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 { Une rencontre brutale }

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MessageSujet: { Une rencontre brutale }   Jeu 8 Oct - 7:25

Depuis près de deux semaines, je n’avais pas pu exercer l’une de mes activités favorites ; les magasins. Je n’allais pas en faire une crise comme Kyoran en était capable, m’enfin la raison de cette privation me déplaisait assez. L’argent. Et oui, pour la première fois depuis ma naissance, j’étais dans le besoin. Bon, j’avais de quoi vivre. Mais ma paye n’arriverait pas avant deux semaines, et ma mère semblait avoir oublié de me verser ce qu’elle appelait « revenu de solidarité » pour m’ennuyer ; une certaine somme d’argent qu’elle m’envoyait tous les mois et qui me permettait de subvenir à des besoins supplémentaires, comme par exemple le shopping.

C’était sur ce sujet que se baladaient mes pensées, en ce matin d’Octobre. Mon séjour à la pension datait désormais de trois mois, ce n’était pas mal du tout comme ancienneté. J’avais rencontré bon nombre de nouveaux, et lié des relations amicales avec deux ou trois personnes, mais dans l’ensemble je restais une petite pensionnaire comme les autres, un peu espiègle et moqueuse avec ceux qui se perdaient dans les couloirs. Bon, today j’étais gentille, donc je me décrivais gentiment. Je portais une robe courte pour la saison, et une longue écharpe bleue qui m’enveloppait les épaules. D’ailleurs, pour une fois, ma robe n’était pas rouge mais bleue bordée de blanc. J’avais reçu cette petite merveille quelques jours plutôt, avec pour toute signature au coli ; « S.S » ... Seikan Seishin. Mon idiot de frère. Bon, il valait mieux ça que les chocolats habituels qu’il m’envoyait. Au moins il avait eus l’intelligence de ne pas écrire son nom entier ; mon père aurait été capable de filtrer ses envois juste pour vérifier qu’il n’avait pas un contact avec moi ... D’ailleurs je me gardais bien de répondre aux lettres de mon frère, seuls ses sms recevaient parfois un ou deux retours.

Bref, revenons-en à la pension. On était dimanche matin, j’étais plutôt fatiguée de ma semaine, mais au lieu de faire la grasse matinée comme à mon habitude, je m’étais plantée dans le hall, à l’affût du facteur. ( Clin d’œil à Ky’ xD ) Mon cerveau n’était branché que sur une chose : mon argent O_O !! Il fallait que je reçoive mon argent. C’était vital, c’était existentiel, parce que... Je n’avais plus de collier à mettre O_O. Si, je vous jure, c’est possible de plus avoir de collier ! Mon dernier en date s’était perdu dans le lavabo de ma mère, et depuis que j’étais à la pension je gardais invariablement le cou nu ... Alors, ma mère, elle avait sérieusement intérêt à m’avoir envoyé mon « revenu de solidarité » ! Parce que dans le cas contraire, je n’allais pas réfléchir un seul instant à mes actes et j’allais me rendre directement chez nous, à trois heures de taxi de Kohime, pour récupérer mon fric. Bon, d’accord, c’était pas vraiment mon fric, m’enfin faut pas abuser, elle espérait quoi, ma mère ? Me faire hiberner ? Comme au lycée, plus d’ordi, plus de jeux vidéos, plus de livres ... Juste les cours. Omg, je suis pas une hermine !

Stop les réflexions n’imp. J’ai vraiment l’esprit tordu, moi. D’ailleurs, voilà que la victime, et le coupable tout à la fois, venait d’apparaître ; le facteur ! Il entra d’un pas hésitant dans le hall, et je pus voir que ce n’était pas le gars louche habituel. Il s’agissait d’un jeune homme à l’expression effarouchée, comme s’il n’était jamais entré dans une pension. Et bien voilà, c’était fait, « on vous souhaite la Bienvenue à Kohime » ! [/VLAN/ xD. C’est ça, à raconter des conneries, on se prend des baffes, Syriane u_u. Pour une fois que c'est pas une téfal xD.]

