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 Masaru Hayato (Fiche Terminée.)

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avatar &&. News' Crazy
||Bienvenue à Kohime

Messages : 11
Date d'inscription : 10/01/2012
Camp dans la Bataille : Les trois sont biens.

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Orientation Sexuelle : Bisexuel(le) - Filles et Garçons.
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MessageSujet: Masaru Hayato (Fiche Terminée.)   Jeu 12 Jan - 8:14

    ••• Dossier d'inscription
    ••• à la Pension Kohime
    © Grimmjow Jaggerjack
      • Nom : Masaru
      • Prénom : Hayato
      • Âge & Date de Naissance : 18 ans, 8 mars 1993
      • Nationalité : Japonaise
      • Orientation sexuelle : Bisexuelle==>(l'orientation pas le mec hein!)
      • Profession : Étudiant, enfin si on veut. La motivation est très rare de nos jours.
      • Raisons pour lesquelles vous venez habiter à la pension : Pour changer d'air et surtout laisser certaines choses derrière lui.


• Description Physique :


Son père lui avait souvent dit à quel point il ressemblait à sa mère et qu'il lui enviait une telle beauté. Plutôt bâti et grand, notre adolescent sait se faire imposant quand c'est d'actualité, sinon majoritairement il reste neutre dans tout ce qu'il entreprend («Peace man!»). Son regard océanique sait captiver plus d'une personne de par sa profondeur, donnant aux gens l'impression qu'au fond de ce dernier, transparaît son âme. Nostalgie & Folie sont ce qui transparaissent le plus dans son regard. Les cheveux courts, ce dernier les entretien régulièrement, évitant à tout prix les visites chez le coiffeur. Le bleu de ses cheveux accentue l'impact de sa beauté avec sa peau claire des plus immaculées. Il a les traits plutôt fins malgré ses airs matures et parfois durs; il est le genre de gars à ne pas se contenter d'un oui ou d'un non quand la vie d'un innocent est en jeu et de foncer tête baissée. Si on le remarquait déjà avec ses cheveux bleus, on le remarque encore plus avec le style de vêtement qu'il porte. On le distingue facilement dans une foule par ses cheveux oui, mais ce n'est rien comparé au style plutôt dépravé de ses vêtements: Des habits sombres, des débardeurs, des chemises mal repassées et aux cravates inexistantes, des pantalons de cuir ou des jeans. Lui qui autrefois adoptait un look impeccable, on aurait peine à le reconnaître du premier coup maintenant. Quelques petites chaînettes ornent ses pantalons et le bleuté ne se sépare jamais de sa collection de converses. «Si tu y touches, j'te bouffe». Pour lui, c'est sacré. Le jeune homme trouve ses parures absolument confortables et stylisées alors pourquoi s'en passerait-il? Il trouve que la banalité ne lui va pas. Il en fait même un sérieux complexe. Certains dans la rue, se sont déjà précipités vers lui pour le prendre en photo, le trouvant d'une beauté à en faire pâlir quelques célébrités, mais aussi car un mec aux cheveux bleus avec un style pareil bah... ça court pas les rues. Disons que ça attire l'attention par son authenticité au monde réel. Sans parler de ce curieux tatouage qui ressemble à un trou sous son nombril. Ce dernier relève beaucoup d'interrogations, mais il a pour lui une signification bien précise. Peut-être qu'un jour il vous dira comme la raison du pourquoi il porte souvent cette bien curieuse mâchoire comme accessoire du côté droit. Des rumeurs circulent comme quoi elle serait lié au dernier souvenir de son ami défunt qui lui faisait de bien étranges cadeaux.


