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 I'll love you 'till the end of time. - Eïlìs

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Camp dans la Bataille : Yuriste.

Carte de pensionnaires
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MessageSujet: I'll love you 'till the end of time. - Eïlìs   Jeu 16 Fév - 23:37

    ••• Dossier d'inscription
    ••• à la Pension Kohime

    © Kaya Scodelario/Original de Takenaka
      • Nom : O'Neal, nom Irlandais, ce qui est logique en vue de mes origines -bien que je sois née à N-Y-.
      • Prénoms : Eïlìs ainsi que Kathleen, prénoms Irlandais aussi.
      • Âge & Date de Naissance : J'ai 19ans, 14 février 1992.
      • Nationalité : Américaine.
      • Orientation sexuelle : Homosexuelle.
      • Profession : Étudie le journalisme.

• Raisons pour lesquelles vous venez habiter à la pension : L'école de journalisme est proche de la pension, elle n'a pas l'argent pour se payer mieux.

• Description Physique :
Je ne suis pas belle.
Je ne me coiffe pas, mes cheveux sont secs, je n'en prend pas soin. Ils auraient pu, être soyeux, longs, beaux. Mais non. Ils puent la clope, sont parfois attachés gauchement, jamais bien droits, jamais bien rangés. Semblables à mon esprit peut-être, qui sait. Mon teint n'est pas non plus beau, il n'est pas celui d'une poupée, j'ai des tâches de rousseurs -brunes-, j'ai des sales cernes qui creusent mon regard, la peau tirée par la fatigue, la peau blanche comme le cul d'un normand. Rien de bien attirant en soi.
Il n'y a qu'une seule chose, sur moi, ou plutôt en moi, qui peut être qualifiée de belle. Mais qui est sâlement gâchée par ma façon d'être, ma façon d'exister.
On aurait pu, apprécier mon regard azur. On aurait pu, plonger dans l'océan de mes yeux.
On aurait pu.
Mais je gâche tout, je gâche tout avec ce putain de rien, cette putain de lividité. Alors, je transforme mes yeux bleus en un regard transparent, sans âme, sans douceur, sans charme. Et je n'ai alors que des yeux beaux.
Ils sont beaux, mes yeux.
Mais aucune âme n'est là pour les faire apprécier.

• Description Morale :
Ce que je suis ? Comment résumer simplement ma façon de vivre, ma façon d'être ?
Rien.
Rien, néant, vierge, inutilité, existence, survie, ennui. Et j'en passe. Je ne suis pas de ces personnes qui s'extasient, je ne suis pas de ces personnes qui apprécient. Bons et mauvais sentiments sont passés à la trappe, défaut de construction, coeur oublié, un je-ne-sais-quoi mal placé, et voilà que désormais je ne suis que l'ombre de moi-même. J'erre dans ma chambre, j'erre dans les cours, j'erre dans les bars, je sombre dans l'alcool et la lecture. Le regret vient tout de même titiller de temps en temps mon coeur, après un verre de trop, la conscience en moins. Je ne m'amuse pas, je n'aime pas, je n'apprécie pas, je ne détèste pas.
Je ne suis même pas triste.
Rien. Rien de tout cela.
Pourquoi étudier le Journalisme ? Je ne sais pas. Est-ce que ma famille me manque ? Clairement, non. Moi-même je m'en veux de ne rien faire, de ne rien pouvoir sentir face à tout ce que j'ai pu voir, ce que j'ai pu faire. Mais même ce sentiment de rancoeur envers moi-même ne dure pas plus d'une minute, il part me laisser crever dans ce tas de néant avec lequel je me débat depuis toujours. Car depuis toujours, je ne fais que répondre à l'appel, sans le moindre sentiment derrière la voix, sans la moindre envie derrière les yeux.
Sans rien.
Et putain, comme je vous envie, vous tous qui êtes en vie...
• Selon vous, quel groupe vous conviendrait le mieux ? :
Change pas de l'actuel.