Non mais franchement, il tirait une tête de chien battu, ce gars-là. Il fallait que je fasse quelque chose. Bon, je vous avoue, ce n’était pas désintéressé ... Souvent, les facteurs faisaient payer les frais de transport pour les colis qui contenaient des chèques, soi-disament qu’en cas de disparition ils étaient responsables ( alors qu’en fait en cas de disparition, on vous dis juste « coli perdu », et puis basta xD ). Peut-être qu’un petit mot, même juste un geste amical, m’éviterait de perdre des yens inutilement ?

    « Monsieur ... Il y’a un souci ? »


Le garçon sursauta et manqua de lâcher sa liesse de lettres, que d’ailleurs je fixais avec intérêt. Il dut voir mon petit visage charmant et la longueur minime de ma robe, car son visage s’éclaira brusquement. Très exactement à ce moment, je lui adressais mon sourire le plus exquis. Son expression fondit comme au soleil.

    « Je cherche les boites aux lettres. Pouvez-vous m’indiquer où elles se trouvent ? »


Il était d’une politesse exagérée et je ne pus m’empêcher de rire. Confus, le malheureux facteur rougit comme impossible. Je posais une main rassurante sur son épaule et le guidais jusqu’au fond du hall, où s’alignaient les boites en fer, peintes à ce jour en rouge. Encore tout tremblant sous mon regard attentif, le garçon commença à faire sa distribution. Entre deux enveloppes, j’aperçu une pochette dont le dessus était marqué du seau de mon père. Ma mère avait vraiment des idées farfelues, par moments. À croire que c’était une chose héréditaire.

    « Ceci est pour moi ! Merci. »


Sans attendre, sans même lui demander son avis, j’avais attrapé la pochette et l’avait fait passer dans mon autre main, de telle sorte qu’il ne pouvait plus l’atteindre. Le pauvre garçon voulut protester, il porta même une main à la mini-caisse qu’il portait. Sans doute espérait-il obtenir le pourboire des colis, mais il n’avait aucune chance avec moi ; en lui adressant un simple sourire, je parvins à le faire taire. Comme il reprenait sa tournée avec une expression quelque peu contrariée, je me penchais sur lui et déposais un léger baiser sur sa joue. Puis je fis un demi-tour sur mes talons qui fit crisser le carrelage du hall, et m’éloignais en sautillant.

« Syriane, mon enfant, mon trésor, ma [je passe u_u], je suis vraiment désolée de t’avoir fait attendre aussi longtemps.
Nous avons reçu ton bulletin de première période il y’a quelques jours, et depuis ton père ne quitte pas d’un œil le courrier que j’envoie ; il s’attend à ce que je te félicite, ce que je ne vais pas attendre de faire.
Je suis vraiment fière de toi, Sysy. Même ton frère a déclaré que tu serais son modèle pour l’éternité. Il me semble qu’il s’agit de tes meilleurs résultats depuis le primaire ! Je te félicite de tout cœur.
Bisous,
A.S »


Et là, avec la lettre, il y’avait le chèque. Je le pris entre mes doigts avec une certaine émotion, et le glissait dans mon sac. En plus, tout en bas du message de ma mère, il était écrit : « PS : vu tes excellents résultats, et puis aussi mon retard, j’ai doublé ton revenu de solidarité. » YOUHOU. C’est la fête à la maison, comme on dit.

    « Go bijouterie ! »


Aussitôt dit, aussitôt fait. J’attrapais un gilet violet dans ma chambre, et filais dehors. Le ciel était couvert ; le soleil ne semblait pas décidé à se montrer, mais le temps ne m’avait jamais découragé, bien au contraire. [Les nuages et le vent me parlent. xD.] J’arrivais donc à pieds dans le quartier chic de la ville, mon sac à la main et des étoiles dans les yeux. En plus, il n’y avait presque personne à cette heure de la journée, j’avais les boutiques rien que pour moi. *v*. Le rêve. Kyoran aurait été jaloux, hin hin ~ ♥.

Je n’eus aucun mal à trouver un magasin de bijoux, le quartier chic n’était pas très étendu et la vitrine de ce bâtiment là se voyait à des kilomètres à la ronde ; tout brillait, de la plus petite bague à la parure la plus voyante. Je longeais la vitre, les yeux rivés sur l’étalage, et repérais rapidement un joli petit tour-de-cou. Il était fait d’une simple chaîne en argent et d’un saphir taillé en forme de papillon. Je ne m’arrêtais que quelques secondes dessus ; ce n’était pas dur de deviner que ce collier-là m’irait à merveille, ne serait-ce que de part son éclat bleu. u_u. Désolée j’ai mon moment bleu. xD.

