T'as besoin d'un logement pour tes études ou ton travail ? Tu t'es fait virer de chez toi ? T'as juste envie de changer d'air et de te relaxer ? Kohime Pension °w° ! Dans le même genre que la Pension Hinata, on t'attend !
 
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 Chapter I : No effect | Chris J. Attacks |

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avatar• Baka, serait peut-être temps
|| de demander un rang !

Messages : 178
Date d'inscription : 12/04/2010
Camp dans la Bataille : Come back.

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MessageSujet: Chapter I : No effect | Chris J. Attacks |   Mer 28 Mar - 23:47

    « On sentait cet homme ravagé, rongé par sa pensée, par une Pensée, comme un fruit par un ver. Sa Folie, son idée était là, dans cette tête, obstinée, harcelante, dévorante. Elle mangeait le corps peu à peu. Elle, l'Invisible, l'Impalpable, l'Insaisissable, l'Immatérielle Idée minait la chair, buvait le sang, éteignait la vie. Quel mystère que cet homme tué par un Songe ! Il faisait peine, peur et pitié, ce Possédé ! Quel rêve étrange, épouvantable et mortel habitait dans ce front, qu'il plissait de rides profondes, sans cesse remuantes ? »
    La Chevelure, Guy de Maupassant
    1884

    ***

    Puis... vous marchiez au détour de cette rue. Soudain, un puissance abrupte vous force à vous arrêter net; car captivé par cette étrange créature qui passait à côté de vous. Vêtue de noir, la demoiselle à hauts talons, vous frôla. Vous avez manqué de tomber à la renverse tant la force et la détermination se dégageaient d'elle. Ses traits étaient froids, mais quelque chose dans sa bouche était différent. Un sourire apaisant et rassurant. De prime abord elle vous a fait peur, mais à regarder de plus près, vous vous êtes rendu compte qu'elle dégageait quelque chose qui rendait ses traits différents. Peut-être était-elle sortie avec son parapluie à dentelle alors qu'il ne pleuvait même pas ? Ou peut-être même qu'elle avait une canne de Charlot qui accompagnait sa démarche féline et assurée ? L'étrange personne qui vous dépassa, ce jour-là, continua sa route, seule... mais elle semblait habitée par tout un monde qui se reflétait à travers ses pupilles claires.

    ***

    Que faire, maintenant ? La rue était déserte, pas un seul chat à des kilomètres à la ronde. Dormir, ici, à même le bitume ? Pourquoi pas, cette idée avait son lot de charme. Et pourtant... Ses manières étaient encore un peu farouches sur les bords. Elle tentait tant bien que mal de se débarrasser de ces habitudes lourdes et impersonnelles... mais certaines choses étaient incrustées en elle. Elle ne pouvait s'en défaire. Alors, elle était frustrée. Et, pour la première fois, elle ressentit l'envie d'extérioriser sa colère. Mais... avant... elle déposa sa basse, soigneusement rangée dans son étui, contre un mur. Puis, elle se mit à crier aussi fort qu'elle le pouvait. Elle donnait des coups dans le vide, en vain. Sa frêle carrure et son manque d'entraînement ne lui auraient pas permis de faire mal à une mouche. Pourtant, elle en avait dans le froc. De la détermination à glacer le sang. Un regard perçant contre lequel il fallait mieux éviter de se frotter. Des mots - durant les rares moments où elle déliait ses lèvres pour parler - précis, qui savaient se nicher en plein milieu d'un coeur.

    Tout ça était inutile, à présent, là, dans cette rue sombre éclairée par un un réverbère. Elle mit un bon coup de pied à ce dernier ! Mais... manque de bol, son talon se cassa. Et puis quoi ? S'enticher de choses si futiles ! Katsura jeta ses chaussures à même le sol. Puis... elle entama sa longue marche... son long périple.

    Avoir été chassée, elle en était heureuse au départ. Cependant, elle commençait à prendre conscience de tout ce que cela impliquait. Des galères à n'en plus finir... mais... c'était cent fois mieux que de rester là-bas, où elle n'était pas elle. Les souvenirs de sa mère qui s'approchait d'elle pour soulever son t-shirt et pousser un crier d'effroi, tout en répétant à tûe-tête « c'est quoi ça ? » surgirent. Sa main vint caresser la petite parcelle de peau qui venait de se faire tatouer le jour même. Le pourtour était encore un peu rougeâtre, mais cela ne faisait pas mal.

    Cette nuit-là, Kotonoha dormit sur un banc, dans un parc. Des heures durant elle n'avait pas trouvé le sommeil, alors elle avait joué de sa basse. À son réveil, la faim commença à lui tirailler les entrailles. La faim. Le nourriture. Elle n'avait même pas pensé, la veille, qu'il allait falloir se nourrir. Elle se sentait honteuse.