• Nom du personnage que vous utiliser pour votre avatar, et d'où il sort: Pas de perso, Takenaka.

• Code du réglement o/ :


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MessageSujet: Re: I'll love you 'till the end of time. - Eïlìs   Jeu 16 Fév - 23:46


« Relie-le au monde, relie-le à toi-même, étire-le comme un souffle de naissance... L'amour pour ce que tu caches, l'amertume à l'intérieur, grandit comme le nouveau-né. »

« Hé ! Hé ! Mam's ! » La belle chevelure blonde se retourne et, de ses yeux ébènes me montre son irritation: « Eïlìs parles moi sur un autre ton ! Quoi ? » Défaillance de propos, paradoxalité totale, elle me réprimande puis me répond, ce qui m'empêche de me reprendre, ce qui me pousse à continuer. « Vous vous êtes rencontrés comment avec l'padre ? » Occupons nous le temps d'une soirée, peut-être ma mère me donnera une réponse agréable à entendre. Tu n'aurais jamais du exister et si désormais nous sommes mariés c'est parce que tu es arrivée dans notre vie. Oui. D'autres personnes n'auraient jamais attendu une telle histoire, ils auraient voulu une belle romance, un couché de soleil et pourquoi pas des poneys, mais moi, je voulais une sale histoire qui me donnerait enfin envie de ressentir. Ressentir. Sentiments. Ce que j'avais perdu depuis un long moment. Et en cet instant, je croisais les doigts pour que ma vie soit déchirée, que l'on m'annonce la pire des histoires, comme ça je pourrais peut-être pleurer ..? Qu'est-ce que ça fait, les larmes ..? 15ans d'existence et je ne savais toujours pas. « Oh..! » Elle soupire, se tourne de nouveau vers le concombre -pardon ce n'est pas moi qui décide du menu du moment- qu'elle coupe de nouveau en cubes. Je cherchais dans sa gestuelle ou son regard quelque chose qui trahissait un peu de honte ou de peur, mais rien, elle était simplement concentrée dans sa conception de la salade. « Tu vas t'ennuyer, ma chérie, elle n'a rien de spécial notre rencontre. » Ma chérie. Beurk. « Et vous m'avez conçue comment ? » Petit sursaut de la part de la vieille. « Quoi ? Tu n'as pas fait la reproduction à l'école !? - Non ! Je ne voulais pas dire ça... Enfin. Allez, racontes moi. Papa rentre tard, tu peux laisser le concombre pour plus tard » Oui ma phrase était étrange. Mais peu importe. Elle m'avait écouté et s'essuyait les mains.

Eh bah je peux vous dire que oui, son histoire fut chiante.