Donc, quand mon choix fut arrêté, je fonçais tête baissée sans regarder devant moi ; d’après mon sens de l’orientation assez vétuste, la porte était là, à environ deux mètres de moi. J’aurais pourtant juré prendre tous les facteurs en compte ; les marches devant le magasin, le volume de ma robe, le fait que, comme à mon habitude, je glissais sur mes talons pour me retourner. Rien n’y fit, au lieu d’atterrir devant la porte avec toute l’élégance possible, je rentrais de plein fouet dans un individu non-identifié. Surprise par la collision, je me reculais en vitesse comme si je venais de mettre la main sur une plaque de cuisson. Complètement effarouchée, je relevais le nez pour paraître moins stupide, et arrangeait nerveusement mes cheveux : « Excusez-moi. »

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Dernière édition par Syriane Seishin le Sam 7 Nov - 20:29, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: { Une rencontre brutale }   Mar 20 Oct - 17:48

« Pre-mière—Jour-née.
Oh oui, épeler les syllabes. Me rappeler de ce jour fatidique qui allait sûrement bouleverser des vies… Celles des autres évidemment. Me faire du mal ? Cela ne me traverse même pas l’esprit. Faire du mal aux autres ? J’acquiesce sans hésiter. Je ne suis pas psychopathe, sournois ou vilain. J’aime juste passer du temps avec des inconnus, des garçons, des filles, tout ce qui parle et qui respire ! Plus ils me répugnent, plus je les aime. Telle est ma devise. Amusant non ?...
»
Toutes ces pensées me traversèrent l’esprit lorsque je franchis la porte de la pension Kohime. Vous vous en douterez, je ne me présenterai jamais de cette manière à quelqu’un. Non, non. Seulement dans vos cauchemars, ceux dans lesquels vous finissez toujours par mourir. Vous voyez ?
Je suis sûr que vous voyez de quoi je parle. Passons.
Si j’ouvrais la porte de cette pension, ce n’était pas pour entrer. Non, vous savez, cela faisait au moins deux bonnes heures que je traînassais aux alentours. Vagabondant entre les couloirs et ma chambre, ma chambre et le hall, le hall et les couloirs. Etc. Évidemment, toutes mes valises et bagages sans intérêt avaient été déposés tôt ce matin, dans ma chambre modeste contenant quatre lits répartis dans chaque coin de la pièce. Honnêtement, j’avais regretté n’avoir fait la connaissance d’aucun de mes colocataires. Ces futures victimes dont je ne connaissais ni le visage, ni le nom, seraient mes petits favoris durant ce séjour passé ici. C’est une promesse. Qu’ils soient jeunes, âgés (respectant tout de même une limite d’âge correcte, je ne suis pas fan des vieux croûtons), stupides ou niais, je les aime tous… « Partagez votre amour, vous serez récompensé ! » Disent-ils tous… J’ai toujours écouté les vieux sages vous savez, si, si. Je ‘partagerai’ mon amour à qui le voudra… Enfin, c’est moi qui décide bien sûr, non ?

Oublions ce préambule navrant. Et entrons dans le vif du sujet.

Oui, donc, cette porte. Vous me direz : « Mais si on n’entre pas par une porte… On en sort non ? » Et vous auriez parfaitement raison. Finalement, cette pension, qui me paraissait étonnante au premier coup d’œil, je l’avoue, est toute à fait banale. Il n’y a strictement aucune activité intéressante à faire aux alentours. Les gens ont l’air tous aussi coincés les uns que les autres, il n’y a rien à faire lorsqu’ils sont en groupe à discuter comme des autruches la tête plantée dans le sable. En-nuy-ant. Finalement, être arrivé dans une nouvelle ville n’a aucun intérêt à part passer son temps à s’ennuyer. Évidemment, il est certain que je n’attire pas l’œil. Aujourd’hui, je m’étais habillé de mon traditionnel uniforme d’écolière. Les longues manches de mon pull couvraient une grande partie de mes mains, me donnant un air maladroit et innocent. Un ruban au centre de ma poitrine bougeait de droite à gauche au moindre de mes mouvements. Enfin, ma jupe bordeaux s’arrêtant à la mi-cuisse me donnait 14 ans au lieu de 16. Ça ne me dérangeait pas le moins du monde. J’adorais me la jouer shota. Enfin, loli dans ce cas présent.
Bref, la poignée glissa doucement entre mes doigts, et je sortis enfin de cette prison.