• Description Morale :


Sa vision du monde s'arrête bien au-delà des autres, prenant en considération les étapes de sa vie. Il ne se préoccupe pas vraiment de grand chose, préférant que les choses se fassent elles-mêmes. Peut-être était-ce du au comble de la paresse, mais cela pouvait être en lien avec son appréciation pour les choses simples. Envers les autres, il est un garçon assez extraverti lorsqu'il a consommé et est très amical sans avoir besoin de la moindre raison. Néanmoins, il y a toujours des jours où il ne faut même pas lui adresser la parole, mais lors de ce genre de jours, il ne sort pas vraiment. Autant pas faire chier la populasse car ça ferait doublement chier. Hayato est assez familier avec les gens, ne se souciant même pas de pouvoir les blesser de cette façon puisque c'est trop futile pour ne serait-ce que traverser son misérable esprit d'incompris. On lui a toujours dit que pour être distant avec les autres qu'il fallait savoir se montrer froid et surtout convaincant. Masaru était simplement devenu hilare à la simple idée de se montrer distant et froid. Peut-être que pour jouer un rôle il le ferait, mais mis à part, ça devait être réellement chiant de se voiler la face comme ça. L'enfance et l'éducation a beaucoup influencé sur le comportement du jeune homme qui défendait ses idéaux, ne se laissant pas marcher dessus à l'école quitte à se battre jusqu'au sang. Dans ses yeux, il y avait la douleur de ne pas avoir su être correctement aimé et de ne pas avoir eu une enfance normale. Il y avait aussi un sentiment de peur qui suscitait chez lui un besoin de rejeter l'aide des gens sans parler de cette lueur qui laissait prétendre qu'il avait des problèmes. Ces élans de compassion chez les autres, il les considérait comme de la pitié et accepter cette aide serait admettre qu'il était faible. Hayato se montre orgueilleux sur tout ce qui se rapporte à son histoire, mais pour le reste, il est plutôt indifférent aux situations ridicules etc.

Cet adolescent est donc une personne troublée qui cherche visiblement à lentement s'effacer sous une pluie de rires... Rares sont les gens qui parviennent à le comprendre. Une détresse profonde se lit au fond de son regard et pourtant, il se résigne à consommer, ne recherchant aucune aide apparente, ne se privant aucunement du moyen le plus simple de rester accroché à une vie sociale convenable. Hayato n'est pas le genre de gars qui est timide, il est plus du genre à s'être fait utilisé de nombreuses fois dans le passé pour être un garçon timide, frigide ou bien innocent. Il a rencontré de nombreux gens fourbes qui l'ont influencé dans sa manière d'être aujourd'hui. La facette la plus présente chez lui est sans doute le fait qu'il ne refuse pas les défis et que rien ne semble réellement l'atteindre dans son estime. Peut-être parce qu'elle est déjà à son minimum? Peut-être pas, qui sait avec lui, hein? Il adore déconner, même au point de jouer la strip-teaseuse dans la rue en voyant un arrêt, à dessiner des oeufs aux plats par terre, à prendre les gens pour Yoda, à habiller les arbres pour l'hiver, à jouer les Monsieur Sandwich.. Bref, le ridicule ne tue pas et pour lui, s'amuser ça n'a pas de prix et c'est parfois hors de portée des gens trop terre à terre, incapables de s'évader, car disons-nous les vrais choses, Hayato est parfois incohérent, passant limite pour un fou, mais un fou tellement attachant.

Captivant ciel et terre,
Son regard océan réflète un quelconque mystère,
Il attire à lui les êtres les plus seuls,
Faisant de ces derniers des êtres comblés,
Car jamais plus ils ne seront seuls,
Ni se sentiront abandonnés,

La chaleur de l'adolescent saura vous atteindre,
Sans vous restreindre,
Il atténuera vos maux par sa simple présence,
Son épaule est vôtre,
Vos secrets sont bien gardés,
Bien en sécurité entre des lèvres passionnées.

Des grands airs,
Mais une gentillesse sans conteste,
Balayer son orgueil d'un simple geste,
Et il vous ouvrira les portes de son monde.