C'était tellement simplet. Tellement normal, anodin, parfait... Putain. Je pouvais pas être une bâtarde !? J'aurais préféré être adoptée qu'avoir une naissance aussi merdique. Après, je n'ai pas à m'étonner si je m'ennuie autant, on m'a toujours offert un environnement tellement semblable aux films niais Américains que je n'ai même pas pu développer un seul sentiment autre qu'une lassitude grandissante. « Ton père et moi nous étions dans la même Fac, à Dublin. » Oui bon on l'avait deviné ça. En vue de mon nom et prénom, je ne venais pas d'Afrique hein. « Nous nous sommes parlés pour la première fois en cours de Mathématiques supérieurs. » Oh la grosse blague. Les mathématiques. Mon dieu. Je suis issue d'un couple rencontré en cours de mathématiques. C'est... Aaah. Mon dieu. J'aurais presque honte si mon coeur connaissait ce genre de sentiments. « Après avoir discutés à plusieurs reprises, il m'a invité à une soirée. Au bout de quelques mois, je suis tombée follement amoureuse de ce garçon. » Peuwah. Que c'est niais, rose, arc-en-ciel, horrible, moche, chiant, lassant... Au moins, qu'il soit en couple et que ma mère le brise pour se mettre avec lui ! Même pas. « Il s'est déclaré juste un peu après, et on est sortis ensemble, comme vous dites maintenant. » Tu fais vieille avec cette expression, maman. « Et puis au bout de deux ans d'amour, nous nous sommes mariés et comme nous avions achevés nos études, nous avons emménagé à New-York. » Toujours logique, toujours lent, anodin. Enfin non, deux ans de vie en couple pendant les études, c'est assez sur-humain tout de même. Ovation pour mes parents je vous prie. « Ton père travaillait alors dans le commerce... » Il est passé des mathématiques au commerce ? Ou alors j'ai raté un épisode. Enfin bref. « Et j'ai été pour ma part dans la publicité. » Ouais j'ai raté un gros épisode. M'enfin bon. « Mais un jour, nous en avions marre de baser notre vie sur le travail, et nous t'avons eue. C'est pour ça que nous sommes désormais ici, à Limerick. » Merci, je sais où on habite maman. « Et... C'est tout ? » Ma mère me dévisage, comme-ci je venais de déclarer quelque chose d'inhabituel ou de choquant. « Bah oui c'est tout ! Tu t'attendais à quoi ? Je sais que tu es déçue, nous n'avons pas eu de rencontre merveilleuse au bord de la plage mais bon ! Tu sais à l'époque, les études... -Oui non c'est bon j'ai compris ! Laisses tomber. - Laisses tomber ? C'est quoi cette expression !? Maintenant vous inventez des... » Et elle continuait de débiter un nombre incroyable de choses pas bien intéressantes. Je peux si vous voulez ne pas l'arrêter ici, lui faire parler de son époque, de la mode d'aujourd'hui, des jeans baissés, des slims, des gothiques et de -sa dite- mauvaise musique, mais je vais vous épargner.
En revanche, je me souviens d'une phrase qu'elle avait déclarée au milieu de son discours les-années-70-son-les-meilleures et qui m'avais marquée, je ne sais d'ailleurs comment elle avait atterit dans se tas d'histoires simples sur la société de consommation d'aujourd'hui... Mais, dans tous les cas, je n'ai jamais oublié de si belles paroles:
« Il y a un adage qui dit qu’on fait toujours du mal à ceux qu’on aime mais il oublie de dire qu’on aime ceux qui nous font du mal. »


« Et mes rêves se brisent, sur tes phalanges, je t'aime trop fort... Mon ange, mon ange. »

J'étais au Lycée. Je venais d'avoir 17ans et j'envisageais une carrière dans le Journalisme, ainsi, j'avais déjà ciblé plusieurs écoles comme une en Australie puis une seconde au Japon. Mes notes étaient bonnes, il fallait dire que je me faisais tellement chier que je préférais réviser et m'occuper l'esprit, sans ça, je pouvais presque partir en dépression. Et malgré mes bonnes notes, j'avais tout de même de grands problèmes de comportement, bien qu'on me laissait faire justement grâce aux-dites notes. Bref, une vie banale, des cours ennuyants et des révisions bien longues.
Puis vint un jour. Une nouvelle élève fut transférée de New-york à ici, on l'intégra dans ma classe en cours de Maths. Étrangement, cela ne vous rappelle pas quelque chose ..?
« Je pense qu'on le sait à la seconde, au tout premier regard. Quand tout ce qu'il se passe après cet instant, est la preuve qu'on s'est pas trompé, que c'est bien la vérité. Soudain, cette plénitude inouïe balaye le vide qu'on a toujours connu. » Et je l'avais su. J'avais croisé son regard émeraude, et je sentis mon coeur. Pour la première fois, au bout de 17ans d'existence, mon coeur avait bondit. Je sentais ma gorge se nouer légèrement, mon regard flancher, et j'eus une envie irrésistible d'en connaître un peu plus sur cette personne qui venait alors de chambouler mon existence.

J'étais en vie.