Li-ber-té.
Je respirais l’air pur provenant de l’extérieur. L’un des rares avantages de ce lieu, vous pouvez me croire. Le vent soufflait doucement sur ma nuque, me donnant presque envie de sourire face à l’innocence que me procurait cet endroit si calme. Bref, bref, bref. Il est rare pour moi de me fasciner aussi soudainement face à la beauté de la nature et du silence, aussi rare et innocent soit-il, d’un quelconque et je dis bien d’un QUELCONQUE endroit.
Oublions tout ça voulez-vous ?
La tête haute, les bras se balançant le long du corps, je m’avançais avec une certaine assurance. Quelle destination ? Aucune idée. Oh, bien sûr, je n’avais aucune raison d’être nerveux. De me dire que je pouvais me perdre, tomber dans un trou, n’avoir plus de batterie sur mon portable et finir par mourir dans un puits. J’errais. Oui, j’errais autour de la pension, enfin, c’est ce que je croyais.
Je finis par m’éloigner sans m’en rendre compte, où-où est-ce que j’allais donc ? Mes pieds semblèrent avancer à une vitesse folle, entraînant mon corps de droite à gauche, reculant, avançant. Un pas sur le côté, en diagonale, en arrière. Une véritable danse folklorique si je ne m’abuse. Pourtant, mes jambes m’emmenèrent gracieusement jusqu’à un centre-ville emplis de monde. Peu élégant n’est-ce pas. La population semblait avoir brusquement augmentée en quelques secondes, et me voici en train de me noyer au milieu des gens, priant pour qu’un maître-nageur me sorte de là, me fasse du bouche-à-bouche, qu’on finisse au lit et que…
Oh non.
Me voici éjecté de la foule en un instant, me retrouvant à terre.
Atterrissage réussi, ou presque.
Mes muscles furent douloureux, et je me relevais avec peine, essayant de savoir où, quand et surtout comment avais-je fait pour me retrouver dans un endroit pareil.
« Bienvenue à Chicos Ville ! »… Je plaisante.
Je fixais les différents magasins se trouvant autour de moi, tous aussi cher et stupides les uns que les autres. Pouf-Pouf City était sûrement passé par ici. Heureusement, les personnes marchant à quelques mètres de moi n’étaient que des mamies qui pourraient perdre lors d’une course d’escargots. Je soupirai, amusé par la situation. Je repris ma marche, fixant le sol. Oui, j’avais déjà perdu toute ma dignité.

Enfin, c’est ce que je croyais.

Un nouveau choc se fit entendre, et je perdis encore une fois mon équilibre. Serait-il possible que mémé ait un peu trop bu de Red Bull ce matin ? Je secouais la tête, m’effaçant cette idée perturbatrice de la tête. Voulant connaître l’identité du salaud m’ayant fait basculé, je relevais les yeux.
Évidemment, salaud signifiant ici élégante demoiselle aux cheveux d’ange me fixant d’un air si désolé que je pourrai lui sauter dessus en un instant.
… Ceci était également une blague, enfin, je crois.
Une ‘mamie’ d’environ une quinzaine d’année me regardait droit dans les yeux, s’excusant d’une voix si rayonnante que je crus m’évanouir en quelques secondes. Je me levai, ne tentant pas d’oublier mon objectif principal.
Victime droit devant mon cap’taine !
En effet, la jeune fille avait un corps de rêve. Ses doux yeux couleur miel, à cause du soleil sûrement, ne regardaient que moi, et personne d’autre. Sa robe s’arrêtant aux genoux flottait gracieusement au contact du vent. Et mes yeux la reluquèrent de la tête aux pieds. Désolé, réflexe. Ça y est, c’est parti. Première étape, faire connaissance.