• Votre histoire :

La naissance. Vous est-il déjà arrivé de mépriser votre propre naissance? À Hayato, si. Pour la simple et bonne raison qu'il avait été né dans un foyer où l'on ne le désirait que pour ce qu'il deviendrait et les actions qu'il entreprendrait pour la famille, noble au passage. L'enfant n'avait jamais eu de nom contrairement aux autres, puisqu'on le jugeait partie intégrante des meubles du manoir. Un objet, un pion qu'on déplace pour assouvir ses fins. Oui c'était ce qu'il était et il l'avait su bien jeune, malheureusement. «Hayato» c'était le prénom qu'il s'était choisit. Tout le monde le connaissait comme étant l'héritier et le fils des «Oyama». Les gens le détestait à cause de la richesse de sa famille et jamais il ne parvint à se faire le moindre ami à l'école. Il n'existait pas encore d'école privée dans le coin à cette époque donc il allait à l'école publique comme tout le monde. À l'école, il n'avait pas de nom. On l'appelait simplement «Oyama.» Le petit restait silencieux en classe et ne parlait que lorsqu'on lui demandait d'élucider un problème ou une question. Même ses professeurs l'appelait comme ça car ses parents ne toléraient aucune erreur entre les rangs sociaux et avaient amplement le pouvoir de les faire virer. Tout ça pour dire que le petit Oyama se sentait comme un numéro ou une étiquette sans importance que les gens évitait comme la peste bien qu'il soit tout sauf méchant. Ses parents n'étaient que richissisme après tout, mais un enfant ne comprend pas le pouvoir de l'argent. Cet argent si sale qui lui avait pollué son enfance. Contrairement à ses parents, l'argent était loin de tout faire pour lui et encore moins de le rendre heureux de son sort. Il ne se sentait pas chanceux, mais plutôt maudit et prit aux pièges, entravé de chaînes toutes plus lourdes les unes que les autres.

Et le petit n'était pas au bout de ses peines. Les réceptions, les parures, les costumes désagréables. Le pire était sans doute de passer pour un hôte courtois alors qu'il n'avait pas la moindre envie de se trouver où il était présentement. Il était las de constamment mentir aux autres, mais aussi à lui-même. Comment sa famille pouvait supporter pareille torture? Leurs regards étaient ternes, leurs sourires faux et rien ne changeait une fois les festivités terminées. Il avait l'impression d'être le seul être humain conscient de ce qui se passait. Personne ne voyait-il donc comme lui que tout ça n'était qu'une mascarade, un moyen de se voiler la face, plutôt qu'un mode de vie? Bien qu'il n'était pas orphelin, il se sentait cruellement abandonné et laissé à son propre sort. Avait-il déjà réellement connu ses parents? Maintenant qu'il savait, il en doutait grandement. L'enfant refusait de devenir un zombie, mais il avait tout encaissé pour ses parents. Pour qu'ils soient fiers, pour les voir sourire, en vain. Cette vie de faux semblants n'était pas pour lui, il le savait. Elle convenait beaucoup mieux à sa peste de petite soeur qui jouait les princesses en ne se préoccupant que du monde matériel comme ses parents.

D'ailleurs cette dernière s'amusait souvent à mettre des serpents ou bien des rats morts sous ses draps... Elle adorait le moment du dîner car ça lui donnait la trop parfaite occasion d'embêter son grand-frère chéri. À chaque jour ça changeait, parfois c'était des pommes de pins qu'elle mettait sur sa chaise dès qu'il se levait pour se rasseoir quelques minutes après et d'autres fois, il s'agissait de manigances plus fourbes comme celle de verser discrètement tout le contenu de la salière dans sa soupe. Le bleuté ne se souvenait même pas d'un moment où il avait déjà pu aimer cette... Tch! Un jour, Hayato en eut assez et monta un plan qui fit pleurer sa petite soeur pendant au moins un mois et il n'en avait même pas culpabilisé. Était-ce normal? Il ne se posait plus la question. Le garçon avait saboté tout le matériel esthétique de sa soeur qui était en fin primaire. Et comme prévu, elle s'était maquillée sans le miroir, confiante en ses capacités et connaissant les gestes par coeur. Elle n'avait donc pas vue la monstruosité qu'était devenu son visage et était sortie avec des amis ou plutôt UN ami. Cruel, mais elle l'avait cherché. Elle ne l'avait jamais soupçonné curieusement. Les dates de ses produits étaient périmés par chance pour lui. En voyant ce que l'humiliation faisait, elle était trop préoccupée à se lamenter et de broyer du noir qu'elle n'emmerdait plus son si tendre frère aîné. Que de joie. Et un soucis de moins à la liste.

