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| | Retrouvailles festives [Kazuhiro Mizukami] | |
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&&. News' Crazy ||Bienvenue à Kohime
Messages: 10 Date d'inscription: 15/01/2012 Camp dans la Bataille: Hétéro, ouais c'est sur ça, après bah faut voir, mais je suis pas facile =p
 | Sujet: Retrouvailles festives [Kazuhiro Mizukami] Dim 22 Jan - 21:05 | |
| Enfin ! C'était enfin le moment de partir à sa recherche, la jolie brune au fond de son lit avait fixé le plafond avec tellement d'intensité toute la nuit elle n'arrivait pas à réaliser qu'après une semaine de négociations acharnée elle allait enfin retrouver son cousin. Elle guettait les bruits dans le couloir du manoir, restant elle immobile la respiration calme et silencieuse ne voulant pas montrer qu'elle n'avait pas dormit de la nuit. Le soleil ne se levait toujours pas que les bruits des domestiques commençant le ménage dans l'imposante demeure se firent entendre. Elle ne bougea toujours pas, elle savait que si elle posait un seul pied par terre elle ne pourrait que commencer à se préparer hors il était beaucoup trop tôt. Le médecin qui la suivait suite à son accident insistait sur le fait qu'elle devait se reposer mais comment aurait elle pu trouver le repos à quelques heures de le retrouver. C'était comme si une excitation sans nom l’habitait tant qu'elle ne l'aurait pas serrer dans ses bras, même s'il était partit depuis si longtemps qu'il avait peut être changé, un mois c'est si long et en un mois on peut faire tant de choses. Elle se mordit les lèvres en s'obligeant à fermer les yeux, elle savait que la voiture ne devait pas arriver avant au moins la fin de matinée et elle était censée dormir jusque là, elle prit un cousin et se roula en boule avec, frottant sa joue doucement contre le satin de son oreiller. Elle pensa très fort à son cousin et à son sourire, en provoquant un sur ses propres lèvres en sombrant dans un semi sommeil toutefois réparateur.
Elle rouvrit les yeux en sentant le soleil enfin levé qui caressait son visage, posant une main pour cacher l'astre à ses yeux et se passa l'autre dans les cheveux, soupirant avant de poser celle ci sur son réveil matin et le porta à son regard. Neuf heures c'était mieux que six déjà, elle repoussa ses draps et s'assit sur le rebord de son lit chaussant ses mules un grand sourire sur les lèvres. Elle se leva refit son lit avant de prendre ses affaires qu'elle avait préparé de côté la veille au soir et de se diriger vers la salle de bain attenante à sa chambre, n'oubliant pas d'ouvrir la porte de sa chambre légèrement signal pour les femmes de ménage qui préviendraient le cuisinier qu'elle était levée. Elle referma la porte doucement avant de regarder son reflet dans le miroir souriant toujours en secouant ses cheveux avec légèreté. Elle posa le pantalon beige, le débardeur crème et le tee shirt marron sur l'emplacement privé à cet effet et retira sa nuisette de satin en la déposant dans la panière de linge salle avant de tourner les robinets de la douche. Elle se plongea avec délices sous le déluge vivifiant et se lava doucement, ses gestes emplis de grâce même lors de sa toilette. Elle se rinça après avoir nettoyé chaque partit de son corps, nettoyant le savon sous un rinçage abondant en soupirant de bien être, elle souriait toujours en sentant l'eau comme laver son corps de la fatigue. Elle coupa l'eau et sortit de la douche en attrapant une serviette qu'elle se mit sur la tête, ceinturant un peignoir sur sa taille fine dans le tissu éponge, elle sécha ses cheveux avec application, accrochant ses élastiques avec les petites boules de chaque côté avant de sécher le reste de sa personne, déposant les tissus mouillés dans la panière de linge sale.