Je relevais les yeux vers elle, gêné. Oui, gêné, imitation parfaite d’une jeune fille stressée, pas contrariée, mais juste un peu timide, ça suffisait pour l’instant.
    « Je…Je suis désolée ! Je n’ai pas fait attention ! Je-Je regardais le sol sans réfléchir, j’aurais du vous voir… »

Je me mordis la lèvre, passant une main tremblante dans mes cheveux. Oui, j’en faisais un peu trop, mais ça marchait toujours. Cela fait toujours ressortir le côté « protecteur » des gens, vous verrez. Sans oubliez le vouvoiement, grande marque de respect non ? Surtout que je suis sensé être plus âgé qu’elle. Bref, elle tombera à coup sûr. Bon, continuons, jusqu’à l’achever complètement.
    « Ah ! Je-Je vous ai légèrement décoiffée. Vous-Vous permettez ?... »

Je m’approchais d’elle, et passa gentiment ma main dans ses doux cheveux, remettant une mèche en place. Je me reculai, me pencha en avant puis releva la tête, un sourire radieux au visage.
    « Je suis Yuuki, Yuuki Evans. Enchantée. »

Non, franchement, j’y étais allé un peu trop fort. Honnêtement, qui s’est déjà présenté de cette manière ? Personne. Mais ça marchait à tous les coups. Il suffisait que cette fille soit un peu conne, naïve, sensible et franchement stupide. Si tous ces critères conviennent, je serais bientôt sa meilleure amie, et je pourrais tranquillement profiter d’elle par tous les moyens. Il suffisait d’avoir un peu de chance, du savoir-faire je dirais même ! Bref, une histoire à suivre donc.
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MessageSujet: Re: { Une rencontre brutale }   Mer 21 Oct - 17:55

Il semblait que la malchance soit de paire avec ma journée. Je m’étais attendue à tout, à une vieille pie venue revendre ses bijoux, à un gosse maladroit qui fonçait dans les gens, et pire encore. Mais à vrai dire, je ne m’étais pas du tout préparée à me retrouver nez à nez avec une gamine de quelques années plus jeunes que moi, qui me fixait avec avidité. Je lui rendis son regard avec étonnement. Mes excuses paraissaient avoir eu un effet magique sur son expression. Et c’est alors qu’elle commença un véritable monologue ; un laïusse, comme aurait dit Alan.

Cela passa par les excuses, le petit sourire embarrassé, et d’un coup cette main qui vint effleurer mon visage ... Un véritable choc. Comme une sirène dans ma tête, un « halte-qui-vive », qui retentit à ce moment-là. Je fis un immense effort de volonté pour ne pas reculer, pour ne pas m’écarter de cette jeune fille qui pourtant se comportait d’une manière très convenable. Mon visage n’avait jusqu’à présent exprimé qu’un sourire poli, et durant un court instant une certaine colère passa dans mon expression. Elle était bien jolie cette gamine, avec sa tenue d’écolière et ses cheveux noirs coupés soigneusement, elle avait même un teint clair tout à fait charmant qui m’aurait rendue toute chose si ce n’était pas devant une fille que je me tenais. Mais franchement, un dimanche matin, en plein milieu des quartiers chic, j’avais autre chose à faire que supporter ses jérémiades et sa voix niaise, surtout avec ce petit sourire gêné qui accompagnait chacun de ses gestes ...

S’il y’a bien quelque chose que je déteste, c’est que les gens me prennent pour une cloche. Si cette fille que je venais de rencontrer à l’instant espérait vraiment m’attendrir, elle se faisait de magnifiques illusions. Vous me trouvez dure ? Sadique ? Mais voyez-vous, je préfère être sadique en extérieur qu’apparaître avec cette espèce d’air de chien battu ... Des filles comme ça, j’avais déjà du en rencontrer une ou deux dans ma vie, et jamais je n’avais souhaité que cela arrive de nouveau. Je m’en serais passée. Bref, n’écoutez pas les états d’âme de Sy’, tout le monde sait qu’elle a une façon assez franche de voir la vie ...