Il s'ennuyait ferme à cette soirée. Ses parents lui en avaient parlé pendant des semaines et voilà enfin que le calvaire s'arrêterait ce soir avant qu'un nouveau revienne dans deux semaines. C'était toujours la même chose et c'était pire depuis que sa soeur recherchait constamment son réconfort. Il avait souvent l'impression qu'elle se prenait pour son ombre ou un truc comme ça. Dans ces moments-là, il respirait par le nez, déboutonnait un bouton de sa chemise et l'accueillait sur ses genoux, sa tête contre son torse. Elle était mignonne quand elle voulait et vu qu'on lui foutait la paix sur sa vie «parfaite» pendant ce temps-là, ça lui faisait trop plaisir. Jamais il n'aurait cru que ce serait pendant l'une de ces soirées pluvieuses que sa vie prendrait un nouveau tournant. Sa mère était venue réajuster au moins une vingtaine de fois son noeud papillon et il en avait marre de ressembler à un pingouin. Il préférait les cravates(même s'il ne les portait pas plus). Il dansa avec sa soeur puis invita galamment sa mère à danser en réussissant à ne pas faire paraître son ressentiment à travers ses beaux yeux bleus ensorcelants. Les danses prirent fin et on annonça le buffet et avant qu'il ne puisse piocher dedans et jouer le goinfre juste pour se marrer, il sentit une main l'attraper et le tirer en arrière. Une poigne puissante. Il ne s'agissait pas d'une femme (sauf peut-être la grosse Dorothy...). De qui pouvait-il bien s'agir nom de Dieu? Pourvu qu'il ne s'agisse pas de cette amoureuse éperdue des cochons d'indes!

C'était son père. Juste lui. Pour la peine il aurait bien aimé le frapper pour qu'il le laisse tranquille, mais son paternel refusait de lâcher la prise sur son fils. La première preuve d'affection que lui démontrait son père le laissait sans voix. C'était quelque chose que l'héritier des Oyama ne connaissait ni ne comprenait et pourtant ça avait bien lieu. Je vous vois venir, mais rien de la sorte ne se passa. Son père ne fit que le garder dans ses bras. C'est lorsque le petit entendit des sirènes qu'un profond malaise s'empara de lui. Qu'est-ce que la police venait faire à la soirée? La réponse vint rapidement: Ils venaient embarquer sa mère pour euh... « Détention de stupéfiants et Double-machin... euh homicide. » Il a regardé son père vu qu'ils devaient parler une autre langue et ce dernier l'a regardé désolé quelques secondes avant de retourner s'occuper des invités plus que troublés, mais moins que l'étaient ses propres enfants.

Les années avaient passées et le père était toujours aussi distant. C'était les servantes du manoir qui s'occupait des enfants aussi peu coopératifs soient-ils. Ces derniers avaient perdus leur «candeur» d'antan en retournant à l'école après l'humiliation que leur famille venait d'essuyer par la faute de leur irresponsable et ô combien détestée mère. Il n'y avait pas un jour où Hayato ne trouvait pas sa soeur en pleurs couchée sur son lit en revenant de l'école et il n'y avait pas un jour où il ne se battait pas. Le bleuté était devenu un yankee selon le corps enseignant, mais ce qu'il ignorait c'était qu'on ne lui laissait pas le choix. Ça, sans compter les p'tits cons qui faisaient pleurer sa soeur. Comme leur père ne ferait rien pour eux, il devait la protéger et être l'homme de la famille. L'image n'avait plus autant d'importance pour lui et son père l'avait de toute façon retiré des héritiers depuis sa première bagarre. Le bleuté n'avait plus jamais reporté de costume de sa vie après la soirée où ils avaient embarqués sa mère. Il voyait en cette soirée une nouvelle possibilité: celle de vivre sans les masques. Sa soeur âgée de 14 ans fût envoyée dans une école privée pour filles dans une autre ville alors que lui vivait encore entre les murs ternes du manoir.

.:Ce qui a changé ma vie:.

