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 Is it hard to go on, make them believe you are strong ? - PV Joan Jett.

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MessageSujet: Is it hard to go on, make them believe you are strong ? - PV Joan Jett.   Ven 17 Fév - 23:53

(C'est nul. :<)


« Alors c’est ça être adulte, avoir un compteur qui affiche 210 et ne jamais dépasser le 60 ? »



« Et, pendant les semaines où tu étais en voyage - mon cœur s'arrêtait toujours de crainte, quand je voyais le brave Johann descendre ton sac de voyage jaune - pendant ces semaines là ma vie était morte, sans objet... » J'arrête ma lecture, relève le menton, balaye la pièce du regard. J'ai faim. Alors je me lève mollement, fatiguée de ne rien faire, fatiguée de cet ennui récurrent qui commençait même à me rendre lasse de mes études. Ma main se balade sur les placards mais je n'ai pas besoin de les ouvrir pour savoir qu'il n'y a plus rien. Il faut que je me rachète des pâtes, aliment que j'ingurgitais tous les jours, encore avec ce quotidien oppressant qui m'alourdissait l'esprit et ne m'aidant pas à être de meilleure humeur. Si on peut appeler cette neutralité une humeur, si on peut même définir mon état d'esprit comme étant neutre alors qu'il était simplement vide.
Vide comme mes placards.

« Pfff. » Soupir balancé avec mon recueil de nouvelles que je laissais traîner sur mon lit. Je remarque que j'en suis bientôt à la fin et qu'il me faudrait aussi un nouvel ouvrage. Je n'ai pas le temps de penser auquel acheter, j'ai trop faim, je veux vite en finir avec cette sortie chiante, longue, froide, désagréable, alors j’attrape ma veste et mes clefs pour partir promptement en direction du supermarché.

Il fait froid, dehors. On me dévisage, je suis mal maquillée, comme toujours. Je suis rien, comme toujours. « Bonjour ! » Je ne l'entend même pas, ce n'est qu'un simple échos dans mon esprit qui se focalise simplement sur les pâtes que je veux acheter. Je ne répond pas, aucun intérêt, et puis il semblerait que mon ton glacial fasse peur, alors autant ne pas prendre de risques. « Pâtes...Pâtes... » Je parle toute seule, comme toujours, pour essayer de me faire croire à cette socialisation que j'étais loin de connaître, pour essayer de me faire croire à un peu d'amour dans ma pauvre vie de névrosée.

Des pâtes, comme toujours.

Eh bien, pas cette fois-ci. Je ne sais pourquoi, mais j'eus envie de changer et de faire goûter à mes papilles autre chose que ces sales choses devenues trop fades pour moi. Je pris donc un panier et pris plusieurs épices puis aliments aléatoirement. (J'ai dit que je voulais goûter quelque chose de nouveau, mais il ne fallait pas forcément que ce soit bon. Ouais j'suis conne, ou maso, ou les deux.) « … Merde. » Je reviens vers l'endroit où j'avais posé mon panier, mais celui-ci avait disparu. Quelqu'un l'avait prit sans faire exprès ? Je laisse s'échapper un bon nombre de jurons d'entre mes lèvres, n'appréciant décidément pas les contacts avec les inconnus. Ou avec tout le monde, même.
Je me sentais trop étrangère à leur monde.
Au monde.

« E-Euhm... » Ce n'est pas de la timidité, encore moins de l'embarras. Non. C'est simplement un tas de mots se bousculant dans ma tête et laissant couler du bord de mes lèvres qu'un tas d'onomatopées mal articulées. Ce n'est que l'expression même de ce que j'étais. Inutile. « Pardon. Mais t'as mon panier. » Je ne vois même pas pourquoi je m'excuse. Je fais cela simplement par obligation, sans aucune envie ou politesse. Je fixe le panier, sans regarder à qui je parle, détaillant un peu plus les aliments lancés au hasard... Quoi ? Du piment ? Je n'aime pas le piment. Je devrais lire les étiquettes avant de prendre quelque chose qui me semble bon, ce serait préférable. « Et. Euh. » Je pense à mon livre que je dois acheter, je pense à la librairie où je vais qui est actuellement fermée à cause du froid et du vendeur qui ne pouvait se déplacer à cause de la neige. Je me fais donc violence pour enfin plonger mon regard dans le sien, lui offrant ainsi mon magnifique visage de morte-vivante. « T'sais pas si y'a une libraire dans l'coin ? » Je parlais tellement peu que je n'articulais même plus. Ridicule. « Parc'que celle que j'connais est fermée. » Putain on s'en fou. On s'en fou. Elle s'en fou ! Parler de ta vie aux inconnus, ce n'est pas une thérapie, c'est simplement du sadisme. Pauvre femme qui subissait ta présence, pauvre fille qui se demandait sûrement ce que tu faisais là. Putain qu'est-ce que t'es conne, Eïlìs. Ta libraire t'aurais pu te la chercher toi même, quitte à rentrer chez toi les poumons enflammés. De toute façon, tu fumes comme un pompier, alors tu pouvais bien te bousiller un peu plus la vie ça ne changerait rien.
Et puis, quelle vie ...?
Je ne vivais déjà plus depuis sa mort.


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MessageSujet: Re: Is it hard to go on, make them believe you are strong ? - PV Joan Jett.   Sam 18 Fév - 6:21

On ne meurt pas d’une overdose de rêve. Dommage.



Fracasse toi contre moi comme ça tu n’aurais jamais à vivre.
Tu ne la vois pas venir et pourtant tu te la prends de plein fouet…cette vague.
Nage…Nage petit poisson !

« J’ai toujours voulu me réincarner en poisson rouge, qu’il serait bon de vivre avec une mémoire de trois secondes. Refaire les mêmes conneries sans jamais pouvoir t’en mordre les doigts, hein Edge ? »

Lumière. Comme le flash éclatant d’un appareil photo tes yeux s’ouvrent. Mal de crane, bouche pâteuse, frissons. Tu te redresses sur les coudes pour te découvrir entièrement nue. Tu tournes la tête et pose tes yeux sur la silhouette allongée près de toi. Nue elle aussi. Tu soupires en te demandant quand t’arriveras à te débarrasser de cette putain de nécrose.

Ta main se fraye un chemin dans les mèches courtes et blondes de ta chevelure. Tu te redresse et chancèle. Le monde t’agresse de sa putain de gravité alors que la vodka coule toujours dans tes veines. Ça t’apprendra à boire autant, pauvre conne.

Une grimace déforme ton visage alors que tu poses tes yeux sur les multiples estafilades dont est maintenant décorée ta peau. Et ouais, t’as pécho une griffeuse.

Silence. Le silence règne alors que tu t’habilles. Tu flippes de la réveiller, de devoir lui faire la conversation, de te retrouver dans cette atmosphère inconfortable de « l’après ». Une baise sans lendemain, c’est tout.

Tu finis par enfiler ta veste et tu choppes ton appareil photo. Il ne te quitte jamais. Tu iras sans doute en Enfers avec. Tu t’échappes refermant la porte sur ta énième connerie d’un soir. L’air frais de l’hiver vient t’agresser le visage mais caresse de ses mains gelées tes poumons. Tu inspires ton oxygène à plein nez, ravie de la fraicheur qui te revigores et te clarifie un peu ton esprit encore engourdi par les multiples substances qui t’ont tenue compagnie la veille.

En parlant de drogue, c’est l’heure tiens. Tes mains filent dans tes poches à la recherche d’un paquet de cigarettes qui calmera le temps de quelques minutes ton addiction. Putain de nicotine. Tes doigts ne se referment que sur du vide. Un vide nocif qui te fait pousser un « Et merde ! » viscérale. Ta mâchoire se serre, tes yeux s’assombrissent, enfin bref tu perds le peu de bonne humeur que tu avais aquerrit en prenant l’air. « Elle a les yeuuux revolver, elle a le regard qui tue… ». Une chanson qui te va à merveille alors que tu foudroies le monde entier. Ta démarche s’accélère. Tu crèves d’envie de faire la manche pour une clope mais ton égo est bien trop grand, n’est-ce pas ?