Et puis d’abord, j’avais toutes les raisons d’être en colère ! Mademoiselle « Yuuki » avait touché mes cheveux, d’une façon bien trop directe. Je suis quelqu’un de très impulsif, et je sais donc où sont les limites à ne pas dépasser ! Mais, au fait, pourquoi ce geste ? Mes cheveux, ils étaient parfaits. Ma coupe était exemplaire, faite de ... rien, en fait. Puisque ma crinière m’arrivait à la taille sans discontinuation. En dehors d’une mèche qui me gênait depuis longtemps, une espèce de rejeton plus lisse que le reste de mes cheveux, et qui me tombait constamment devant les yeux. C’était cette partie de ma chevelure qu’elle avait touché, qu’elle avait repoussé d’un geste naturel derrière mon oreille droite. Et même si je tentais de retenir mon rejet, je n’avais pas du tout apprécié cette attitude.

    « C’est de ma faute, ne t’excuses pas ... Mon nom est Syriane. Syriane Seishin. Je ne pense pas t’avoir déjà rencontré, mais dans cette grande ville c’est assez normal. Tu loges près d’ici ? »

Ma voix était restée égale, prenant parfois une intonation amicale, et pendant toute ma prise de parole j’avais affiché un sourire poli. Dès lors, je concentrais mon attention sur la température de l’air qui venait de baisser ( la matinée commençait à peine ). Je posais mon sac à mes pieds et fermais les derniers boutons de mon gilet. Un vent frais repoussa à nouveau une poignée de cheveux rebelles devant mon visage.

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MessageSujet: Re: { Une rencontre brutale }   Dim 25 Oct - 13:18

Une simple réaction suffisait.
Que ce soit un tremblement, un frisson ou son provenant de sa bouche, je ne nécessitais que d’un unique réflexe pour pouvoir connaître ses sentiments. Ma confiance était telle que je fus entièrement détendue. Mes yeux observaient son visage, ses fines épaules, ses mains et enfin ses longs doigts, croisés entre eux. Elle restait de marbre, décidée à ne montrer aucune expression. Ses lèvres restèrent scellées quelques secondes, n’exprimant pas la moindre émotion. Elle resta immobile, n’ayant pour unique mouvement ses cheveux fouettant délicatement ses épaules. Je plongeai mes yeux dans les siens, mon sourire s’étant légèrement transformé. En effet, à première vue, elle ne réagissait pas, ou presque. Sa bouche s’ouvrit doucement, et les paroles défilèrent, telle une lecture. On aurait presque cru à une formalité. Évidemment, cela me fit immédiatement sourire. Il m’avait suffit de jeter un coup d’œil à ses doigts, tendus et crispés, pour savoir aussitôt qu’elle ne paraissait pas aussi confiante et honnête qu’on aurait pu le croire. Pourtant, j’étais toujours dans le flou. Elle était méfiante ? Déjà ? Je m’étais donc trompé sur son compte ? Moi ? Impossible.
Je soupirai.
Non, elle n’était sûrement pas aussi niaise. Par contre… Je pourrais peut-être m’en servir comme un avantage. Après tout, elle ne paraît pas plus intelligente que ça. Elle était juste stressée pour x raison, plausible non ? Je n’avais aucun souci à me faire. Je devais juste avoir l’air ‘normal’. Enfin, normal, vous voyez quoi. Mon sourire s’agrandit légèrement, dur de retenir un fou rire. En effet, d’après sa « réaction », il lui aurait pu sembler qu’elle savait tout de moi. Je ne suis qu’une pauvre niaise en quête d’amie qui ne sait s’adresser aux gens que par des mimiques stupides et ennuyantes.

Hilarant.
… C’était vraiment stupide non ?

Je fermais les yeux, croisant les bras. C’était si facile. Ce n’était donc pas une victime qui se trouvait devant moi, mais un jouet. Et je comptais m’en servir jusqu’à épuisement, que cela lui plaise ou non. Alors vas-y, continue à me mépriser. Tu sais que j’adore ça.
Je rouvris les yeux, mon sourire s’étendant jusqu’aux oreilles. Alors ? Et maintenant quoi ? Que dois-je répondre ? C’était un jeu perpétuel. Je m’approchai d’elle, les bras le long du corps. Ma mèche se retrouva devant mes yeux, et je ne pu apercevoir qu’une partie de son visage. Quel dommage. Sa peau paraissait pourtant si pâle, si douce. Tout se misait sur mon sourire à présent. Ce n’était qu’un jeu. Il n’y aura qu’un gagnant, et ce sera moi. Je pris une grande inspiration, puis la fixa intensément, clignant plusieurs fois des yeux.