Elle jugea sa silhouette dans le miroir, regardant ses courbes qui n'avaient plus rien de celle d'une enfant, sachant parfaitement que les seul homme pour qui elle voulait les dévoiler lui était inaccessible, son regard se voila quelque peu à cette pensée qu'elle rejeta d'un mouvement élégant de la tête. Elle soupira et enfila ses sous vêtements puis ses vêtements, sortant ensuite de la salle de bain après avoir mis juste un trait de noir sur ses yeux pour souligner son regard, elle regarda ensuite une dernière fois sa chambre avant d'ouvrir la porte complètement en prenant son sac dans l'entrée, simple sac à dos contenant le nécessaire pour vivre quelques jours le reste de ses affaires devant être livrées plus tard. Elle entra dans la cuisine et s'installa à table, prenant son petit déjeuner en souriant toujours alors que ses parents laisse un silence de mort envahir la pièce. Seule le bruits des couverts et des assiettes audibles, c’était une atmosphère pesante qui pourtant ne l'atteignait pas, son bonheur si grand que tous les à côtés de la vie ne pourraient pas la blesser aujourd'hui. Elle se leva de la table et embrassa ses parents avant d'aller récupérer son sac qu'elle avait déposé dans l'entrée en entrant dans la salle, leur souriant une dernière fois avant de se rendre dans le hall d'entrée. Elle retira ses mules qu'elle logea dans son sac et enfila ses chaussures enfilant la veste qu'une de ses nourrices lui tendait elle sourit encore plus en faisant un signe à tous ceux qui s'étaient rassemblés dans le hall et, prenant son sac, passa la porte qu'on lui avait ouverte.
Elle descendit les marches en sautillant avant d'entrer dans la voiture sans jeter un seul regard en arrière, s'installant confortablement sur la banquette avant de sentir la voiture démarrer, elle se pencha juste pour saluer une dernière fois tout le monde avant de s'adosser au moelleux du siège en cuir, ses yeux se fermant presque aussitôt. Elle se réveilla peu avant qu'ils n'arrivent comme si son horloge interne s'était déclenché à l'approche de Kohime, elle cligna doucement des yeux et s'étira discrètement avant d'ordonner au chauffeur de s'arrêter Une fois devant la pension. Elle sortit du véhicule en prenant son sac et en saluant la voiture qui repartit aussitôt, allant dans le hall et suivit les flèche jusqu'au secrétariat, se renseignant si son cousin était présent ou pas. Devant la réponse négative de l'employée elle tourna les talons et s'éloigna. Une fois dans le hall de nouveau elle prit son sac en le mettant sur ses épaules et sortit, commençant à marcher sans but dehors. Elle arriva devant un parc pour les enfants, désertés à cette heure de la journée. Elle posa son sac au pied d'une balançoire et poussa doucement sur ses jambes, se laissant bercée en prenant son portable dans sa poche. Elle composa le numéro du manoir en attendant que quelqu'un décroche, ne voyant pas si du monde était présent dans le parc.
- "Kenichi ? C'est Sango, vous pourrez dire à mes parents que je suis bien arrivée ...........Non, il n'était pas là.........Oui je rappel si je ne le trouve pas..........Bonne journée à vous aussi."
Elle raccrocha et se balança doucement en souriant. Elle avait passé beaucoup de temps sur un engin pareil, revoyant la scène quand ils étaient enfants, lui la poussant et elle criant et riant qu'il le fasse plus fort voulant toucher le ciel de ses pieds. C'était un sourire heureux qui s'affichait sur son visage alors qu'elle était plongée dans ses pensées, tapant du pied pour se retenir parfois en se laissant tomber pour profiter du balancement ensuite, s'amusant seule redevenant l'espace d'un instant la petite fille qu'elle avait été. |
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Messages: 6 Date d'inscription: 30/12/2011 Age: 21 Camp dans la Bataille: Hétéro
 | Sujet: Re: Retrouvailles festives [Kazuhiro Mizukami] Ven 27 Jan - 20:51 | |
| 5h du matin et déjà éveillé, cette journée s’annonçait banale, comme toutes les autres depuis son arrivée à la pension. Une fois encore, il partirait s’entraîner dans le dojo familial alors que le jour ne s’était pas encore levé, bravant le froid hivernal couplé à une fatigue qui ne l’avait pas abandonné une seule fois depuis la veille de son départ. Tout avait été si précipité et dur à vivre, pour la première fois de sa vie, même si il avait arrangé son départ avec ses parents, il avait ressenti un nœud à l’estomac car le prix à payer pour obtenir son indépendance était lourd : il devrait partir en pleine nuit sans pouvoir dire adieu aux membres de la famille qui comptaient le plus pour lui. Sa cousine Sango était la seule personne sortant du lot à ses yeux et ‘il en avait eu le droit et la possibilité, il aurait probablement retardé son arrivée à la pension afin de lui dire au revoir. Depuis sa plus tendre enfance ils avaient toujours été présents l’un pour l’autre et ne s’étaient jamais quittés ; devoir l’abandonner, partir sans se retourner et sans même pouvoir la serrer dans ses bras lui avait déchiré le cœur. Pas une seule nuit il n’avait cessé d’y penser et ce pincement qu’il éprouvait chaque matin en se réveillant s’amplifiait un peu plus chaque jour. Celle qu’il avait toujours vue comme une sœur, comme un diamant brut à protéger quoiqu’il lui en coûte ; elle lui manquait. Mais bientôt, il aurait obtenu assez d’argent pour pouvoir lui rendre visite par ses propres moyens et réparer son erreur. Il devait à présent travailler pour gagner son pain quotidien, c’était une des conditions qu’il avait réussi à imposer dans son « contrât d’indépendance » et ce, même si il possédait encore de grandes quantités d’argent sur différents comptes. Il refuserait d’y toucher tant que cela ne serait pas nécessaire car il savait parfaitement que sa famille surveillait toutes ses faits et gestes. Se défaire de leur emprise était un de ses premiers objectifs.