« Voici une nouvelle camarade ! Eden, choisis ta place. » Elle lui avait fait ce même effet étrange. J'en étais sûre, jamais il n'aurait autorisé un autre élève à choisir sa place. Puis elle sourit un peu, je remarque quelques mèches ébènes qui glissent sur ses lèvres, et elle prend une place proche de Eiden, un beau garçon un peu con à mon avis. Je ne l'avais pas quitté du regard, tant que je n'avais pas remarqué Lucie qui gloussait à côté de moi pour déclarer dans un chuchotement: « Dis moi Eï', elle te ferait pas de l'effet la nouvelle ? » Je serre les dents, la fusille du regard, étouffe un grognement. « Dis pas n'importe quoi toi, j'suis pas lesbienne moi ! » Je pouffe à mon tour. Je n'avais rien contre l'homosexualité en cet instant même, mais pour moi, il était impossible que je sois lesbienne, je n'envisageais même pas cette possibilité. Je ne me refoulais pas, parce que tout simplement, je n'avais jamais eu d'attirance pour personne jusqu'à ce jour-ci, je m'approchais plus de l'asexualité qu'autre chose.

Au bout de quelques semaines, je pus sympathiser avec Eden, puis on devint hum... comment dire ? Meilleures amies ? Je hais ce terme qui fait vraiment collégien, mais je n'ai pas d'autres mots pour décrire cette relation assez exclusive. Nous parlions de certaines choses non-dites aux autres, nous partions souvent sans inviter personne. Et en ces instants, je me sentais vraiment unique, appréciée et je crois même que l'allégresse était venue me chatouiller l'estomac le temps de certaines discussions. Lorsqu'elle introduisait dans ses phrases un « Tu sais, je n'ai jamais dit ça à personne... », lorsqu'elle gloussais pour déclarer « Tu es la première. » Oui, je me sentais importante, je me sentais vivante, je n'existais plus, je vivais, je respirais la joie, je soufflais l'amour, j'écoutais au lieu d'entendre, je me sentais vraiment sereine.

« Je déteste Jake. C'est vraiment qu'un gros con. Arrêtes de trainer avec lui, je t'en supplie. Je le haïs. »

Moi je l'aimais bien, ce mec. Mais j'étais complètement soumise à cette femme, parce que sans elle je n'étais rien. J'aurais tué pour la garder dans ma vie, je me serais suicidée pour ressentir encore ce qu'elle me faisait vivre en ces instants.
Je l'aimais. D'un amour fou, nocif, horrible, tueur. Je l'aimais à haïr mon entourage, sécher les cours pour rester avec elle, ne plus réviser pour l'aider à bosser. Je faisais tout pour vivre un peu plus et sentir mon coeur bondir contre ma poitrine. J'aimais cette gorge nouée, j'aimais ces papillons dans le ventre, j'aimais mes joues parfois un peu rosies. Tout ça n'était que pur bonheur.

Et puis...

« Eï' ! Je dois te dire quelque chose. » Elle a un sourire. Sourire qui me répugnera toujours. Unique. « Je suis en couple avec Eiden ! » Elle glousse, bêtement, et c'est une déchirure.
Eden en couple avec Eiden. Même leurs noms étaient trop semblables pour que cela soit vrai. Voilà que mon paradis s'était transformé, en quelque secondes, en un enfer des plus brûlant. Je brûlais de rage et je l'avais haïs, pendant ces quelques minutes où elle me regardait sans voir que j'avais la vision troublée par de lourdes larmes de mort. « Ah... » Je devais riposter. Je devais. J'étais obligée. J'en ressentais un besoin trop fort. Vengeance. Tu m'avais anéantie, je n'étais plus guillerette, désormais, je ressentais pour la première fois cette haine incontrôlable qui me faisait faire des actes irréfléchis dans des mouvements frénétiques que seul la raison aurait pu arrêter. Mais la raison avait tout abandonné en cet instant. « Moi aussi, j'ai quelque chose. » Je tourne la tête. Et je le vois. Sourire, semblable à celui de Eden, petite revanche, je saisis la tête de Jake pour l'embrasser avec fougue. Mais bien sûr, il m'arrête avant de déclarer « Mais tu fous quoi là !? »
Eden partait. Etait-elle dans ce même état ? Je ne l'ai jamais su, elle me tournait le dos. Mais je courais après elle avant de la saisir. J'entends sa voix, tremblante, presque rauque à cause de sa sâlive qui devait être pâteuse. Peut-être pleurait-elle … « Pourquoi ? P-Pourquoi ?! »