Tu entres dans la superette et te dirige vers le tenancier qui t’agresse de son « Bonjour ». Ta mâchoire se resserre encore plus. Ça à l’air d’être un « bon jour » mec ? Tu vas pour acheter tes clopes, sans demander ton reste et te tirer vite fait bien fait quand ton estomac se met à grogner. C’était quand la dernière fois que tu as bouffé ? Tu ne le sais même plus. Sex, Drugs and Rock’n’Roll, non ?

Tu choppes un panier et te promène tout autour de la superette cherchant ce qui satisfera ton estomac de morphale. Tes yeux se posent sur plats déjà tout cuisinés. Tu poses ton panier vide pour attraper deux produits différents. Lassée et peu patiente, tu choisis l’un des paquets parce que la couleur de l'emballage te plait plus et tu le jettes dans ton panier sans vraiment faire gaffe. Tu attrapes ensuite ce dernier sans te rendre compte que tu n’as pas pris le bon. La caisse arrive et tu ne te rends même pas compte que ta panière normalement vide contient des épices et d’autres merdes que toi et ta flemmardise n’aurait jamais achetées. Ton pied tape nerveusement contre le sol alors que tu attends dans la file. Quelle droguée tu fais avec ta putain de nicotine.

« Pardon. Mais t'as mon panier. »

Tu arques un sourcil. La voix est tellement faible que t’as l’impression qu’elle vient de ta tête. Ce serait pas étonnant avec tout ce que t’as ingurgité la veille, artiste torturée de merde. Tu te retournes quand même et fait face à un cadavre humain. Yeux délavés, sans vie. Cheveux nullement coiffés, maquillage mis à la vas-vite. Tu contemples l’énergumène quelques instants avant que ses mots ne viennent faire mouche. Après tout t’as la tête dans le cul. Tu poses tes yeux sur le-dit panier et soupire devant ta propre connerie. Rapidement tu attrapes ta bouffe frugale et lui tends sa possession en lui lançant de ta voix posée. « T’excuse pas, c’est de ma faute, j’avais pas vu. Tiens. Excuse moi. Bonne journée. » Court, poli concis. Toi tout craché. Tu te retournes à nouveau vers le tenancier, qui, à ton gout de bosse pas assez vite, et le foudroies de ton regard vert en lui disant visuellement de se manier.

«Et. Euh. »
« T'sais pas si y'a une libraire dans l'coin ? »
« Parc'que celle que j'connais est fermée. »


Elle te refait douter de ta sénilité la meuf derrière toi parce qu’encore une fois tu crois que ses mots viennent d’un fantôme tellement son intonation manque de vie. Tu t’arraches du meurtre visuel du tenancier pour reposer tes iris verts sur la jeune femme…Cette fois tu la détailles un peu plus. Elle a réussit à attirer ton attention bien que tu ai la tête dans le cul. Tu souris alors qu’elle ne te lance un regard …presque sans vie -c’est con ses yeux auraient pu être une merveille s’ils n’avaient pas été si…morts – penses-tu. Ton sourire s’agrandit pourtant, intriguée par cette inconnue pas foutue de parler proprement. Ta voix, emplie de cette même assurance et de ce calme posé s’élève à nouveau « J’connais une bouquinerie de livre d’Ocaz dans le coin. Elle n’est pas facile à trouver, j’peux t’y guider, c’est sur ma route. »

Tu te retournes vivement quand le tenancier t’appelle « Deux paquets de Lucky Strike, un briquet et ta bouffe en paquet. ». Tu le payes et te retournes vers la jeune femme en te demandant si elle n’est pas éméchée ou perchée sur de la drogue. « J’t’attends dehors, si je fume pas dans les deux secondes, j’vais exploser. »

Tu t’éclipsas, la laissant s’occuper de sa bouffe. Une fois dehors, tu relevas la capuche sur ta tignasse blonde alors que tes ongles déchiraient le paquet de tes clopes et tes lèvres se refermaient autour du filtre de l’une des cigarettes. Le paquet précieusement rangé dans ta poche, tu créais un coupe vent de ta main autour de la fraise de ta drogue et enclenchait le briquet de l’autre. Une taffe puis deux. Tu cessais de haïr le monde. Trois taffes. Quatre. La tension dans tes épaules s’amenuisait. Cinq, six. Tu planais, et ton sourire habituellement taquin revenait étirer tes lèvres.

La meuf de tout à l’heure ressortit et tu ne pouvais t’empêcher de remarquer à quel point elle ne semblait pas appartenir à ce monde. Ta voix. Moins dure. Plus détendue et débordante toujours d’assurance lui lança : « J’m’appelle Edge, et toi ? » Tu n’attendis pas sa réponse et te mis à marcher. Pas patiente pour deux ronds.



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MessageSujet: Re: Is it hard to go on, make them believe you are strong ? - PV Joan Jett.   Dim 19 Fév - 0:52

(Ce post fait jouir les scatos tellement il est à chier.) (Et moi aussi je fais chier à me critiquer JE SAIS.)


«If ya think I'm strange, I ain't gonna change. An' I'm never gonna care 'bout my bad reputation. »



T'es pas du genre à reluquer. Non. Même pas. J'regarde jamais, les jolies filles dans la rue, les beaux culs sous mes yeux, le surplus de maquillage sur leurs joues. Non. Rien de tout ça. Ca ne m'intéresse pas, ce n'est que du superflus dans tout ce tas de choses inutiles qu'est l'homme. Je n'arrive pas à apprécier un regard, je n'arrive pas à apprécier une tenue ou une coiffure, tout m'est trop étranger. Je n'apprécie rien. Rien à part l'image de cette fille désormais transformée en un cadavre. Rien à par le souvenir flou d'un amour bêtement perdu... Bêtement oublié avec les années.
C'est comme-ci elle n'avait jamais existé.
C'est comme-ci je n'avais jamais vécu.

« T’excuse pas, c’est de ma faute, j’avais pas vu. Tiens. Excuse moi. Bonne journée. » C'était simple, expéditif, mais je n'avais pas apprécié. Ou du moins, je ne réagissais pas -ce qui se rapprochait plus d'un mécontentement qu'autre chose, bien que je ne connaissais pas ce genre de sentiments- et me contentais de la regarder un peu. Un peu. Je n'arrivais pas à fixer les inconnus, ils dégageaient trop de présence, trop de vie pour moi. Et j'enviais toute cette humanité. Toutes ces émotions... « J’connais une bouquinerie de livre d’Ocaz dans le coin. Elle n’est pas facile à trouver, j’peux t’y guider, c’est sur ma route. » 
Et elle ?
Je n'arrive pas à savoir si elle est belle, si j'aimais son parfum, si j'appréciais la couleur de ses cheveux. Elle était simplement blonde, avec une expression faciale particulière et des yeux sinoples me dévisageant. Ils me fixaient, me transperçaient, et je me défilais. Ma main prend promptement mon panier, laissant tomber mon regard sur mes deux godasses qui étaient aussi déglinguées que moi. Et je ne la regarde plus. Parce que ne pas avoir d'avis m'agace, parce que me sentir ainsi analysée me donnait l'impression d'être nue face au monde. Un pauvre « Merci » se balance sur le rebord de mes lèvres mais elle est dehors, et je réalise que je ne l'avais même pas écoutée.

J'ai envie de fuir, de partir le plus rapidement possible sans revenir. Quitte à ne plus aller dans ce supermarché, quitte à ne plus traverser cette rue, quitte à laisser cette fille toute seule, dehors, dans le froid.
Sauf quoi, moi aussi, j'étais seule. Et j'étais toujours froide.
« Au revoir ! » Je ne sais même pas combien j'ai payé ni ce que j'ai pris. Je me balance une petite insulte en me rappelant le pimant qui n'allait servir que de décoration pour mes placards, puis je vois la blonde un peu plus loin, clope en main. Je comprenais alors pourquoi elle faisait une telle tête tout à l'heure, puis je m'approche lentement, sans la regarder, préférant ses doigts.
Je crois qu'ils étaient beaux, ses doigts, malgré leurs ongles rongés et sa peau fragilisée par le froid. Je crois que je suis vraiment étrange, à n'arriver qu'à juger la plastique de ses doigts et non celle de son visage.
Je crois qu'elle me parle, je ferais mieux d'écouter. « … Edge, et toi ? » Ne saisissant que la fin de sa phrase, je dus prendre un temps avant de comprendre sa phrase. Mais même une fois cela enregistré, je ne répondais pas directement, préférant poser mon sac au sol et farfouiller dans la poche droite de ma veste. Après quelques secondes, je pus sortir un peu de tabac avec une feuille et un briquet. Je roule le tout et me glisse la clope entre les lèvres, fumant toujours sans filtre. « Edge... » Je ne fais que répéter son prénom, pour me l'imprégner dans l'esprit et ne plus jamais l'oublier. Un petit nuage s'échappant de mes lèvres, la nicotine me brûlant la gorge abîmée par le froid, je me décide enfin à lui répondre : « Eïlìs. » Simple, balancé dans ses mains avec un désintérêt sûrement désarmant, sûrement agaçant et probablement troublant. Je range mon briquet, prend ma cigarette entre mes doigts et la regarde, la trouvant moins déstabilisante qu'elle, qui était trop humaine à mon goût.