-"J'espère que tu vas bien ..."
Murmura-t-il inconsciemment avant d'ouvrir les yeux. Il était à présent 6h du matin, une longue heure de réflexion intense s’était écoulée et la simple idée de pouvoir agir à sa guise dans peu de temps suffisait à lui mettre de baume au cœur. Après s’être douché et avoir enfilé une tenue décontractée et sportive à la fois, ce fût l’heure des étirements. Ce temps ensoleillé était des plus trompeurs, cachant une température qui devait probablement flirter avec le négatif. Si il était sorti courir et s’entraîner sans s’être échauffé, il serait probablement tombé malade, aurait dû dire adieu à ses nombreux projets et travaux programmés pour les prochains jours et il ne pouvait se le permettre, ayant déjà bien assez patienté. C’est donc dans la joie (à peu près) et la bonne humeur qu’il se mît en route vers le dojo en courant. Comme il pouvait s’y attendre, il ne croisa personne en chemin, les rues se succédant inlassablement sans jamais offrir un seul panorama d’ensemble de la ville même si il se trouvait sur une colline la surplombant. Le quartier aux alentours de la pension était décidément surpeuplé et avait pris des airs de jungle urbaine, une immense forêt de bêton. Heureusement pour lui, le dojo se situait à environ 4 kilomètres de la pension dans un bosquet reculé de la colline, un havre de paix dans ce monde ou les êtres humains avaient oublié l’importance de la nature et les nombreuses ressources qu’elle leur offrait. Peu importe le nombre de propositions alléchantes qui lui avaient été faites pour le rachat de cet endroit, il ne le vendrait pour rien au monde car il appartenait à sa famille depuis des générations et il y avait passé de merveilleux moments dans sa tendre enfance.
La journée ne commença réellement que lorsqu’il atteignit le grand portail du domaine, exécutant machinalement les gestes qu’il avait mémorisé lors de son arrivée : débrancher l’alarme, ouvrir les portes, balayer et ranger la salle principale et enfin, se préparer pour accueillir ses élèves. Si un jour on lui avait dit qu’il serait professeur à seulement 16 ans, il ne l’aurait jamais cru, lui qui détestait tant l’école au vu du nombre d’heures interminables qu’il y avait consacré pour honorer sa famille. Cependant, il n’était pas un professeur conventionnel et cela l’enchantait au plus haut point, rester assis derrière un bureau à radoter durant de longues heures ne lui aurait nullement convenu. Ici, il enseignait les arts martiaux à un public de tout âge et de tous niveaux et il était respecté pour son travail.
-"Encore une magnifique journée de travail qui s'annonce !"