Et, je ne sais pas pourquoi, ni comment, mais je crachais le morceaux. Horrible monstre, virus, qui s'était installé dans mon coeur et qui devait être alors vomis devant elle pour qu'elle prenne enfin conscience de ses actes. Je crois que c'était la haine qui m'avait rendue folle, le temps d'une heure de mort. « Parce que je t'aime Eden ! »

Et, ces paroles avaient comme tout balayé. Je restais coït et les bruits ambiants s'étaient comme tût, un instant. Elle ne répondait pas tout de suite, et ce furent les pires secondes d'attente de toute ma vie. Je crois que pendant un instant, j'avais envisagé la fuite. Partir, ne plus jamais revenir, et de nouveau exister sans vivre. De nouveau crever d'ennui. Ce serait tellement simple. « Oh... » Aucune réponse. Je n'en ai jamais eu. Cette réponse aura toujours flotté dans mes rêves les plus doux, mais jamais je ne l'aurais entendue d'une autre bouche que celle d'un fantasme créer le temps d'une nuit. Sa seule réponse fut gestuelle, physique, charnelle. Elle me prit, simplement, la main. Non, elle ne vint pas me déposer ses lèvres contre les miennes dans un geste des plus irréfléchis, elle me prit simplement la main avant de sourire et déclarer: « On rentre ensemble ? » J'étais chamboulée, perdue. Pourquoi ne répondait-elle pas ? Pourquoi tant de joie ? M'aimait-elle ou ne voulait-elle pas me perdre ? Je ne savais pas, mais je me contentais de ce que j'avais alors: sa main. Douce, frêle, je la serrais sans pour autant lui faire mal, mon bras devenant mous et mon coeur reprenant un rythme affreux pour m'avertir que tant d'émotions en une journée ce n'était pas bon pour moi. « Oui. »

Le lendemain, j'ai entendu dire que Eiden était détruit parce que Eden avait rompu le soir même. Ce n'était pas réellement joyeux, et pourtant, en entendant cela, je dus faire tous les efforts du monde pour ne pas sourire. Tout était si bien. Je rentrais, tous les soirs, avec Eden, tenant sa main comme la première fois. A chaque fois, je me sentais un peu plus vivante, je l'aimais un peu plus tous les jours, je le lui disais souvent le soir, et pourtant, je trouvais que ces mots s'épuisaient, n'étaient pas assez forts pour expliquer ce que je ressentais. Joie. Allégresse. Bonheur. Mains engourdies. Joues enflammées. Coeur battant. Estomac retourné. Sourire agrafé à mon visage. Rire hébété. Petits frissons le long de l'échine. Un tas de choses, toujours nouvelles, toujours appréciées, un tas de chose résumées en un simple
« je t'aime »...[/color]


« Et alors il s’est passé quelques choses, je me suis laissé aller, dans un total oubli de moi même envahi par la nuit le silence et la plénitude. J’avais trouvé la liberté. Perdre tout espoir, c’était cela la liberté. »

« Je pars une semaine en Espagne avec mes parents et Eiden. » Je n'avais pas à être jalouse. Ses parents étaient amis avec ses parents et les avaient invités, ainsi, Eiden venait aussi. Ils avaient aussi invités les miens, car mon père était le meilleur ami du sien, mais ils ont refusé -je les maudis pour ça- à cause de leur travail. Alors, elle partait avec son ancien possible petit ami. Ce n'était pas elle qui l'avait décidé, si ça se trouve, elle aurait préféré rester avec moi... si ça se trouve. Ca ne suffisait pas. J'aurais voulu qu'elle me le déclare, de vive voix. Tout est tellement mieux dit lorsque ça sort de ses lèvres.

