claires. Il voulait faire réfléchir son fils, il voulait qu'il ait conscience de ce qu'il avait faire croire -ou peut-être deviner- aux autres, et ce pour quoi il était connu. Komaro n'y comprenait plus grand chose. Lui ? Hommosexuel ? Ce n'était pas censé être mal d'être comme ça ? Il n'en savait rien, à vrai dire. ce genre de sujet ne l'intéressait pas, et il ne savait rien là-dessus. « Un peu comme... un homosexuel ? » Takeshi avait prit son fils dans ses bras, le laissant s'essuyer dans son tee-shirt. Il avait semblé si dérouté qu'il aurait pu s'effondrer. « C'est possible. » Les paroles du père avaient toujours été faites pour laisser le moins de doutes possible. « Mais ça n'est pas quelque chose de mal. Il faut juste ne pas le dire aux autres. Parce que les autres sont méchants, et vont se moquer de toi. Et puis, ils n'ont pas à savoir ça. » furent-les paroles qui clorent la discussion. Komaro pleurait de plus belle en pensant à sa mère et comment elle l'aurait aidé à ce sujet-là; faisait couleur les larmes de son père. Père et fils, chacun serrant l'autre dans ses bras s'endormirent les yeux mouillés et brûlés par la tristesse.

March, 3rd 2010 - growing up
Takeshi et Komaro vivaient toujours ensemble. Le fils avait maintenant 16 ans et prévoyait d'arrêter ses études à la fin de l'année en cours. Une photo souriante et colorée de Cheryl était la seule chose qui était là pour rappeler sa présence passée. Les deux garçons ne la voyaient plus vraiment comme une personne; ils avaient réussi, soutenus l'un par l'autre à enfin la considérer comme une personne morte. Maintenant, elle n'était plus qu'une sorte de rêve. Une femme parfaite dont on pourrait rêver mais qui n'éxistera jamais. Jamais plus. De son côté, Komaro avait déjà eu plusieurs petits copains qui avaient chacun contribué à la confirmation de l'homosexualité du garçon. Il n'aimait toujours pas les filles et gardait le même avis sur elles. Takeshi, lui, restait seul et était mieux ainsi. Il avait changé de travail pour ne plus se rappeler de l'absence de sa défunte femme. Sûr qu'après la rencontre de Cheryl, plus personne ne lui conviendrait, il ne tombait plus amoureux. Pendant ce temps, Komaro avait aussi apprit sa vraie histoire et celle de sa mère, Aiko. Que Cheryl n'était pas sa vraie mère que mais seulement celle qui l'avait éduqué. Le fils en resta blasé, ne sachant plus quoi dire et tomba en dépression qui lui rappela tous les problèmes de son passé. Son seul psychologue était son père qui agissait plutôt comme un ami que comme un psychologue. Komaro s'était tout seul appris qu'il ne fallait pas parler de soi au risque de le regretter. Les deux hommes avaient autant grandi ensemble que chacun de leur côté. Ils avaient gagné en maturité et par dessus tout en méfiance.