    Son seul atout restait son don pour la musique. Qu'auriez-vous fait, vous ? Rester dans ce parc ? Direction le métro et... vous vous doutez bien que sans argent, le métro n'était pas utile. Quoique la fraude ça existe, mais c'est pas dans l'histoire alors chut. Assise par-terre, dans ce long couloir, elle se mit à jouer.

    Fin de la journée, elle n'avait ramassé qu'une très petite somme. Le dilemme qui se posa devant elle fut alors presque insurmontable. Manger ou... prendre le métro pour partir loin de cet endroit ? Bien entendu, c'est la deuxième solution qu'elle choisit. Un peu de bol dans sa vie, tout de même, il lui restait assez pour s'acheter de quoi manger. En fait... ben... c'était pas un dilemme quoi. Putain, je peux en écrire, de la merde, des fois.

    ***

    Une année, puis une deuxième... elles avaient filé à toute vitesse ! Katsura sillonnait les couloirs de la Pension Kohime, elle le connaissait par coeur à présent. La vie pouvait déboucher sur de drôle d'endroits, parfois ! Un établissement complètement barge remplit de fous. Et... il fallait même faire gaffe à pas s'faire bouffer.

    Loin de chez elle, loin de tout, loin de Saionji. Se retrouver face à elle-même, comme ça, ça l'avait complètement décontenancée au début. Bredouille, elle ne savait même plus si elle préférait une pomme d'une poire.... et c'est à peine si elle s'était souvenue de son prénom les premiers jours. Ne parlons même pas de son âge !

    Quel âge as-tu ?
    Quel âge j'ai, moi, déjà ?

    Assurément, ça faisait fuir.

    Le temps avait fait son travail, elle s'était révélée. Aujourd'hui, elle pourrait carrément changer de nom tant il ne s'agissait plus de la même personne. Puis... elle s'amusait à observer les gens, ici, à Kohime. La corbeille composée d'un tas de têtes différentes, des noms parfois loufoques et... des caractères à n'en plus finir. Cette belle corbeille d'hypocrites ! Elle leur cracherait à la gueule ! Enfin... elle ne s'était pas améliorée sur ce point : ses relations avec le monde qui l'entourait. Ca n'était pas qu'elle ne voulait pas... c'était juste qu'elle était incompatible. Avec tout le monde. Pas une seule personne n'avait su l'atteindre entre ces murs. Pas une tête qui ressortait du lot.

    Les notes glissèrent doucement, la salle de classe était vide. Kotonoha n'était plus une étudiante depuis longtemps. Non... elle n'était plus cette élève modèle qui ramenait les meilleurs résultats. Aujourd'hui, elle enchaînait petits boulots sur petits boulots. Personne ne savait ce qu'elle faisait, concrètement. Il lui arrivait de partir travailler tard le soir. Des fois ses horaires débutaient le matin. Ou, encore, en milieu d'après-midi. Se prostituait-elle ? Allez savoir... le gynécologue vous répondrait que cet orifice n'était pas une autoroute. Donc... que faisait-elle ?

    Vous êtes ennuyeux.

    Les lune éclairait à travers les vitres à carreaux, elle donnait un charme à la pièce entière. Assise sur un chaise, tous les objets autour d'elle enfermaient une part d'ombre en eux. Le piano... qui n'était qu'une grosse tâche noire. La contrebasse, qui dessinait une courbe indéchiffrable... la batterie qui s'étendait de tout son long. Une respiration profonde, comme pour posséder toute cette pièce en elle, pour elle. Elle expira bruyamment. Elle était bien, là... seule...

    La porte qu'elle avait laissée ouverte, trop pressée de jouer, laissait passer quelque courants d'airs par-ci, par-là. Mais, en définitive, elle était totalement captivée par l'instrument de musique qu'elle tenait entre ses frêles mains. Ses doigts glissaient le long des cordes... Rylynn. Elle avait bel et bien échangé sa basse, ce soir-là, contre une guitare sèche de la salle de musique. De toute façon l'un et l'autre se complétaient. Savoir jouer de l'un, donnait automatiquement le savoir de l'autre.

    Doucement, sa voix s'éleva un peu. Elle ne chantait pas, elle murmurait quelques notes... car elle ne savait pas chanter. Les divinités de lui avaient donné qu'un seul et unique don. Elle n'était pas du genre à penser que c'était malheureux. Mais, au contraire, elle chérissait ce cadeau unique. Bien plus précieux que n'importe quoi d'autre au monde. Elle n'avait même pas remarqué l'intrus qui s'était glissé en douce et qui l'observait...

    C'est pour vous dire à quel point sa présence était insignifiante.
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