S'exclama-t-il en sautillant sur place, tentant de se motiver. Les élèves arrivèrent en masse vers 8h et les entraînements se succédèrent durant toute la matinée jusqu’à midi. Exceptionnellement, la journée s’arrêterait là car il enseignait à un groupe de jeunes élèves de l’école d’arts martiaux de son grand père et ceux-ci ne possédaient pas encore l’endurance physique suffisante pour supporter un entraînement d’une dizaine d’heures par jour en plus des conditions hivernales. Même si par le passé, il avait dû s’entraîner sans rechigner pendant de longues journées et ce, par tous les temps. Ces enfants avaient la chance de profiter d’un peu de liberté et il savait combien elle était précieuse, lui qui commençait à peine à y goûter à moins de 2 ans de la majorité. Lorsque le son du gong d’un temple environnant retenti, il pût enfin raccompagner ses élèves jusqu’à la sortie du domaine, allant ensuite prendre une douche dans les vestiaires avant de se changer et d’enfiler une tenue un peu plus décente et sobre. En se dépêchant bien et en prenant quelques raccourcis à travers les bois, il lui faudrait une dizaine de minutes pour revenir à la pension grâce au terrain en pente et aux chemins sinueux qui dévalaient la colline. En montée, il lui aurait fallu deux fois plus de temps que par la route mais cela représentation un gain de temps considérable lorsqu’il s’agissait de redescendre.
A nouveau, les portes de la pension s’offrirent à sa vue, lui arrachant un bref soupir car il savait qu’il n’aurait rien à faire une fois revenu dans sa chambre. C’est donc sans grande attention qu’il traversa la cour de la pension lorsqu’un léger bruit métallique retint son attention, une jeune femme se trouvait sur la balançoire de l’aire de jeux. Il ne lui fallu qu’une fraction de seconde pour la reconnaître cependant il ne pût rien dire, se contentant d’écarquiller les yeux et de les frotter comme si il venait de croiser un fantôme. Sango était là, à quelques mètres à peine de lui, se balançant avec un sourire enfantin sur le visage. Ce moment était magique et son cœur se mît à cogner dans sa poitrine, transporté de joie et de bonheur. Cette vision lui semblait surréaliste et l’espace d’un instant, la peur que ce ne soit qu’une hallucination s’empara de lui, il s’avança donc lentement vers elle d’un pas peu assuré, une quantité phénoménale d’idées lui traversant l’esprit de long en large.
-"Je dois rêver … Sango …"
Murmura-t-il de façon inaudible, les mots s’échappant peu à peu de ses lèvres alors que la crainte qu’elle ne lui en veuille fît à nouveau place à une joie incommensurable. Il en était à présent certain, elle était bien là, radieuse et resplendissante comme jamais bien qu’elle parût épuisée. Elle semblait perdue dans ses pensées ce qui lui permit de venir se poster en face d’elle en souriant, sa main agrippant son propre pantalon l’espace d’un instant sous l’effet du stress, ne tenant absolument plus en place. Il avait tant de choses à lui raconter, tellement d’endroits magnifiques à lui montrer et déjà le programme des prochains jours s’effondrait dans son esprit pour se reconstruire différemment.
-" Sango, c’est bien toi ? Je … Tu m’as tellement manqué …"
Question stupide si il en était, c’était forcément elle, il le savait et n’en doutait pas une seule seconde. Cependant, ces mots furent les seuls qu’il pût prononcer devant elle tant il était troublé et inquiet. Lentement et sans vraiment lui laisser le temps de répondre, il lui tendit les bras afin qu’elle vienne s’y loger. Il n’avait jamais été très à l’aise lors des contacts physiques mais il s’en fichait éperdument à présent car pour elle, il y aurait toujours une place dans ses bras et rien n’aurait pu lui faire plus plaisir en cet instant que la serrer contre lui et de laisser exploser sa joie.
-"Enfin ..."
Enfin, il la retrouvait. Enfin, le pincement au cœur qu’il éprouvait depuis bientôt un mois s’envola aussi vite qu’il était venu, le libérant de son fardeau l’espace de quelques instants, laissant place à un doux murmure. Il comptait bien se racheter et se faire pardonner mais cela viendrait probablement plus tard quand il l’aurait aidée à s’installer. Il n’avait aucune idée du temps qu’elle passerait ici à la pension mais une chose était sûre, il lui consacrerait ses prochaines journées.