Allez Eïlìs, fais un effort, essayes de parler un peu plus. Même si c'est pour ne rien dire, au moins, tes paroles seront semblables à ce que tu es... Non ? « I' fait froid. » C'est vrai. Il faisait froid. Je frottais ma main de libre contre mon jean pour la réchauffer et je tirais un autre coup sur ma cigarette pour me changer les idées. Cette fois-ci, le nuage s'échappe de mes narines. « Bon. » Je saisit mon sac, lui montrant ainsi que j'étais prête à aller en direction de la librairie.

Finissons-en.


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MessageSujet: Re: Is it hard to go on, make them believe you are strong ? - PV Joan Jett.   Dim 19 Fév - 18:16




Dream is collapsing ...




    "I hurt Myself today, ...

    Tu la regardes approcher. Elle trébuche, souvent. On dirait qu’elle ne regard pas où elle met les pieds. A nouveau, alors que ton regard vert et insondable se pose sur elle. Tu te demandes si elle saoule ou si une drogue quelconque coule dans ses veines.

    Tes yeux, si verts, si intense, la fixe. Tu sais que ton regard rend ceux sur qui tu le poses inconfortables. Tu n’y peux rien. Tu la scrutes chercher à percer ce qui la rend si…intrigante. Son manque de vie peut-être ? Le fait qu’elle ne semble pas appartenir à ce monde mais au sien…dans sa tête ? Ça te turlupine, n’est-ce pas ? Toi qui aimes tellement analyser les gens, les photographier de tes yeux comme de ton appareil et les cerner au bout de quelques minutes. Devant elle, tu n’arrives à rien. C’est drôle de te voir rager.

    Elle évite ton regard, tu fronces les sourcils, frustrée. Elle t’intrigue de plus en plus. Elle pose son sac de courses pour se rouler une cigarette. Tu ne dis rien. Tu n’as rien à dire. Tu n’es pas du genre à remplir les blancs ou faire la conversation. Le silence oppressant entre deux personnes ne te gène pas plus que ça. Donc, tu la regardes, alors qu’elle, elle te fuit, se concentrant sur le roulé entre ses mains. T’attends une réponse à ta question histoire de poser un nom sur cette inconnue. Elle respire ton nom, comme pour le tester. Tu arques un sourcil mais ne pipe mot. Chacun son trip après tout.

    Enfin, elle te balance un nom « Eilis ». Son accent te rend nostalgique mais tu n’oses faire des suppositions. Du moins, pas encore. Elle te fait encore une petite démonstration de son côté étrange en ne te regardant toujours pas et en te balançant un « I' fait froid. “ déstabilisant. Tu arques a nouveau un sourcil. Décidément, t’aller avoir des crampes si tu continuais à autant t’éclater avec tes poils frontaux. Oui, oui « poils frontaux », histoire de pas faire une répétions. Tu laisses échapper un petit « Ouais, on se les pèle. » histoire de faire la conversation. Tu ne trouves pas mieux. Après tout t’a la tête dans le cul.

    Tu te mets à marcher à côté d’elle, tirant toujours sur ta Lucky Strike. La fumée s’échappe en des volutes volatiles autour de ta bouche. Tu fourres tes mains dans les poches de ton jean et regarde devant toi. Puis, toujours intriguée tu sors « T’viens d’Irlande non ? J’reconnais l’accent de chez moi. » Tu souris en repensant aux landes vertes de ta Terre natale. Patriote va. « Qu’es-tu fous ici au juste ? A part faire les courses ? ». Tu lui attrapes alors son sac et en regarde son contenu. Intriguée, tu te saisis du piment et lui rend le reste. « T’as pas assez de piment dans ta vie donc tu en ajoute un peu ? ». Tu te retournes vers elle et lui fait un clin d’œil, histoire de te montrer sympas.

    Une silhouette bouscule alors ton étrange compagne qui s’effondre au sol et s’échappe alors en courant rapidement et tu remarques qu’elle a emporté dans sa course le sac de provision d’Eïlìs ainsi que son sac tout court. Sans même réfléchir, parce que tu es ce genre de personne qui agit d’abords puis pense après, tu recules ton bras et projettes avec force la bouteille de piment qui va percuter l’arrière du crâne du voleur. La bouteille explose et déverse la poudre carmin autour de son visage. Il s’effondre en hurlant et en se tenant les yeux. Tu t’approches, calmement, t’as la démarche fière, droite, comme si personne pouvait te faire du mal. T’as la classe et tu le sait. Tu le retournes de ton pied, le mettant sur le dos et il te regarde, en pleurs et se met à te combler d’éloges des plus disgracieuse. Et toi tu souris, la clope au bec et lui enfonces un coup de Dock dans la cote avant de lancer d’une voix impétueuse « La prochaine fois connard, j’te défonce. » Tu ramasses les sacs en te détournant du voleur comme s’il n’avait été qu’une merde parmi tant d’autres sur la surface du monde et revient vers ta compatriote Irlandaise. Tu refermes ta main autour de son coude et la soulève en plongeant pour la première fois ton regard dans ses yeux bleus délavés. Tu frissonnes. Vides. Morts. Perdus. Et tu finis par demander après un temps d’arrêt « Ça va ? Rien d’cassé ? »



    ...to see if I still feel..."




    By ©loud


    Dernière édition par Edge S. Claymore le Lun 20 Fév - 17:19, édité 1 fois
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    MessageSujet: Re: Is it hard to go on, make them believe you are strong ? - PV Joan Jett.   Lun 20 Fév - 2:21


    « Everytime I close my eyes It's like a dark paradise.»




    Il fait froid.
    Oui, tu avais froid, ton âme avait froid, tes bras nus tremblaient, ta peau rouge s'âbimait, ton cœur glacé perdait tout espoir. Mais avais-je déjà espéré … ? Avais-je déjà regardé ailleurs que dans ce tas de confusion que je pouvais être ? Non. Jamais. Je ne cessais de m'agiter dans cette noirceur étouffante de mon âme sans jamais trouver de réponse à cette question terrifiante et pourtant primordiale : Qui suis-je ? Eïlìs, je suis Eïlìs. D'accord. Mais comment définir la personne que j'étais, sans jamais avoir apprécié quoi que ce soit d'autre qu'elle ? Comment savoir comment m'habiller si je ne sais pas si je préfère la jupe du jean ?
    Comment savoir si j'étais heureuse si je n'avais jamais été triste ?
    Alors j'avais froid. Je me perdais dans ces pensées, m'isolais sans même essayer de me battre pour un autre chose.
    Je suis puérile.

    « T’viens d’Irlande non ? J’reconnais l’accent de chez moi. » Je ne répond pas, mon silence suffisait à montrer qu'elle avait raison. Et puis ce n'était pas intéressant. Je ne voyais pas ce que cela lui ferait de savoir si j'étais oui ou non Irlandaise. D'ailleurs, je ne voyais même pas pourquoi elle essayait de s'intéresser à moi. Je n'étais pas belle, je ne faisais pas pitié, je n'avais pas l'air brillante, je n'étais rien. Alors pourquoi me parler ? De l'hypocrisie ? Peut-être.

    Je n'espère pas.