I La Rencontre

Au départ, c'était censé être une journée banale voir même pluvieuse, mais ça n'avait pas été le cas. Il aurait sans doute eu à revenir vers l'heure du souper chez ses parents(son père s'était remarié) afin de s'asseoir à table avec sa bien-aimée famille et sa petite peste de demi-soeur. Cette "chose" qui lui servait de soeur était vraiment la seule chose qui le mettait en rogne en un rien de temps. La relation qu'il entretenait avec sa famille ne tenait qu'à un fil désormais. Il avait été assez patient selon lui. Il avait des troubles de comportements à l'école selon ses professeurs, mais il n'y pouvait rien si on ne lui foutait pas la paix. Hayato n'était quand même pas à l'école pour se faire taper dessus, non? Il préférait nettement se défendre en leur frappant aussi dessus. C'était un principe pour un homme de savoir se défendre. Ses parents lors des dîners, passaient leur temps à le sermonner sur son comportement alors qu'il faisait la sourde oreille, résigner à respecter ceux qui le respecteraient et ce, uniquement. Tant pis pour les exceptions autrement appelés les connards de la vie qui n'ont rien à faire de leur vie à part faire chier la populasse. Bref, il n'avait pas eu envie de retourner chez lui à l'heure du souper et alla s'asseoir sur un banc, dans le parc le plus près. Son père qui s'était finalement mit en tête d'être là pour son fils avec sa bourgeoise de nouvelle femme. Ça le rendait malade. Un homme s'approcha de lui, il était vêtu jusqu'au cou dans des habits sombres.. Ce n'était pas tellement étrange en plein mois de décembre. Hayato ne fit comme si de rien n'était et la voix de l'inconnu l'avait fait sursauter.

« T'es là pour la cam'? »

Il était resté silencieux, se retournant finalement pour le regarder, arrêtant de faire semblant de l'ignorer. Son regard ébène fixait l'inconnu alors qu'il hochait légèrement la tête, presque imperceptiblement, le visage inexpressif. Il lui avait menti. Masaru n'était pas le client qu'il attendait. Il ne savait pas ce qui l'avait poussé à faire ça, mais il sentait qu'il en avait besoin. Pourquoi? Le garçon l'ignorait. Il se contenta de sortir de l'argent discrètement de sa poche alors que le garçon glissait la marchandise dans sa poche.

« J'fais pas ça habituellement, mais j'vais te laisser mon numéro, je te livrerai personnellement. »

Il ne savait pas pourquoi l'inconnu lui disait ça, mais il prit le bout de papier qu'il lui donnait comme si sa vie en dépendait. C'était pour lui le temps d'avoir du renouveau dans sa vie. L'homme se releva et partit comme si de rien n'était; comme s'ils ne s'étaient jamais vus. Lorsqu'il revint cette nuit-là à la maison, bien qu'il fut tard, tout le monde l'attendait dans l'entrée même cette chose qui lui servait de soeur qui lui disait avec un énorme sourire qu'il allait avoir tout un savon avant de regagner sa chambre. L'adolescent n'avait pas écouté un traître mot de ce que ses «parents» avait bien pu lui dire et s'en foutait puisqu'il voulait dormir. Dormir c'était un grand mot et alors? Finalement en arrivant dans sa chambre, le temps de se coucher sur son lit et il s'était déjà endormi. Le lendemain matin, sa mère avait hurlé pour le réveiller pour ne pas qu'il manque son bus. Avant de partir, il avait secrètement prit sa « prescription » en faisant un détour à la salle de bain. C'est après ça qu'il prit le bus pour l'école.

« Hoho, c'est toi le mec d'hier! Beau teint l'grand! »

La première réaction d'Hayato avait été de se demander qui ça pouvait bien être comme taré pour penser l'avoir vu hier, mais finit rapidement par saisir, observant intensément l'étudiant avec lequel il s'était assis par hasard dans le bus.

« À te voir, tu rentreras pas au lycée mec. Dis-moi pas que t'as tout prit? »

« - Ben ouaip, tu t'attendais à quoi, franchement? »

« Ne rentre pas à l'école et va dans les bois avoisinants et cache-y toi bien. Attends-moi là, je viendrai te chercher. »

« - Tu t'attends vraiment à ce que je t'attendes là comme un con? »

« Bah oui, puisque t'as déjà fait le con, pourquoi pas une deuxième fois? »

Sur cette réplique de l'étudiant, Hayato se mit à rire légèrement alors qu'ils sortaient du bus. Ils se séparèrent discrètement, Hayato s'orientant le plus subtilement possible vers les bois sans se faire remarquer, trainant des pieds: prenant son temps.