Je ne dépend pas d'elle. Je peux vivre sans elle. L'amour n'est pas le seul sentiment qui me rapproche de l'humanité que j'aimerais tant atteindre. Et pourtant, pauvre Eilis, tu ne ressens que pour jalouser celui qui est partit avec ta dulcinée. Que tu es pitoyable. C'est elle qui dépend de moi, pas l'inverse. Peut-être était-elle comme moi ..? A m'imaginer dans le lit de quelqu'un d'autre ? Je ne sais pas. Je ne crois pas, désormais, et pourtant j'espérais, autrefois. J'avais même eu l'idée de coucher avec la première fille trouvée dans un bar, mais je ne suis pas de ce genre, alors autant trouver comment vivre sans elle, pour ne plus envisager la possibilité de mourir une fois qu'elle sera partie.

Je regarde autour de moi. La télévision ne m'inspire rien, les livres ne font que me donner un peu plus envie de ressentir ce qu'ils décrivent avec de simples mots, comme
l'angoisse. J'aimerais, connaître l'angoisse. Mais je ne suis pas claustrophobe ou agoraphobe ou arachnophobe, du coup, pas grand chose peut m'effrayer. Je crois même que je ne connais pas la peur, je ne connais que cette jalousie intense qui vient jusqu'à transpercer mes veines le temps d'une seconde où je m'imagine mon aimée dans les bras d'un autre. « Putain. » J'éteins la boite a images bien trop bruyante et prend les clefs de ma voiture. Faisons un tour, comme ça, je trouverais quelque chose pour me distraire.

Vrr Vrr. Je roule lentement. Je suis las. Mon regard balaye les environs, rien. Rien. Qu'un tas de poussière et de route sans fin. Puis je tourne la tête vers la droite en entendant un bruit de moteur. On me dépasse, et je suit. Je suit la voiture blanche sans même regarder le compteur, puis je la dépasse, et je me sens bien. Pendant quelques secondes, je me sens apaisée, sereine, placide. Vrr. J'évite de peu une collision avec une autre voiture et sent mon coeur bondir dans ma poitrine. Oh mon dieu . J'ai été surprise ? Est-ce donc ça, l'inattendu ? C'est tellement agréable. Doux soulagement qui me fait pousser un soupir d'aise, et j'ose enfin regarder le nombre indiquant la vitesse de mon engin. 250km/h. Et je jouissais alors d'une étrange impression me dressant les poils du dos et me faisant inspirer avec force l'air ambiant. Est-ce cela ..? Ce qu'on appelait l'adrénaline ? Une sensation de plaisir, d'excitation, montant à notre cerveau juste avant qu'il ne sonne l'alerte, le sursaut face à cette mort un peu trop proche ..? J'aimais cette sensation. Mais ce n'était pas assez. Ce n'était jamais assez. 260Kh/h et je ne jouissais toujours pas de ce même sentiment qui désormais s'était emparé de mes pensées, balayant toute jalousie et mettant de côté le temps d'une soirée cet amour un peu trop fort, un peu trop passionné, un peu trop nocif.

Et puis, je trouve le moyen le plus excessif, le plus tordu, le plus con, mais tout de même le meilleur moyen pour enfin sentir mon coeur contre ma poitrine, mes mains devenir moites, mon regard vaciller un peu et mon souffle être irrégulier.
Je trouve un petit chemin de terre sur le côté de la route, tourne le véhicule et commence à rouler en sens inverse. Non. N'imaginez pas une conduite digne des plus grands conducteurs avec un trafic routier important. Rien de tout cela. Simplement une pauvre adolescence en quête d'adrénaline, qui appuyait sur l'accélérateur comme une détraquée, avec deux ou trois voitures sur plusieurs kilomètres. Mais rien que le fait de voir les phares allumés, les entendre klaxonner, sentir mon corps se raidir sur mon siège pour me dire « NON ». Rien que ces sentiments me chamboulèrent complètement. Cela ne dura qu'une dizaine de minutes, je n'étais pas loin de chez moi, il n'y avait pas énormément de voitures.
Mais rien que cela, me mit de bonne humeur pour une bonne semaine.