    Elle me prend mon sac. Je ne réagis pas. Pourquoi devrais-je réagir ? Je m'en moquais. De toute façon, elle aurait pu partir avec en courrant, je n'aurais pas bougé. J'aurais simplement redressé le menton, inspiré un moment, gonflé mon torse, puis je serais repartie dans le supermarché m'acheter des pâtes. Effaçant cette fille de ma vie, effaçant ce piment de mes pensées.
    « T’as pas assez de piment dans ta vie donc tu en ajoute un peu ? » Un clin d'oeil à peine remarqué, je tire encore un coup sur ma source de nicotine sans répondre. Du piment dans ma vie... Avait-elle comprit ? Avait-elle deviné ce rien, ce manque, ce besoin, ce défaut de fabrication ? Non. Elle ne pouvait pas. Elle ne pouvait pas, en un regard, sonder ainsi ma vie, sonder ainsi ce que je suis, ce que je peux faire et surtout ce que je ne peux pas faire. Elle ne pouvait pas, tout simplement parce que je n'avais rien à lui offrir. Rien, à part un pot de piment et une petite promenade vers la librairie perdue dans une rue déserte.

    Boum. Je n'ai pas le temps de réfléchir que je suis déjà sur les fesses. Je ne comprend rien, mon bras lâche directement prise, digne de moi, lâche personne que j'étais. Je me contente de poser mon pauvre regard sur la blonde, sans m'agiter, sans fulminer, simplement sur les fesses, les mains dans la neige. Elle, elle bouge. Elle, elle réagit et s'interpose même. L'homme est vite à terre, la femme le retourne, il lui balance des conneries à la gueule, ça semble l'amuser et elle s'empare de mes objets volés.

    Et … ?

    Je tourne la tête, me pince la lèvre inférieur, sourcils froncés. Suis-je en train de m'en vouloir … ? Sûrement. Oui. Je m'en veux. De ne pas comprendre, de ne pas trouver cette scène géniale, de ne pas trouver ce voleur terrifiant, de ne pas m'affoler pour mes clefs peut-être perdues. Je m'en veux, je m'en arracherais le cœur, je m'en couperais la tête. J'en crèverais, tant je ne voulais plus être là, assise, cul mouillé, cul souillé, sur ce trottoir, avec cette blonde. Avec cette Edge.
    Puis elle me prend le bras.
    Je sursaute, me débat, me tortille un peu plus par terre, un peu plus dans cette sale image que je devais créer de moi. On ne m'avais pas touché depuis des mois. Depuis elle... Alors je refusais ce contact, je refusais cette main tendue qui s'offrait à moi. Et je me relevais.
    Seule.

    « Ça va ? Rien d’cassé ? » Mon regard se défile, mais après quelques secondes, j'ose tout de même plonger dans cette mer émeraude qu'étaient ses yeux. Je m’infiltre en son être et lui offre mes deux saphirs. Vois, comme je suis effroyable. Vois, comme je suis détestable.

    Vois ce qu'il n'y a pas à voir et remarque à quel point mon regard est aveugle.

    J'ose tout de même lancer un « Merci... » qui me brûle la gorge, qui me fait tousser, qui me donne encore plus un air de pauvre femme à la rue. Je me tord un peu, puis remarque ma clope par terre devenue un mégot noyé dans la neige. « Ca va, même si je n'ai plus de clope... » Même ça tu n'arrives pas à l'articuler correctement, putain ! Pourquoi n'es-tu pas plus énergétique !? Pourquoi ne cries tu pas combien tu aimes la vie ? Hurler à t'en déchirer les poumons, à t'éclater la gorge, à forcer les gens à se retourner pour te regarder et te montrer que, merde Eïlìs, tu es là, tu vies et tu appartiens à ce monde. Pourquoi ne pas te dévoiler aux autres et prouver à toi-même que tu as une place ici … ?
    Putain.
    « Oui, j'suis Irlandaise... » Puis, petit sursaut de vie, petite étincelle dans tes yeux : « Merci, vraiment, hein... » Dis-tu en serrant ton sac contre ta poitrine, vérifiant en même temps si ton cœur battait toujours, si il ne s'était pas figé depuis le temps.
    Ton cœur, Eïlis. Ton cœur. Il battait.


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    MessageSujet: Re: Is it hard to go on, make them believe you are strong ? - PV Joan Jett.   Lun 20 Fév - 17:50




    How could you be so Heartless ...?




      "Somewhere far along this road, ...

      Le froid te mord à la gueule. Il rend ta peau si blanche légèrement rosée. Mais t’en a rien à foutre de ce vieux mec givré qu’on appelle hiver. Joli jeu de mot. Pourtant, elle, tu vois bien qu’elle a froid, surtout maintenant, alors qu’elle est assise sur la neige et la glace. Alors tu t’approches, tu fais fi du fait qu’elle n’a répondu à aucune de tes tentatives de faire la conversation, toi qui normalement ne fais d’effort pour personne.

      Tu l’attrapes par le coude pour l’aider à se révéler, pour ne plus qu’elle soit à terre, afin de la remettre sur le droit chemin mais elle se débat, refuse ton aide. Elle se relève seule et toi dans ta main, tu sens encore la brulure de sa débâcle alors qu’elle repoussait ton assistance. Tu ne dis rien, tu n’es pas du genre à t’énerver pour ce genre de merde. Et puis tu sais bien que chaque être humain sur cette terre a une histoire bien a lui. Histoire que tu ne connais pas. Résultat ? Hors de question que tu ne juges qui que ce soit. N’ai-je pas raison ?

      Tu te demandes juste pourquoi. Quelle est la raison qui a fait qu’elle refuse tout contact humain. Tu la regardes. Tes yeux si verts et si intenses ne lâche pas ses prunelles. Elles te font frissonner, dans ses yeux semblent se cacher un secret terrible. Mais tu ne te détournes pas, tu cherches juste à comprendre, pourquoi en ces orbes océan ne brille-t’il pas la moindre lueur d’une quelconque vie. Son regard te rappelle celui d’un animal taxidermisé.

      Elle te remercie. Tu n’esquisses pas le moindre mouvement. Ton corps reste de marbre face au froid. Ta clope se consume sans que tu n’y fasses rien. Tu continues de la fixer. Ça t’énerve n’est-ce pas ? Tu ne parviens pas à la cerner. Est-elle vraiment morte de l’intérieur ? Tu cherches à t’en persuader aux travers des volutes de fumée de ta cigarette qui passent devant ton regard mais n’adoucit en rien son intensité.

      Elle te fait sourire avec son commentaire sur sa clope. Sa voix est toujours sans vie, sans intonations et pourtant tu souris. Plus avoir de clopes. Tu sais ce que ça fait. Tu ne connais ô que trop bien cette putain de sensation de te voir arracher ta précieuse nicotine. Alors, tu fais un truc un peu con. Tu glisses ta main dans ta poche et tu sors ton paquet, tu attrapes une clope de tes doigts fins. Mais ça ne s’arrête pas là. Au lieu de simplement lui tendre le bâton, tu arraches le filtre et roules entre tes doigts le bout maintenant déchiré de la cigarette. Tu le lui tends avec ton briquet. T’as remarqué qu’elle n’aimait pas les filtres. Tu n’attends pas sa réponse, et déjà la clope et le Zippo se retrouve dans sa main. Tu ranges ton paquet, te fichant totalement de ce qu’elle fera après avec ta clope roulée improvisée.

      Sa voix s’élève et te surprends. Tu en sursauterais presque.

      « Oui, j'suis Irlandaise... »

      Et puis. Une étincelle. Mince. Faible. Mais là. Tu l’entrevois à peine une seconde. T’es un peu sur le cul, enfin autant que possible pour quelqu’un d’aussi placide que toi. Mais plus que ça, tu apprécies l’effort. Elle t’a répondue, elle a cherché à sortir de son monde ou de son manque de monde. Tu ne dis rien, tu te contentes de sourire un peu plus. Elle te remercie et tu secoues la tête « T’inquiètes pas, j’aime surtout chercher la bagarre, tu viens de m’en donner l’opportunité. Désolée pour ton piment, tu vas pas pouvoir bouffer épicer ce soir. »

      Ta voix est douce et calme. Tu fourres tes mains dans tes poches pour les réchauffer. Puis tu te détourne d’elle et lance d’une voix « Allez viens ! On va chercher ton bouquin et j’te paye un verre dans un pub Irlandais pour m’faire pardonner l’exécution de ton piment. ». Bien sur, tu n’attends pas sa réponse et te détournes. Bientôt, vous arrivez dans la bouquinerie en question et tu souris. Tu aimes cet endroit où les bouquins s’empilent de partout. L’odeur de vieux livres comble tes narines. Tu laisses tes doigts glisser sur les myriades de reliures et tu te tourne vers ta compatriote : « Ce mec a de tout, c’est quoi qu’il faut ? »


      ....he lost his soul to a woman so ...heartless..."