*Bon, bon... j'dois l'attendre, mais c'parce qu'on se les gèlent, mais c'est pas mal ça! Il aurait pu choisir un autre mois que celui de décembre franchement! Hm...*

Le jeune homme se mit à jouer dans la neige pour passer le temps et plus les minutes filaient, plus il avait l'impression de s'amuser; que tout était parfait. Il en était même rendu à se rouler dans la neige quand le pauvre gars arrivait de l'école, signalant au passage la fin des cours.

« - Quoi? Oh non pas déjà! Allez aide-moi à franchir la montagne! J'ai toujours voulu escalader l'Everest! »

L'inconnu se mit à rire et se coucha dans la neige, plaquant son ventre au sol, rampant comme dans les films d'action.

« Allons à la conquête de cette montagne oh bel apollon »

Les deux s'esclaffaient dans les bois alors que du côté de la famille d'Hayato: Masaru avait 15 minutes de retard. Il n'était jamais en retard. Sa mère s'inquiétait et en plus, il avait fait l'école buissonière! Quelle mouche pouvait bien l'avoir piqué? Elle appela la police et engueula celle-ci car elle ne voulait pas l'aider dans le moment. Ils devaient attendre au moins 24 heures avant de lancer un avis de recherche. Elle raccrocha consternée. La suite? Hayato ne remit plus jamais les pieds chez lui et était encore noté comme étant "Disparu".

Ce qu'on ignorait était qu'il était l'héritier d'une famille de riches, celle-ci tenant à ne plus se faire remarquer. La présence de leur fils était nécessaire pour assurer une continuation à leur famille(Oui le père avait changé d'avis au final). Hayato n'avait jamais souhaité de ce destin pourri où il se devait d'être parfait. Cette occasion lui permettait de s'enfuir de cette vie de merde où tout était déjà décidé d'avance. Peu importe s'il ne savait pas où il allait. Masaru avait besoin d'air, besoin de voler de ses propres ailes. Il accueillait l'univers inconnu qui s'offrait à lui presque avec excitation. Non, avec excitation puisqu'il pourrait enfin laisser tomber les faux semblants et être lui-même pour un moment qu'il espérait plus long que court. Non, le garçon ne souhaitait nullement être retrouvé par ses géniteurs. Et heureusement pour lui, les gens à qui il avait connu le visage auparavant à l'école n'avait rien à foutre de sa disparition et s'en trouvaient même contents. C'est d'à partir de cet instant qu'Hayato se forgea une identité avec de l'argent(bien sûr volé à ses parents) et s'appelait maintenant «Masaru Hayato». Il avait enfin son nom à lui, une identité. Il n'était plus cet objet servant aux fins de tous, il était simplement lui-même. L'adolescent pourrait enfin repartir sur de nouvelles bases et oublié son passé de snob Oyama. Sa première action dans ce sens fut de renouveler sa garde-robe (bien qu'il ne se soit pas enfui avec ses vêtements, mais vous comprenez u_u ) et de se teindre les cheveux en bleus. Pourquoi en bleu? Parce que c'était criard et hors des normes. Bref il adorait ça. Il aurait pu aussi en vert, mais il ne portait pas bien cette couleur.