L'adrénaline.


« Sa philosophie de la vie c’était qu’elle pouvait mourir à tout moment. Ce qu’il y avait de tragique selon elle c’est qu’elle ne mourrait pas. »

« Alors c'était bien ton voyage ? -Pas trop, Eiden n'a pas arrêté de me faire un tas de sous-entendus, ça m'a gâché mes journées... » Je souris. Elle est décidément parfaite. Ma main saisit la sienne, je dépose un timide baiser sur sa joue. Je ne l'avais jamais embrassé, et je ne l'aurais jamais fait. Je crois que désormais, je regrette. Peut-être le goût de ses lèvres m'aurait donné vie ..? Peut-être l'embrasser nous aurait un peu plus rapprochés et mit une meilleure étiquette sur notre relation sans nom. Quel goût avaient ses lèvres ..? Je me souviens, de celui de sa chair, délicieux. Un peu sucré, accompagné d'une odeur enivrante me rendant toujours un peu mal à l'aise à chaque nouveau baiser. Mal et l'aise et pourtant heureuse...

« Je vais te montrer quelque chose ! » Je souris. Je voulais tout partager avec elle, et surtout cet étrange sentiment que j'avais expérimenté la semaine passée. Alors, j'ouvrais la porte de ma voiture en souriant. Je crois qu'elle s'imaginait déjà partir à deux sans jamais revenir dans ce petit village trop chargé en souvenirs douloureux. Je ne sais pas pourquoi je n'y avais pas pensé, mais j'étais stupide, et je le resterais toujours. « On va où ? » Je ne répond pas et démarre. Je crois qu'elle me dévisage, ce qui fait déjà bondir mon coeur d'excitation. Allait-elle aimer cette impression devant une mort évitée ..? Nous allons bien voir.
« Mais... Tu fais quoi là !? » Je ne réagis pas bien qu'elle me parle sur un ton assez désagréable. Mais il est vrai que voir son conducteur prendre un petit chemin escarpé pour par la suite tourner le véhicule dans le sens inverse de la circulation, ce doit être quelque peu effrayant. « Hé ! Arrêtes ! T'es devenue complètement folle ou quoi !? » Je ne l'entend plus. Ce n'est qu'un son qui raisonne dans mon crâne mais que je ne prend pas le temps d'analyser. Et je roule. Je roule à une vitesse aussi grande que la dernière fois.

Et puis un camion.
Un cri.

Plus rien.

Biip bip bip bip.
Mal de tête horrible, bruit constant d'une boite à ma droite n'aidant en rien mon rétablissement, mes bras sont engourdis tout comme mes jambes. Je me pince la lèvre et sent comme une douleur. Et j'ouvre les yeux. Tout est flou, puis je vois ma mère à ma droite, l'air inquiète. « Eilis ! Eilis ! Tu es debout ! » Elle se précipite vers moi et me prend la main, je ne souris pas, je ne comprend rien. J'inspire un grand coup et essaye de parler bien que ma gorge me fasse aussi un mal de chien: « Que...ue...s'...e...st... … passé ? » Elle semble comprendre, pose sa main rassurante sur le dessus de ma tête et essaye de rester placide, mais je vois bien les larmes sur le rebord de ses paupières: « Tu as eu un... accident avec ton amie Eden. » Et tout prend un sens. Je suis à l'hopital, j'avais dormis... Combien de temps ? Peu importe. Ce n'était pas le sujet. Je tournais la tête, peut-être y avait-il un autre lit à ma gauche ? Non. « E...den ..? » Elle serre un peu plus fort ma main, et je sens déjà une étrange impression me serrer la gorge jusqu'à provoquer des hoquettements. « Elle... N'est... Plus là... » Je retire ma main, serre les dents, m'oblige à ravaler mes larmes pourtant abondantes, se bousculant sur le rebord de mes yeux. Eden... Qu'avais-je fait ?