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      MessageSujet: Re: Is it hard to go on, make them believe you are strong ? - PV Joan Jett.   Mer 22 Fév - 0:11

      (C'est court je crois.)


      « Give me, all the peace and joy in your mind.»




      Je devrais m'excuser. Je devrais me mettre à genoux, poser mon front contre le sol, coller mon nez au trottoir et prier le monde pour qu'il me pardonne. Demander à cette fille pardon, qu'elle cesse de me voir comme une névrosée, qu'elle puise en moi toute ma volonté et qu'elle découvre enfin que je n'étais pas ce monstre que l'on pouvait voir au travers de mon regard vide de vie. Vide de sens. Je devrais, aussi, me secouer. M'agiter, frapper ma tête contre les murs, frapper mon âme contre mon cœur, laisser battre mon cœur contre ma poitrine. Ne pas clamser, ne pas me laisser crever, ne pas me laisser tomber comme je le fais, tous les jours, toutes les nuits et encore maintenant.
      Je devrais.

      « Allez viens ! On va chercher ton bouquin et j’te paye un verre dans un pub Irlandais pour m’faire pardonner l’exécution de ton piment. » En temps normal, j'aurais chuchoté mon dégoût pour le piment. En temps normal, je ne l'aurais pas laissé m'inviter ainsi, je ne l'aurais pas laissé s'excuser alors qu'elle n'avait strictement rien fait de mal. Mais j'avais soif, envie d'ivresse, envie de changements, envie d'être en vie. Alors je me laissais faire, je me laissais conduire vers une librairie inconnue, pour aller ensuite boire un verre avec cette étrangère et goûter encore à un désintérêt total et à l'amertume d'un alcool un peu trop fort.

      Puis on arrive. L'odeur forte des vieux livres te tire un petit sourire, ton regard roule sur les ouvrages et tu bouges un peu plus. Parce que je suis bien, ici. Dans mon monde, plein de poussières, plein d'histoires, plein de mots et surtout vide de gens. Je laisse flotter mes doigts au dessus des couvertures devant moi, et, comme dans toutes les librairies, je voudrais tout acheter. Puis ne plus jamais sortir. Ne plus jamais voir les autres avec leurs conventions sociales un peu trop sélectives, ne plus jamais voir ma famille et leur regard compatissant à mon égard, ne plus jamais voir son image qui hante mes nuits depuis des mois... « Ce mec a de tout, c’est quoi qu’il faut ? » Bonne question. J'avais déjà fait le tour des classiques tels que Balzac ou encore Oscar Wilde, alors il fallait désormais que je fasse des recherches pour trouver quel livre pourrait être appréciable ou non. Mais, il demeurait dans mon esprit un auteur que je devais sûrement avoir retenu après avoir lu un article à son propos, et je ne me fis pas prier pour articuler doucement son nom sur un ton des plus convaincus : « Keith Ridgway... Animals, le livre. » Je ne suis même pas capable de former une phrase correcte, ni capable de le dire au vendeur qui semblait être pour moi quelqu'un de bien trop éloigné de mon univers.
      Je n'arrive qu'à poser mon regard sur son nez, puis ses lèvres, et enfin revenir au point de départ qu'étaient ses yeux.

      Ses yeux.

      Deux pierres, deux grands lacs qui me faisaient l'effet d'un coup de feu. Ou... Non. Plutôt celui d'un objectif. Oui. C'était ça. Un objectif de caméra, zoomant sur mes plus gros défauts et laissant à la trappe mes qualités qui étaient de toute évidence inexistantes. Je voyais déjà la jeune femme zoomer et analyser, zoomer et photographier, zoomer et enregistrer, zoomer pour ensuite sortir le tout sous forme de réactions. Et c'est ce qui me fait reculer d'un pas, frôlant le mur avec le dos, buvant l'air comme-ci je n'avais pas respiré depuis plusieurs minutes. Mon regard fait une chute vers le sol tout comme mon esprit et mon courage qui tombent au plus bas. Puis je me laisse parler sur un ton semblable à moi : confus. « Je... Piment. Pas trop. Pff... » Et je me décide à la frapper un peu, à la secouer un peu pour ne pas m'endormir -ou plutôt l'agacer. Je me décide à poser cette question, vide de réponse et pleine de sens : « T'vois quoi … ? Rien ? » Elle ne comprendrait pas forcément. Elle sera sûrement surprise.

      Mais au moins, c'était dit.


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      MessageSujet: Re: Is it hard to go on, make them believe you are strong ? - PV Joan Jett.   Mer 22 Fév - 3:44




      You.Are.Just.My.Past...




        "This feels strange,, ...

        Mother, read me a book, pleaaaase…
        …leave your mother alone Edge, she is tired…

        L’odeur des livres, de la vieille bibliothèque. Ça te rappelle des souvenirs n’est-ce pas ? Ton cœur se serre. Tu étouffes. Tu ne laisses pas remonter les souvenirs. Tu te refuses. Non. Tu es bien trop fière, trop …toi pour te laisser aller. Tu déglutis, tentant d’oublier ce que ces livres te rappellent pourtant avec une insistance si douloureuse. Alors, tu tournes ton regard vers elle, cherche toi une autre distraction. Oublies. Lâche, tu l’es tellement. Tu la contemples. Elle est si étrange. Si mystérieuse qu’elle t’intrigue. Tes yeux caressent son visage et tu inspires brusquement mais silencieusement un peu d’air quand un sourire vient étirer ses lèvres. Un souffle de vie. Elle n’est pas totalement morte. Pourquoi cela te rassure t-il ? Pourquoi ressens-tu cette infime parcelle de soulagement de savoir qu’Eilis n’est pas totalement une coquille vide.

        You know how it is to feel so hurt you are barely alive, don’t you Edge ?
        Elle est un miroir déformant de ce que tu as toi même vécu… Il fut un temps où toi aussi la vie t’avait quittée. Moins seule. Tu te sens seule maintenant ? Quelle égoïste tu fais à te réjouir du malheur des autres parce qu’il apaise un peu le tiens.

        Tes yeux s’accrochent à son sourire, infime mais infiniment beau de part sa rareté. Tu ne la connais même pas, et pourtant tu le sais. Eilis ne sourit jamais. Tu caresses à nouveau les reliures des livres. Ton geste est distrait, tu n’y fais pas vraiment attention. Il y a de l’espoir en toute chose. Les livres, la photographie. Tu l’observais, ton regard si intense, si profond ne la lâchant pas. Tu savais le vert de tes yeux si perçant et inconfortable pour ton entourage. L’intensité qui y régnait en était presque intenable pour beaucoup. Les sombres secrets qui y siégeait, inavouables, faisait fuir. Mais tu ne te lassais pas d’observer le mystère qu’elle était. Ces gestes, aériens, étaient si distraits, comme si elle ne se rendait pas compte de ce que son corps exécutait. On aurait dit qu’elle flânait dans un autre monde, inaccessible pour quiconque d’autre qu’elle. Un monde bien à elle, dans sa tête.

        Sa bouche s’entrouvrit et elle répondit à ma question de manière saccadée, presque inaudible. Qu’avait-elle vécu pour que sa voix manque autant de vie. Tu t’obsédais. Je me détournais d’elle, un court instant pour tendre mes yeux vers le vendeur. Murmure silencieux de nos regards pour ne pas briser la bulle de sérénité qui semblait entourer Eilis. Ses yeux ancestraux se posèrent sur le coin d’une étagère près de moi. Je le remerciais d’un sourire et me saisissait de l’ouvrage avec délicatesse.

        Je relevais mon regard vers elle, juste à temps pour plonger mes yeux dans les siens. Un nouveau frisson, si discret qu’elle ne le remarqua pas. Je refusais de lâcher prise. Mes prunelles scrutaient les siennes, s’infiltrant au maximum dans son regard…si vide ? Non. Regarde bien Edge. Tu connais ce regard, il fut tiens, pendant si longtemps.