II Le moment de payer

Hayato vivait depuis un long moment chez son ami qui n'était qu'un inconnu au départ. Il s'appelait Adrian et jamais il n'avait eu autant de plaisir dans sa vie. Hayato payait une petite part de l'endroit où il vivait ensemble avec un adulte nommé Régimbald qui n'avait pas la moindre importance. Bien vite, Adrian céda au charme d'Hayato, lui proposant une sorte de marché: il lui fournirait gratuitement sa came en échange de sexe. Le garçon avait d'abord haussé les épaules, laissant clairement remarqué que ça ne lui dérangeait pas vraiment. Ça ne lui enlevait rien et c'était toujours aussi bon, à chaque fois. Il ne s'en lassait pas. Du moins jusqu'au moment où Adrian essaya d'insérer un autre gars dans leur lit. Il ne le prit pas cette fois-là et se contenta de quitter le logis cette nuit-là. Pourquoi s'emportait-il de la sorte? Aimait-il Adrian? Il commençait sérieusement à en douter. C'était comme s'il ne tolérait pas le fait qu'il ne lui suffise plus, qu'il ait besoin d'autre chose que lui. Ce sentiment était vraiment agaçant et ça l'énervait d'autant plus de remarquer que ce n'était pas réciproque. Ça l'électrisait de penser fleur bleue, ça le dégoûtait même et pourtant, même en étant parti, il ne pensait qu'à lui. Il en avait mal au ventre, à un point tel qu'il hésita même à revenir sur ses pas et à retrouver cet homme qu'il était presque certain d'aimer et pourtant il ne le fit pas, se contentant d'entrer dans le bar le plus près et de se saouler la gueule pour essayer de refouler le flots de sentiments contradictoires qui coulaient en lui. Quand il s'était réveillé, il remarqua qu'il avait dormi sur le banc d'un parc. L'adolescent était ensuite passé chez une amie du coin et c'est lorsqu'il alluma la télé que son monde commença à s'écrouler, lui, qui était encore si fragile.

III Sa mort?

C'était tout récent... Effectivement, la nuit où il avait claqué la porte chez désormais Adrian, il avait appris le lendemain matin aux nouvelles télévisées la mort d'Adrian et avait été sous le choc. Hayato s'était drogué, mais le résultat fut pire que ce qui devait se produire. Au lieu de devenir hilare, il s'était mis à pleurer comme une fillette se ruant dans son lit, serrant de toutes ses forces les oreillers qui trainaient là. À l'heure du couché, il lui fallu bien des heures avant de s'endormir... C'était de sa faute. Si cette nuit-là il n'était pas parti comme ça, Adrian serait encore en vie, il en était sûr. Ce devait être l'autre type qui l'avait tué. D'ailleurs... à quoi ressemblait-il déjà? Hayato rechercha dans les recoins de sa mémoire l'homme qu'il avait tant méprisé en si peu de temps et en eut un souvenir très clair. Cela prit 3 jours avant que la police ne l'arrête et l'incrimine avec preuves, bien entendu. Cet abruti lui avait gâché la vie, normal qu'il gâche la sienne. Si seulement Masaru avait mit ce connard à la porte et reprit son mec proprement, rien de tout ça ne serait arrivé. Il ne pouvait qu'en vouloir à sa lâcheté du moment, à cette faiblesse qui vous rend vulnérable, à ces sentiments, à cette jalousie douloureuse. Si seulement... ce n'était que ce qu'il avait à la bouche tellement la culpabilité le rongeait de l'intérieur. Il ignorait ce qu'il devait faire ou encore comment réagir. Adrian n'avait pas de proches mis à part peut-être Régimbald ou lui. Une question lui tiraillait douloureusement l'estomac: est-ce qu'Adrian l'avait seulement au moins aimé une fois? Il ne le saurait jamais et ça faisait si mal de s'en rendre compte, bien que l'absence de réponse puisse aussi paraître une meilleure idée, car le brun avait peur d'avoir été le seul à voir leur relation d'un regard différent.

IV Enterrement

Il était seul avec Régimbald à l'enterrement d'Adrian. Masaru avait refusé de retourner chez Adrian; cela lui serait trop difficile. Il devait vivre ailleurs en ne pensant pas à cette histoire de meurtre, se contentant de simplement faire des funérailles comme il aurait aimé les avoir. Gelés comme des balles, Régimbald et lui firent la fête toute la journée et s'endormirent sur sa stelle glacée. Rien ne serait plus jamais comme avant, mais il devait s'y faire et repartir à neuf. Ce qu'il savait c'est qu'il ne retournerait pas chez ses parents et qu'il ne pouvait décemment pas rester avec Régimbald, ce dernier avait décidé de déménager de toute façon.