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 | Sujet: Re: Retrouvailles festives [Kazuhiro Mizukami] Sam 28 Jan - 3:28 | |
| Un murmure parvint jusqu'à elle, dans le flou de ses pensées elle ne remarqua pas la personne devant elle avant qu'elle lui adresse de nouveau la parole. Elle soupira doucement se demandant bien qui pouvait venir la déranger à part pour venir voir si elle avait besoin d'aide ou bien pour draguer. Elle se retint de pousser un signe d'exaspération, sachant très bien repousser les personnes dans ce dernier genre, elle savait ce qu'elle désirait, elle ne voulait qu'un seul homme dans sa vie, un homme hors de sa portée. Elle n'avait besoin de rien à part de lui, c'était même exprès qu'elle avait suspendu son contrat avec l'agence, acceptant ponctuellement des offres mais n'ayant plus aucuns impératifs. Elle leva les yeux vers son interlocuteur, le temps semblant ralentir quand elle remonta son regard des chaussures au visage du jeune homme. Son coeur semblait s'être arrêté un instant avant de s'emballer totalement, cognant rapidement comme si il voulait jaillir hors de sa poitrine. Elle n'en revenait pas, il n'avait pas changé ou presque, avait il toujours été aussi grand ? Elle sourit en l'entendant lui demander si c'était elle avant de se mettre à rougir comme une tomate à la suite de sa phrase. Elle lui avait manqué; si seulement elle lui avait manqué un millième que ce que son absence lui avait fait à elle. Elle ne devait pas pleurer, sinon il s'inquiéterait et s'était bien la dernière chose qu'elle voulait qu'il s'inquiète. Elle sourit donc, dissimulant derrière son visage en apparence heureux, toute la souffrance de la trahison de son oncle et sa tante avait fait en elle en obligeant son cousin à partir sans même un au revoir.
Lui en vouloir c'était faux, elle ne lui en voulait pas une seule seconde, son coeur était toujours totalement vers son bonheur à lui, c'était lui qui comptait, qui avait toujours compté et qui compterait toujours. Elle sourit donc gardant pour elle la douleur que son départ précipité avait provoqué chez elle, après tout il n'était pas au courant, il avait ignoré ce qui s'était passé donc elle considérait qu'ils étaient quitte, ce n'était ni sa faute ni la sienne. Elle ouvrit de grand yeux en le voyant ouvrir ses bras retenant de justesse les larmes qui menaçaient de couler sur ses joues. Elle n'hésita pas une seule seconde et sauta de la balançoire pour se jeter dans ses bras, le serrant fortement en ne jugeant pas de la force de l'impact qu'elle lui fit, le percutant comme une voiture percute un animal sur l'autoroute, un boulet de canon aurait peut être été moins douloureux. Elle savait que même si il n'aimait pas vraiment les contact physique, il avait toujours accepté de la prendre dans ses bras, cédant à ses caprices et lui ouvrant toujours les bras alors qu'il fuyait ces contacts d'habitude. Elle avait toujours cru que c'était son petit privilège à elle, s'y accrochant en voulant croire que ce serait toujours le sien même si elle ne se leurrait pas, ce n'était pas la place qu'on voulait lui faire prendre, ni qu'elle avait le droit de prendre. Elle lui avait sauté dessus comme si elle ne l'avait pas vu depuis une année, mais chaque heure loin de lui était si longue à passer que c'était ce qu'elle avait l'impression. Elle l'avait toutefois retenu pour pas qu'il se fasse mal en tombant, restant un instant bien trop court à son gout contre lui, pourtant elle devait le lâcher sinon il allait finir par se douter de quelque chose. Elle relâcha la pression qu'elle avait faite sur lui, se décalant un peu sans pour autant se décalant légèrement pour rester posée sur lui.
Elle se mit à rire, voulant relativiser la promiscuité et surtout ne rien faire paraître, il lui avait tant manqué, elle posa son front contre le sien avant de sourire de manière taquine frottant son front contre le sien. Lui faire payer un peu le fait d'avoir disparu comme ça sans même un mot. Elle fixa ses yeux dans les siens, les siens pétillants de joie de le revoir. Elle se remémora le mot qu'il avait dit avant qu'elle ne le prenne d'assaut et se redressant un peu elle lui fit un smack simple et direct, se redressant un peu en restant assise sur lui avant de le fixer avec attention. Elle se soutenait avec ses genoux leur corps peu en contact, du moins pas complètement c'était plus des frôlements non décidés et hasardeux qui le faisaient se toucher non volontairement, elle lui fit son plus beau sourire En penchant la tête sur le côté en le fixant ne résistant pas à l'envie de caresser son visage de bout des doigts avant de se rendre compte de son geste et l'interrompit avant de parler doucement.
- "Oui Kazu, c'est bien moi espèce de lâcheur."