        Ton cœur s’emballe alors qu’enfin ses yeux t’offre un secret que toi seule aurais put reconnaître pour l’avoir déjà vécu. Pourquoi as-tu si mal Eilis ? Elle recule et tu fais un pas dans sa direction pour l’empêcher de se faire mal. Trop tard. Tu la regardes se cogner au mur, comme un animal piégé. Piégé entre ce putain de regard qu’est le tient et la surface de bois derrière elle. Elle brise le contacte. Tu fermes tes paupières avec lenteur et réprime un soupire. Elle brise le silence et un sourire nait aux coins de tes lèvres. Tu abaisses tes yeux de sorcières et les poses sur les échines des livres. Tu ne veux pas lui faire mal avec ton regard. « Moi non plus le piment c’est pas mon truc. Ça me brule pendant des heures. Bien fait pour le connard qui a essayé de te voler ta bouffe. » . Comprend t’elle que tu essaies de part tes effort gauche de ne pas la brusquer ? Voit-elle que tu comprends qu’elle n’a pas envie de parler ? Saisit-elle le fait que tu apprécies le moindre effort qu’elle fait pour essayer de vivre ? You were her, once upon a time, Edge.

        Et puis, elle te pose, cette question, auquel tu ne t’attends pas. « T'vois quoi … ? Rien ? » Tes sourcils s’arquent alors que tes yeux se relève par habitude vers les siens qui t’évitent. Un sourire mélancolique vient étirer tes lèvres. Si elle savait. Tes sourcils se rabaissent, ton visage reprend cette placidité qui te connaît et pourtant, tes yeux brillent avec une intensité redoublée. Tu t’approches, avec douceur et tu restes loin d’elle. Tu ne veux pas l’étouffer avec cette vie qui t’habite. Tu ne veux pas qu’elle sente ton odeur. Ça peut paraitre con mais tu as vu que l’odeur des livres semblait l’apaiser. Tu ne souhaitais pas y mêler ta fragrance. Ce que tu pouvais être bête parfois, Edge. Crois-tu que ça avait de l’importance ? You never know.

        Ton bras s’étend vers elle, au bout duquel, au creux de ta paume repose le livre qu’elle veut. Ta voix s’élève alors, un murmure parmi les livres « Il n’y a pas que du vide dans ton regard. Tu as mal, terriblement mal. Une douleur qui te tue, une douleur que personne ne peut voir de part le manque de vie qui règne dans tes yeux. Mais ce n’est pas rien que je vois. »

        Elle attrape le livre et tu souris. « C’est un bon bouquin. Assez marrant et provocant. Tu devrais bien te marrer. » Tu sais qu’elle ne « se marreras » sans doute pas et pourtant tu le lui dit. Pourquoi ? Essaies-tu de lui montrer que peut-être un jour, revivra t’elle de sa douleur ? Toi aussi tu es pleine de secrets, n’est-ce pas Edge ?

        « Prends ton temps, le pub Irlandais est à ta droite quand tu sors, il s’appelle O’Malley’s. Je t’y attendrais avec une bouteille. » Tu salues le vendeur et te diriges vers la sortie en lui tournant le dos. Au pas de la porte, tu te retournes brusquement, la surprenant pour l’obliger à poser ses yeux dans les tiens et y lire la sincérité qui y loge « Eïlìs, je t’en prie viens. Je n’ai pas envie de boire seule. Ne me pose pas un lapin. » Tu souris une dernière fois et disparaît du pas de la porte. Ta silhouette fière et frêle parcourt les quelques mètres qui t’amènent au bar, tu commandes deux Guiness, la bière du pays, histoire de te montrer patriotique et tu attends, t’installant sur une banquette, ton pied tapant nerveusement sur le bois du sol. Ça aurait été tout autre personne, tu t’en serais moqué. Ton excuse de ne pas vouloir boire seule, n’avait été que ça : une excuse. Tu buvais tout le temps toute seule. Mais tu avais été Eïlìs fut-il un temps et tu te souvenais que personnes ne s’intéressait à toi en ces moment. Par ton instance, tu lui avais montré que tu requérais sa présence. Elle.




        As the closer we get to the grave..."




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        MessageSujet: Re: Is it hard to go on, make them believe you are strong ? - PV Joan Jett.   Ven 2 Mar - 12:49


        « EVERYTIME I CLOSE MY EYES, IT'S LIKE A DARK PARADISE, NO ONE COMPARES TO YOU... I'M SCARED THAT YOU WON'T BE WAITING ON THE OTHER SIDE.»




        Je regarde le sinople de ses yeux. J'essaye de percer son âme comme elle le fait, j'essaye de sonder ce qu'elle est, ce qu'elle a pu être, ce qu'elle aurait aimé être et même ce qu'elle deviendra. Mais je ne vois rien. Comment déceler les sentiments des autres gens si toi-même tu ne sais pas ce qu'ils peuvent provoquer ?
        Tu les as lu.
        Tu as lu, que la tristesse était comme l'anéantissement d'un monde, la liquéfaction de notre âme inondant le bord de nos yeux, la fin d'un espoir un peu trop grand et désormais invisible à nos yeux. Tu as lu, que la joie pouvait se glisser au travers des pores de ta peau, qu'elle pouvait réguler ton rythme cardiaque et ainsi le faire accélérer jusqu'à en crever.
        Mais qu'elle pouvait aussi, du jour au lendemain, tout arrêter, pour te faire crever.
        Non, en fait, ça, tu ne l'avais pas simplement lu. Ce battement de cœur de trop, puis la fin d'une vie, la fin d'un monde qui s'écroule sous tes pieds et te fait sombrer dans le vide. Le vide. Non, ça, tu ne l'avais pas lu.
        Ça, tu l'avais vécu.

        « Il n’y a pas que du vide dans ton regard. Tu as mal, terriblement mal. Une douleur qui te tue, une douleur que personne ne peut voir de part le manque de vie qui règne dans tes yeux. Mais ce n’est pas rien que je vois. » Je serre les dents. Ma main se pose sur le bouquin mais je sursaute. Sentant la brûlure tenace de mon âme sur ce livre qu'elle avait touché. Je sens son esprit un peu trop intéressé, traverser ma main pour filer sur mon bras et s'enfoncer dans mon crâne. Elle devine mon geste, elle devine mon regard, elle aimerait deviner ma vie. « C’est un bon bouquin. Assez marrant et provocant. Tu devrais bien te marrer. » Je la détaille un peu, pose mon regard sur mes pieds, hausse les épaules. Le livre parlait d'un homme qui racontait lui-même comment il allait devenir fou, je ne voyais pas vraiment ce qu'il y avait d'amusant là dedans. Quoique. Je ne sais jamais ce qui est drôle, je ne sais jamais quand sourire, quand glousser et laisser éclater la forme la plus pure que peut prendre la joie dans ce monde. Rien de cristallin ne se répercute sur les murs en ma présence. D'ailleurs, seul mon ennui frappe sols et murailles, essayant de s'échapper.
        En vain.

        « Prends ton temps, le pub Irlandais est à ta droite quand tu sors, il s’appelle O’Malley’s. Je t’y attendrais avec une bouteille. »  Comment lui dire que je n'en avais pas envie ? Que les interactions sociales m'effrayaient, que, peut-être, je craignais encore faire une connerie pour simplement ressentir. Ressentir. « Eïlìs, je t’en prie viens. Je n’ai pas envie de boire seule. Ne me pose pas un lapin. » Je me recule, plongeant malheureusement mon regard dans le sien, frissonnant en la voyant me dévisager ainsi. Je crois que je fais tomber quelques livres derrière moi puis déglutis lentement, sentant ma salive se transformer en une pâte peu agréable à avaler. J'inspire un grand coup en la voyant sortir de la librairie tout comme elle sortait de mes pensées. Je peux un peu respirer, car elle bouffait mon air, elle bouffait mon univers la blonde. Égoïstes que ces étranges personnes étaient, je crois qu'ils me ressemblaient dans leur différence.