« Its a new dawn its a new day its a new life for me. And i'm feeling good. »

« Bon... J'y vais. » Ma mère me prend dans ses bras, mon père sourit. Je n'ai même pas de regrets, je ne pleure même pas, rien. Je ne ressens plus rien depuis tout cela. Après avoir pleuré durant des mois, mon coeur s'est de nouveau figé avec le temps et il est partit s'enterrer avec le corps de mon paradis... J'ai été acceptée dans mon école, mais celle du Japon, je n'avais apparemment pas assez de bon résultats sur mon dernier trimestre pour accéder à l'autre école, normal, je n'avais pas ouvert un livre durant ces quelques mois. Désormais, je dois emménager, recommencer une vie, ou une autre mort, tout simplement.


Dernière édition par Eïlìs K. O'Neal le Lun 23 Avr - 21:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I'll love you 'till the end of time. - Eïlìs   Ven 17 Fév - 19:43

J'suis dans mon pieu, amorphe. La gueule de bois, les courbatures, la gorge en feu, le mal de crâne. Enfin bref, les après-coups d'une soirée qui m'a gentiment fracassée.

Mais je suis parvenue à me donner la force de lire ta fiche. Enfin, d'la force il en fallait que pour lire les lettre du premier mot parce que ce connard de premier mot, il m'a happée, aspirée, éprit, pour ne plus me lâcher moi, ma gueule de bois, mes courbatures, ma gorge en feu et mon mal de crâne. J'ai lu, tout, tout ce que tu as écris. C'est pas que je le voulais, c'est que je ne pouvais pas m'arrêter. C'était pas possible. La suite. Il me fallait la suite.
J'le savais que tu étais douée mais putain j'trouve que c'es un euphémisme.

Ta descriptions physique: Ouais elle est courte mais putain, j'demande pas mieux, et la façon dont tu l'a écrite me surpasse. Comment t'arrive à utiliser des mots tout simples, à les assembler de manière toute simple et que ça frappe ceux qui les lisent en pleins la gueule tellement c'est écrit. HEIN ?! J'voulais sélectionner des petits passages pour prouver ce que je dis et ce que je kiffe le plus. LE PROBLEME C'EST QUE JE KEAFFE TOUT. DONC TIENS TA SÉLÉCTION:

Il n'y a qu'une seule chose, sur moi, ou plutôt en moi, qui peut être qualifiée de belle. Mais qui est sâlement gâchée par ma façon d'être, ma façon d'exister. On aurait pu, apprécier mon regard azur. On aurait pu, plonger dans l'océan de mes yeux.
On aurait pu.
Mais je gâche tout, je gâche tout avec ce putain de rien, cette putain de lividité. Alors, je transforme mes yeux bleus en un regard transparent, sans âme, sans douceur, sans charme. Et je n'ai alors que des yeux beaux.
Ils sont beaux, mes yeux.
Mais aucune âme n'est là pour les faire apprécier
.

Ton mental: ouais c'est Abi quoi, en mieux. Encore une fois...enfin merde je vais pas te c/c ce que j'aime parce qu'en faite je vais te c/c toute ta ficher quoi ...

Et ton histoire mais AU MON DIEU DE MON DIEU DE GNIIIH DE HAAAA DE OU DE HOLY SHIT ! Bref meuf. Tu m'as compris...j'ai kiffé et juste pour le fun je vais te quoter...te citer quoi, pour te montrait ce que j'éprouvais quand je lisais cette putain de fiche qui défonce:

"..pourtant, je trouvais que ces mots s'épuisaient, n'étaient pas assez forts pour expliquer ce que je ressentais. Joie. Allégresse. Bonheur. Mains engourdies. Joues enflammées. Coeur battant. Estomac retourné. Sourire agrafé à mon visage. Rire hébété. Petits frissons le long de l'échine. Un tas de choses, toujours nouvelles, toujours appréciées, un tas de chose résumées en un simple "
J'AIME :D.

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I'll love you 'till the end of time. - Eïlìs

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