V Pension Kohime

Il avait découvert cet établissement en cherchant un genre de refuge pour étudiant sur Internet. Cette pension semblait être ce qu'il lui fallait. Il ne savait pas ce que ça donnerait, mais bon ça pouvait pas être pire qu'autre chose. Ses parents n'auraient jamais l'idée de fouiner là, s'attendant à ce que leur fils ne puisse vivre sans le sous. Il n'avait que ce qu'il avait pu rafler à ses parents, mais ça irait pour un bout de temps. Il tenta une admission dans une école des alentours et fut admis à sa grande surprise. Pour le moment, il vivait comme un pauvre qui avait fui sa famille riche. On l'avait admis pour ses excellents résultats et il se fichait bien de savoir le reste. Hayato avait entendu plusieurs rumeurs sur la pension, mais ça ne l'avait pas arrêté puisque de toute façon quel établissement n'avait pas son lot de rumeurs? Simplement un établissement anormal. Si on l'ennuyait pas, il ne les ferait pas chier, mais dans le cas contraire il n'allait pas se gêner. Que ce soit le pape ou pas! Masaru précisa de ne pas contacter ses parents parce qu'il avait fugué de toute façon et qu'il était majeur. Ses parents l'apprendraient un jour, mais il n'était pas prêt pour ça maintenant. Il préférait reporter l'échéance au plus tard.

Il avait aussi choisi de tourner la page, bien que ce ne soit pas si facile à faire. Hayato prenait maintenant la vie au jour le jour, décidant de ne pas se casser la tête plus qu'il ne le fallait. L'adolescent savait qu'il ne pourrait pas oublier Adrian quoi qu'il fasse et acceptait de lui céder une place dans son coeur comme il aurait dû le faire avant quitte à le regretter. Son passé était une partie de lui-même qu'il ne pouvait pas effacer au risque de devenir quelqu'un d'autre et de mener une existence différente. Hayato avait été heureux et était reconnaissant de ce qu'on lui avait donné, même si cela avait été éphémère. Il se mit à sourire en pensant qu'Adrian aurait certainement préféré mourir jeune et beau que vieux et ridé. Oui, il aurait très bien pu lui sortir quelque chose comme ça.

Le train... il allait adorer ça. Avec de la bonne musique ça passerait vite.


• Selon vous, quel groupe vous conviendrait le mieux ? : [ Hey ! You're Crazy !? ]

• Nom du personnage que vous utiliser pour votre avatar, et d'où il sort: Il s'agit de Grimmjow Jaggerjack de Bleach

• Code du réglement o/ :


Dernière édition par Masaru Hayato le Jeu 23 Fév - 18:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Masaru Hayato (Fiche Terminée.)   Mar 21 Fév - 22:15

Juste un petit message (pas taper éè) pour vous remerciez de votre patience et de ce fait aviser également que j'ai finalement terminé.
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MessageSujet: Re: Masaru Hayato (Fiche Terminée.)   Mer 22 Fév - 17:54

EH bien EH bien o/
Bienvenue déjà.
Jolie fiche, un peu longue pour la pauvre moi mais z’ai tout lu °w° Comme une grande fifille. Je te remercie pour le manque TOTAL de faute. Mes yeux n’ont pas saigné et crois moi, ils ont kiffé. Tu as un bon style d’écriture, tu te perds par contre dans des phrases un peu trop longues et compliquées. TA PETITE SŒUR EST UNE PESTE PARDI. Ton histoire est assez glauque mais complète et explique beaucoup le caractère de ton perso.
Juste un p’tit détail. Les cheveux bleus, il les a eu comment ? Parce que le gène du poil stroumph n’existe pas encore…Donc si tu pouvais changer cela, je te valide illico après. Il n’y a rien a redire /o/.
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MessageSujet: Re: Masaru Hayato (Fiche Terminée.)   Jeu 23 Fév - 18:16

Merci beaucoup. Je te remercie d'avoir tout lu ^^ et encore plus de m'avoir éclairé sur cette étape que j'avais loupé.
J'ai édité et j'ai modifié à la fin du volet 1 de l'histoire(La rencontre) si jamais tu veux vérifier ;)
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MessageSujet: Re: Masaru Hayato (Fiche Terminée.)   

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Masaru Hayato (Fiche Terminée.)

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