        Je sors promptement. L'homme ne me dit pas au revoir, il avait comprit que cela me mettrait plus mal à la l'aise qu'autre chose. Je crois que je reviendrai là bas. Puis je tourne à droite, bien que mon cœur voulait absolument se défiler. Pour une fois qu'il voulait quelque chose, ce con voulait simplement retourner dans sa douce narcose habituelle. Pff. Je m’assois en face d'elle sans la regarder, comme toujours, mon regard s'engouffrant dans le verre qu'il y avait sur la table. Puis, après 5minutes de mutisme, j'ose enfin articuler quelque chose de évident mais qui semblait bien sonner et lui offrir l'opportunité de parler un peu : «  … J'suis là … »


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        MessageSujet: Re: Is it hard to go on, make them believe you are strong ? - PV Joan Jett.   Mer 21 Mar - 16:33




        Je danse souvent sous la pluie, pour me cacher des papillons.




          "I look to the left, I look to the right ...

          Edge, tu es née avec des appareils photo dans les yeux…Tu photographies le monde…

          J’ai toujours put immobiliser la terre dans ma tête ou sur des photos. Aussi loin que je me rappelle, tout ce que je voyais devenait des clichés immortels et imperturbables.

          Un papillon qui s’échappe de son cocon afin de voler librement.
          Un vers se tortillant dans mon bac à sable.
          Le lapin de nuage qui courrait dans le ciel.
          Un arc-en-ciel sous une pluie diluvienne.

          Tes yeux verts, si verts qu’ils ressemblent à des joyaux impriment, immortalisent, observent la moindre chose sur lesquels ils se posent.

          Tu vois le monde à ta manière. Comme personne d’autres.

          Tu la contemples. Eilis. Elle aussi possède une façon tout à elle de voir la vie. Elle est arrivée, aussi silencieuse que son regard et dans ce même mutisme, s’est assise en face de toi.

          Tu ne dis rien, tes yeux sont cloitrés sur la table de bois afin de ne pas la mettre mal à l’aise. Quiétude. Tu attends, patiemment.

          Les secondes passent et s’allongent en des minutes qui se suivent et s’enchainent mais tu ne perd nullement ta superbe de patience et de mutisme. Tes yeux restent rivés sur les lignes fines qui dessinent la table de bois. Tu aimerais pouvoir reproduire la beauté qui repose dans les courbes fines des rainures de cette table, tu as toujours voulu immortaliser sur du papier photo l’éclat qui réside dans la structure des choses, leur donnant une apparence, une matérialité, une contenance.

          « … J'suis là … »

          Elle te sort de ta silencieuse contemplation de sa voix monotone et dénudée de tout souffle de vie. Les commissures de tes lippes s’étirent en un sourire amusé alors que ses mots ne font que de démontrer une évidence. Elle ne sait pas quoi dire. Tu le sais. Tu redresses ton visage, tes yeux se détachant des lignes fines du bois pour s’apposer sur son visage fin, sa peau terriblement pâle mais surtout ses iris bleutés dénudé de tout…de tout.

          Tu as envie de frissonner, de t’effrayer de ce vide intense qui règne ou justement ne règne pas dans ces orbes azures mais il fut un temps ou toi aussi tu possédais pareil regard. Comment s’effrayer de ce que tu fus ?

          Tu la gratifies d’une œillade gratifiante avant de te saisir de ta bière pour aller à l’encontre de la sienne et laisser vos deux verres joyeusement clinquer l’un contre l’autre alors que tu lances de cette même voix grave mais empli d’ironie :

          - « A la tienne Irlande ! Que ce breuvage de chez nous te fasse oublier ce que tu souhaites effacer de ta mémoire pour le temps d’une journée. »
          Ton verre s’élève vers tes lippes qui s’apposent conte ce dernier afin de s’abreuver d’une longue rasade de la boisson. Tu le reposes et la contemple, intrigué de voir cette inconnue boire. Tes yeux s’accrochent au sien, comme aimantés, fascinés par ces orbes bleutés.

          Depuis que ton regard a croisé le sien, tes pulsions de photographes te poussent à immortaliser ces pupilles si intéressantes de part leur manque d’intérêt, de part leur manque de tout. Tu t’obsèdes, t’égares, t’enivres de ces yeux qui, tu le sais, donnerait naissance à des photos tellement intéressantes.

          La question outrepasse alors tes lèvres avant que tu ne puisses esquisser le moindre ordre mental pour l’empêcher d’en sortir.

          - « Qu’est-ce qui t’es arrivée ? »

          De but en blanc. Tu n’as jamais été partisante de toute diplomatie. Tu la contemples, te demandant si elle allait répondre alors que tes yeux verts lui ordonnent de ne pas s’en aller, l’acculant d’une œillade déterminée.





          There're hands that grab me on every side."




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          MessageSujet: Re: Is it hard to go on, make them believe you are strong ? - PV Joan Jett.   Lun 23 Avr - 18:42


          «Place your past into a book burn the pages let them cook.»




          Verre à moitié vide. Le plein n’est qu’éphémère, le plein, je l’avale goulûment, je veux tout avoir pour moi, égoïste. Pour de nouveau retrouver ce rien, sans avoir eu le temps d’apprécier ce plein, plein d’alcool, plein d’ivresse, plein de sentiments. J’avais dévoré l’amour, j’avais touché l’adrénaline puis le fond du verre, si froid, qu’était la mort. Je n’avais rien à envier, je n’avais rien de bien, oui. Tout ce que je possédais était néant.

          « A la tienne Irlande ! Que ce breuvage de chez nous te fasse oublier ce que tu souhaites effacer de ta mémoire pour le temps d’une journée. » J’aurais aimé. Son verre frappe le mien comme ses mots qui s’emmêlent dans mon esprit. Effacer ce que je voudrais oublier, rayer de ma vie ces quelques années de sentiments. Ce serait si beau. Et pourtant, je ne peux me résigner à cela. Car j’avais vécu. Seuls moments m’ayant offert un peu d’humanité, m’ayant fait comprendre que je n’étais pas qu’un tas de chair vivant pour exister.
          Non, j’étais aussi un tas de conneries, d’égoïsme et d’ignorance. Ayant fait sombrer la personne que j’aimais avec moi, dans les abysses du vide et de la mort de l’âme.
          Je n’étais plus qu’un pauvre cadavre. Une personne n’était pas morte dans cet accident. On était deux, elle m’avait emportée avec elle, gardant toujours mon cœur contre sa poitrine glacée.

          « … » Je ne l’écoute plus, regard volant, s’écrasant de temps à autre sur la table. Mon doigt caresse le verre puis glisse sur le bois, cherchant désespérément une sensation autre que l’ennui, mais rien n’y fait, rien n’est doux, rien n’est rêche, tout est semblable. « Qu’est-ce qui t’es arrivée ? » Et la question, qui me tombe dessus, me fait courber le dos tant elle était lourde à porter, à entendre, à voir dans ses yeux émeraude. Je convulse, je faiblis, mes mains frêles tremblent, je crois que ma vision est un peu floutée par de l’eau. Oui. Des larmes ? Etrange, car je ne ressentais ni amertume, ni tristesse et encore moins de regrets.

          Et pourtant, malgré le décès de mon âme, mon corps continuait à vivre, s’exprimant à ma place.
          Je me pince la lèvre. Ca brûle. Les larmes, l’eau sur les joues, le goût salé. Tout ça est brûlant, je sens mes joues s’enflammer et mes yeux me piquer. D’un revers de la main, j’efface tout, renifle un coup pour placer un « Oh… » Entre mon geste et le deuxième effondrement de mon visage.
          Je crois que c’est mon vide. Mon vide liquide, livide, s’échappant un peu de mes yeux, peut-être aussi de mes oreilles, voulant un peu goûter à la lumière du jour. Oui. C’est lui qui fait couler mon maquillage, qui tombe, noir, par terre. Et c’est lui que je me prends à haïr, écrasant la tâche laissée derrière ce liquide avec mon pied avant de m’essuyer à nouveau les joues. Je déglutis, je me jure de ne plus jamais le laisser sortir, de l’emprisonner à jamais. Dans une boite, dans un coffret ou dans mon cœur s’il le fallait. Mais plus jamais.

          Jamais.

          « …Rien. » Mot définissant certainement le mieux ma vie, que je ne cesse de répéter, tous les jours, toutes les nuits. Rien ne m’est arrivé. Rien. Strictement rien.