    « Oui ! A la pension Kohime ! C’est tout prêt d’ici. Et vous ? Si ce n’est pas trop indiscret. »


Je ris doucement, joignant mes mains. Mes joues avaient légèrement rougi et pourtant, je gardais ce sourire dont j’avais le secret. Je regardais autour de moi, les yeux remplis de joie, puis me concentra à nouveau sur la personne devant moi.

    « Syriane ? C’est ça ? C’est un très joli prénom. »


Et oui, le roi des compliments, c’est moi. Les gens n’osaient jamais faire un rejet total, ils suffisent qu’ils soient ne serait-ce que légèrement orgueilleux ou égoïste et ils fonçaient dedans la tête baissée. La manipulation est un art si simple, même cette fille devant moi pourrait s’y mettre, suffirait qu’elle soit un peu plus intelligente. Mais bon, on ne peut pas tout avoir hein ? Heureusement qu’elle est jolie comme on dit.
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MessageSujet: Re: { Une rencontre brutale }   Mar 3 Nov - 13:13

C’était plutôt subtil, à peine perceptible, mais j’avais la désagréable impression que cette fille ne cessait d’étudier mes réactions. Sans trop m’en rendre compte, j’étais passée d’une indifférence mêlée de dédain à une méfiance tout à fait habituelle chez moi. C’était dans mon caractère ; j’avais la sale habitude de m’énerver ou de me méfier pour très peu. Mes parents m’avaient souvent comparé aux chevaux, ces animaux pour lesquels j’avais une addiction ; j’avais en commun avec eux cette peur incontrôlable face à l’inconnu, et cette colère qui montait si facilement. J’assumais entièrement cette personnalité, même face à une jeune fille qui pouvait se jouer de moi sans la moindre difficulté. Je n’étais pas bête, mais je n’avais pas d’autre choix que de rester moi-même, rebelle et butée. Complètement effrayée.

Yuuki se décida enfin à répondre. Son expression de gêne avait laissé place à un sourire charmant. Son attitude me paraissait de plus en plus fabriquée.

    « Oui ! A la pension Kohime ! C’est tout prêt d’ici. Et vous ? Si ce n’est pas trop indiscret. »


Oh Mon Dieu. Serais-je malchanceuse ? Y’avait-il quelqu’un, sur cette terre, dont les intentions maléfiques avaient jeté sur moi une véritable malédiction ? C’était impossible autrement, pour que le hasard ait fait aussi mal les choses. Je ne voulais pas de cette gamine dans ma vie, pas même dans mon habitat. La fatalité a quelque chose de vraiment sournois.

    « Syriane ? C’est ça ? C’est un très joli prénom. »


Et voilà qu’elle riait, avant de me complimenter de façon tout à fait naturelle. Les poings fermés, je la contemplais sans cacher mon animosité cette fois. Mais je finis par me recomposer une expression un peu plus convenable. C’était ce genre d’attitude méprisante que j’adoptais souvent avec les personnes plus âgées, me rendis-je soudain compte. Avec une gamine plus jeune que moi de plusieurs années, c’était plutôt déplacé. Mais Yuuki me paraissait mériter qu’on la regarde ainsi, à son expression mièvre.

    « Non, ça ne peut être indiscret, puisque ... j’habite aussi à Kohime. »


J’avais hésité quelques instants avant de parler. Le mensonge était une possibilité, mais j’avais appris depuis longtemps qu’il pouvait avoir des conséquences désastreuses. Cela aurait été prendre le risque de la rencontrer de nouveau dans la pension, et alors elle aurait su que je lui avais mentis. Dieu seul sait comment réagissent ce genre de personne, dans ce genre de situation. Je me rendais bien compte que j’avais le comportement d’un animal effrayé, mais au fond, peu de choses séparent l’homme de la bête. La peur n’en a jamais fait partie.