Elle se mordilla les lèvres et se releva, lui tendant la main pour l'aider à se relever à son tour, lui tirant la langue ne le laissant digérer ses dernières actions. Elle l'adorait, vraiment son seul but dans la vie c'était s'assurer qu'il allait bien, elle savait que tout le monde se reposait sur lui et elle, avait mis un point d'honneur à ce qu'il puisse toujours se reposer sur elle. C'était son destin, d'être le soleil de son cousin, même si le soleil cache ne son coeur un secret et qu'il peut se briser à tout moment. Il avait peut être déjà oublié sa famille, elle n'avait pas compris pourquoi il était partit, elle savait juste que son départ avait faillit la tuer. Elle avait de toute façon déjà tout effacé, elle n'arrivait pas à lui en vouloir, c'était son bonheur à lui qu'elle cherchait, le sien n'était pas important car tant qu'il était heureux elle l'était aussi.
- "T'as grandit non ? Un mois à peine et je ne te reconnais plus....."
Son regard se fit hésitant sur lui, il lui paraissait plus grand que dans son souvenir ou alors c'était elle qui avait rapetissée, elle oublia tout ça pour aller se blottir dans ses bras doucement cette fois ci. Elle luttait ardemment contre elle même, ne voulant pas lui montrer son chagrin et pourtant quelques larmes ne purent lui échapper. Elle cacha son visage contre son torse pour ne pas qu'il les voient, elle ne voulait pas qu'il se sente coupable, c'était un malheureux concours de circonstance, c'était un hasard s'ils n'avaient pas pu se voir à partir du moment où il avait demandé à ses parents et où ils avaient acceptés. elle passa ses bras dans son dos le serrant contre elle en se reprenant peu à peu elle devait être forte pour le faire sourire et rire, c'était son seul désir, puisque les autres ne se réaliseraient jamais. Du moins sans blesser sa famille et peut être son cousin non elle ne pouvait pas espérer plus que ce qu'elle n'avait déjà. Elle frotta doucement sa tête contre son torse avant de la relever vers lui un grand sourire illuminant son visage. Elle déplaça ses mains sur les joues de son cousin et se dressa sur la pointe des pieds pour lui refaire un smack avant de lui tirer tendrement les joues.
- "Tu m'as trop manqué, tu as pas intérêt à recommencer !!!!!"
Elle était mi sérieuse mi rieuse, ne voulant pas revivre la déchirure qui avait accompagnée l'annonce de son départ, elle tenait bien trop à lui pour supporter une nouvelle fois de le perdre. Elle se rendait bien compte que cela n'était bon ni pour elle ni pour lui mais renier ses sentiments serait encore plus douloureux et elle se refusait à le laisser derrière car il était tout son univers. Même si c'était mal, même si c'était impossible elle garderait dans son coeur ce précieux sentiment qu'elle avait pour lui. Elle lâcha ses joues, recula un peu et commença à épousseter un peu la tenue de son cousin qui s'était peut être salit par sa faute tout en faisant des grommellements observant sa réaction.
- "Vraiment Kazu, un au revoir te coûtait il tant que ça de ne même pas avoir laissé un mot ? En un mois, t'as pas eu de quoi acheter un timbre ? Tu dois être dépensier cousin, heureusement que je vais pouvoir te donner un coup de main."
Le taquiner c'était la chose qu'elle aimait le plus faire au monde, à chaque fois qu'elle l’embarrassait il avait les joues qui rosissaient c'était trop craquant. Elle provoquait à répétition ses situations juste pour avoir le plaisir de voir les joues de son cousin rosir, et une chance d'apercevoir son visage trop mignon dans ces cas là. Surtout qu'il savait depuis longtemps qu'elle le faisait exprès juste pour pouvoir le regarder rougir. Elle guettait donc sa réaction, tournant autour de lui en l'époussetant toujours, quitte à lui en donner le tournis, essayant de voir s'il allait l'arrêter et comment il pourrait le faire. Mais était ce vraiment innocent son attitude, elle adorait le contact de ses lèvres contre les siennes, et le faisait à chaque fois qu'elle le pouvait, bien des fois elle avait créée des problèmes à cause de cela. Sans doute que c'était sa seule faute à elle si ses parents avaient jugés qu'elle s'accrochait trop à lui mais il lui était indispensable, comme l'eau pour vivre, elle avait besoin de Kazu' pour respirer, son regard se portant toujours à sa recherche, son désir de le tenir dans ses bras bien difficile à retenir aujourd'hui...
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