          Je baisse encore les yeux, honte ou je-ne-sais-quoi me serrant l’estomac. Je crois que mon regard affiche un peu de regrets, ou quelque chose semblable à de l’amertume acide me brûlant la gorge. J’y pense encore, j’en rêve encore. Habituellement, c’est supportable, habituellement, ça ne me fait plus aucun effet. Mais face à un regard aussi lourd, face à une question pleine de sens, tout s’effondre. Et je vois encore son regard, son sourire, ses dents, ses lèvres… J’aimerais de nouveau sentir sa peau, de nouveau serrer sa main. J’aimerais tout reprendre, pour essayer de sentir ses lèvres et goûter à sa peau si tendre. J’aurais aimé vivre un peu plus.
          J’aurais aimé.

          Je n’aime plus.

          Et puis ça crie dans mon crâne. Son cri. Sa voix. Ces bruits qui me reviennent à la gueule, comme une baffe, et qui m’assomment avec une sale migraine. Je pose mes mains sur mon crâne. « Ta gueule… » Balancé. Chuchoté, glissant de mes lèvres, parce que je l’entends, ce putain de médecin. Je le hais, cet homme au regard creusé par le temps qui venait m’annoncer l’indicible. L’impensable. « Rien… Rien. La ferme. » Je souffle, je cherche à m’échapper. Et je la vois. Elle ne doit pas comprendre, comme tous les autres. Elle doit me prendre pour une folle, comme elle. Alors je recule ma chaise, et dans un mouvement des plus prompts me lève pour déclarer, la voix tremblante. « J’vais t’laisser… »




          Dernière édition par Eïlìs K. O'Neal le Jeu 26 Avr - 10:31, édité 1 fois
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          MessageSujet: Re: Is it hard to go on, make them believe you are strong ? - PV Joan Jett.   Jeu 26 Avr - 4:55




          I wish you would stop torturing me.




            "Let's get outta here ...

            Un cri lancinant déchirant le ciel paisible de l’Irlande.
            Les corbeaux s’envolent sous l’exhortation, tachant de leur plumage ébène un ciel, aussi gris que ta vie.
            Le sang. La pluie. Tout cesse.
            Deux gestes en arrière.
            C’est trop tard.
            It’s all your fault, Edge.
            Ils te regardent tous comme une abonimation de cette terre.
            Une créature qui n’a pas lieu d’être.
            I wish you could die, bitch.

            Les réminiscences remontent, n’est-ce pas Edge. Elles te torturent, lacèrent ton esprit que tu as mis si longtemps à affermir. Les souvenirs menacent, écorchent une sérénité si chétive qu’elle en paraît obsolète. Succombe.

            La réaction de la marionnette sans vie à tes côtés fait écho sur un passé qui est encore tenace sous le voile si fin de tes souvenirs.

            Ton poing se crispe. Ta mâchoire se serre. Elle pleure. Tout est de ta faute. Encore une fois.
            Elle s’effondre, s’affaisse, se décompose aux devant des émeraudes qui façonne ton regard. Impuissante tu la contemples verser les larmes d’un passé que tu devines lourd, douloureux, lancinant.

            Quand apprendras-tu putain de photographe ? Quand cesseras-tu d’écorcher ceux qui t’entourent ?

            La frustration vient obstruer ton esprit alors qu’Eilis se perd dans un tourment qui ne semble avoir de limites. La colère te submerge et à nouveau tu en viens à dénigrer ton existence, souhaitant ne jamais avoir vu le monde, toi, damnation qui semble démanteler tout ce qui t’entoures.

            « Oh… »

            Tu tressaillis devant ce simple son pourtant porteur de tant de lancination que cela t’en paraît insoutenable. Son visage déverse tant…de tant, tout en restant incroyablement neutre et dépossédé. Le noir de son maquillage découle et tache sa peau en de longues trainées d’un ébène aussi insondable que l’origine de sa douleur. Tes yeux, la contemplent, caressent son faciès peiné qui semble pourtant trépassé. Mort. Comme le sien. Par ta faute.

            Ta main s’agrippe au rebord de cette table dont tu aimes si passionnément les lignes. Tu t’accroches à cette matérialité si rassurante pour ne pas sombrer dans les circonvolutions amères d’un passé terriblement immatérielle. Pourquoi elle ? Pourquoi avais-tu dû tomber sur ce reflet parfait dans ce supermarché ? Pourquoi n’avait-elle pas été l’une de ces femmes superficielles, que tu te complaisais tant à séduire afin d’éviter toutes véritables relations, qui avait croisé ton chemin mais ces yeux vides, sans fonds, parfait chatoiement de celle que tu fus, il y a peu. Cruelle salope qu’était la vie pour t’allier si ironiquement avec ton passé sous la forme trépassée de cette Irlandais figée dans la douleur.

            « …Rien. »

            Elle te sort de ces entendements sinistres qui n’ont pour résultat que de te meurtrir un peu plus. Défunte sauveuse de tes propres réminiscences. Tu relèves un regard en détresse, perdu et dilaté par cette douleur qui trouve sa rutilance dans les iris délavés d’Eilis.

            Tes yeux, tu le sens, s’agrandissent alors d’hébétude lorsque tu harponnes dans ce regard ce que personne d’autre n’aurait put.

            Tu photographies le monde et vois les choses comme personne d’autre sur cette Terre, c’est ce qui fait de toi un être si brillant et extraordinaire, Edge.

            Ces palabres terriblement dolents écorchent un peu plus ton cœur. Tu les détestes ces putains de souvenirs, n’est-ce pas la Photographe ? Et pourtant ses mots expliquent le pourquoi de la découverte de sa souffrance sidérale et intenable. Tu entrevoies en ces pupilles d’un bleu délavé, l’envie. Une convoitise sans limite… Tes yeux se perdent dans les siens, ils continuent de lire, de percer un peu du mystère de ses iris. Sa concupiscence pour quelque chose, non, quelqu’un qui n’est plus, te frappe au visage comme une pierre qui estampille un lapidé.

            Ce n’est plus une coïncidence. Tu le sais. Le fait que ton chemin ai croisé le sien, n’est pas l’acte d’un hasard disgracieux. Trop, trop de similarités. Comment aurais pu deviner sa peine si toi-même n’avais-tu jamais ressentit tant de douleur ? Aussi dissimilaires vos histoires fussent-elles, les mêmes sentiments, les mêmes sensations pulsaient dans vos esprits torturés.

            Tu la regardes se dégrader, perdre pied sur ce monde pour sombrer dans le sien, terriblement plus emplis de tout… Son regard te torture alors que ses pupilles se dilatent et que son visage se fige dans une expression de douleur accablante. Elle est repartie dans ce passé qui la hante, qui la comble de vide, tu le sais, pour l’avoir vécu ô combien de fois. Ses mots, bafouillé à un souvenir invisible, ne sont que détresses et désastres. Elle ne te parle pas, elle se bat. Elle bataille contre son esprit qui a repris le dessus sur une balance que tu as si aisément renversé de ta question. It’s all your fault, Edge.

            Elle s’éloigne de la table. Tu paniques. Elle te quitte. Sa voix tremble presque autant que ton corps secoué par la colère contre toi-même et la frustration. Ne la laisse pas partir ou tu t’en voudras à jamais. Tu te redresses sans vraiment t’en rendre compte. Tes doigts s’enroulent autour de son poignet faible et son derme brule contre le tien.

            Un mot. Un seul s’échappe de tes lèvres.

            « Non. »

            Tu la lâches. Elle déteste être touchée comme toi aussi, il fut un temps tu haïssais tout contact. Tes yeux accrochent les siens. Le vide se reflète dans le plein. Le passé nargue un futur terriblement instable. Le trépas tente une vie qui en peine. Tes lèvres s’entrouvrent pour parler. Pour l’empêcher de partir. Pour excuser cette question que tu n’aurais JAMAIS dû poser mais …

            « Eh bien m’amzelle, elle vous fait pleurer la gouinasse, elle a essayé d’vous séduire et vous a fait d’mal. Faut pas vous laissez avoir v’savez. C’est mal tout ça, les homos et tout. V’nez plutôt avec moi. J’vais vous montrer qu’les hommes sont tellement mieux. »

            Ce porc passe alors sa main autour de sa taille devant ton regard qui se fait assassin.







            I want you to come with me..."




            By ©loud
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            MessageSujet: Re: Is it hard to go on, make them believe you are strong ? - PV Joan Jett.   

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            Is it hard to go on, make them believe you are strong ? - PV Joan Jett.

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