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MessageSujet: Re: { Une rencontre brutale }   Dim 3 Jan - 16:45

Qu’est-ce que c’était drôle ! Oh oui, je m’amusais comme une folle !
… Elle était ridicule. Son regard perplexe me dévisageait sans aucune hésitation. Quelle idiote ! Si elle pensait que j’allais m’abaisser à une provocation pareille… Elle avait tout faux. Mon sourire restait figé, la fixant avec un certain amusement. Et, doucement, je m’approchais à nouveau d’elle, ce qui semblait la dégoûter par-dessus tout. Mon personnage reprit le dessus, et une expression charmante et agréable s’afficha peu à peu sur chaque muscle de mon visage. Quelle heureuse nouvelle ! Cette jeune fille serait donc à la même pension ? J’étais réellement heureux. Je pourrais m’amuser, abuser d’elle jusqu’à ce qu’elle craque. Et ce, quand je le souhaiterai bien évidemment. Je laissai échapper un rire d’étonnement, sautillant presque sur place.
    « Ah ? C’est vrai ? C’est super !!... N’est-ce pas ? »

Mes yeux la fixèrent intensément quelques secondes. Serait-elle capable de mentir ? De dire que pour elle aussi, c’était une excellente nouvelle ? A vrai dire, j’en doutais. Ce fameux regard n’avait qu’une seule signification : « Allez ! Dégage ! » Pourtant, je me donnais à cœur joie de l’énerver, de la coller jusqu’à ce qu’elle étouffe. En cas de rejet, tout était contrôlé. Je savais parfaitement comment gérer cette situation. Il me suffirait de faire quelques pas vers elle, et enfin de murmurer à son oreille : « … Je ferai de ta vie un cauchemar ! » Un peu de bluff, oui. Mais cela suffisait à stresser n’importe qui. Et puis c’est juste pour rire... Non ?...
    « … Quelle coïncidence. D’ailleurs, je suis nouvelle. Je ne connais vraiment pas la pension… Déjà, je n’ai aucune idée de comment je suis arrivée ici… Ça me ferait vraiment plaisir si vous m’accompagneriez sur le chemin du retour. »

Ça me ferait vraiment, vraiment plaisir… Mes yeux la suppliaient du regard, me donnant un air de chien battu. Je ne lui laissais pas le temps de répondre que je fis quelques pas en arrière, marchant élégamment sur les dalles de pierre. Soudain, je tournai la tête vers elle.
    « Le soleil s’est caché… J’ai peur qu’il pleuve. »

Et, comme si cette phrase fut une déclaration, quelques gouttes tombèrent sur les joues roses de Syriane. Je ne pus m’empêcher de sourire, attendri par cette scène. Lentement, je sortis un parapluie aux couleurs ternes de mon sac gris. Je le fis virevolter quelques secondes dans les airs, m’approchant gaiement de la jeune fille. Comme quoi, aujourd’hui était mon jour de chance. Rien de plus… Romantique qu’une ballade sous une averse, serrés sous un parapluie. Ainsi, je me retrouvai à quelques centimètres d’elle, faisant semblant d’être étonné.
    « … Vous allez être trempée ! Si vous voulez, on peut rentrer ensemble ! Mon parapluie est assez grand pour deux… »

Je souris à nouveau. Cette proposition, toute droite sortie des films, n’était pas très originale. Seulement, même si cela ne l’arrangeait pas, il faut qu’elle se l’avoue : être glacée jusqu’aux os par un temps pareil n’est point agréable. La seule solution se trouvait devant elle : rentrer avec cette petite peste, moi entre autre. Une seule question restait sans réponse : et si elle avait déjà un parapluie ? Je souris, ricanant discrètement face à cette idée. Il me suffirait de casser le mien… Ingénieux ? Oui, je sais. Je remis ma mèche en place, regardant droit dans les yeux la belle Syriane. Sans attendre sa réponse, j’agitais doucement mon parapluie.
    « Quel dommage ! Ça s’annonçait pourtant bien aujourd’hui… J’ai froid maintenant… »

Mes genoux tremblaient, et mes lèvres humides étaient déjà violettes. Malheureusement, ce n’était pas une fiction. J’avais réellement froid. Si elle ne se dépêchait pas, j’allais geler sur place. Alors, vite, réponds !!
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