September, 16th 2011 - changing
Son dix-septième anniversaire se fêta. Comme à leur habitude, ils s'offraient des cadeaux. Komaro en reçevait pour son anniversaire simplement; et Takeshi, en remerciement pour l'éducation qu'il avait donnée à son fils. Cheryl et Aiko se voyaient aussi remerciées par un encens brûlés en leur hommage. Rien de triste et pas de larmes, les garçons étaient forts et souriants. Komaro refusait toujours de traîter Cherryl comme autre que sa mère, et approuvait le courage d'Aiko. Ainsi vint le moment pour Komaro d'ouvrir son cadeau. Un papier, simplement. Il ne comprenait pas. Tout était écrit en japonais, et c'est la langue que son père lui avait apprise à lire et parler; mais c'est autre chose qu'il ne comprenait pas : Pourquoi ? Pour la première fois à son anniversaire depuis des années, ses yeux se mouillèrent et Komaro ne put retenir ses larmes. « Pourquoi ? » chuchota-il tout bas.
- Je ne veux plus te voir seul. Je t'envoie à cette Pension Kohime. Tu y trouvera sûrement des amis, et même plus. Des filles comme des garçons. Tu y découvrira sûrement de nouveaux sentiments, de nouvelles envies, tu aura de nouveaux projets, de nouvelles raisons de pleurer et de sourire.
Komaro refusa. Pour la première fois, il refusa quelque chose à son père. Il ne voulait pas entendre un mot de plus de sa part. « Comment peut-il me faire ça ? Mon père me suffit à ne pas être seul, et cela pour toujours. Comment peut-il penser autre chose ? Pour qui il me prend ? Je sais parfaitement ce dont j'ai besoin, alors pour il en déciderait à ma place ? » les questions étouffaient dans ses pensées tant elles étaient nombreuses. Un sourire nerveux se forma sur son visage.
- C'est une blague ? C'est pas drôle, pas drôle du tout. Arrête tes conneries. Tu crois que je te l'aurait pas dit si j'avais besoin de rencontrer des nouvelles personnes ? C'est ridicule. Je ne suis pas comme ça. Tu me suffis, et tu es le seul. Tout va bien comme ça alors pourquoi tu me fait ça ? C'est un nouveau genre de torture, ou quelque chose comme ça ? Tu t'amuses à suivre une mode ?
Le fils ne retenait pas ses mots pour son père. Mots, qui allèrent droit au coeur de Takeshi. Non pas pour leur dureté, mais pour les sentiments qu'ils reflétaient. Pour l'attachement extrême que Komaro avait développé pour lui. Le père sourit aussi, et fut clair dans ses paroles, comme il l'avait toujours été.
- Tu n'as pas le choix. Tu es déjà inscrit. Je viendrais te voir pendant les vacances et je t'appellerais souvent. Je te paie un forfait exprès pour que tu puisses appeler à l'étranger quand tu le veux. Ne t'inquiète pas. Je ne fais pas ça pour ton mal et j'ai bien conscience que ça sera dur au début. Mais je me fais vieux et un jour viendra où je disparaîtrais moi aussi. Si tu vis pendant tout ce temps avec moi, le pire sera de m'oublier et de vivre seul. Tu ne connais pas encore la solitude complète. Alors tu ira là-bas.
Pas une seconde, le ton de Takeshi n'avait changé. Il parlait calmement et d'une façon qui donnait envie de pleurer. Komaro avait le visage mouillé et chaud. Il s'était énervé mais la voix de son père l'avait calmé et il lui fallut plusieurs jours pour accepter. « Tu pars le 1er Octobre et je viendrais pour Noël et le nouvel an. J'ai encore ma maison là-bas. »

October, 1st 2011 - departure
Komaro savait qu'il mettrait des jours, voir des mois à endurer la présence d'une telle distance. Mais il n'avait pas le choix; et il avait lui aussi réalisé que c'était sûrement mieux pour lui. Bien sûr, il se remémora encore une fois son passé et les moments les meilleurs passés avec son père. Takeshi le faisait sûrement de son côté; son fils en était sûr. À l'aéroport, les deux hommes se firent leur aurevoirs qu'ils tournèrent comme des adieux. Komaro sentait son visage trempé, ses membres tremblants et son corps lourd. Mais cette douleur physique n'était presque rien par rapport à la torture mentale dont il se voyait reçeveur. Komaro ne se sentait plus et se laissa tomber dans les bras de son père une dernière fois avant de partir.
- Au revoir. Ne doute pas que tu vas me manquer énormément.
- Je le sais. Tu me manquera aussi. Merci pour tout. On se revoit à Noël, tu me le promets ?
- C'est promis. Je serais là.
- Je t'aime.
La tristesse mise en paroles, Takeshi tendit un téléphone portable à son fils.

• Selon vous, quel groupe vous conviendrait le mieux ? : Hey ! You're crazy ?

• Nom du personnage que vous utiliser pour votre avatar, et d'où il sort: Aru Akise - Mirai Nikki

• Code du réglement o/ :



Dernière édition par Komaro Nishimura le Jeu 5 Juil - 15:10, édité 5 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar• Baka, serait peut-être temps
|| de demander un rang !

Messages : 594
Date d'inscription : 22/02/2010
Camp dans la Bataille : Yuriste !! \o/

Carte de pensionnaires
Orientation Sexuelle : Bisexuel(le) - Filles et Garçons.
Pseudo Internet:
Mes Relations :
MessageSujet: Re: 4 7 2 3 9 8 5, I gotta breathe to stay alive.   Mar 3 Jan - 7:30

Bien le bonjour o/

Personellement j'ai ADORÉ ta fiche *w* Elle est très bien écrite, très agréable à lire, et l'histoire est bien dévellopée et très jolie :3 Bref, je suis FAN o/ Par contre je t'ai mis chez les I Don't Care, ça te correspond plus selon moi u_u Bienvenue chez nous et amuse toi bien :D
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

4 7 2 3 9 8 5, I gotta breathe to stay alive.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
La Pension Kohime ❤ - Bienvenue !-
Créer un forum | © phpBB | Forum gratuit d'entraide | Contact | Signaler un abus | Forum gratuit